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26 septembre 2022 1 26 /09 /septembre /2022 10:11
IRENE PAPAS : actrice et chanteuse grecque     1929-2022

 

 

Née à Chiliomodi (Corinthe) le 3 septembre 1929, Irini Lelekou est issue d’une famille d’enseignants : son arrière grand- père a écrit en 1881 la 1ère syntaxe de la langue grecque. Elle brave ses parents en s’orientant vers la carrière d’artiste. Elle fréquente l’école d’art dramatique du théâtre national et paraît sur scène pour la première fois en 1948. Alekos Sakellarios, qui la découvre la décrit comme « une cariatide vivante ». En 1947, elle épouse le réalisateur et acteur Alkis Pappas dont elle divorce en 1951 tout en gardant son nom mais avec un seul P. Elle tourne Anges perdus en 1948 de Nikos Tsiforos ; le film sort en pleine guerre civile. En 1952, Ville morte de Frixos Iliasis est projeté à Cannes.

Elle tourne plus à l’étranger que dans son propre pays et signe en Italie, où on l’appelle Bella Greca ou encore Irene nostra, avec Lux film. Ce sera en 1953 Les infidèles de Mario Monicelli. C’est dans ce pays qu’elle rencontre, à Rome, Marlon Brando qui sera «  la grande passion de sa vie ». Les films suivants sont des péplums (Attila, fléau de Dieu de Pietro Francisi et Theodora, impératrice de Byzance de R. Fredda) ou de cape et d’épée. Robert Wise réalise en 1956 La loi de la prairie avec James Cagney.

Elle renoue avec le cinéma de son pays : 1959 : Le lac des soupirs de Grigoris Grigoriou, Psit les filles de son époux Alkis Pappas ou encore Bouboulina de Kostas Andritsos. Elle acquiert une renommée internationale en 1961 avec Les Canons de Navaronne de J. Lee Thompson qui ajoute son personnage dans l’adaptation du roman. Elle côtoie Gregory Peck, David Niven et Antony Quinn qu’elle retrouve en 1964 dans Zorba le Grec (d’après le livre de Nikos Kazantzakis) avec Alan Bates réalisé par Michel Cacoyannis. Elle a déjà travaillé avec celui qui adapte pour le cinéma des tragédies antiques, chemin ouvert en 1961 par Y. Tzavéllas avec Antigone qui lui confère le titre de meilleure actrice du cinéma grec, de même que pour Electre l’année suivante. M. Cacoyannis réalise également en 1971 Les troyennes où elle incarne Hélène aux côtés de Katherine Hepburn. En 1977, elle est Clytemnestre dans Iphigénie et dit de son metteur en scène qu’il est le seul avec lequel elle se sente à l’aise. Il y aura également des adaptations de F. Garcia Lorca, de G Garcia Marquez.

Membre du parti communiste, (qui reste illégal jusqu’en 1974), elle appelle, en 1967, à un « boycott culturel » contre la dictature des colonels et son exil la conduit en Italie où elle monte sur scène pour Mauro Bolognini qui adapte I Giganti della Montagna d’après Pirandello puis à New York où elle joue à Broadway. Cette passion du théâtre la pousse à fonder au Portugal où elle réside quelque temps un théâtre afin que des tragédies antiques y soient jouées. Elle revient dans son pays en 1974 après la chute de la junte.

Son physique est utilisé comme une personnification de la beauté grecque. «  Une actrice avec une gamme, une puissance et une subtilité incroyables ». Cependant, sa grande taille (1m78) limite le nombre de ses partenaires masculins d même que son accent pour l’obtention de rôles. En 1967, elle joue dans A chacun son dû d’Elio Pietri avec Gian Maria Volonte qu’elle retrouve en 1979 pour Le Christ s’est arrêté à Eboli de Francesco Rosi, année où Terence Young réalise Liés par le sang. En 1968, Martin Ritt met en scène Les frères Siciliens. L’année suivante c’est Anne des 1 000 jours de Charles Jarott et elle joue l’épouse d’Yves Montand dans Z de Costa Gavras, considéré comme le premier film politique français. Un long-métrage de science-fiction : Ecce homo puis en 1981 Meurtre par Intérim d’Umberto Lenzia avec Ornella Muti. Mustapha Akka tourne cette année-là Le lion du désert après Le message en 1976. Le réalisateur tunisien A. Bouassida réalise en 1982 La ballade de Mamelouk et elle retrouve Michel Cacoyannis en 1987 pour Sweet country tandis que Francesco Rosi réalise Chronique d’une mort annoncée. Cette année-là, elle préside le jury à la Mostra de Venise et tourne dans Soleil grec de Clare Peploe avec Jacqueline Bisset. 1989 : Island de Paul Cox. Son avant-dernière apparition date de 2003 pour sa 3ème participation à un film du réalisateur portugais M ; de Oliveira : Un film parlé.

Elle paraît également à la télévision par exemple en 1968 dans L’Odyssée, joue la mère de Linda de Suza dans La valise en carton en 1988 et travaille pour Marco Ferreri qui adapte en 1989 Le banquet de Platon.

Chantant dès l’âge de 15 ans, elle sort plusieurs disques dont Songs of Theodorakis en 1969, prête sa voix au groupe des Aphrodite’s child en 1978 et enregistre en 1979 un album de 8 chansons folkloriques Odes.

En 1995 elle est promue au grade de Commandeur des Arts et des Lettres et aura également ce grade en Grèce dans l’ordre du Phénix et en Espagne sous celui d’Alphonse X le Sage. En 2008, elle reçoit le prix de Rome et déclare : «  Rome est ma seconde mère, par choix délibéré ».

En 2010, elle revient dans son village natal de Chiliomodi. Atteinte de la maladie d’Alzheimer, elle s’y est éteinte le 14 septembre 2022.

................................................................................................................................Claudine

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26 septembre 2022 1 26 /09 /septembre /2022 09:51
Nom : Godard....................Prénom : Jean-Luc     (1930-1922)

 

 

 

 

Franco-suisse, auteur complet de ses films, réalisateur, scénariste, dialoguiste, monteur, producteur, également critique de cinéma et théoricien du 7èmre Art.

Il naît le 3 décembre 1930 à Rolle dans le canton de Vaud dans une famille protestante, aisée et cultivée : son grand-père est un proche de Paul Valéry dont il collectionne les écrits dans une piève spécialement dédiée. Il commence ses études à Nyon en 1936 puis en Bretagne (en 1940- guerre) revient à Nyon, est recalé au bac qu’il passe au lycée Buffon à Paris en1947 et commence à fréquenter les ciné-clubs et la cinémathèque tout en lisant dans la revue du cinéma les articles de Maurice Schérer (alias Eric Rohmer). Il prend l’habitude de voler bien que n’en ayant pas le besoin. (Il reprend ce thème dans une scène de A bout de souffle). En rupture avec sa famille, il rédige un pamphlet : Le cercle de famille. De retour en Suisse c’est un nouvel échec au bac qu’il obtiendra à la 3ème tentative en 1949. Il rédige un 1er scénario : Aline. Il s’inscrit à la Sorbonne et rencontre à la cinémathèque François Truffaut, Jean Gruault, Jacques Rivette qu’il retrouve au ciné-club du quartier latin avec Eric Rohmer, Claude Chabrol et Paul Gégauf. Le bulletin de ce lieu devient La gazette du cinéma et il y publie ses 1ers textes critiques. En décembre 1950, il accompagne son père en Amérique du Nord puis poursuit seul le voyage en Amérique du Sud.

A son retour, en 1951, il fonde avec Jacques Doniol-Valcroze Les cahiers du cinéma (1er article en janvier 1952). Engagé, grâce à son père, à la télévision suisse il vole de nouveau et va quelques jours en prison. Il prend la nationalité suisse pour échapper au départ pour la guerre d’Indochine mais, n’ayant pas respecté ses obligations militaires, il devient hors-la-loi. Son père le fait interner plusieurs semaines à Lausanne. Sa mère lui trouve un emploi sur le chantier du barrage de la Grande-Dixence en Suisse. Avec sa paie il tourne, en 1954, son 1er film en 35mm : Opération béton. L’année suivante il adapte une nouvelle de Guy de Maupassant Une femme coquette en 16mm. En janvier 1956, il devient attaché de presse à la Fox grâce à Claude Chabrol et rejoint la revue Arts à l’aide de François Truffaut. Le producteur Pierre Braunberger l’emploie comme monteur. Il collabore également aux films de Rivette et de Rohmer. En 1957, il tourne sans budget un court-métrage professionnel, film léger et rapide Tous les garçons s’appellent Patrick avec Jean-Claude Brialy et Anne Colette qu’il retrouve dans Charlotte et son Jules d’après Le bel indifférent de Jean Cocteau : long monologue d’un garçon, Jean-Paul Belmondo que le réalisateur double pour la post-synchronisation. François Truffaut, à l’origine du scénario et des images d’Une histoire d’eau, sur les inondations en Ile de France, mécontent des rushes, abandonne. Godard monte le film et lit le texte en voix off avec Nicole Colette ; Jean-Claude Brialy participe au tournage. Les 2 films sont diffusés en 1ère partie avant Lola de Jacques Demy.

