Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
3 février 2023 5 03 /02 /février /2023 15:23

 

 

 

 

 

la projection du film de François Truffaut Jules et Jim a été le point de départ de ce questionnaire sur des titres.

1. 2008. Woody Allen réunit Scarlett Johansson (c’est leur 3ème collaboration), Rebecca Hall, Javier Bardem et Penelope Cruz (Oscar et Bafta de la meilleure actrice dans un second rôle ainsi qu’un Goya). Deux Américaines sont invitées par un artiste peintre charmeur à passer un week-end pour prendre du bon temps. Les 2 femmes ne partagent pas la même vision de l’amour. La situation se complique quand l’ex-épouse de l’artiste réapparaît.

2. 2014. Benoît Jaquot filme Charlotte Gainsbourg, Catherine Deneuve, Chiara Mastroianni et Benoît Poelvoorde (ces 2 acteurs sont en couple depuis ce tournage). Marc est amoureux de Sylvie ; il quitte la région et lorsqu’il revient il rencontre Sophie qu’il décide d’épouser sans savoir qu’elle est la sœur de sa précédente fiancée.

3. 1977. Claude Sautet qui était à la recherche, pour un film, d’une voiture chez un ferrailleur rencontre un couple qui lui donne le point de départ de ce triangle amoureux filmé entre Paris, Sète et Noirmoutier. Romy Schneider y signe sa 3ème participation avec le réalisateur, Catherine Deneuve étant indisponible. Vittorio Gassman ne voulant pas interpréter un homme trompé, le rôle est dévolu à Yves Montand et Samy Frey prend la place de Philippe Léotard. La scène du mariage est filmée au moulin de la Guéville, chez Danièle Delorme et Yves Robert, amis du metteur en scène.

4. 1961. Ce 3ème long métrage de Jean-Luc Godard est un échec commercial. Le réalisateur, qui renie ce film dans une interview pour France-Inter en 2014, reçoit un Ours d’argent extraordinaire. Angela veut un enfant dans les 24 heures. Emile, son compagnon, n’est pas si pressé. Pour arriver à ses fins elle menace de le faire avec Alfred (qui porte le nom de …Lubitsch), un ami amoureux d’elle. Anna Karina (Ours d’argent) donne la réplique à Jean-Paul Belmondo et Jean-Claude Brialy. Outre le nom d’Alfred, d’autres clins d’œil au cinéma américain : sont cités Cyd Charisse, Gene Kelly, Bob Fosse et Burt Lancaster. Un portrait de Marylin est posé dans la cuisine. Des références sont faites à la nouvelle vague : Alfred veut voir A bout de souffle à la télévision, Marie Dubois mime Tirez sur le pianiste, un court échange rappelle Jules et Jim et une copine porte le prénom Lola.

5. 2007. Christophe Honoré (Swann d’or de la meilleure réalisation à Cabourg) rend hommage au film précédent (même quartier, jeu avec les panneaux lumineux comme J.L. Godard, un vélo dans l’appartement). La plupart des critiques soulignent d’ailleurs la parenté avec le mouvement cinématographique des années 60 : « L’hommage à la nouvelle vague est clairement revendiqué tant par le vent de liberté qui souffle sur ce film que par l’état d’urgence et l’économie de moyens ». Ce film musical (César de la meilleure musique) est divisé en plusieurs parties, la 1ère étant intitulée le départ comprend 5 chansons. Julie dit à sa sœur qu’elle et son compagnon Ismaël font ménage à 3 avec une collègue de celui-ci. Avec Louis Garrel, Ludivine Sagnier, Clotilde Hesme et Grégoire Leprince-Ringuet.

6. 1955. Henri-Georges Clouzot réunit son épouse Véra, Simone Signoret et Paul Meurisse dans cette adaptation d’un roman de Pierre Boileau et Thomas Narcejac : Celle qui n’était plus. Deux femmes (l’épouse et la maîtresse) conspirent pour tuer l’homme qu’elles aiment toutes les 2. Michel Serrault, qui fait ses débuts au cinéma, Charles Vanel, Pierre Larquey et Noël Roquevert complètent la distribution. Parmi les élèves du pensionnat figurent : Georges Poujouly, Yves-Marie Maurin (frère de Patrick Dewaere) et Jean-Philippe Smet, plus connu sous le nom de Johnny Hallyday. A noter cette particularité : la musique de Georges Van Parys dure 2 minutes 1 seconde (1’57 pour le générique du début ; 24’’ pour celui de fin) ; elle est absente pour le reste du film qui reçoit le prix Louis Delluc et le prix Edgar Allan Poe du film étranger. Alfred Hitchcock, séduit, demande à H.G. Clouzot de lui écrire un scénario. Cela aboutit à Sueurs froides.

7. 2008. Justin Chadwick tourne ce film historique adapté du roman anglais de Philippa Gregory avec Natalie Portman, Scalett Johanson, Eric Barra et Kirstin Scott-Thomas : la rivalité fratricide entre Mary et Anne Boleyn qui se disputent les faveurs du roi.

8. 2008. Griffin Dunne raconte l’histoire du docteur Emma Lloyd, spécialiste des problèmes de couples pour une émission de radio. Sur le point d’épouser Richard, elle découvre qu’elle est déjà mariée à un inconnu qu’elle doit absolument retrouver pour faire annuler cette union. Avec Colin Firth, Uma Thurman et Jeffrey Dean Morgan.

9. 1959. Roger Vadim adapte un classique de la littérature française et motive de ce fait une plainte de la société des gens de lettres : il modifie donc le titre de son film qui réunit Annette Stroyberg, son épouse de l’époque, Jeanne Moreau, Gérard Philipe et Jean-Louis Trintignant. Boris Vian fait une apparition. Chargé par sa femme (dans le roman ces 2 protagonistes ne sont pas unis par le mariage) de séduire la jeune promise d’un amant qui l’a déçue, un homme tombe profondément amoureux d’une autre femme.

10. 2008. Inspiré des Nuits blanches de Fidor Dostoïevski, sélection officielle du festival de Cannes, ce film de James Gray compte dans sa distribution : Joaquim Phoenix, Gwyneth Paltrow, Vanessa Show et Isabella Rossellini. A New York, Léonard se voit présenter Sandra, fille du futur associé de son père. Leur union semble toute tracée. Quand il rencontre sa nouvelle voisine, Mireille, il tombe amoureux d’elle et hésite entre les 2 jeunes femmes.

I

I

I

I

REPONSES : 1. Vicky Cristina Barcelona ; 2. 3 cœurs ; 3. César et Rosalie ; 4. Une femme est une femme ; 5. Les chansons d’amour ; 6. Les diaboliques ; 7. 2 sœurs pour un roi ; 8. Un mari de trop ; 9. Les liaisons dangereuses 1960 ; 10. Two lovers.

..........................................................................................................................................CLAUDINE
 

Partager cet article
Repost0
31 janvier 2023 2 31 /01 /janvier /2023 13:47

 

 

 

à 16h30 au Foyer Culturel

avec Jeanne Moreau, Oskar Werner, Henri Serre, Marie Dubois

1962 102mn Fr

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Thème : Deux amis inséparables, l’un autrichien, l’autre français sont amoureux de la même femme. Mariée à l’un des deux, la jeune femme demeure insatisfaite. Adaptation du roman éponyme d’Henri-Pierre Roché publié en 1953. Grand Prix de l’académie du cinéma 1962.Meilleur film européen aux Bodil Awards1963.

   François Rolland Truffaut, (1932-1984) réalisateur, scénariste, critique, acteur de cinéma, né à Paris 17ème, a tourné 26 films dont Les 400 coups,Jules et Jim,Farenheit 451,L'Enfant Sauvage, La Nuit Américaine, L'Homme qui aimait les femmes, La Chambre Verte, Le Dernier Métro.

1932-1942: Non désiré, il eut une enfance très chaotique chez sa grand-mère autour de la butte Montmartre. Son nom, Truffaut, est celui de son père adoptif.

1943-1945: Décrochage scolaire : Il vécut Les 400 Coups avant d'en faire un scénario

1948-1951: Adolescent recherchant sa liberté, il connaîtra la misère, la prison et une première tentative de suicide. Il s'engage dans l'armée d'Indochine, déserte et sera interné en psychiatrie à l'automne 1951.

1952-1954: Le cinéma sera salvateur. Écolier médiocre, il sera grand spectateur pour avoir visionné des centaines de films, et  lecteur avide de grands auteurs classiques et contemporains. Il fonde un ciné-club qui périclite par manque de moyens. André Bazin lui permet de se reconstruire par un emploi de critique de films. Il publie très activement et notamment aux Cahiers du Cinéma. Il forge ses premières armes de cinéaste auprès de l'écrivain impressionniste Henri-Pierre Roché et du réalisateur Roberto Rossellini,.

