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23 février 2021 2 23 /02 /février /2021 19:29
ANNIE GIRARDOT : 10 ans déjà

Actrice dans 122 films et 54 téléfilms, comédienne de théâtre dans une quarantaine de pièces, elle a quitté la scène le 28 février 2011, il y a 10 ans.

Née le 25 octobre 1931 à Paris dans le Xème arrondissement, de père inconnu, elle se destine d’abord à des études d’infirmière pour devenir sage-femme comme sa mère. Elle entre au conservatoire de la rue Blanche en 1949, se produit dans des cabarets le soir et participe à des revues comme Dugudu avec la troupe de Robert Dhéry où elle se lie avec Jacqueline Maillan, Jean Poiret et Michel Serrault. L’année suivante, elle est figurante dans Pigalle- Saint-Germain-des-Prés d’André Berthomieux et dans Sans laisser d’adresse de Jean-Paul Le Chanoix. En 1951, on la voit dans un opéra bouffe mis en scène par Michel de Ré : La Reine Mère ou les Valois terribles.

En 1954, elle sort du Conservatoire National d’Art Dramatique avec 2 premiers prix et joue dans le film d’André Hunnebelle 13 à table. En 1954, elle fait son entrée à la Comédie Française où elle interprète Tartuffe de Molière dans une mise en scène de Fernand Ledoux, Les amants magnifiques du même auteur, La paix chez soi de Georges Courteline et l’année suivante, L’annonce faite à Marie de Paul Claudel, Aux innocents les mains pleines d’André Maurois dans une mise en scène de Jacques Charon, Le jeu de l’amour et du hasard de Marivaux. En 1956, Jean Cocteau lui confie le rôle principal de La machine à écrire avec Robert Hirsch. Elle dit qu’elle « est née de la main du poète ». Elle fait également partie de la distribution de L’amour médecin, Le dindon de Georges Feydeau, mises en scène comme la précédente par Jean Meyer, des Femmes savantes et des Misérables d’après Victor Hugo.

En 1956, Gilles Grangier tourne Le rouge est mis puis Reproduction interdite. Le prix Suzanne Bianchetti lui est attribué pour son rôle dans L’homme aux clés d’or de Léo Joannon ( qui tourne en 1958 : Le désert de Pigalle). Pour se sentir libre de ses engagements elle démissionne de la Comédie française le 31 décembre 1957. Puis, en 1958, Jean Delannoy filme Maigret tend un piège et elle retrouve Jean Gabin. Elle est présente dans un sketch de La Française et l’amour de Christian Jaque en 1960.

Elle joue dans la pièce de William Gibson, adaptée par Louise de Vilmorin, Deux sur la balançoire avec Jean Marais dans une mise en scène de Luchino Visconti. Le réalisateur lui confie le rôle de Nadia dans Rocco et ses frères en 1960. Elle côtoie sur le tournage des débutants comme Claudia Cardinale et Alain Delon ( «  Je ne connais personne de plus droit et de plus fidèle. Il a toujours été là quand j’ai eu besoin de lui ». Elle noue une solide amitié avec Romy Scheider qui vient souvent rendre visite à l’acteur. Elle rencontre Renato Salvatori et ils se marient 2 ans plus tard ; leur fille Julia naît à Rome le 4 juillet 1962. (Elle fut élève au lycée français de Rome avec pour amie Marie Trintignant). Le couple se sépare plus tard sans jamais divorcer. Renato meurt le 27 mars 1988 (voir biographie précédemment déposée sur le blog, à la suite de la diffusion par le ciné-club de La Ciociara). «  Je l’ai regardé comme ça, j’ai regardé ses mains et tout et j’ai dit »oh là là ! »