1959 : A bout de souffle, inspiré d’un fait réel. Sur une suggestion de Jean-Pierre Melville, comme le film est trop long, le metteur en scène fait des coupes à l’intérieur des plans et cela confère à l’ensemble un rythme particulier. Le succès est grand et ce long-métrage est fondateur de la nouvelle vague, récompensé par un Ours d’argent, les prix Méliès et Jean Vigo. François Truffaut est à l’origine de l’idée et Claude Chabrol conseiller artistique. Jean-Pierre Melville y est un écrivain. Tourné en lumière naturelle, caméra sur l’épaule, il filme Jean Seberg ( A.Karina avait refusé le rôle) et Jean-Paul Belmondo. C’est le seul film pour lequel il n’a pas choisi le titre avant d’élaborer son travail et il ne l’aimait pas. L’année suivante, Le petit soldat avec Michel Subor et Anna Karina est interdit par la censure jusqu’en 1963. Film ambigu politiquement, il montre un déserteur de l’armée française qui travaille pour un groupe terroriste d’extrême droite en Suisse. Il déclare : « Mon film est celui de la génération qui regrette de n’avoir pas eu 20 ans au moment de la guerre d’Espagne » et «  puis c’est un film sur la confusion, il fallait bien que je la montre ».

Il épouse Anna Karina le 3 mars 1961 en Suisse et ils tournent ensemble 7 films. Leur divorce est prononcé le 21 décembre 1964. Une femme est une femme les réunit ; elle obtient le prix d’interprétation féminine et joue aux côtés de Jean-Paul Belmondo (qui évoque dans le film A bout de souffle) et Jean-Claude Brialy : dans cet hommage à la comédie musicale, Ours d’argent à Berlin, Angéla veut un enfant et pas Emile. Elle lui fait craindre de l’avoir avec leur ami Alfred. Il tourne également un sketch La paresse dans Les 7 péchés capitaux avec Eddy Constantine qui joue son propre rôle.

Il considère le cinéma comme un moyen de connaissance et a une grande admiration pour ceux qui savent d’où sa fascination pour ceux « qui savent » et pour les citations qu’elles soient littéraires, picturales (tableaux de Renoir) ou musicales. Quand il fait un film, il s’instruit : «  Je suis simplement celui qui met en relation Chandler et Dostoïevski dans un restaurant, un jour (…) ». A la question : Que cherchez-vous en faisant des films, il répond : » On cherche d’abord à satisfaire son instinct. Quelque chose comme la chasse pour les animaux carnivores ». La mise en abyme est très fréquente par l’intermédiaire de personnages qui parlent de cinéma, y vont ou tournent un film.

En 1962, Vivre sa vie, dont il dit : «  Je ne savais pas exactement ce que j’allais faire » est une étude sur la prostitution, en 12 tableaux à la manière d’un reportage, avec Anna Karina. Présenté à Venise, il remporte le prix spécial du jury et de la critique. Tous 2 apparaissent dans Cléo de 5 à 7 d’Agnès Varda. Sort la même année Le nouveau monde avec Alexandra Stewart et Jean-Louis Bory. En 1962-1963, il adapte une pièce italienne et coécrit le scénario avec Roberto Rossellini : Les carabiniers, tourné en 3 semaines avec des acteurs inconnus, traite de l’incompatibilité de la guerre avec la plus élémentaire dignité humaine. C’est un échec. Jean Seberg et Charles Denner figurent dans un sketch Le grand escroc dans Les plus belles escroqueries du monde. En 1963, il adapte très librement le roman d’Alberto Moravia Le mépris avec Brigitte Bardot, Michel Piccoli et Jack Palance. Dans ce film à gros budget sur l’univers du cinéma on aperçoit une affiche de Vivre sa vie. Il tourne ensuite avec Macha Méryl Une femme mariée (suite de Une femme est une femme) et dont il doit pour échapper à la censure adopter l’article Une au lieu du La d’origine et remanier certaines scènes. 1964 est également l’année de Bande à part « western de banlieue » inspiré d’un roman de série noire. L’année suivante, succès commercial avec Pierrot le fou avec Anna Karina et Jean-Paul Belmondo est considéré comme le précurseur du road-movie avec cet aventurier contraint de vivre dans un monde absurde. Tourné en 8 semaines il devait au départ rassembler Sylvie Vartan et Michel Piccoli. En 1965, Alphaville, une étrange aventure de Lemmy caution avec Eddie Constantine est tourné de nuit, sans éclairage, en noir et blanc avec une pellicule très sensible qui offre de très nets contrastes. Masculin Féminin avec Jean-Pierre Léaud (qui joue dans 7 films et se nomme ici Paul Doinel), Chantal Goya (dont le personnage parle de Pierrot le fou) et Marlène Jobert réunit 2 nouvelles de Guy de Maupassant. 2 ou 3 choses que je sais d’elle traite encore du thème de la prostitution avec Marina Vlady. Il tourne Week-end avec Jean Yanne et Mireille Darc. One plus one suit la tournée en Grande-Bretagne des Rolling Stones avec des scènes sans aucun rapport avec les enregistrements.

En 1967, il rencontre une jeune étudiante de Nanterre, Anne Wiazemsky, petite-fille de François Mauriac, qui lui fait découvrir ce milieu. Ils se marient en juillet. Elle racontera plus tard leur vie commune dans 2 récits. Ils divorcent en 1970. La Chinoise, présenté lors du festival d’Avignon et à Venise, est une tentative cinématographique sur la naissance des groupes maoïstes en milieu étudiant. En 1968, il se marginalise, tente de faire un cinéma politique (déjà dans les années 60 il avait basculé à gauche) et s’engage dans différentes luttes du moment. Il attaque André Malraux quand celui-ci interdit la sortie de La religieuse de Diderot de Jacques Rivette et obtient gain de cause. Il signe ses films «  groupe Dziga Vertov » (dissous en 1973). Vent d’Est est au début du projet un «  western d’extrême gauche » avec Marc O’ et Daniel Cohn-Bendit. Il suscite de nombreuses divisions au sein des protagonistes. C’est la 1ère fois que Godard est acteur. Ses prises de position entraînent l’annulation du projet commandé par l’ORTF, Le gai savoir avec Jean-Pierre Léaud et Juliet Berto. Il prend part activement à la manifestation organisée contre le renvoi d’Henri Langlois et celui-ci est finalement réintégré. Avec Claude Lelouch, Alain Resnais, François Truffaut et Louis Malle, il exige l’arrêt du festival de Cannes.

Il revient, en 1972, à la production commerciale avec Tout va bien, réunissant Jane Fonda et Yves Montand, film sélectionné à Cannes et refusé à Venise. Il est victime d’un très grave accident de moto et rencontre Anne-Marie Miéville, photographe sur le plateau du film précédemment cité. L’année suivante marque sa rupture avec François Truffaut à la suite d’une lettre où il dénigre La nuit américaine tout en demandant une aide financière pour son prochain film. La réponse de l’auteur des 400 coups est violente. Avec Anne-Marie, il expérimente dès 1974 la vidéo et s’éloigne du cinéma. Ils s’installent à Grenoble où ils montent un studio-vidéo et il crée la société Sonimage. Ici et ailleurs utilise les images tournées en Palestine en 1969 celles de Jusqu’à la victoire resté inachevé. Il fait un tournage vidéo qu’il transfère sur argentique de la vie quotidienne de 3 générations à Grenoble ; c’est un échec. En août 76, la télévision lui commande une série : Six fois 2 et Sur et sous commande. IL ferme sa société sans prévenir le personnel et sera condamné pour cela.

Il s’installe à Rolle en Suisse près de Nyon. Antenne2 lui commande en 1977 un programme mais il se détourne, comme à l’habitude, du projet ; l’émission ne sera diffusée qu’en 1980. Il s’agissait de commémorer le livre Le tour de France par 2 enfants devenu France tour détour 2 enfants. En 1979 il réunit Jacques Dutronc et Isabelle Adjani dans Sauve qui peut la vie.

En 1980 il se consacre à Histoire (s) du cinéma, fresque philosophico esthétique dont la sortie est rendue difficile par les droits d’auteur ; ce sera achevé fin 1998. «  J’ai fait une échographie de l’Histoire par le biais du cinéma ». Nommé en 1981 pour recevoir l’ordre national du Mérite, il refuse : «  Je n’aime pas recevoir d’ordre et je n’ai aucun mérite ».En 1982, il fait son retour au cinéma et réalise 7 films en 7 ans. Pour Passion, il rencontre Myriem Roussel dont il se rapproche et envisage plusieurs projets avec elle ; Isabelle Huppert et Michel Piccoli donnent la réplique à Hanna Schygulla avec laquelle il voulait tourner. Mais Je vous salue Marie, transposition d’un livre de Françoise Dolto, suscite scandale et indignation des catholiques de France et d’Amérique latine. En même temps, il joue le rôle d’un cinéaste interné dans un film de sa compagne. En 1983, Prénom Carmen, où il substitue à la musique de Bizet celle de Beethoven lui vaut un Lion d’or d’honneur et celui du meilleur film à Venise. C’est un énorme succès commercial où Isabelle Adjani, partie en cours de tournage, est remplacée par Maruschka Detmer ; Godard y joue son propre rôle. En 1985, il réunit Johnny Halliday, Nathalie Baye, Claude Brasseur et Jean-Pierre Léaud dans Détective, présenté à Cannes et grand succès en salle.