1957-1958:  Il participe à la production de films, épousant la fille du  producteur Morgenstern,. Mais son tempérament  fougueux et intransigeant le fait interdire d'entrée au Festival de Cannes.

1959-1970 : Avec Claude Chabrol, Claude Lellouch, Agnés Varda, Roger Vadim, Jean-Luc Godard, il contribue, à l'émergence du mouvement dit La Nouvelle Vague novatrice par des tournages en décors réels et des films à petit budget. En 1959, Il entame la saga Antoine Doinel / Jean-Pierre Léaud avec Les 400 Coups  et remporte le Prix de la mise en scène au Festival de Cannes. Suivront Baisers volés, Domicile conjugal, L'amour en fuite. En 1964, il divorce. Plus tard , il engagera un détective privé pour découvrir son père biologique. Engagé politiquement, il milite pour l'indépendance algérienne, pour le droit à l'avortement.

1971-1983 : Ce sont les moments de maturité où il révèle des actrices dont il a été tour à tour amoureux, telles Claude Jade (Baisers Volés, Domicile Conjugal, L'amour en fuite), Nathalie Bayle (La nuit américaine, la chambre verte), Dorothée (L'amour en fuite), Isabelle Adjani (L'Histoire d'Adèle H.), Jacqueline Bisset (La nuit Américaine), Catherine Deneuve (La Sirène du Mississipi, Le Dernier Métro), Françoise Dorléac (La Peau Douce), Bernadette Laffont (Les Mistons, Une belle fille comme moi), Jeanne Moreau (Les 400 coups, Jules et Jim, La mariée était en noir), Marie-France Pisier (Antoine et Colette, Baisers volés, L'amour en Fuite), Fanny Ardant (La Femme d'à côté).  

Il tourne un dernier film "Vivement Dimanche" en 1983. Atteint d'une tumeur cérébrale, il décède le 21 Octobre 1984. Il aura eu deux filles de Madeleine Morgenstern,  et  une fille de Fanny Ardant.

Ses réalisations ont ouvert sur un cinéma intimiste témoin de son époque où un personnage masculin est livré à la solitude, où l'enfance est maltraitée et les femmes sont parfois fatales.                                          HM

Partager cet article
Repost0
31 janvier 2023 2 31 /01 /janvier /2023 12:13

LE CINEMA IRANIEN

Le 8 juin 1900, le chah Mozaffaredin Shah assiste en France à une projection. Un 1er tournage est réalisé lors d’un festival d’art floral à Ostende et un camion Gaumont est acheté. Les 1ers films correspondent à des commandes du souverain (processions, animaux, fêtes…). La 1ère salle de cinéma ouvre en novembre 1904. Un ancien photographe à la cour Akkas Bashi achète un projecteur et 15 films Pathé pour le harem et ouvre à Téhéran une salle de 200 places mise à sac lors de la révolution en 1909 (il y en aura 8 en 1932) car il est considéré comme soutien du Shah et il est exilé. En 1913, Ardeshir Khan qui a travaillé chez Pathé rapporte le cinématographe, le phono et une bicyclette. Sa salle de cinéma propose des accompagnements au piano ou au violon. Avant 1914, les films sont commandés et regardés par la famille régnante, les Qajar. Après la 1ère guerre mondiale, nouveau développement en ce qui concerne les documentaires sur la situation politique entre la chute de la précédente dynastie et l’avènement de Reza Pahlavi mais ils restent sous le patronage de l’état. En 1920 le nombre de salles augmente dans tout le pays et en 1925 ouvre Le grand Sinema de 500 places. Certaines salles sont réservées aux hommes ; celles destinées aux femmes s’avèrent peu rentables et sont fermées en 1928 avant que la mixité ne soit instaurée. Les 1ers films de Mo’tazedi ont des sous-titrages en persan.

En 1930, de retour de Russie, Avanes Ohanian fonde une école d’acteurs. Les 1ers documentaires sonores arrivent de l’étranger, celui d’Iran sera en 1932 Le voyage du 1er ministre. Le 1er long métrage de fiction Abi o rabi est, en 1931, un succès. Le second est surtout connu pour montrer des scènes d’intérieur à Téhéran. La 1ère censure voit le jour car un fonctionnaire visionne les films avant leur diffusion. En 1932, le 1er film parlant est dû à Abdolhossein Sepanta, tourné en Indes, La fille de Lor remporte un vif succès. Autre pionnier : Ebrahim Moradi laisse, en 1930, un film inachevé. En 1934, Bu’l Havas introduit l’idée, souvent reprise, du paysan qui travaille dur pendant que le citadin se vautre dans un univers malsain. En 1936, une loi décourage la production en obligeant les cinémas de « 1ère classe » à projeter des courts-métrages de nature éducative, sportive, géographique ou industrielle et aucun film ne sera tourné avant 1947 (en 1941, par exemple, sur 250 films projetés 60% sont américains, 20% allemands, 5% français et 5% URSS).

En 1947, Tempête de la vie d’Ali Daryabigi, formé en Allemagne, est le 1er parlant tourné en Iran et est produit par E.Koushan qui fonde Parsifilms et les principaux studios qui fonctionnent jusqu’ en 1979. Il produit (de 1954 à 1961) des films étrangers qui sont doublés, des films iraniens, des films historiques et en réalise également : Sharmsar (1950), La mère (1952) satire de la crise irano-soviétique (1945-1946). Il produit le 1er film d’un Iranien diplômé d’une école étrangère Houshang Kavoushi 17 jours jusqu’à l’exécution en 1956.

De 1949 à 1955, 58 films sont produits, souvent des imitations de l’Inde, la Turquie ou l’Egypte. C’est ainsi que naît le film farsi, mélodrame populaire avec chants, danses, bagarres mais qui se termine bien avec comme but de se distinguer des films produits à l’étranger et doublés en persan. On distingue : les films de village où est montrée la pureté de la vie par opposition à la corruption des villes (Le rossignol de la ferme en 1957 ; Les hirondelles retournent à leur nid en 1963 de Majïd Mohseni qui réalise en 1958 Un voyou chevaleresque) Les mélodrames familiaux où quelqu’un doit quitter le village (Le vagabond 1952 ; Négligé 1953). Les farces fantastiques (Une soirée en enfer 1959 ; La mariée fugitive 1958). Dans les années 60 apparaît comme personnage principal «  L’illettré en chapeau de feutre », sorte de caïd aux grands principes moraux mais avec un cœur d’or.

Après la 2ème guerre mondiale, s’ouvre le 1er festival où sont projetés des films français et britanniques. En décembre 1949 la Société nationale du film iranien voit le jour avec un club et une librairie destinée aux cinéphiles. A partir de 1954 «  Nouvelles d’Iran «  est une série de documentaires produits par l’Usia (United States Information Agency) en persan. Le service d’informations des Etats Unis fournit gratuitement des documentaires aux cinémas itinérants (1954-1964) ; les sujets sont en rapport avec les projets financés par les Américains en Iran. Les Iraniens se chargent du montage et acquièrent l’expérience technique. Entre 1951 et 1959, un contrat est établi pour la production de 22 documentaires et la mise en place d’installations pour les réaliser ainsi qu’une formation aux métiers du cinéma à la faculté des Beaux Arts de l’université de Téhéran. De 1959 à 1964, de 15 à 25 documentaires sont tournés par an ; il s’agit de propagande pour glorifier le Chah : documents institutionnels, sur l’art, ethnographiques ou sociaux.

Autre pionnier de cette histoire du cinéma : Farrokh Ghaffari, assistant d’Henri Langlois et secrétaire de la fédération des archives de films à Paris (1951-1956) écrit des articles sur le cinéma iranien et produit des films de meilleure qualité. Il réalise en 1958 Le sud de la ville, film néoréaliste banni par la censure. La nuit du bossu, adaptation d’un conte des 1000 et une nuits, est présenté à Cannes en 1963. Des intellectuels, poètes ou écrivaines, réalisent des films présentés à l’étranger mais qui n’attirent pas le public en Iran : Siavash à Persépolis en 1967 ; La maison est noire en 1962, sur les lépreux ; La brique et le miroir en 1965. La production double entre 1959 et 1966. En 1964 sont créés un département du cinéma au sein du ministère de la culture et de l’art( et permet à l’état de centraliser tout ce qui concerne l’industrie du film et la censure), une faculté pour la télévision et le film et des syndicats comme auparavant en 1958 l’a été l’Archive Nationale du film. Des festivals naissent comme en 1966 celui pour les enfants à Téhéran et celui consacré aux arts de 1966 à 1977. Mais des critiques se font jour avec certains intellectuels qui dénoncent « l’occidentalisation « de l’Iran. Les cinéastes défient la censure morale et réalisent des films où la contestation est exprimée avec finesse (Reza le motard). En 1969, Queysar de Massoud Kimaei remporte un grand succès. Dariush Mehrjui réalise La vache, fait connaître le cinéma d’art et d’essai hors du pays et reçoit des récompenses à Venise et Chicago.