Elle tourne ensuite pour Alexandre Astruc La proie pour l’ombre, pour Gérard Oury Le crime ne paie pas en 1961, année où elle a pour la 1ère fois Philippe Noiret pour partenaire dans Le rendez-vous de Jean Delannoy.La même année, c’est Le bateau d’Emile de Denys de la Patelière, où elle chante sur la BO : Notre amour se ressemble et un sketch dans Les amours célèbres de Michel Boisrond. En 1962, Roger Vadim réalise Le vice et la vertu, film dans lequel débute Catherine Deneuve. Elle reçoit le prix Courteline de l’humour cinématographique. En 1963, ce sont Les camarades de Mario Monicelli et Les hors-la-loi du mariage des frères Taviani. L’année suivante, Marco Ferreri (qui réalise en 1969 : Dillinger est mort) fait scandale à Cannes avec Le mari de la femme à barbe où elle est grimée pour devenir un phénomène de foire. Elle est Clara face à Jean-Pierre Cassel dans Un monsieur de compagnie de Philippe de Broca en 1964 (Ce seront ensuite Tendre Poulet en 1977 et On a volé la cuisse de Jupiter avec Philippe Noiret et en 1978 Le cavaleur avec Jean Rochefort. La coupe Volpi de la meilleure interprète féminine lui revient en 1965 pour son rôle dans 3 chambres à Manhattan de Marcel Carné, dans lequel débute Robert de Niro qui dit «  Elle est la plus belle femelle mec que je connaisse ».

Elle retrouve Luchino Visconti qui met en scène Après la chute d’Arthur Miller, cette expérience est un échec, mais en cette même année, le réalisateur tourne un sketch pour Les sorcières. Elle tourne en 1967 Le journaliste de Sergueï Guerassinov. Elle noue avec Claude Lelouch une relation qui dure 2 ans lors du tournage de Vivre pour vivre où elle est Catherine, la femme d’Yves Montand et chante avec Nicole Croisille « Des ronds dans l’eau » ; du réalisateur, elle dit : «  J’ai rencontré un galopin et il m’a envoyée dans les étoiles «. Il écrit dans le livre Ces années-là : «  C’était magique. Elle est la 1ère femme mûre que j’ai rencontrée. Cette histoire a été intense et échevelée(…) On s’est aimés follement entre 2 portes entre 2 avions, entre 2 hôtels. On se lovait dans la transgression la plus aboutie. Annie était mariée, ma femme enceinte ! On vivait dangereusement ». Ils se retrouvent sur le tournage d’Un homme qui me plaît en 1969 puis sur celui d’Il y a des jours, il y a des lunes en 1990.Elle est sacrée, pour ce rôle, meilleure actrice au festival international du film de Mar del Plata en 1968. C’est cette année-là, selon le journal Le Parisien, qu’elle a eu une liaison avec Jacques Brel rencontré sur le tournage de La bande à Bonnot et avec qui elle vit « une histoire pleine de fougue et d’absence » «  l’un de ses plus grands, plus romantiques et plus sensuels amours », un an après le film ; «  puis il est parti. Jacques partait toujours. Il a compté énormément dans ma vie. Il m’a fait rire, rire…et pleurer aussi ». En 1969, dans Erotissimo de Gérard Pirès, elle chante «  La femme aux faux cils », paroles de Jean-Loup Dabadie et musique de Michel Polnareff.