En 1986, il réalise pour la télévision Grandeur et décadence d’un petit commerce de cinéma avec les 2 Jean- Pierre : Mocky et Léaud. Dans Soigne ta droite, comédie avec Jacques Villeret, Dominique Lavanant et Michel Galabru, il est un cinéaste idiot. Il reçoit en 1987 un César d’honneur pour l’ensemble de sa carrière. Il tourne avec Alain Delon Nouvelle vague en 1990 puis Allemane 90 neuf zéro. Gérard Depardieu joue sous sa direction en 1993 Hélas pour moi. Nouveau César en 1998 pour l’ensemble de son œuvre. Pour le 100 ème anniversaire de la naissance du cinéma, il réalise 2 x 50 ans de cinéma français avec Anne-Marie Miéville dont il a été acteur pour ses réalisations : Nous sommes tous encore ici et Après la réconciliation.

En 2001 sort Eloge de l’amour commencé en 1996 ; faible succès et faible écho. Notre musique en 2004. En 2006 est inaugurée au centre Pompidou une exposition inachevée pour laquelle il a carte blanche mais dont le projet est financièrement irréalisable : Voyage (s) en utopie. A la recherche d’un théorème perdu. L’ensemble de sa carrière est récompensé en 2010 par un Oscar d’honneur. Quelqu’un a dit à cette occasion : «  Il n’a pas seulement bouleversé les règles. Il les a écrasées en voiture avant de repasser dessus en marche arrière pour être sûr qu’elles étaient bien mortes ». Bien que restant un cinéaste controversé, iI a influencé, au cours de sa vie de cinéaste Jean Eustache, Philippe Garrel et également des Américains comme Martin Scorcese, Francis Ford Coppola, Brian de Palma, Georges Lucas. Quentin Tarentino a appelé sa société de production A Band Appart en référence à lui.

Toujours en 2010, il rend hommage à Eric Rohmer dans un film de 3m 26 dans lequel il est la voix off. Il expérimente la 3 D avec un court-métrage Les 3 désastres puis un long-métrage Adieu au langage qui reçoit le prix du jury à Cannes en 2014. Le livre d’image remporte 4 ans plus tard une palme d’or spéciale mais il ne vient pas chercher sa récompense.

Il meurt à Rolle le 13 septembre 2022 après avoir eu recours au suicide assisté (pratique légale en Suisse) pour des polypathologies invalidantes et sera incinéré deux jours plus tard.

........................................................................................................................................Claudine

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18 septembre 2022 7 18 /09 /septembre /2022 10:48
ALAIN TANNER(1929-2022), les suisses meurent aussi....

 

 

 

Réalisateur, figure emblématique de la nouvelle vague en Suisse.

Né à Genève le 6 décembre 1929, il fait des études de sciences économiques puis fonde avec Claude Goretta, en 1951, le ciné-club universitaire de sa ville natale. A l’âge de 23 ans, il s’engage pour 2 ans dans la marine marchande à Gênes. Il vit à Londres de 1955 à 1958 et occupe un emploi au British Film Institut. Avec Claude Goretta il réalise en 1957 un court-métrage qui obtient le prix du film expérimental à Cannes : Nice time (Picadilly la nuit) où la caméra capte tout ce qu’elle peut. Il entre ensuite à la télévision suisse romande et y filme des courts-métrages ainsi que des documentaires.

En 1962 il est à l’origine de l’Association Suisse des Réalisateurs puis fonde en 1968 le Groupe 5 pour promouvoir le jeune cinéma avec : Cl. Goretta, Michel Soutter, Jean-Louis Roy et Jean-Jacques Lagrange. En 1969, Charles mort ou vif obtient le Léopard d’Or au Festival International du Film de Locarno dans lequel un patron bourgeois quitte tout pour une vie de bohème avec un couple rencontré dans un bar. Dans les années 70, il anime de nombreux séminaires à New York, Boston, Harvard, Berkeley, Chicago, Toronto et Los Angeles et crée en 1973 le Centre d’Animation Cinématographique de Genève.

Le plus gros succès du cinéma suisse à l’étranger vient de La salamandre en 1971, film phare de la nouvelle vague helvétique dans lequel Bulle Ogier campe une femme insolente, insaisissable, prise entre 2 journalistes. Son héroïne reviendra 25 ans plus tard dans Fourbi (1996) avec Karine Viard. L’année suivante, il est membre du jury au festival de Cannes. En 1973, il tourne Retour d’Afrique avec Juliet Berto, huis clos sur les espoirs d’un jeune couple. L’utopisme, à travers l’évocation d’un monde meilleur, transparaît dans Jonas qui aura 25 ans en l’an 2000 avec Jean-Luc Bideau, Miou-Miou et Myriam Boyer. En 1978 il adapte un fait divers sur la fugue de 2 adolescents dans Messidor. Il reçoit le Grand Prix à Cannes pour Les années lumière qui évoque la rencontre entre un jeune homme et un vieillard d’après le roman La voie sauvage de Daniel Odier avec Trevor Howard, Mick Ford et Henri Virlogeux. Le César du meilleur film francophone lui est attribué en 1983 à Dans la ville blanche où Bruno Ganz incarne un marin qui quitte tout pour se fondre dans une ville : Lisbonne. Cette même année, il est membre du jury à la Mostra de Venise. No man’s land est réalisé en 1985.Jean-Louis Trintignant est, en 1987, un cinéaste en pleine crise existentielle dans La vallée fantôme.

1991 : L’homme qui a perdu son ombre ; 1992 : Le journal de Lady M ; 1995 : Les hommes du port, consacré aux dockers et filmé à Gênes ; 1999 : Jonas et Lila, à demain, sur le quotidien d’un jeune couple ; 2002 : Fleurs de sang et 2004 : Paul s’en va, un enseignant disparaît en laissant à ses élèves une série de textes à méditer et de missions à accomplir où est évoqué, comme souvent, le thème du passage de témoin. Le voyage est également celui qui est un élément déclencheur du scénario.

En 2007 est publié au Seuil un livre de réflexions sur son expérience de réalisateur et sur l’évolution du cinéma au cours des 40 dernières années : Ciné villages. L’université de Lausanne lui confère le titre de Docteur honoris causa en mai 2008 et ses archives entrent à la cinémathèque suisse en 2014.

Il propose un cinéma à contre-courant pour partager quelque chose avec le spectateur. Il veut faire «  ressentir » le monde ; il dénonce la manière de filmer moderne, «  la caméra imbécile ». Pour lui, pas de plans de coupe. Il faut habiter le lieu de tournage «  le laisser venir par les lumières du matin et du soir ». Il dit : «  Je ne suis pas synchrone du tout ». Il considère que faire du cinéma est un acte politique et prolonge son engagement en s’impliquant en faveur de la population palestinienne de Gaza.

Il s’est éteint le 11 septembre 2022 à l’âge de 92 ans. Pour le réalisateur suisse Jacob Berger «  il était un réalisateur tendre et modeste mais extrêmement décidé ». Jean-Jacques Lagrange (du groupe des 5) dit : «  une forte personnalité et un homme très indépendant » puis ajoute : «  Je reste seul ».

.......................................................................................................................Claudine

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16 septembre 2022 5 16 /09 /septembre /2022 09:31

L’ AVIATION AU CINEMA : Tous les films proposés ont un rapport avec l’avion même si le mot n’est pas présent dans le titre.

1. 1970. Réalisé par George Seaton,d’après le roman d’Arthur Hailey, est un des tout premiers succès de la vague des films catastrophe. A Chicago, un avion s’embourbe sur la piste. Pendant ce temps un pilote prépare son vol à destination de Rome sans savoir qu’un désespéré veut profiter de ce voyage pour se suicider. Avec Burt Lancaster, Dean Martin, Georges Kennedy, Jacqueline Bisset et Jane Seberg.

2. 1980. Cette comédie des frères Zucker qui parodie le genre de film précédemment évoqué avec de nombreux clins d’œil à d’autres réalisations et qui aura une suite en 1982 met en scène un ancien pilote de chasse, Ted, vétéran traumatisé, devenu chauffeur de taxi sans emploi stable. Son ancienne petite amie le quitte avant de prendre son service (elle est hôtesse de l’air) sur le vol Los Angeles-Chicago. Il la suit. Avec Robert Hays et Julie Hagerty.

3. 1979. David Lowell Rich réunit Alain Delon, Georges Kennedy, Susan Blakely, Robert Wagner et Sylvia Kristel. Un homme d’affaires, ingénieur talentueux mais sans scrupules, n’hésite pas à vendre des armes à des pays peu favorable aux U.S.A. Sa maîtresse, une journaliste, ayant eu connaissance de ses agissements, lui échappe en prenant place dans un avion nouvellement acquis. L’amant organise une série d’attentats pour détruire l’appareil mais c’est sans compter l’adresse et le sang-froid des 2 pilotes.

4. 1965. Robert Aldrich filme James Stewart, Richard Attenborough et Hardy Krüger. Un avion quitte le désert lybien. Après une tempête de sable le crash est inévitable. Un des passagers propose de construire un nouvel avion à partir de l’épave. Un remake est tourné en 2004 par John More avec Dennis Quaid, Tyrese Gibson et Hugh Laurie.

5. 1933. Clarence Brown adapte un roman de Saint-Exupéry pour narrer cette histoire qui se déroule au moment où l’Aéropostale met en place les vols vers l’Amérique latine. Avec John Barrymore (responsable du réseau), Clark Gable (pilote), Myrna Loy et Lionel Barrymore.

6. 1997. Simon West réalise ce film avec Nicolas Cage et John Malkovich. Un ranger de l’armée américaine tue involontairement un homme et passe 7 ans en prison. Il est ensuite renvoyé chez lui à bord d’un avion dans un vol exceptionnel qui réunit les criminels les plus dangereux du pays. Ceux-ci parviennent à prendre le contrôle de l’appareil.