Le cinéma motafavet est influencé par le néo-réalisme et la nouvelle vague avec un style réaliste et réfléchi, moins superficiel. Dans les années 70 ce sont où les réalisateurs se libèrent du carcan narratif et esthétique de naguère. Il s’agit plutôt d’adaptations d’œuvres littéraires étrangères comme Topoli (Des souris et des hommes de J.Steinbeck par Reza Mirlouki) ; ce mouvement marque la fin du cinéma commercialavec un groupe de réalisateurs progressistes constituant la nouvelle vague iranienne : Sohrab Shahid Saless, Parviz Kimiavi, Farrokh Ghaffari…Le cinéma libre regroupe des courts-métrages non commercialisés ( Cinemic-ye Azad) avec un festival en 1969. Mais la censure annule le permis de distribution des films nationaux et étrangers et seuls 10% passent l’épreuve.

1979 : retour d’exil de l’Ayatollah Khomeini. Le cinéma devient une industrie idéologique pour combattre l’occidentalisation. Les thèmes répandus comme la femme et l’amour sont régis par le droit islamique et bannis mais beaucoup de scénarios optent pour la présence d’enfants. Un ministère de la culture et orientation islamiques est créé pour islamiser toute forme d’art. De 1980 à 1988, 55 films sont consacrés à la guerre Iran-Irak. Deux films, Barzakiha de I. Quaderi (1982) et Les aigles de Samuel Katchikian sont des succès. De 1982 à 1992, le nouveau régime cherche le développement d’un cinéma conforme à sa vision idéologique. Fondation du cinéma Farabi, organisation semi-gouvernementale qui fournit des financements, la plus importante des organismes dépendants du MCOI (Ministère de la culture et de l’orientation islamique) et plus gros producteur de films dans les années 90. La production est réglementée (il faut avoir une carte) et les scénarios soumis à un accord. Ensuite le budget est contrôlé tout comme le montage pour l’obtention du visa de projection. L’exploitation est également surveillée, par exemple le groupe A peut diffuser durant 4 semaines ; le D est interdit ; dans les salles quelqu’un surveille comportements et tenues. L’Etat soutient la distribution à l’étranger mais certains films sont interdits en Iran. C’est l’occasion pour les étrangers d’avoir une lecture critique et politique du pays après la révolution. Existent également le fond des déshérités qui gère les sociétés de production privées et les salles de cinéma confisquées (6 à 8 films par an) et la fondation des martyrs. Un tournant se dessine dans l’histoire du cinéma post-révolutionnaire avec, en 1985, Le coureur d’Amir Naderi, couronné à l’international par de nombreux prix puis en 1987 La clé d’Abbas Kiarostami. Une romantique histoire d’amour est tournée par Mohsen Makhmalbaf Nobat-e-Asheghi. La même année Routes froides est présenté à Berlin. Entre 1982 et 1992, M. Khatami, ministre de la culture, met en place un plan triennal pour relancer la production et soutenir la diffusion (taxation des films étrangers, réorganisation de la distribution, subventions pour le matériel).

Le cinéma est vecteur de la critique sociale en l’absence de presse libre. En 1997, les cinéastes appuient la candidature à la présidence de Mohammad Khatami, plus tolérant ; des films traitant de la femme et de l’amour sont de nouveau tournés : La dame de mai et Deux femmes de Tahmineh Milani, une réalisatrice qui a également tourné Pouran Derakhshandeh (Mon pays) en 1999. Le goût de la cerise (Tam-e Glas) d 'Abbas Kiarostami ( précédemment cité pour La clé) reçoit la Palme d’or en 1997 tandis que Les enfants du ciel de Majid Majidi est nominé aux Oscars dans la catégorie films . En 2000, Un temps pour l’ivresse des chevaux de Bahman Ghobadi est récompensé de la Caméra d’or. Samira Makmalbaf (fille du réalisateur cité plus haut) est prix du jury au festival de Cannes avec Le tableau noir en 2000 : elle a 20 ans et a tourné 2 ans plus tôt La pomme. En 2003 ce sera A 5 heures de l’après-midi. Aujourd’hui encore elle demeure la plus connue avec Rakhshan Bani-Etemad, Niki Karimi et Sepideh Farni.(entre 1984 et 2004 le pourcentage de femmes metteurs en scène est plus élevé en Iran qu’en occident). Jafar Panahi obtient un Lion pour Le cercle et un Ours pour Taxi Téhéran, tous 2 en or le 1er en 2000 et le second en 2015. Un autre Ours est décerné en 2011 à Asghar Farhadi pour Une séparation. Au festival de San Sebastian, Bahman Ghobadi reçoit une coquille d’or en 2004 pour Les tortues volent aussi et en 2006 pour Demi-lune. Depuis 2019 existe à Vitré en Ille et Vilaine un festival du film iranien et cette année-là Yeva de la réalisatrice Anahid Abad a reçu la 1er prix Le talent des actrices est également reconnu à l’étranger : Leila Hadami et Taraneh Allidousti ont été sacrées meilleures actrices au festival de Locarno ; Pegah Ahangarani au Caire. A Cannes, cette année 2022 c’est Zahra Amir Ebrahimi dite « Zar » qui est devenue meilleure actrice pour son rôle dans Les nuits de Moshad d’Ali Abbasi, qualifié par l’Iran de « film faux et dégoûtant » dans «  un choix biaisé et politique ». Le réalisateur est également scénariste et le monteur danois d’origine iranienne. Le film qui raconte comment un serial killer a tué 16 prostituées dans la république islamique est tiré d’une histoire vraie. Née en 1981,l’ actrice et réalisatrice vit hors du pays. Certains metteurs en scène s’exilent : La mission de Parviz Sayyad en 1983 vient des Usa où vivent également Behrouz Vossoughi et Sohral Shahid Saleas après un séjour en Allemagne de 1975 à 1990.................................................................................Claudine

 

Partager cet article
Repost0
30 janvier 2023 1 30 /01 /janvier /2023 19:40

 

 

 

 

Luigina Lollobrigida est née le 4 juillet 1927 à Subiaco au cœur des Abruzes (Italie du centre). De famille modeste, elle quitte sa famille pour Rome où elle étudie à l’Académie des Beaux Arts. En 1945, elle joue dans une comédie sur la scène du plus petit théâtre à l’italienne du monde et, sous le nom de Diana Louis, obtient le rôle principal d’un roman -photo tout en participant à des concours de beauté (elle termine 2ème à miss Rome 1947).

Elle tient de nombreux rôles secondaires entre 1947 et 1951 parmi lesquels figurent : Le tocsin de Luigi Zampa en 1949 (elle le retrouve en 1954 pour La belle Romaine, adaptation d’Alberto Moravia avec Renato Tontini) et Dans les coulisses de Mario Monicelli et Steno (elle tourne également en 1953 Les infidèles avec Marcello Mastroianni). Dans ce film elle côtoie aussi Gérard Philippe qui sera son partenaire dans Fanfan la Tulipe de Christian – Jaque en 1952, long métrage qui la fait vraiment connaître. Aux USA, devant la caméra de René Clair ce sont Les Belles de nuit avec le même partenaire et Martine Carol. De retour en Italie, elle obtient en 1953 un Ruban d’argent pour son rôle dans Pain, amour et fantaisie de Luigi Comencini avec Vittorio de Sica qu’elle retrouve l’année suivante pour Pain, amour et jalousie.