Michel Audiard lui ouvre les portes de la comédie avec Elle boit pas, elle fume pas… Elle devient, avec Mireille Darc, une des rares femmes de la bande du scénariste-réalisateur qui tourne plus tard, en 1972, Elle cause plus, elle flingue. Elle chante avec Brigitte Bardot «  Chacun son homme » dans le film de Guy Casaril Les novices. Mais c’est en 1971 qu’elle tient un des rôles les plus marquants de sa carrière qui est le début d’une aura internationale avec environ 80 films dont les entrées sont très importantes au box-office : celui de Gabrielle Russier dans le film d’André Cayatte Mourir d’aimer. Le metteur en scène tourne également Il n’y a pas de fumée sans feu en 1972, A chacun son enfer en 1976 et L’amour en question en 1978. Elle devient l’actrice la plus populaire et en profite pour aider de jeunes cinéastes comme Jean-Pierre Blanc avec La vieille fille où elle est Muriel Bouchon aux côtés de Philippe Noiret en 1971 ; (ce sera en 1975 : D’amour et d’eau fraîche). En 1972, Alain Jessua filme Traitement de choc avec Alain Delon, Serge Korber Les feux de la Chandeleur avec Jean Rochefort ; Ensuite, Ursule et Grelu et en 1996, Les Bidochon. La mandarine d’Edouard Molinaro avec Philippe Noiret sort la même année. Elle y chante » Le temps du lumbago ». Elle donne la réplique à Lino Ventura et à Isabelle Adjani qui débute dans La gifle de Claude Pinoteau en 1974 et produit pour Remo Forlani Juliette et Juliette. Entre 1971 et 1978, elle a une liaison avec Bernard Fresson. Dans son livre « La mémoire de ma mère » Julia écrit : « L’acteur au physique de boxeur est marié et père de famille. Elle lui offre une maison place des Vosges où y installer sa tribu. Elle accepte tout de lui. Les coups, la jalousie ». Elle a une très brève relation avec François Mitterrand alors 1er secrétaire du Parti socialiste.

En 1974, elle est au théâtre une institutrice, Madame Marguerite dans la pièce de Roberto Athayde, adaptée par Jean-Loup Dabadie ; c’est son plus gros succès et la pièce est régulièrement reprise : en 1993 et en 2001-2002 ; cette année-là, elle reçoit le Molière de la meilleure comédienne et Alain Delon lui remet un Molière d’honneur. En 2004, le spectacle part en tournée. Elle tourne pour José Giovanni Le gitan en 1975 (Une robe noire pour un tueur en 1981) et l’année suivante, son personnage de Jacqueline face à Jean-Pierre Marielle dans Cours après moi que je t’attrape de Robert Pouret lui vaut le David di Donatello de la meilleure actrice étrangère. En 1977, elle obtient le César de la meilleure actrice pour son rôle éponyme dans Docteur Françoise Gailland de Jean-Louis Bertolucci. Louis de Funès, son partenaire dans La zizanie de Claude Zidi en 1978 fait de nombreux éloges sur sa partenaire et souligne «  la même complicité, la même tendresse » qu’il avait pour Bourvil. Nicole de Buron tourne Vas-y maman et Yves Boisset La clé sur la porte. Moshé Mizrahi réalise La vie continue en 1981. Elle chante, en 1984, sur la BO de Souvenirs, souvenirs d’Ariel Zeitoun mais n’a pas de scènes communes avec Philippe Noiret.

Bob Decout, de 14 ans son cadet, entre dans sa vie en 1980. (Ils se séparent en 1993). Il écrit les chansons du disque qu’elle veut enregistrer  Ce que j’ai dans la tête et Bonhomme. Ils montent un spectacle musical Revue et corrigée avec les costumes de Jean-Paul Gaultier au Casino de Paris. Devant les problèmes financiers, elle hypothèque son appartement de la place des Vosges. C’est un fiasco. Drogue, alcool s’ajoutent à son désarroi moral et financier. Il réalise Adieu Blaireau avec Philippe Léotard en 1985.

L’actrice connaît un succès mitigé pour son retour au cinéma avec Liste noire d’Alain Bonnot. Partir revenir de Claude Lelouch avec Jean-Louis Trintignant, où elle chante sur la BO avec Liliane Davis est un échec. En 2003, lors d’une interview, elle remercie le réalisateur de lui avoir permis d’utiliser ce titre pour son livre de souvenirs. Elle retrouve sur les planches Michel Serrault dans L’Avare dans une mise en scène de Roger Planchon en 1986 puis joue aux côtés de Daniel Ivernel dans Le roi se meurt en 1988. L’année suivante, elle reçoit le prix «  reconnaissance des cinéphiles » décerné à Puget-Théniers, dans les Alpes maritimes, pour l’ensemble de sa carrière et tourne pour Michel Legrand 5 jours en juin. Bernard Blier réalise Merci la vie en 1990 (puis en 2001il y a le projet de Tête de nœud avec Philippe Noiret mais le film ne se fait pas), Gérard Mordillat Toujours seuls en 1991 et Jean-Paul Salomé Les braqueuses en 1994.