7. 2016. Clint Eastwood, également coproducteur, s’inspire d’une histoire vraie racontée dans un livre par le pilote lui-même : l’amérissage forcé du vol US Airways 1549 sur le fleuve Hudson par Chesley Sullenberger en janvier 2009. Avec Tom Hanks, Aaron Eckhart et Laura Linney, déjà dirigée par le réalisateur en 1997 pour Les pleins pouvoirs et en 2003 pour Mystic River.

8. 2004. Robert Schwentkle donne le rôle principal à Jody Foster, entourée de Peter Sarsgaard et Sean Bean. Kyle Prott quitte Berlin à bord d’un avion de ligne dont elle est la conceptrice pour regagner les Etats Unis où elle doit organiser les funérailles de son époux brutalement décédé. Elle est accompagnée par Julia, sa fillette. Après s’être un peu assoupie, elle constate la disparition de l’enfant et lutte pour trouver de l’aide mais le plan de vol et les documents semblent indiquer que l’enfant ne s’est jamais trouvée à bord.

9. 2011. Maurice Barthélémy filme des passagers, qui, après la faillite de leur voyagiste et bloqués à Djerba, tentent de regagner leur domicile à Beauvais par tous les moyens. Avec Jean-Paul Rouve, Gérard Darmon, Etienne Chicot et Judith Godrèche (qui reçoit un Gérard du désespoir féminin – voir à la fin du questionnaire).

10. 1997. Wolfgang Petersen (réalisateur de Troie et qui vient de mourir) réunit Harrison Ford, Gary Oldman et Glenn Close. Un dictateur est capturé. Après un discours à Moscou, le président des Etats Unis rejoint son avion avec sa famille et ses conseillers mais 6 terroristes russes se faisant passer pour des journalistes sont parmi eux. Les pirates de l’air demandent à la vice-présidente la libération du prisonnier. Arnold Schwarzenegger avait été pressenti amis retenu sur le tournage de Batman et Robin.


 

Les Gérard du cinéma : cérémonie satirique qui récompense les pires films et les pires acteurs 1 ou 2 jours avant la cérémonie des Césars ou le festival de Cannes. Le prix est un parpaing doré. La première eut lieu en 2006. Plus mauvais film et plus mauvais réalisateur : Patrick Braoudé ; plus mauvais acteur : Michael Youn dans Iznogod. Arielle Dombasle (Le courage d’aimer de Claude Lelouch) : plus mauvaise actrice qui bénéficie le mieux des réseaux de son mari). Plus mauvais acteur ou actrice fils ou fille de : Arthur Jugnot dans Le passage d’E. Civanyan. Dernière manifestation en 2012.


 

REPONSES : 1. Airport ; 2. Y-a-t-il un pilote dans l’avion ; 3. Airport 80 Concorde ; 4. Le vol du Phoenix ; 5. Vol de nuit ; 6. Les ailes de l’enfer ; 7. Sully ; 8. Flight plan ; 9. Low cost ; 10. Air force one.

...................................................................................................................Claudine

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12 septembre 2022 1 12 /09 /septembre /2022 11:52
Lundi 12 Septembre 2022 : "Le Ciel est à Vous" de Jean Grémillon

 

 

 

 

 

 

Présentation du film, du réalisateur et de quelques acteurs.

Ce film français de 105 mn en noir et blanc a été réalisé par Jean Grémillon en 1944 sur une adaptation et des dialogues de Charles Spaak. Il s’inspire du record aéronautique établi en 1938 par André Dupeyron, femme d’un garagiste de Mont-de-Marsan, surnommée « la mère de famille volante ». Fille d’un ouvrier, elle rencontre à l’âge de 16 ans Gustave, un mécanicien. Le couple s’intéresse aux avions. Elle obtient les brevets de pilote de tourisme puis professionnel. En mai 1938, elle établit le record féminin de distance en ligne droite sans escale (4360km) entre Oran (Algérie) et Tel El Aham (Irak). En 1949, elle tente de relier Mont-de-Marsan à Jiwani (Inde), distance de 5932 km, seule, après 31h23 de vol. Un de ses fils est pilote militaire durant la 2ème guerre mondiale et elle-même vole pour les Forces aériennes françaises libres. Elle est marraine d’une escadrille qui porte son nom. Durant l’hiver 44-45, elle est membre d’un groupe de femmes pilotes pour le 1er corps de pilotes militaires féminins. Elle obtient le grade de sous-lieutenant. En 1946, elle est l’unique femme élève pilote du centre de vol à voile de la Montagne noire. Elle s’éteint le 22 juillet 1988.

Synopsis : Pierre et son épouse Thérèse tiennent un petit garage. Quand le docteur Maulette ouvre un aéro-club, le garagiste, ancien mécano de Guynemer pendant la guerre, est repris par son ancienne passion qu’il communique à sa femme ; ils achètent un petit avion. Le tournage débute en juin 1943 à l’aéroport de Paris-Le Bourget et se poursuit jusqu’en octobre à Bron (ancien aéroport de Lyon) après les bombardements du 16 août. Distribution : Madeleine Renaud, son actrice fétiche, (Thérèse), Charles Vanel (Pierre), Raymonde Vernay (l’acariâtre belle-mère), Anne-Marie Labaye (Jacqueline, la fille), Léonce Corne (le docteur), Jean Debucourt, Paul Demange, Bernard Lajarrige.Le réalisateur, musicien et compositeur lui-même, prête grand soin à l’ambiance sonore de ses films. Ici, un chœur de petites filles chante une vieille complainte sur le triste destin d’Adèle qui désobéit à ses parents. Analyse : film anti-vichyste qui exalte le féminisme quand le pouvoir veut que la femme reste à la maison et lanceur de message d’espoir pour ne pas accepter la résignation et la collaboration mais chercher la liberté. Jean Grémillon prend le temps d’inscrire ses personnages dans une normalité terre-à-terre (vie de famille, réussite économique modeste) qui devrait leur suffire. Le pilotage d’avion est, dans un 1er temps, une lubie immature dont Pierre se cache. Par bravade, Thérèse s’essaie à son tour à une balade puis partage l’obsession de son époux. Ils défient un environnement castrateur : la belle-mère désagréable, le jugement moral du voisinage, lourd, silencieux, pesant. Plus le récit avance, plus le couple semble isolé dans les environnements dédiés à leur passion. Le sujet revêt un caractère très personnel pour le metteur en scène, issu d’un milieu modeste, qui eut toutes les peines du monde à faire comprendre à sa famille sa sensibilité et ses aspirations artistiques.

 

LE REALISATEUR JEAN GREMILLON : scénariste, compositeur, celui qui est pour Bertrand Tavernier un des réalisateurs les plus importants du cinéma français, est né le 3 octobre 1901 à Bayeux dans le Calvados. Il quitte Cerisy (ses parents y achètent une maison où ensuite il aimera travailler) ; il écoute et pratique assidument la musique. Après des études à Saint-Lo, Brest, Dinan et au Havre, il arrive à Paris en 1920 afin de suivre à la Schola Cantorum les cours de Vincent d’Indy. Il découvre le cinéma en accompagnant dans la fosse d’orchestre les films muets. Il réalise des courts-métrages de commandes qui témoignent de sa curiosité pour le monde et son souci esthétique. Ce seront en 1923 Le revêtement des routes puis Chartres qu’il réalise avec le projectionniste Georges Périnal, futur chef opérateur. 1925 : L’électrification de la ligne Paris-Vierzon ; 1926 : La vie des travailleurs italiens en France et un moyen-métrage : Un tour au large. En 1928, son 1er long-métrage est produit par Charles Dullin, également acteur : Maldone qui reçoit un accueil médiocre au contraire de Gardiens de phare produit, l’année suivante, par Jacques Feyder. En 1930, La petite Lise, son 1er parlant, essai prématuré de réalisme poétique, est né de sa rencontre avec Charles Spaak. Le chef opérateur Louis Page l’accompagne à partir de cette date dans toute sa carrière. Suivent : En 1932 Pour un sou d’amour, en 1935 Valse royale et en 1936 Les pattes de mouches. Il s’expatrie pour mieux travailler ; on le voir en 1935 aux côtés de Luis Bunuel en Espagne.

Deux films lui apportent la consécration artistique et populaire : En 1937, il offre à Jean Gabin l’un de ses plus beaux rôles dans Gueule d’amour avec Mireille Balin. L’année suivante Raimu est entouré de Pierre Blanchar et Andrex dans L’étrange monsieur Victor où joue également Madeleine Renaud qui participe, durant l’Occupation, en 1941, au tournage de Remorques avec Michèle Morgan et Jean Gabin. Ce film, où la mer est un personnage à part entière, est le fruit d’une étroite collaboration avec Jacques Prévert. En 1942, son actrice préférée est accompagnée de Madeleine Robinson et Pierre Brasseur dans Lumière d’été. Le réalisateur est un grand portraitiste de la femme moderne et entreprend de déconstruire son image de femme fatale ou de victime véhiculée par le cinéma.