C’est avec des réalisations américaines comme Plus fort que le diable de John Huston avec Humphrey Bogart qu’elle se fait connaître à l’international en 1953 puis en 1956 en étant Lola dans Trapèze de Carol Reed avec Tony Curtis et Burt Lancaster. Jean Delannoy lui confie le rôle d’Esméralda aux côtés d’Antony Quinn dans Notre-Dame de Paris en 1956 (sous sa direction, elle obtient en 1963 un David di Donatello pour son interprétation de la sœur de Bonaparte – Raymond Pellegrin- dans Vénus impériale ; il la dirige également en 1966 pour Les sultans avec Louis Jourdan et Daniel Gélin). Elle a le rôle titre dans Anna de Brooklyn de Vittorio de Sica en 1957, année où Jules Dassin réalise La loi : elle y est Marietta près de Yves Montand, Pierre Brasseur et Marcello Mastroianni. De retour aux Etats- Unis, elle tourne en 1958 dans un documentaire d’Orson Welles Portrait of Gina et rejoint Steve Mc Queen et Frank Sinatra dans La proie des vautours de John Sturges puis l’année suivante Yul Brynner dans Salomon et la reine de Saba de King Vidor. En 1961, année où elle est à l’affiche de Rendez-vous de septembre de Robert Mulligan avec Rock Hudson, on lui décerne un Golden Globe de meilleure actrice du monde. Elle joue aux côtés de ses compatriotes Monica Vitti et Virna Lisi dans Les poupées de Mauro Bolognini en 1964 (qui réalise en 1969 Ce merveilleux automne) et de Silvana Mangano dans Moi, moi, moi et les autres d’Alessandro Blassetti en 1965 où elle accompagne de nouveau Rock Hudson dans Etranges compagnons de Melvin Frank.

En 1968, elle est Carla (David di Donatello) dans Buona Sera Mme Campbell de Melvin Frank avec Shelley Winters et Peter Lawford. Après son divorce d’avec Milko Skofic, un médecin qui est devenu son imprésario, elle met un frein à sa carrière. Leur mariage, contracté le 15 janvier 1949 a donné naissance à un fils en 1957. Jerzy Skolimowski tourne en 1972 Roi, dame, valet où elle donne la réplique à David Niven. Elle cesse de tourner en 1973 après Roses rouges et piments verts de F. Ravira Belata avec Danielle Darrieux. Elle paraît en 1995 dans Les 1000 et une nuit de Simon Cinéma d’Agnès Varda au milieu de nombreuses vedettes. Ariel Zeitoun la fait tourner en 1997 avec Gérard Depardieu dans XXL et elle participe à Box Office 3D, le 1er film en 3D réalisé en Italie en 2011.

Au cours de sa carrière, qui compte environ 60 films, elle a joué avec : Jean-Paul Belmondo (La mer à boire -1963- et Les 1000 et une nuit), Sean Connery (La fille de paille, 1964), Alec Guiness (Le Paradiso, hôtel du libre échange,1966), Horst Bubhholz (Les aventures extraordinaires de Cervantes, 1967), Jean-Louis Trintignant (La mort a pondu un œuf, 1968), Bob Hope (La marine en folie, 1968), Lee Van Cleef et James Mason (Les 4 mercenaires d’El Paso, 1971).

Pour la télévision, elle est la fée Turquoise dans Les aventures de Pinocchio de Luigi Comencini en 1972 tandis que Nino Manfredi est Gepetto. On la voit dans des séries comme Falcon Crest en 1984, Prête-moi ta vie en 1985, La croisière s’amuse en 1986 ou Trop belle et trop naïve d’après Alberto Moravia (La belle Romaine) et dans un feuilleton de Roberto Rocco Una dona in fuga.

Lorsqu’elle interrompt sa carrière, elle se consacre à la photographie. Son livre de photos publié en 1973 Italia mia reçoit le prix Nadar. Ses sculptures sont exposées lors de l’exposition universelle de Séville en 1983 et obtiennent un grand succès. Elle dit : «  J’ai toujours préféré la sculpture. Je me suis donnée au cinéma et je ne le regrette pas, mais, quand le cinéma a changé, j’ai décidé de retrouver ma passion ». Elle devient en 1996 membre honoraire de l’Académie des Arts du dessin de Florence.

Distinctions : Pour le 7ème art : 1986 : Médaille d’or de la ville de Rome et Caméra d’or à la Berlinale (où elle est présidente du jury) pour l’ensemble de sa carrière. 1995 : Prix spécial du festival du film de Karlovy Vary pour sa «  contribution exceptionnelle au monde du cinéma ». 1996 : David di Donatello spécial pour l’ensemble de sa carrière. 2001 : Prix Diamant au festival de Taormine. 2018 : Etoile sur le Hollywood Walk of Fame. Autres : En 1986, elle est chevalier des Arts et des Lettres ( puis Commandeur en 2004) ; elle est décorée de la Légion d’honneur en 1993 par François Mitterrand. Le rosiériste Meilland donne son nom à une de ses créations.

Vie publique : En 1999, elle est nommée ambassadrice de bonne volonté de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture et se présente aux élections européennes en n°2 sur la liste d’Antonio Di Pietro, magistrat engagé dans la lutte contre la corruption. E, 2002, elle est présidente du jury pour l’élection de Miss France. En 2022, elle essaie en vain d’obtenir un siège au Sénat italien sur la liste « Italie souveraine et populaire ».

Vie privée : En 2006, âgée de 79 ans, elle annonce ses fiançailles avec un entrepreneur immobilier espagnol de 34 ans son cadet qu’elle attaque ensuite en justice pour l’organisation d’une fausse cérémonie de mariage (annulé en 2019). Elle confie à un magazine son regret de n’avoir « jamais trouvé l’âme sœur » et de n’avoir connu que des amours «  à sens unique ».  Un nouveau procès défraie la chronique quand son assistant (jardinier au départ), âgé de 32 ans, se fait nommer directeur des 3 associations qui gèrent sa fortune et après avoir fait le vide autour d’elle. Il est donc accusé d’abus de faiblesse. Un tuteur est alors imposé par la cour de cassation en 2018 pour la gestion de son patrimoine. En 2013, la vente aux enchères de ses bijoux dépasse le précédent record établi par ceux d’Elizabeth Taylor.

Elle se fracture le fémur en septembre 2022 à la suite d’une chute à son domicile et est opérée.  « Esméralda a rejoint les étoiles » le 16 janvier 2023 à Rome. Le ministre de la culture Gennaro Sangiuliano a tweeté : «  Adieu à une diva du grand écran, protagoniste de plus d’un demi-siècle d’histoire du cinéma Italie. Son charme est éternel. Ciao Lollo ». Ses admirateurs ont pu se recueillir devant son cercueil au palais sénatorial de Rome le mercredi 18. Une messe a été célébrée le lendemain dans l’église Santa Maria in Montesanto, église des artistes.

........................................................................................................................................Claudine

Partager cet article
Repost0
28 janvier 2023 6 28 /01 /janvier /2023 13:57

TITRES DE NOBLESSE : Dans le cadre de la projection du film de Jean Delannoy Le baron de l’écluse il s’agit de retrouver ces marques de distinction dans les longs métrages (l’un d’eux est en anglais).

1. 1964. Bernard Borderie réunit Michèle Mercier, Robert Hossein, Jean Rochefort et Jacques Toja dans ce cycle de 5 films jusqu’à 1968. Une jeune fille surprend un complot contre Louis XIV. Un des conjurés l’oblige à rester 5 ans dans un couvent. A sa sortie, elle est mariée à un homme boîteux dont elle se rapproche peu à peu. Pour ce rôle ont été contactées : Mylène Demongeot et Catherine Deneuve. Le tournage s’est déroulé aux châteaux de Tunlay (Yonne), Marigny-le Cahouët (Côte d’or) et à l’abbaye de Fontenay.

2. 1956. Ernst Marischka fait jouer Romy Schneider et sa mère dans cette trilogie (1955 et 1957) avec Karl Heinz Böhm. Histoire d’amour entre une jeune fille mariée à un souverain et qui, malheureuse à la cour, s’intéresse à un autre pays qui la couronne de même que son époux.

3. 1988. Torry Gillian réalise ce film qui est un échec commercial contribuant à l’écarter temporairement des films à gros budget. Un vieil homme raconte comment il a gagné le trésor du sultan grâce à ses compagnons : Berthold (coureur rapide), Adolphus (la vue et remarquable fusil), Gustavus (l’ouïe) et Albrecht (géant à la force surhumaine). Le sultan lui déclare la guerre et l’homme fuit sur la lune. Il connaît de nombreuses aventures.

4. 2008. Saul Dibb s’inspire d’une biographie Georgiana parue en 1998 d’A. Foreman. Keira Knightley est entourée de Ralph Fiennes, Hailey Atwell et Charlotte Rampling. La jeune Giorgiana est mariée à l’âge de 17 ans à William Cavendish pour lui donner un héritier mâle. In fidèle, son époux l’oblige à élever sa fille illégitime et entame une liaison avec Elizabeth Foster, une amie de sa femme. Les costumes ont reçus un Oscar.

5. 1954. Robert Vernay tourne les 2 époques d’un roman écrit par Alexandre Dumas et Auguste Maquet en 1844. Pierre-Richard Wilhm joue dans ce film en noir et blanc. Puis, en 1954, il produit une seconde version avec Edouard Molinaro comme assistant. Jean Marais incarne le héros en compagnie de Lia Amanda, Roger Pigaut, Jacques Castelot, Daniel Ivernel et Noël Roquevert. La vengeance d’un homme injustement condamné. Alfred Hitchcock a fait de même pour L’homme qui en savait trop » : 1934 en noir et blanc et 1956 en couleurs.

6. 1957. Laurence Olivier réalise ce long métrage et y joue également avec Marylin Monroe (qui coproduit le film avec M. Monroe Productions) qui reçoit un David di Donatello et une étoile de cristal. Lors du couronnement à Londres de Georges V en 1911, le futur roi Nicolas de Carpathie et son père, le régent, le Grand-Duc Charles sont invités et choyés car leur royaume est au centre de tensions. Charles assiste à une représentation d’un spectacle de cabaret. Il provoque un tête à tête avec la danseuse Elsie Marina. Un quiproquo permet à la jeune femme d’assister au couronnement.

7. 1939. Claudette Colbert, John Barrymore, Don Ameche et Mary Astor sont les vedettes de cette réalisation de Mitchell Leisen. Eva Peabody débarque à Paris en venant de Monte Carlo sans argent et en robe de soirée. Un chauffeur de taxi accepte de l’aider mais elle lui fausse compagnie et entre clandestinement dans une soirée mondaine sous une fausse identité.

8. 1954. Joseph Mankiewicz,( assisté de Jean-Pierre Mocky, non crédité) dont c’est la première production avec sa maison « Figaro Inc » raconte, par une série de flashbacks et par l’intermédiaire du metteur en scène Harry Dawes, lors de l’enterrement de Maria Vargas, danseuse au début de sa carrière dans un night-club de Madrid, l’accession de celle-ci à la célébrité ainsi que ses déboires amoureux. Avec Ava Gardner, Humphrey Bogart, Valentina Scorcese et Edmond O’ Brien qui reçoit l’Oscar du meilleur rôle masculin et un Golden Globe.

9. 1897. G. Hatot réalise pour la société de production des frères Lumière ce film muet d’une minute (bobine de 17 mètres) sur le même décor que la toile peinte pour la mort de Robespierre. Le rôle titre est joué par un souffleur de l’Odéon. La copie est conservée par le CNC et est consultable à la bibliothèque François Mitterrand.

1908. André Calmette et Charles Le Bargy (qui joue également) reprennent ce fait historique. La musique est spécialement composée par Camille Saint-Saens et en fait la première musique originale de l’histoire du cinéma. Elle est jouée directement et est répertoriée depuis sous le titre Opus 128 pour cordes, piano et harmonium. Berthe Bovy donne la réplique à Albert Dieudonné dans cette adaptation du récit d’Henri Lavedan.

10. 2001. Eric Rohmer adapte les mémoires de l’Anglaise Grace Elliott : Journal de ma vie durant la révolution française. Une aristocrate proche de Philippe Egalité raconte la manière dont elle a vécu la Révolution française. C’est le 3ème film historique du réalisateur avec un budget plus important qu’à l’ordinaire. On y voit Jean-Claude Dreyfus, Lucy Russell et Alain Libolt.

11. 1976. Le même réalisateur adapte la nouvelle éponyme d’Heinrich von Kleist (1885). Une jeune veuve vit chez ses parents en Italie. Une guerre conduit à la mise à sac de la ville par les troupes russes. Menacée par des soudards, elle est sauvée par un officier, comte de son état qui lui fait ensuite une cour pressante. Avec Edith Clever (voix française : Marie-Christine Barrault), Bruno Ganz et Edda Seippel (doublée par Suzanne Flon).

I

I

I

I

I

REPONSES : 1. Angélique, marquise des Anges. 2. Sissi impératrice. 3. Les aventures du baron de Münchhausen. 4. The duchess. 5. Le comte de Monte-Cristo. 6. Le prince et la danseuse. 7. La baronne de minuit. 8. La comtesse aux pieds nus. 9. L’assassinat du duc de Guise. 10. L’Anglaise et le duc. 11. La marquise d’O.

Partager cet article
Repost0
17 janvier 2023 2 17 /01 /janvier /2023 19:57

 

 

 

 

 

Le 27 octobre 1936, après la projection spéciale du film au cinéma Le dôme à La Varenne-Saint-Hilaire, la production a décidé d’en modifier le dénouement : les 366 spectateurs présents ont eu à choisir entre 2 fins. 305 d’entre eux ont approuvé la version optimiste. Dans la 1ère conclusion, les amis se séparent et les 2 derniers s’entretuent pour une femme. L’un meurt et l’autre est arrêté. Pourtant le réalisateur et son scénariste Charles Spaak n’avaient pas caché leur préférence pour cette fin tragique. Mais les producteurs la jugeant trop pessimiste les obligent à en tourner une autre qui sera proposée lors de la sortie. Dans son émission de cinéma A2 diffuse le 7 novembre 1986 les 2 versions. La sortie tardive du DVD résulte de la mésentente entre le futur éditeur et les héritiers de J. Duvivier et de C. Spaak car ceux-ci voulaient rester fidèles aux souhaits des créateurs quand René Château ne renonçait pas au happy end. Condamné une 1ère fois puis de nouveau en 2011, l’éditeur est obligé de se conformer aux désirs du metteur en scène. Pathé présente donc une version restaurée avec la fin «  pessimiste ».

Ce film est une œuvre témoin de l’esprit du Front populaire. 5 ouvriers parisiens au chômage gagnent le gros lot de la Loterie nationale et achètent un vieux lavoir dont ils veulent faire une guinguette. Tournage aux studios de Joinville pour les intérieurs et à Chennevières pour l’extérieur. La chanson interprétée par Jean Gabin est de Julien Duvivier, Maurice Yvain et Louis Poderat.

Julien Duvivier : Né le 8 octobre 1896 à Lille, il fait ses débuts au théâtre puis entre en 1918 chez Gaumont en tant que scénariste et assistant de Louis Feuillade, André Antoine et Marcel L’Herbier puis devient lui-même réalisateur d’environ 70 titres. 919 : un western Haceldama ou le prix du sang. Plusieurs films à sujet religieux à partir de 1920 (tout comme Golgotha en 1935). Il réalise quelque 15 films muets dont L’homme à l’Hispano en 1926. Harry Baur est le 1er interprète d’un film parlant en 1931. (il avait joué Hérode dans Golgotha avec Jean Gabin en Ponce Pilate). C’est ce dernier qui tourne dans Maria Chapdelaine en 1934. Les 2 hommes se retrouvent également l’année suivante avec La bandera, Pépé le Moko puis en 1943 dans un film réalisé aux Etats Unis L’imposteur et plus tard en 1956 pour Voici le temps des assassins. En 1937 est réalisé le 1er film à sketch de l’histoire du cinéma français : Un carnet de bal qui réunit une pléiade d’acteurs dont Fernandel Marie Belle et Louis Jouvet qui est à l’affiche de La fin du jour aux côtés de Michel Simon puis de Untel père et fils avec Raimu et Michèle Morgan, considéré comme râté. Durant la seconde guerre mondiale, le réalisateur repart aux USA (où il avait déjà tourné en 1938 Toute la ville danse sur Johann Strauss) et y conçoit 5 films avec des vedettes comme Rita Hayworth, Charles Boyer, Edward G Robinson, Barbara Stanwyck. Son œuvre la plus noire et la plus personnelle mais qui est un échec sort en 1946, Panique d’après Georges Simenon. En 1951, Paul Frankeur et Sylvie font partie des personnages dont les destins se croisent dans Sous les toits de Paris. Ce thème des toits est assez récurrent dans son œuvre. Cette même année sort le 1er volet de la série Don Camillo dont la suite Le retour de …date de 1953. Ces films rencontrent un vif succès et Jean Debucourt est la voix off du Christ (d’autres se prêteront à ce « rôle » dans d’autres réalisations comme Claude Rich qui est le serpent dans Le diable et les 10 commandements en 1962 et François Périer). Ce sont ensuite : L’affaire Maurizius en 1954 avec Madeleine Robinson et Daniel Gélin, Pot Bouille en 1957 avec Gérard Philipe. Marie Octobre en 1958 avec Danièle Darrieux offre une unité de temps, de lieu et d’action. Il est membre du jury au festival de Cannes. L’année suivante il offre à Brigitte Bardot le rôle que Josef von Sternberg avait confié à Marlène Dietrich dans La femme et le pantin. Il tourne, avec Robert Hossein, en 1963 Chair de poule d’après le roman de James Hadley Chase et on y retrouve le thème de la femme fatale et cynique. Epuisé, il réalise Diaboliquement vôtre avec Alain Delon en 1967 ; victime d’une crise cardiaque au volant de sa voiture, il décède le 29 octobre et repose dans le cimetière ancien de Rueil-Malmaison.