En 1944, il adhère au parti communiste, devient président du syndicat des techniciens, de la Cinémathèque. Les producteurs ne le suivent pas dans ses projets de films historiques (La Commune de Paris, la guerre d’Espagne). Il compose en 1945 la musique de son moyen-métrage : Le 6 juin à l’aube. Après 4 ans passés sans tourner, appelé par Jean Anouilh malade, il le remplace pour Pattes blanches en 1949 avec Suzy Delair, Fernand Ledoux et Michel Bouquet. Le film reçoit le prix spécial au festival de Locarno mais déroute la critique. Son court-métrage Les charmes de l’existence, réalisé avec Pierre Kast, reçoit le prix dans cette catégorie à la Mostra. Il est nommé président d’honneur du ciné-club de Cherbourg à sa création. En 1951, il réalise L’étrange madame X avec Michèle Morgan, Henri Vidal et Arlette Thomas puis en 1953 L’amour d’une femme avec Micheline Presle, Marc Cassot et Gaby Morlay. Il revient aux courts-métrages : 1952 : L’encyclopédie filmée séquence Alchimie. Les 3 suivants sont tournés grâce à sa propre maison de production, les films du dauphin : La maison aux images en 1955, Haute lisse en 1956 et celui consacré à un peintre André Masson et les 4 éléments.

Il meurt à Paris le 25 novembre 1959, le même jour que Gérard Philippe et repose au cimetière de Saint-Sulpice de Favières dans l’Essonne avec son épouse (décédée en 1992). Il avait 58 ans.

 

et quelques acteurs...

 

JEAN DEBUCOURT : né le 19 janvier 1894 à Paris, cet acteur, metteur en scène est sociétaire de la Comédie française où il entre en 1936 pour obtenir ce titre l’année suivante et enseigner rue Blanche et au Conservatoire. Il débute au théâtre en 1924 avec La duchesse et le garçon d’étage et joue en 1933 dans Le bonheur d’Henry Bernstein. Au sein de la maison de Molière, outre le répertoire classique, ce sont des auteurs comme Pirandello, Henry Bataille, Paul Géraldy, Armand Salacrou, Mérimée, Edouard Bourdet ou encore Jules Romains qu’il interprète. En 1941, il réalise la mise en scène d’André del Sarto de Musset, en 1947 celle des Femmes savantes qui voit le début de carrière de Denise Gence, l’année suivante Audiberti avec Les femmes du bœuf puis en 1950 La belle aventure de G. de Cavaillet.

Filmographie : impossible d’énumérer les quelque 125 films dans lesquels il a tourné. Sa carrière débute en 1918 avec Les grands de Georges Denola et il tient le rôle de Jacques Eyssette dans Le petit Chose d’André Hugon en 1923. Jean Epstein pour La chute de la maison Usher (1928), Le gendre de Mr Poirier de Marcel Pagnol en 1933, Koenigsmark de Maurice Tourneur en 1935 puis Un grand amour de Beethoven d’Abel Gance et Mayerling d’Anatol Litvak. Max Ophüls réalise en 1939 De Mayerling à Sarajevo (et en 1953 Mme de). Claude Autant-Lara le filme à plusieurs reprises : Lettres d’amour en 1942, Douce en 1943, Le diable au corps en 1946, Marguerite de la nuit en 1956. Il est également présent dans plusieurs réalisations de Sacha Guitry : La Malibran en 1943, Le diable boiteux en 1948, La poison en 1951, Napoléon en 1954 et enfin Si Paris nous était conté en 1956. Il est Felix de Willenstein dans L’aigle à 2 têtes de Jean Cocteau en 1947. Christian- Jaque met en scène D’homme à hommes en 1948 puis Barbe bleue en 1951, Fanfan la Tulipe en 1952 (il y est la voix de l’historien) et Nana en 1955. Jean Delannoy crée Le secret de Mayerling en 1949 (Maigret tend un piège date de 1958). Pour André Cayatte, Justice est faite en 1950. Yves Allégret réalise : Nez de cuir et La jeune folle en 1952, Mam’zelle Nitouche l’année suivante et en 1957 Quand la femme s’en mêle. Vincente Minelli tourne La vie passionnée de Vincent Van Gogh en 1955 et l’année suivante il est le révérend Paris aux côtés de Simone Signoret dans Les sorcières de Salem de Raymond Rouleau.

Mais d’autres metteurs en scène l’ont inclus dans leur générique : Jacques Becker, Jacques Baroncelli, Jean Dréville, Gilles Grangier, Maurice Cloche, Henri Decoin, Georges Lacombe, Jean-Paul Le Chanois, Henri-Diamant Berger, Richard Pottier, Jean Renoir et Denys de la Patellière.

Il a été la voix de Jésus à 3 reprises dans la série des Don Camillo : en 1951 et 1953 pour Julien Duvivier et en 1956 pour Carmine Gallone. Il est décédé d’une leucémie le 22 mars 1958 et repose à Egreville où sa famille maternelle possédait un château vendu à Jules Massenet.
 

LEONCE CORNE : né le 18 mars 1894 à Beauvais, il tourne dans des courts métrages dès 1930 : Le Kinkajou de Jean de Marguerrat (film en 1933 : La robe rouge) ; La moule de Jean Delannoy en 1934.

On le voit dans environ 120 films et ce dès 1932 : Rouletabille aviateur d’Istvan Szëkely. 1935 : Baccara d’Yves Mirande (1936 :7 hommes, une femme) : avec Léonide Moguy comme 1er assistant. Celui-ci réalise l’année suivante Le mioche. 1938 : Le roman de Werther de Max Ophüls et ensuite Le jour se lève de Marcel Carné ; en 1941, Jean Grémillon réalise Remorques ( puis en 1943 Lumières d’été) ; 1942 : Les inconnus dans la maison d’Henri Decoin ; 1945 : La ferme du pendu de Jean Dreville (1949 : Retour à la vie et 1965 : La seconde vérité) et Sortilèges de Christian-Jaque (1950 : Souvenirs perdus). Il est souvent sollicité par André Cayatte : Roger la honte en 1946, Le dessous des cartes en 1948, Justice est faite en 1950, Nous sommes tous des assassins en 1952, Avant le déluge en 1954 et Meurtre à Montmartre en 1957. Ce sont également : Henri-Georges Clouzot en 1950 : Miquette et sa mère ; Jean Anouilh en 1951 : 2 sous de violettes ; Carmine Gallone en 1956 : Michel Strogoff. Pour Gilles Grangier : 1943 : Ademaï bandit d’honneur ; 1956 : Le sang à la tête ; 1959 : Archimède le clochard ; 1962 : Le gentleman d’Epsom.

Outre Philippe de Broca (Cartouche 1961) ; Jean-Pierre Mocky (La grande frousse ou la cité de l’indicible peur en 1964 et La bourse ou la vie en 1966) ; Yves Robert (Alexandre le bienheureux en 1968) ; Philippe Fourastié (La bande à Bonnot en 1969) et Henri Glaeser (Les larmes de l’océan en 1973), il a tourné sous la direction de Léo Joannon, Georges Lacombe, Louis Daquin, Henri Diamant-Berger, Raymond Bernard, Denys de La Patellière ou encore Michel Boisrond.

La télévision lui a offert quelques rôles notamment dans Les 5 dernières minutes (1958, 1959, 1965, 1967 et 1968) ; Gaspard des montagnes en 1965 ; Le chevalier de Maison-Rouge de Claude Barma en 1963 ; L’éventail de Séville en 1968 ; Jacquou le croquant en 1963 ; Les nouvelles aventures de Vidocq de Marcel Bluwal en 1971 ; La malle de Hambourg en 1972 ; Les Thibault en 1973 ; Joseph Balsamo en 1973 et Au pays d’Eudoxie ou le Satyre de la Villette en 1974.

Il a assuré le re doublage du nain Grincheux en 1962 et prêté sa voix à Groucho Marx dans Panique à l’hôtel en 1938 puis dans Une nuit à Casablanca.

Au théâtre, il a joué dans Cromedeyre-le-vieil de Jules Romains en 1920 ; Crime et châtiment d’après Dostoïevski en 1933 ; Le coup de Trafalgar de Roger Vitrac en 1938 ; Clérambard de Marcel Aymé en 1950 (1954, 1958 et 1961) ; Eurydice de Jean Anouilh en 1941 (et Colombe en 1954) et en 1955 Kean de Jean-Paul Sartre d’après Dumas dans une mise en scène de Pierre Brasseur puis Judas de Marcel Pagnol.

Il est décédé à Chartres le 31 décembre 1977.

 

PAUL DEMANGE : comme les 2 acteurs précédents, il fait partie des «  excentriques du cinéma français », ayant tourné dans quelque 200 films comme second ou même troisième rôle.

Né le 12 avril 1901 à Mirecourt dans les Vosges, Paul Marie Hubert Petit Demenge , il paraît dès 1935 dans La Bandera de Julien Duvivier pour lequel il tournera également La belle équipe en 1936, L’homme du jour en 1938, La fête à Henriette en 1952, Voici le temps des assassins en 1956 et L’homme à l’imperméable en 1957. André Berthomieux réalise L’amant de Mme Vidal, La flamme et en 1937 La chaste Suzanne. Jean Renoir filme Le crime de Mr Lange en 1936 (puis Héléna et les hommes en 1956). Pour Marcel Pagnol c’est Topaze la même année et la suivante La maison d’en face de Christian-Jaque (D’homme à hommes en 1948, Mme du Barry en 1954 et Messieurs les ronds de cuir en 1959). Henri Diamant Berger met en scène La vierge folle en 1938 (Tourbillon de Paris en 1939, La madone des sleepings en 1955 et C’est arrivé à 36 chandelles en 1957). Pour Jean Delannoy c’est en 1941 Le diamant noir (Les jeux sont faits en 1947, La route Napoléon en 1953 et un sketch dans Secrets d’alcôve en 1954). Le dernier des 6 est de Georges Lacombe en 1941 (tout comme Montmartre sur Seine et Mr la souris en 1942). Pour Claude Autant-Lara c’est Sylvie et le fantôme (puis Occupe-toi d’Amélie en 1949, Marguerite de la nuit en 1955, Vive Henri IV vive l’amour en 1960 et Le magot de Josefa en 1963).