Outre les thèmes précédemment évoqués, on trouve dans ses films le groupe, la bande, les personnages à la solitude pesante. Très estimé d’Orson Welles, Ingmar Bergman et Jean Renoir, dans ses films où chacun est différent du précédent et du suivant, il donne une représentation pessimiste de la société française (hypocrisie, cléricalisme et mesquinerie). «  Ce grand technicien, ce rigoriste, était un poète ».

Les interprètes : entourent Jean Gabin (Jean dit Jeannot), Charles Vanel( Charles dit Charlot) et Viviane Romance (Gina).

Fernand Charpin :( Antomarchi dans le film) Il naît le 30 mai 1887 à Marseille. Sergent durant la 1ère guerre mondiale, il est prisonnier en Allemagne et rapatrié en janvier 1919. Après des études au conservatoire, il devient une des valeurs sûres du théâtre de l’Odéon. Il fait la connaissance de Marcel Pagnol et de Raimu en 1928 et est choisi pour incarner Panisse dans la pièce Marius en 1929. Il le sera également au cinéma dans les 3 réalisations : 1931 (Alexandre Korda), 1932 (Marc Allégret, qui conçoit en 1935 Les beaux jours et en 1942 L’Arlésienne), 1936 (l’auteur). Pour Pagnol, il tourne également Le gendre de monsieur Poirier, Le Schpountz en 1937, La femme du boulanger en 1938, La fille du puisatier en 1940. La prière aux étoiles, 1941, est inachevé. Mais d’autres metteurs en scène lui offrent des rôles. Jean Renoir en 1932 : Chotard et cie ; Raymond Bernard en 1934 : Tartarin de Tarascon (Les otages en 1939) ; Jacques de Baroncelli avec Michel Strogoff et Julien Duvivier avec Pépé le Moko en 1936 ; Maurice Cloche en 1938 : Le petit Chose d’après Alphonse Daudet ; Henri Diamant-Berger, Le tourbillon de Paris et Le grand élan de Christian-Jaque en 1939 ; Yves Allégret, Les 2 timides en 1941 ; Jean Stelli, Le voile bleu et Léo Joannon, Le camion blanc en 1942 ; Jean Dréville, Les Roquevillard en 1943 ; Richard Pottier, Les caves du Majestic et André Cayatte, Le dernier soir en 1944. C’est l’ultime production de la société Continentale de films. L’acteur décède avant la fin du tournage : à cause des restrictions, l’ascenseur de son immeuble ne fonctionne pas et il est obligé de monter les 7 étages qui le séparent de son appartement. Victime d’une crise cardiaque il meurt le 7 novembre 1944 et repose au cimetière des Batignolles à Paris.

Robert Lynen : (René, frère de Raymond). Acteur et résistant, il naît dans le Jura le 24 mai 1920. Elève de l’école du spectacle, il est repéré à l’âge de 12 ans par Julien Duvivier avec lequel il tournera Poil de Carotte en 1932, Le petit roi en 1933, en 1937 L’homme du jour puis Un carnet de bal. Il devient Rémy dans Sans famille de Marc Allégret en 1934 puis retrouve Harry Baur dans Mollemard de Richard Siodmark. Il rencontre Louis Jouvet en 1938 devant la caméra d’Alexandre Esway pour Education de prince. A l’âge de 18 ans il est Daniel Eyssette dans Le petit chose de Maurice Cloche ( qui tourne également La vie est magnifique). En 1940, il joue dans Espoirs de Willy Rozier. Il est Zizou, son dernier rôle en 1941 dans Cap au large de J.P. Paulin.

Sous le pseudonyme d’Aiglon, il intègre le réseau de renseignement Alliance de la résistance à Toulon puis celui qui concerne les Etats majors allemands jusqu’à Bruxelles. Dénoncé par un officier français vendu aux Nazis, il est arrêté à Cassis le 7 ou le 8 février 1943. Après 2 tentatives d’évasion, il est condamné à mort par la cour martiale du Reich puis croupit sans nourriture dans la forteresse de Bruchsal près de Karlsruhe. Fusillé le 1er avril 1944 avec 13 autres membres de son réseau, il meurt en chantant la Marseillaise. Jeté dans une fosse commune, son corps est rapatrié en 1947. Lors d’une cérémonie aux Invalides, l’acteur reçoit, à titre posthume, la Croix de guerre et la médaille de la résistance française. Il repose dans le carré militaire du cimetière de Gentilly.

Raymond Aimos (Raymond dit Tintin) : Raymond Arthur Caudrilliers, né le 28 mars 1891 à la Fère dans l’Aisne est un des acteurs les plus populaires dans les seconds rôles de l’âge d’or du cinéma français entre les 2 guerres et le public choisit souvent les films lorsqu’il est présent au générique avec sa gouaille de titi et sa silhouette dégingandée. Fils d’horloger, il délaisse le métier paternel et devient artiste lyrique sous le pseudonyme d’Aimos. En 1910, il paraît dans un film muet Pendaison à Jefferson City de Jean Durand (sous la direction de celui-ci il joue dans les 3 opus d’Onésime) Mobilisé en 1914, il passe 4 ans dans les tranchées. En 1922, sous la direction d’Henri Diamant Berger il joue dans 20 ans après (et en 1937 dans Arsène Lupin détective avec Jules Berry). René Clair tourne Sous les toits de Paris en 1930 (14 juillet en 1933 et Le dernier milliardaire en 1934). En 1932 ce sont Les croix de bois de Raymond Bernard et Les as du turf de Serge de Poligny (auquel on doit également : Les rivaux de la poste et L’étoile de Valencia en 1933). Julien Duvivier lui confie plusieurs rôles : Le paquebot Tenacity en 1934, La bandera en 1935, Le Golem en 1936, L’homme du jour en 1937 avec Maurice Chevalier. En 1935 Christian-Jaque réalise Sous la griffe où il est Marcel près de Madeleine Ozeray (en 1939 ce sera Raphaël le tatoué) et Anatole Litvak L’équipage avec Anabella et Charles Vanel (l’année suivante : Mayerling). En 1936, Marc Allégret tourne Sous les yeux de l’occident et Les amants terribles, Léo Joannon L’homme sans cœur avec Pierre Renoir (en 1938 Alerte en Méditerranée avec Pierre Fresnay et en 1940 L’émigrante avec Edwige Feuillère). Pierre Chenal Les mutinés de l’Elseneur (1938 : La maison du Maltais avec Viviane Romance et Louis Jouvet). En 1938, Marcel Carné met en scène Quai des brumes et Jacques Feyder Les gens du voyage. Léonide Moguy le fait accompagner Jean-Pierre Aumont dans Le déserteur(ou Je t’attendrai). Il est Raymond avec Raimu dans Monsieur la souris de Georges Lacombe en 1942 et Ernest dans Lumières d’été de Jean Grémillon en 1943 avec Pierre Brasseur et Madeleine Renaud. Ce sont presque 115 films au cours desquels il a été clochard, vagabond, marin, ouvrier, routier, bagnard, mauvais garçon, cabot, poilu, coureur automobile…Il a tourné sous la direction de : Pierre Billon, Jacques de Baroncelli, Georges Neveux, Yves Allégret, Maurice Tourneur, René Pujol, Maurice de Canonge, Jean Boyer, Richard Potier, Sacha Guitry, Pierre Caron…

Durant la seconde guerre mondiale il organise des collectes et des distributions de repas pour les démunis et les prisonniers de guerre. Devenu caporal FFI, les circonstances de sa mort ne sont pas très précises. Il a été abattu lors de la Libération de Paris le 20 août 1944 à la gare du Nord alors qu’il circulait à bord d’une traction des FFI mitraillée par les Allemands. Déclaré mort, il est emmené à l’hôpital Saint-Louis mais les siens n’apprendront son décès que plus tard. Ses obsèques se déroulent le 8 septembre et un détachement de FFI présente les armes. Il repose à Chennevières-sur-Marne. Une plaque commémorative est accrochée au 48 du boulevard de Sébastopol.

Les autres destins autour du conflit : Roger Legris (1898-1981), qui est un garçon d’hôtel dans le film, acteur récurrent de Jean-Pierre Mocky, a été condamné à 4 ans d’exil pour prises de position collaborationniste. Charles Vanel, décoré de la Francisque n° 431 en octobre 1941 a été inquiété à la Libération. Il a expliqué son soutien au maréchal par ses souvenirs d’ancien combattant lors de la 1ère guerre mondiale (à laquelle il n’a pas participé). Jean Gabin engagé dans les forces navales françaises libres en 1943, participe à la Libération de Paris et reçoit la médaille militaire ainsi que la Croix de guerre en 1945. Ses cendres ont été dispersées au large de Brest avec les honneurs militaires le 19 novembre 1975.