Il a prêté son image à d’autres réalisateurs : Marc Allégret, Léo Joannon, Maurice Cloche, André Cayatte, René Clair, André Hunebelle, Abel Gance, Raoul André, Sacha Guitry, Georges Franju ou encore Edouard Molinaro.

Il tourne encore en 1974 dans Les Gaspards de Pierre Tchernia et Vos gueules les mouettes de Robert Dhéry. En 1977 Anouk Bernard réalise Pourquoi ?

Pour la télévision ce sont des réalisateurs comme Claude Barma, Roger Iglesias, Pierre Badel, Robert Guez, Stello Lorenzi et François Gir qui lui permettent d’apparaître sur le petit écran. On le voit également en 1965-1966 dans Rocambole avec Pierre Vernier. Pour Au théâtre ce soir ce sont en 1966 Chérie noire et en 1970 L’amour vient en jouant. Les folies Offenbach datent de 1977.

Le théâtre : La Michodière, les Nouveautés, Daunou, Edouard VII, l’œuvre, le vieux colombier, les Variétés l’ont vu interprété : Anouilh, Giono, Barillet et Grey, Guitry, G.B. Shaw, Offenbach, Marcel Achard, Robert Thomas et Georges Feydeau. En 1973, il est aux côtés de Jean Poiret et Michel Serrault dans La cage aux folles dans une mise en scène de Pierre Mondy.

Il est décédé le 28 novembre 1983 à Taverny et repose au cimetière d’Asnières-sur-Seine.

 

Les excentriques du cinéma français (1929-1958) e R. Chirat et O. Barrot (Editions Henri Veyrier) 1983. Jean Debucourt figure dans le chapitre 14 : Les Français parlent aux Français tandis que les 2 autres acteurs illustrent le chapitre 12 : Chapeaux melons et ronds-de-cuir.

.....................................................................................................................Claudine
 


 


 


 


 


 

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10 septembre 2022 6 10 /09 /septembre /2022 13:31

au foyer culturel à 16h30

adhérents gratuit

non adhérent : participation 6€

 

LUNDI 12 SEPTEMBRE   LE CIEL EST A VOUS de Jean GREMILLON  Les pionnières de l'aviation française 

 

LUNDI 10 OCTOBRE   UN HOMME INTEGRE  de Mohammad RASOULOF  Aspects du cinéma iranien                                                                                                                                                                                       

LUNDI 14 NOVEMBRE   LES FLEURS DE SHANGAÏ de HOU HSIAO-HSIEN  Aspects du cinéma Tawainais                                                                                                                                                                              

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1 septembre 2022 4 01 /09 /septembre /2022 07:50

 

 

 

Chanteuse et actrice austro-britannique, elle naît à Cambridge le 26 septembre 1948. Son père, enrôlé dans l’armée britannique, participe à l’arrestation de Rudolf Hesse en 1941. La famille s’installe en Australie en 1954. Ses parents divorcent lorsqu’elle a 11 ans. Elle fait ses débuts dans la chanson dans un groupe qu’elle forme puis dans des radios-crochets et remporte un 1er prix lors d’une émission. En 1964, les siens (sa mère et une amie) regagnent l’Angleterre et elle sort avec succès un premier single guitariste des Shadows. Ils resteront 6 ans ensemble. Elle interprète son propre rôle dans Tomorrow de Val Guest. En 1974, I honestly love you est n°1 aux Usa et elle termine 4ème au concours de l’Eurovision dont les vainqueurs sont les Suédois Abba en représentant le Royaume-Uni.

En 1975, elle s’installe aux Etats-Unis, connaît de grands succès sur la scène country et western. Elle remporte un Grammy Award et un Academy of Country Music award. Elle rencontre le producteur Alan Carr qui lui offre le rôle de Sandy Olson qui, en perfecto et pantalon de latex noir cousu directement sur elle, forme un couple avec John Travolta devenu Danny dans Grease de Randal Kleiser (il tourne en 1996 Le dernier anniversaire). Elle devient une des artistes les plus populaires du monde avec le succès de ce film. En 1979, elle accède au grade d’Officier de l’ordre de l’empire britannique. Sous la direction de Robert Greenwald, elle est Kira dans Xanadu aux côtés de Gene Kelly. Le fim ne connaît pas un grand succès mais la BO si. Une des chansons a été écrite et produite par un membre du groupe Electric Light Orchestra. En 1981 son album Physical est son plus grand succès commercial et son étoile est gravée sur le Walk of Fame de Los Angeles. L’année suivante elle retrouve John Travolta dans Two of a kind de John Herzfeld ; elle y est Debbie mais comme précédemment avec Xanadu c’est la bande originale qui est un succès. Elle épouse en 1984 le comédien Matt Lattanzi ; ils ont une fille Chloé Rose et se séparent en 1995. Dans le clip de Michael Jackson, en 1989, Liberian girl elle est elle-même.

En 1992, elle surmonte un cancer du sein (masectomie, chimiothérapie et reconstruction). Elle s’engage dans le combat contre cette maladie et insiste sur l’importance du dépistage. Elle donne son nom à un centre de recherches dans la banlieue de Melbourne et y reverse tous les bénéfices de l’album de chants de Noël réalisé avec John Travolta (2012). Elle tourne en 1996 Elle reçoit en 1998 un Aria Music Award, la plus haute récompense de l’industrie du disque australienne. Elle participe à la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Sydney en 2000 et joue dans Sordid Lives de Del Shores. Son fiancé, le cameraman américain coréen d’origine Patrick Mc Dermott disparaît en mer en juin 2005. Son corps n’est pas retrouvé et sa mort effective encore questionnée. Son album Stronger than before est dédié aux victimes, malades ou guéries, du cancer. Elle épouse au Pérou d’abord puis en Floride l’homme d’affaires John Easterling en juin 2008. Elle joue le personnage de Hope Gordon dans Score : A hockey musical de Michael Mc Gowan en 2010 et 2 ans plus tard pour Stephan Elliott elle devient Barbara dans My best men. En 2015, elle chante en duo avec sa fille Cholé pour un single et un court-métrage de Michael Easterling You have to believe. Elle intervient aux côtés d’autres chanteurs et continuent de sortir des albums.

Après une première récidive de sa maladie en 2013, elle doit, en 2018, annuler la série de concerts entamés au Flamingo de Las Vegas car diagnostiquée au stade 4. Elle reçoit le titre de Dame Commandeur de l’ordre de l’empire britannique pour son engagement contre le cancer et sa contribution aux Arts. Initialement connue comme chanteuse de country, elle a, en effet, rapidement conquis les charts populaires. Elle s’est éteinte, entourée de sa famille et de ses amis dans son ranch de Californie le 8 août 2022. Elle pourrait recevoir des funérailles nationales pour « ses incroyables contributions » selon la déclaration du 1er ministre de l’état de Victoria.

John Travolta, ami de longue date, a déclaré : « Ma très chère Olivia, tu as rendu nos vies tellement meilleures. Ton impact a été incroyable. Je t’aime tellement(…). A toi dès le 1er instant où je t’ai vue et pour toujours ! Ton Danny, ton John ».

......................................................................................................................................Claudine

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30 août 2022 2 30 /08 /août /2022 19:45

Dessinateur français dont les travaux ont été publiés dans Sud Ouest, l’Express, le Figaro, le Nouvel observateur, Télérama, Match ( collaboration la plus longue, depuis 1956) et une 1ère couverture en 1978 dans le New Yorker (la dernière datant du 15 octobre 2018).

Le petit Nicolas : réalisé en 2009 par Laurent Tirard, à la demande des producteurs : «  Il m’est cependant apparu comme une évidence. J’ai grandi avec le petit Nicolas. Je l’ai lu lorsque j’étais adolescent. Cette œuvre me correspond et me parle. J’ai immédiatement su à quoi ressemblerait le film ». Le scénario a été écrit par Grépoire Vigneron et Alain Chabat avec la collaboration d’Anne Goscinny. Sorti pour le 50ème anniversaire de la création du personnage (voir plus loin l’historique), ce long-métrage réunit : Maxime Godart, le héros, Kad Merad, le père, Valérie Lemercier, la mère, Sandrine Kiberlain, la maîtresse d’école, François-Xavier Demaison, le surveillant dit «  Le Bouillon », Daniel Prévost, Mr Moucheboume, patron du père, Michel Duchaussoy, le directeur de l’école. Clin d’œil au film Les choristes avec Gérard Jugnot qui joue Clément Mathieu, chef de la chorale. Pour incarner le père, avaient été contactés : Alain Chabat, Edouard Baer et Fabrice Luchini.