.................................................................................................................Claudine

Partager cet article
Repost0
14 janvier 2023 6 14 /01 /janvier /2023 11:08

 

 

 

 

Autour du film La belle équipe, voici un ensemble de titres dont le point commun est de contenir dans le titre une idée de regroupement.

1. 1969. Henri Verneuil s’inspire d’un livre d’André Le Breton (1967) sur des dialogues de José Giovanni. Sartet peut s’évader du fourgon qui le conduit au palais de justice grâce à une famille mafieuse dirigée par Vittorio Manalese. Il est traqué par le commissaire Le Goff et prépare le vol d’une collection de bijoux exposés à Rome. Avec Alain Delon, Jean Gabin, Lino Ventura, Danielle Volle et Marc Porel.La scène de l’atterrissage de l’avion sur l’autoroute a été filmée dans l’Indre à Chateauroux-Deols. On entend le thème du film dans Asterix aux Jeux Olympiques (2008) quand César (Alain Delon) se parle à lui-même. Dalida interprète la chanson dont la musique est signée Enio Morricone.

2. 1968. Philippe Fouastié, assisté de Claude Miller, met en scène des activistes asociaux et idéalistes qui se livrent à des faits criminels dans les années 1910. Leur attaque de la Société générale est le 1er casse automobile de l’histoire. Avec Bruno Cremer, Jacques Brel, Annie Girardot, Jean-Pierre Kalfon, François Dyrek et Michel Vitold. Musique de François Rauber et Jacques Brel.

3. 1986. Claude Zidi réunit François Cluzet, Christophe Malavoy, Jean-Claude Leguauy et Claire Nebout pour raconter les aventures d’anciens camarades de HEC. Si Gérard et Francis ont réussi leur vie, il n’en est pas de même pour Daniel qui accumule les problèmes. Il signe encore un contrat qui engage le commerce de sa mère. Pour le tirer d’affaire ses amis se mettent hors la loi.

4. 1980. Victor Mc Laglen adapte un roman de James Leason. Pendant la seconde guerre mondiale des Anglais doivent détruire un navire allemand dans le port de Goa, territoire neutre portugais. Ce sont donc d’anciens militaires, plutôt âgés, qui agiront. Ils utilisent le nom de leur club : les chevaux-légers de Calcutta. Le film, inspiré de faits réels réunit Roger Moore, Trevor Howard, Gregory Peck et David Niven (déjà présents tous les 2 sur Les canons de Navarone en 1961).

5. 1976. Jacques Deray adapte un livre de Roger Borniche associé au scénario avec Alphonse Boudard et Jean-Claude Carrière et relate les exploits de cambrioleurs qui, en France après la guerre, ne causent jamais de mort et défraient la chronique. Avec Alain Delon (également producteur), Nicole Calfan, Maurice Barrier, Xavier Depraz et Raymond Bussières.

6. 1971. Paul Newman, réalisateur et producteur, joue avec Henri Fonda et Lee Remick dans ce film adapté d’un roman de 1964. Dans l’Oregon, une famille de bûcherons entre en conflit avec la population locale en refusant de s’associer à la grève générale de la profession.

7. 1976. Aleksander Petrovic adapte un livre d’Heinrich Böll et fait jouer Romy Schneider et Michel Galabru. Ce sont les 30 ans de vie de Leni (entre 1933 et 1966). Exclue d’une école monastique, elle devient employée dans l’atelier d’un magasin de fleurs de cimetière. Elle s’éprend d’un prisonnier de guerre russe auquel elle fournit de faux papiers militaires allemands ; arrêté, extradé, il meurt dans un goulag. Sur sa tombe, comme sur celle de sœur Rachel du couvent dont Leni a été chassée, pousse un rosier rouge qui fleurit en hiver.

8. 2001. Peter Jakson adapte le 1er volet de la trilogie de J.R.R. Tolkien. Fredon et 8 de ses compagnons entament un périlleux voyage pour retrouver un bijou unique et très convoité permettant de se rendre invisible. Avec Elijah Wood, Ian Mc Kellen, Viggo Mortensen, Orlando Bloom, Christopher Lee, Kate Blanchett.

9. 2006. (We are Marshall). Mc G s’inspire d’une histoire vraie survenue en 1970. Après un crash aérien qui tue 75 joueurs et entraîneurs d’une équipe universitaire de football américain, la communauté doit aider le nouvel entraîneur à mettre en place une équipe. Avec Matthew Mc Conaughey et Matthew Fox.

10. 1932. Maurice Tourneur s’inspire de Georges Courteline et réalise le remake de son propre film de 1913. Avec Fernandel, Raimu et Jean Gabin. Le train-train d’un régiment de chasseurs à cheval, égayé par l’arrivée de réservistes mais secoué par la désertion de 2 hommes tyrannisés par le féroce adjudant Flick (Charles Camus).

11. 2011. Olivier Marchal filme une bande de braqueurs célèbres qui connut son heure de gloire dans les années 70. Le film est dédié à la mémoire de Bernard Giraudeau, pressenti pour jouer avec Gérard Lanvin (reprenant ainsi le duo des spécialistes) mais qui décline pour raisons de santé. Tchéky Karyo, Daniel Duval et Lionel Astier complètent la distribution.

I

I

I

I

REPONSES 

: 1. Le clan des Siciliens ; 2. La bande à Bonnot ; 3. Association de malfaiteurs ; 4. Le commando de sa majesté ; 5. Le gang ; 6. Le clan des irréductibles ; 7. Portrait de groupe avec dame ; 8. La communauté de l’anneau ; 9. L’esprit d’une équipe ; 10. Les gaîtés de l’escadron ; 11. Le gang des Lyonnais.

........................................................................................................................................Claudine

Partager cet article
Repost0
8 janvier 2023 7 08 /01 /janvier /2023 14:45

au Foyer Culturel

Lundi 16 Janvier 2023 à 16h30

La Belle Equipe de Julien Duvivier (1936) avec Viviane Romance, Charles Vanel, Jean Gabin, Fernand Charpin Thème: Cinq ouvriers au chômage gagnent le grand Prix de la Loterie nationale

-----------------

Lundi 06 Février 2023 à 16h30

Jules et Jim de François Truffaut (1962) avec Jeanne Moreau, Oskar Werner, Henri Serre, Marie Dubois Thème : Deux amis inséparables amoureux de la même personne

-----------------

Dimanche 12 Mars à 14h30

Figures de l’Ombre de Théodore Melfi (2016) en partenariat avec Agora avec Taraji P. Henson, Octavia Spencer, Janelle Monae, Kevin Costner Thème : Contribution aux programmes spatiaux de la NASA de trois calculatrices afro-américaines

Tous renseignements cinephilesdelamorlaye@gmail.co

Partager cet article
Repost0
8 janvier 2023 7 08 /01 /janvier /2023 14:18

 

 

 

 

 

le Ciné-Club de Lamorlaye

présente

Meilleurs Vœux pour

2023

lundi 16 Janvier 2023

à 16h30 au Foyer Culturel

La Belle Équipe

de Julien Duvivier avec

Viviane Romance, Jean Gabin, Charles Vanel,

Fernand Charpin

VF 1936 101mn Fr


 

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Thème : Cinq ouvriers parisiens au chômage dont un réfugié espagnol menacé d’expulsion gagnent le gros lot de la Loterie Nationale. Jusqu'en 2016, il n'existait pas d'édition de ce film en DVDC'est le dernier des grands films deJean Gabin des années d'avant-guerre à attendre sa réédition pour cause de mésentente entre un éditeur potentiel et les héritiers de Julien Duvivier et de Charles Spaak, à propos de la fin à présenter.

 

Julien Duvivier: (1896-1967) est un réalisateur français qui a

marqué le cinéma des années 1930-1960. Parmi ses films les plus

originaux, figurent notamment Pépé le Moko, Panique et Voici le

temps des Assassins. Célèbre pour sa noirceur et son pessimisme, il

connut cependant l'un de ses plus grands succès publics avec Don

Camillo.

Il fait ses débuts en tant qu’acteur au théâtre de l’Odéon puis

comme assistant-réalisateur de Marcel Lherbier, d’André Antoine et

de Louis Feuillade. Son premier film est un western en Corrèze,

Hacelmada ou le prix du sang (1919). Son premier film parlant David

Golder (1931) avec Harry Baur est un succès. Puis ce seront avec

Jean Gabin dans Marie Chapdelaine, La Bandera (1934) , Golgotha

(1935) , Le Golem, La Belle Equipe, témoin du Front Populaire.