Naissance du petit écolier, présent dans plus de 40 pays et vendu à plus de 15 millions d’exemplaires. Son créateur disait : «  Il m’est arrivé de devenir, par moments, raisonnable mais jamais adulte «. L’agence qui emploie le dessinateur publie une couverture où l’on voit un gamin se rouler dans la boue et demande à Sempé d’imaginer ses aventures. Il lui donne le nom d’un célèbre caviste en le voyant sur le flanc d’un autobus. Ayant rencontré en 1954 René Goscinny, il lui demande de travailler avec lui et ce seront 28 histoires en bande dessinée (genre que n’apprécie pas du tout Sempé) parues dans l’hebdomadaire belge Le Moustique. Il se remémore : «  Il (Goscinny) arriva avec un texte dans lequel un enfant, Nicolas, racontait sa vie avec ses copains qui avaient tous des noms bizarres(…) C’était parti. René avait trouvé la formule ». Les dessins continuent d’être publiés dans Sud-Ouest et Goscinny écrit les histoires. La première paraît le 29 mars 1959. 5 recueils sont publiés par les éditions Denoël jusqu’en 1965. «  Le petit Nicolas, c’est d’abord une histoire d’amitié. Il ne l’aurait jamais fait sans moi, mais le plus important, c’est que moi je ne l’aurais jamais fait sans lui. Nous étions de vrais complices ».

Les vacances du petit Nicolas : suite des aventures, le film sort en 2014 d’après un recueil de 18 nouvelles paru en 1962 (8 sur le séjour de la famille à Bain-les-Mers à l’hôtel Beau- rivage et 10 en colonie à Plage-les-Trous). Le réalisateur conçoit le scénario toujours avec Grégoire Vigneron. Pour ces congés avec la grand-mère, le tournage a eu lieu en partie sur l’île de Noirmoutier ; on peut déceler dans ce long-métrage de nombreuses références à d’autres productions : La grande vadrouille, La folie des grandeurs, Les demoiselles de Rochefort ou encore Shinning. Le générique : Matheo Boisselier est Nicolas,Francis Perrin remplace Michel Duchaussoy décédé en 2012, dans le rôle de Mémé, Dominique Lavanant succède à Bernadette Lafont disparue au début du tournage. En ce qui concerne Anémone (Melle Navarin, institutrice remplaçante), Daniel Prévost et Michel Galabru (ministre de l’Education) le réalisateur explique son choix : « Ils ont nourri le cinéma que je regardais étant enfant et j’avais envie de tavailler avec eux ».

Raoul Taburin : film réalisé en 2018 par Pierre Godeau qui le coproduit, sur des dialogues de Guillaume Laurant. Le personnage de réparateur de vélos, qui cache le secret de ne pas savoir monter à bicyclette, créé en 1995 est incarné par Benoît Poelvoorde, qui avait commencé des études de dessin (envie donnée en voyant les œuvres de Sempé). Le dessinateur se souvient de leur rencontre : «  Je l’ai trouvé incroyablement drôle et j’ai été épaté par son originalité. Il sort totalement de l’ordinaire, ce garçon ! »

Renvoyé du collège de Bordeaux pour indiscipline, Sempé trouve un emploi de livreur à bicyclette à l’âge de 14 ans. Venu à Paris, ( devançant l’appel avec de faux papiers, il fait son service à Vincennes) il se souvient : « J’ai fait beaucoup de vélo. Pendant 30 ans, je suis allé partout à bicyclette ». Il imagine en 2014 les pièces pour la Monnaie de Paris : un tandem pour l’égalité, un cycliste qui ne tient plus son guidon pour la liberté et la fraternité est une sortie en groupe. Il disait : «  Le vélo, c’est un moyen simple d’être libre. Vous lâchez votre guidon, et vous voilà libre d’aller où bon vous semble »

Le petit Nicolas, qu’est-ce qu’on attend pour être heureux : Film d’animation réalisé par Amandine Fredon et Benjamin Massoubre, dont la sortie est prévue le 12 octobre, vient d remporter le cristal d’or au festival d’Annecy. Sempé a été tenu au courant des avancées du travail qui a demandé 7 ans de réflexion. Il raconte en desin animé le processus de créations du personnage et met en scène ses « pères ». Le scénario a été confié à Anne Goscinny et Michel Fessler.

Né le 17 août 1932 près de Bordeaux, le dessinateur, éternel inquiet, toujours insatisfait de sa production, devenu commandeur des Arts et des Lettres en 2006, s’est éteint à Draguignan le 11 août 2022. Après une cérémonie en l’église de Saint-Germain des Prés (son atelier se nichait au 6ème étage d’un immeuble du quartier Montparnasse) il est inhumé dans le cimetière proche de ce domicile.

................................................................................................................................Claudine


 

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30 août 2022 2 30 /08 /août /2022 19:41

Cette très grande actrice française a eu 100 ans le 22 août. Elle a fêté cet anniversaire à la maison de retraite nationale des artistes de Nogent-sur-Marne. C’est l’occasion de revenir sur quelques films de sa brillante carrière avec ce quiz.

Née le 22 août 1922 à Paris, Micheline Chassagne a tiré son nom de scène de celui qu’elle a porté dans son 1er succès, Jeunes filles en détresse de Georg Wilhelm Pabst en 1932. Elle rencontre aux Etats-Unis où elle s’est installée William Marshall, récemment divorcé de Michèle Morgan (1920-2016). Leur fils Mike (1944-2005) a notamment joué dans La grande vadrouille. De son mariage en 1950 naît une fille, Tonie (1951- 2020). Le divorce est prononcé en 1954. Un César d’honneur lui est remis en 2004.

Cherchons ensemble !

1. 1940- Dans ce film d’Abel Gance, elle joue 2 rôles (la femme de Pierre qui meurt en donnant le jour à Jeannette et celle-ci. Avec Fernand Gravey et Elvire Popesco. La chanson est interprétée par Lucienne Delyle.

2. 1944. Jacques Becker tourne dans le milieu de la couture (costumes de Marcel Rochas), avec comme assistants réalisateurs Claude Boissol et Stellio Lorenzi. Une jeune provinciale arrive à Paris pour préparer son mariage mais elle tombe amoureuse du couturier, meilleur ami du futur ; il la séduit le temps de renouveler son inspiration créatrice puis se détache d’elle. Avec Raymond Rouleau, Jean Chevrier, Gabrielle Dorziat et Jeanne Fusier-Gir.

3. 1945. Christian-Jaque adapte 2 nouvelles de Guy de Maupassant sur des dialogues d’Henri Janson ; avec Alfred Adam, Berthe Bovy et Louis Salou. Film très patriotique réalisé à la Libération.

4. 1947. Claude Autant-Lara s’inspire du roman de Raymond Radiguet (1923). Pendant la guerre, une jeune aide-soignante prend pour amant un jeune lycée (Gérard Philippe reçoit le prix d’interprétation à Bruxelles). Avec Denise Grey, Jean Debucourt et Jacques Tati dans le rôle de l’estafette au bar. Lors de la sortie du film à Bordeaux, les journalistes ont rédigé une pétition pour qu’il soit retiré de l’affiche. Au festival précédemment cité, l’ambassadeur quitte la salle. L’actrice est récompensée d’une Victoire du cinéma français (tout comme pour le long-métrage qui suit).

5. 1950. Marcel l’Herbier situe son action en 79 après JC : l’idylle entre une jeune patricienne Hélène et le Grec Lysias (Georges Marchal) avant une terrible catastrophe.

6. 1953. Dans ce film de Raymond Bernard, récit dans le récit, Armand Duval raconte au narrateur son histoire d’amour avec une courtisane. Photos de Philippe Agostini. Gino Cervi est le père du jeune homme. Tiré de l’œuvre d’Alexandre Dumas fils.

7. 1954. A travers des épisodes et des personnages historiques Sacha Guitry raconte un lieu très célèbre. Quel est le nom du film, Quel rôle joue notre actrice au milieu de ce générique qui rassemble les plus grands acteurs des années 50 ?

En 1955, avec Son Napoléon, le réalisateur retrouve cette actrice dans le rôle de la reine Hortense de Beauharnais. Si Daniel Gélin interprète Bonaparte, qui est l’empereur ?

8. 1958. Pierre-Gaspard Huit reprend Liebelei de Max Ophüls d’après Arthur Schnitzler. Franz, un jeune lieutenant, (Alain Delon) veut mettre fin à une liaison avec une baronne. Il fait connaissance d’une jeune fille timide, (Romy Scheider), amie de Mizzie qui plaît à son confident Théo (Jean-Claude Brialy

9. 1960. Jean Delannoy, d’après une nouvelle de Georges Simenon, sur un scénario de Maurice Druon, montre Jérôme (Jean Gabin), un homme désargenté et joueur invétéré, gagne un yacht, l’Antarès. Avec sa compagne Perle, il décide de se rendre à Monaco par les eaux intérieures. Quand l’argent manque ils sont momentanément bloqués à Vernisy. Bien que séduit par la patronne du «  café de la Marine », il repart quand la somme attendue arrive. Avec Jacques Castelot, Robert Dalban et Louis Seigner.

10. 1970. Autre adaptation de R. Radiguet, cette fois par Marc Allégret, avec comme assistant Michel Lang sur des dialogues de Françoise Sagan et Philippe Grumbach. François de Séryeuse (Bruno Garcin) fait la connaissance d’un couple, Anne (Jean-Claude Brialy) qui divertit le tout Paris et son épouse Mahé (Sylvie Fennec) dont il tombe amoureux. Avec Claude Gensac et Sacha Pitoëf.

11. 1970. Film musical adapté d’un conte de Charles Perrault (1694) par Jacques Demy our sa 3ème collaboration avec Catherine Deneuve. L’actrice y joue la mère du prince (Jacques Perrin) et son époux est Fernand Ledoux. Jean Marais et Delphine Seyrig font également partie de la distribution.

12. 1973. Jean-Claude Brialy raconte, en 5 sketches, l’histoire d’Armand, un valet vieille France, doté de charme et de classe. Des invités admiratifs tentent de le débaucher et de priver ses employeurs (M.P. et Marco Perrin) de ses services. Avec Pierre Berthin, Annie Duperey et Jacqueline Maillan.