L’Homme du jour avec Maurice Chevalier (1936).En 1937, Pépé le

Moko, puis Un Carnet de Bal propulsent Gabin sur la scène

internationale. Puis il tournera avec Michel Simon, Louis Jouvet ( la

Fin du Jour 1939), avec Michèle Morgan et Raimu (Un tel père et fils

-1940).

 

Pendant la Deuxième Guerre mondiale, il part aux USA et ce

seront

Lydia (1941), Six destins ( Rita Hayworth et Charles Boyer-1942),

Obsession (Edward G Robinson-1943), L’imposteur (Jean Gabin-

1943) et Destiny -1944) .

Après guerre, le succès est moins franc Duvivier proposera entre

autres Panique tiré du Roman de Simenon (Les Fiançailles de Mr

Hire 1946),Sous le ciel de Paris (1951), Il retrouvera son public avec

Le petit monde de Don Camillo et le Retour de Don Camillo

(Fernandel 1951 &1953), Voici le temps des assassins (Jean Gabin,

Danièle Delorme -1956), Marie-Octobre ( Danielle Darrieux, Paul

Meurisse, Bernard Blier, Serge Reggianni-1958), Le Diable et les Dix

commandements (1962). Il décède en 1967 alors qu’il achevait un

dernier Diaboliquement votre.

Le cinéma de Duvivier représentait assez souvent la bande, le groupe, la microsociété au sein de leur environnement humain, ainsi que le cynisme de ses personnages féminins et une prédilection particulière à tourner sur ou sous les toits.

Jean Renoir a dit au sujet de Duvivier : « Si j'étais architecte et devais construire un monument du cinéma, je placerais une statue de Duvivier au-dessus de l'entrée. Ce grand technicien, ce rigoriste, était un poète. »

                                                                                            (source Wikipédia)

Partager cet article
Repost0
6 janvier 2023 5 06 /01 /janvier /2023 11:32

 

 

 

 

 

Sorti en 1963 ce film détient le record dans un certain nombre de domaines et porte tous les superlatifs : titanesque, monumental, magistral. Sa diffusion récente offre l’occasion de découvrir les coulisses de ce tournage.

La genèse : L’arrivée de la télévision ronge le nombre des entrées en salle. La 20th Century est frappée de plein fouet. Pour éviter la débâcle son président, le financier Spyros Skaras, demande de lancer un projet à faible coût. Le producteur Walter Wanger qui a déjà mis une option sur le livre de C.M. Frangero The life and times of Cléopâtra le rencontre et lui soumet l’idée d’un remake du film muet de 1917. «  Faites la même chose et nous gagnerons beaucoup d’argent. Il a juste besoin d’être réécrit un peu ». Le canevas est bien maigre. Le cahier des charges est précis : pas de casting délirant, un budget de série B mais le producteur veut, pour assurer le succès, une tête d’affiche qui soit une star. Joan Collins, Susan Hayward puis Audrey Hepburn sont contactées mais il rêve d’engager Elisabeth Taylor qui accepte contre un cachet d’un million de dollars : elle est la 1ère à toucher ce montant.

Le tournage : Le réalisateur Rouben Mamoulian est assez rapidement choisi. En ce qui concerne les acteurs, Laurence Olivier, pressenti pour jouer César, décline la proposition et les studios ne veulent pas de Richard Burton. Ce seront Peter Finch (César) et Stephen Boyd (Marc-Antoine). Le romancier britannique Nigel Balchin s’attelle au scénario et John de Cuir aux décors. L’équipe arrive en Italie mais les Jeux Olympiques d’été empêchent le tournage. Elle est accueillie en Angleterre dans les studios Pinewood où les ouvriers se mettent en grève. Le climat en septembre est impossible : pluie, froid, boue. Les décors s’effritent sous le vent et les palmiers sont remplacés chaque semaine. Le tournage est interrompu à cause de la méningite contractée par l’actrice principale présente dans de très nombreux plans. Le réalisateur en profite pour demander des conseils à l’écrivain Lawrence Durrell car il n’est pas satisfait du scénario. En janvier, le tournage n’ayant pas encore vraiment commencé (10 minutes sont exploitables), Rouben Mamoulian démissionne.

Joseph L. Mankiewicz lui succède. C’est un écrivain accompli qui s’entend bien avec Elizabeth Taylor et veut réaliser « une épopée intime ». Le tournage est reporté car il retravaille le script. En mars, après une succession de grippes et de rhumes, l’actrice est victime d’une pneumonie et subit une trachéotomie d’urgence. C’est à Cinecitta à Rome que le film reprend en septembre 1961 avec de nouveaux acteurs : Rex Harrisson (qui a déjà travaillé avec le metteur en scène) et Richard Burton (qui triomphe à Broadway mais dont Skouras désapprouve toujours le choix). C’est un marathon qui s’engage pour le réalisateur qui tourne le jour et réécrit le scénario la nuit, tenant le coup entre cachets et injections. (Il est tellement épuisé qu’à la fin il donne ses instructions d’une civière). La production s’en trouve bloquée et 1 000 figurants mobilisés tous les jours passent leur temps à ne rien faire. L’histoire d’amour entre Elizabeth Taylor et Richard Burton, tous 2 mariés chacun de leur côté (elle au crooner Eddie Fisher et lui à Sybil Williams dont il a 2 filles) fait scandale et le Vatican condamne leur liaison.*

Aucune dépense n’est épargnée, ce qui porte le budget de départ de 2 millions de dollars à 44 millions. Les sphinx sont recouverts de feuilles d’or, les joyaux de Cléopâtre sont de véritables pierres, l’argenterie est réelle, le marbre provient d’une carrière. Les créateurs de costumes remportent un Oscar : 2600 costumes ont été confectionnés par le couturier de la reine d’Angleterre. Irene Sharazz s’est occupée des 65 robes portées par Elizabeth Taylor pour une valeur de 130 000 dollars. C’est un record pour ce changement de vêtements. La robe à paillettes d’or 24 carats vaut à elle seule 6500 dollars. Ce sont les plus grosses dépenses dans l’histoire du cinéma pour les costumes d’un seul acteur. Vittorio Nino Novarese a eu en charge les costumes masculins et Renie ceux des autres femmes.

Pour terminer le film, la Fox commence à vendre des studios ; des projets sont abandonnés ou reportés. A la fin du tournage en été 1962, les dernières scènes sont bâclées sans même être écrites et les figurants, comme 3/4 des techniciens sont renvoyés. La Fox est au bord de la banqueroute. Skouras démissionne et est remplacé par Darryl F. Zanuck. Alors que le réalisateur voulait 2 films distincts de 3 heures chacun, le producteur fait un montage de 4 heures dans lequel disparaissent des pans entiers, des personnages de second plan. Il reste un squelette rapiécé où surnagent les histoires d’amour. Mankiewicz ne réussira jamais à récupérer les bobines substituées. Ce film fut pour lui un cauchemar dont il ne voulait plus entendre parler.

La sortie du film : Rex Harrison, alors que tout est prêt, fait recréer l’affichage pour que son personnage apparaisse à égalité avec celui de Marc-Antoine. Le film est diffusé le 12 juin 1963. Elizabeth Taylor, qui veut oublier ce « cauchemar » se montre à la 1ère avec un pistolet sur la tempe. Les critiques ne sont pas bonnes mais 4 Oscars récompensent le travail : la photo, la direction artistique, les effets spéciaux et les costumes comme précisé ci-dessus. Le succès mondial est dû à l’enchantement visuel où aucun détail n’est laissé au hasard. En 3 ans le film est remboursé aux 2/3 et est déclaré rentable au terme des années 70. La Fox s’est remise à flot avec La mélodie du bonheur et Le jour le plus long.

Elizabeth Taylor a été mariée 8 fois dont 2 avec Richard Burton : le 15 mars 1964 (divorce le 26 juin 1974) et le 10 octobre 1975 (divorce en 1976).

                         ................................................................................................Claudine

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog du CCL, le Ciné-Club de Lamorlaye
  • : Toutes les indformations sur l'activité du Ciné-Club de lamorlaye : dates de projection des film, des sorties, des expositions, ... Des commentaires sur l'actualité du cinéma, ...
  • Contact

nombre de visiteurs

                     contactez-nous

Recherche

AGENDA 2012-2013 du CCL

 Au Foyer Culturel pour des PROJECTIONS-DEBATS le samedi à 17h30 :

>7 ans au Tibet le 29 septembre

 >It's a Free World, le 27 octobre

>Tout le monde dit I love you, le 1er décembre

Liens