13. 1978. François Leterrier, sur des dialogues de Danièle Thompson, adapte le roman de Françoise Dorin : une épouse modèle tombe amoureuse du chauffeur de la voiture qu’elle a accidentée. Avec Marlène Jobert, Philippe Léotard.

14. 1999. Ce long-métrage de Tonie Marshall reçoit 4 Césars : pour le film, la réalisation, la meilleure actrice (Audrey Tautou dans le rôle de Marie), scénario (auquel a collaboré Jacques Audiard). Madame Nadine (Bulle Ogier) travaille aussi avec Angèle (Nathalie Baye) et Sam (Mathilde Seigner) dans un lieu où les clients et clientes racontent leurs malheurs entre 2 soins. Avec Samuel Le Bihan. La réalisatrice tourne également France boutique en 2003 et Tu veux ou tu veux pas en 2014.

15. 2007. Jean-Michel Ribes adapte sa pièce éponyme (2004). Il présente un lieu de culture comme un théâtre avec sa scène et ses coulisses mais également comme une fourmilière avec sa reine (le conservateur, Michel Blanc), les soldats (les gardiens), les pucerons (les visiteurs). Avec Pierre Arditi, Gérard Jugnot, Isabelle Carré. Le film est dédié à Philippe Khorsard dont c’est le dernier rôle et qui décède peu après la fin du tournage.

16. 2010. Benoît Pétré, dans un road movie qui rend hommage à Ridley Scott, raconte le voyage de 3 copines qui se rendent à La Rochelle au mariage de leur ex. Avec Jane Birkin, Caroline Cellier, Catherine Jacob et Thierry Lhermitte.
 

REPONSES : 1. Paradis perdu ; 2. Falbalas ; 3. Boue de Suif ; 4. Le diable au corps ; 5. Les derniers jours de Pompéi ; 6. La dame aux camélias ; 7. Si Versailles m’était conté – La Pompadour ; Raymond Pellegrin ; 8. Christine ; 9. Le baron de l’écluse ; 10. Le bal du comte d’Orgel ; 11. Peau d’âne ; 12. L’oiseau rare ; 13. Va voir maman, papa travaille ; 14. Vénus Beauté (Institut) ; 15. Musée haut musée bas ; 16. Thelma, Louise et Chantal.

......................................................................................................................................Claudine

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24 juillet 2022 7 24 /07 /juillet /2022 23:18
DANI : une artiste aux multiples facettes, chanteuse, meneuse de revues et comédienne.

 

 

 

De son vrai nom Danièle Graule, elle naît le 1er octobre 1944. Venue à Paris à l’âge de 19 ans, elle entre à l’école des Beaux Arts et est engagée par le magazine Jours de France pour faire des photos : elle devient mannequin. En 1964 elle forme un couple avec un photographe de Salut les copains, Benjamin Auger (1942-2002) ; leur fils Julien naît en 1963 mais elle élève également le fils aîné de son compagnon. Ils se sépareront en 1980.

En 1965 elle paraît dans le clip d’un tube de Dick Rivers et enregistre l’année suivante Garçon manqué chez Pathé. Le titre Papa vient d’épouser la bonne connaît en 1968 un grand succès et elle est en 1970 lauréate du Grand Prix du disque de l’Académie Charles Cros. Elle chante ensuite sur la scène de l’Alhambra puis sur celle de Bobino et est engagée en 1974 par Jean-Marie Rivière pour être meneuse de revue à l’Alcazar. Cette année-là elle est sélectionnée pour représenter la France au concours de l’Eurovision sur le titre La vie à 25 ans. Mais le décès du président Georges Pompidou entraîne la non participation de la France au concours le 4 avril, jour des obsèques. L’année suivante elle est de nouveau sélectionnée. Serge Gainsbourg a composé Comme un boomerang mais la brutalité des paroles fait refuser cette candidature au profit de Nicole Rieu.

Elle ouvre un night club à Paris avenue Victor Hugo, L’aventure. Dans le Vaucluse, où elle s’est retirée elle écrit en 1987 Drogue, la galère. Elle ouvre ensuite une boutique de fleurs : Au nom de la rose, en 1993 puis D’Rose en 2000, By Dani en 2009 et enfin Roses Costes Dani-Roses.

En 2001, l’impulsion d’Etienne Daho avec lequel elle chante Comme un boomerang, elle obtient un disque d’argent. Son travail d’écriture se poursuit : La rose, 10 façons de la préparer sort en 2003. Elle participe en 2005 à un DVD d’Alain Chamfort et sort un album : Laissez-moi rire. Le suivant, en 2010, est un hommage à la capitale : Le Paris de Dani. En 2016, sur France Inter elle anime l’émission Carte Blanche, prend part l’année suivante à un album hommage Elles et Barbara et publie une autobiographie : La nuit ne dure pas. Elle prévoyait, pour 2022, un nouvel album Attention départ en collaboration avec Etienne Daho qui dit : «  Tu étais à fond sur le projet de ton prochain album et tu voulais qu’on l’enregistre ensemble. »

Au cinéma, en 1964, elle porte son prénom dans le film de Roger Vadim La ronde avec Jane Fonda, Anna Karina, Jean-Claude Brialy et Maurice Ronet qu’elle retrouve en 1969 avec Dany Carrel et Paul Guers dans Delphine d’Eric Le Hung en 1969. Elle tourne pour Jean-Marie Périer en 1971 dans Tumuc Humac avec François Périer, André Pousse et Marc Porel, à ses côtés de nouveau dans Un officier de police sans importance de Jean Larriaga en 1973 avec Nicole Courcel, Robert Hossein et Raymond Pellegrin. Georges Lautner fait d’elle Odette dans Quelques messieurs trop tranquilles avec Michel Galabru, Jean Lefebvre, Miou-Miou et Paul Préboist.

C’est La nuit américaine, Oscar du meilleur film étranger réalisé par François Truffaut y incarnant Ferrand qui va la rendre populaire avec son rôle de Liliane aux côtés de Nathalie Baye, Jacqueline Bisset, Jean-Pierre Léaud ; en 1979, elle joue de nouveau avec lui, redevenu Antoine Doinel, dans L’amour en fuite du même réalisateur avec Marie-France Pisier, Claude Jade et Julien Bertheau. Elle est Loulou dans Une affaire de femmes de Claude Chabrol, en 1988, avec Isabelle Huppert, Marie Trintignant, Dominique Blanc, François Cluzet et Nils Tavernier. Claire Denis tourne J’ai pas sommeil, inspiré de la vie d’un tueur en série de vieilles dames en 1994. Romain Goupil joue dans A mort la mort qu’il réalise en 1999. Elle est la mère d’Eva (Cylia Malki) aux côtés de Jérémie Régnier, Laurent Lucas dans Violences des échanges en milieu tempéré de Jean-Marc Moutout en 2003 tandis que Claire Doyon réalise Les lionceaux, 1er long métrage présenté à la quinzaine des réalisateurs (elle est la médium dans le court-métrage Kataï en 2010). Laurent Baffie met en scène Les clés de la bagnole et rejoint une pléiade de comédiens tels que Daniel Russo, Alain Chabat, Gérard Depardieu, Thierry Lhermitte Vincent Lindon et bien d’autres. En 2006, Danièle Thompson lui donne le rôle de Claudie dans Fauteuils d’orchestre avec Albert Dupontel et Cécile de France. Elle figure dans Mon roi de Maïwenn en 2015 avec Vincent Cassel, Emmanuelle Bercot et Louis Garrel. En 2017, Olivier Marchal réalise un thriller, Carbone, inspiré de l’arnaque à la TVA carbone de 2008 à 2009 avec Benoît Magimel , Gérard Depardieu et Laura Smet. Elle y est Dolly. (Il tourne en 2020 Bronx- Rogue City dans certains pays avec Lannick Gautry, Gérard Lanvin, Jean Reno et Claudia Cardinale). En 2018, Alex Lutz remporte le César du meilleur acteur pour Guy où elle interprète le personnage d’Anne-Marie.

A la télévision elle paraît dans des téléfilms comme : Les enfants du palais (1966) ; Les anneaux de Bicêtre 1977) ; Monsieur Abel de Jacques Doillon (1983) ; La croisade des enfants de Serge Moati (1988) ou encore Drôle de genre (2003). Des réalisateurs de séries font également appel à elle : Les maudits rois fainéants 1973) ; Claudine d’Edouard Molinaro (1978) ; Meurtre avec préméditation 1989) ; Commissaire Moulin (1992) ; Sous le soleil (2007) ; Pigalle, la nuit (2009) ; un épisode de Capitaine Marleau de Josée Dayan (2017) et Le temps est assassin (2019).

Au théâtre, en 2008, elle interprète une chanson de Colette Renard (1971) Ne touchez pas à mon poisson dans la pièce de Raphaël Mezrahi pour son rôle de vendeuse dans Monique est demandée caisse 12.

Elle est décédée le 18 juillet 2022 à Tours des suites d’un malaise cardiaque. Ses obsèques auront lieu mardi 26 à Perpignan dans la cathédrale Saint-Jean Baptiste et elle reposera au cimetière Saint6martin auprès de ses parents et sa sœur Jeanne.

Alain Chamfort lui rend cet hommage : «  Elle avait une espèce de force en elle qui la maintenait tout le temps. Elle vivait tout le temps avec lucidité, la notion de la fragilité des choses ».

..................................................................................................................Claudine


 

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