Tout le monde se souvient de l’émouvant discours qu’elle prononce en recevant le césar de la meilleure actrice dans un second rôle à la cérémonie de 1996 pour avoir été Mme Thénardier dans le film de Claude Lelouch. L’année suivante elle préside ce gala. Elle tient le 1er rôle, celui de Caroline Bonhomme dans un film canadien de Jacques Leduc L’âge de braise en 1998 et tourne pour Patrick Sébastien T’aime. Elle reçoit des mains de Jacques Chirac les insignes de Chevalier de la Légion d’honneur en 1999 et préside l’année suivante le jury du festival du cinéma russe à Honfleur (Ce pays l’a toujours reconnue et admirée). Elle devient la mère d’Isabelle Huppert dans La pianiste de Michael Haneke et remporte un nouveau César pour ce second rôle, tandis que le film est couronné à Cannes du grand prix du jury et que l’actrice principale reçoit le prix d’interprétation. En 2003, elle joue dans La marquise est à Bicêtre de Paul Vacchiali ; en 2005, elle est la mère de Daniel Auteuil dans Caché de Michael Haneke et tourne Je préfère qu’on reste amis d’E.Toledano et O.Nakache.

Elle reprend la pièce Mme Marguerite de 2001 à 2003 pour 180 représentations et une tournée.

 

Le théâtre : Outre les pièces déjà mentionnées, en voici quelques unes parmi la quarantaine jouées. En 1960, Jean Meyer met en scène la pièce de Marcel Achard L’idiote. En 1966, elle est récitante à la Scala de Milan dans Perséphone d’Igor Stravinski d’après André Gide et interprète Seule dans le noir dans une mise en scène de Raymond Rouleau. En 1991 : Heldenplatz de Thomas Bernhard ; 1992 : La famille écarlate de Jean-Loup Dabadie ; 1995-1996 : Les chutes du Zambèze ;1997 : Descente aux plaisirs de Jean-Pierre Coffe dans une mise en scène de Pierre Mondy ; 1998-1999 : Le 6ème ciel de Michel Colla dans une mise en scène de Jean-Luc Moreau ; 2001 : Nuit dans les jardins d’Espagne d’Alan Bennet.

La télévision : Ce sont des téléfilms comme en 1955 L’illusionniste de François Gir, La nuit des rois de Claude Loursais en 1957, Le pain de ménage de Marcel Cravenne en 1968, Un métir de seigneur d’Edouard Molinaro en 1985, L’altro enigma de Vittorio Gassman en 1988, Un pull par-dessus l’autre de Caroline Huppert en 1993, Petite sœur de Marion Sarrault en 1996, La soupe aux herbes sauvages, où elle est Emilie Carles âgée d’Alain Bonnot en 1997 et Simon le juste de Gérard Mordillat en 2003. Elle figure également dans des séries telles que Florence et la vie de château, 6 épisodes de Serge Korber en 1986, Le vent des moissons, en 7 épisodes dont le succès lui vaut le 7 d’or de la meilleure comédienne. Citons aussi les réalisations de Jean Sagols : Orages d’été avec Patachou en 8 épisodes, L’agence, Les filles du Lido en 1995. En 2002, Jean-Marc Saban filme Commissariat Bastille.

Discographie : Pour compléter les titres déjà indiqués : Le jour de la tortue, comédie musicale avec Philippe Nicaud en 1965 ; Absence prolongée avec D.Briand ; Je voudrais tant que tu sois là avec Serge Lama en 2003.

Voix off pour la version française en 1987 de Dear America : lettres du Vietnam de Bill Couturié ; apparition dans un documentaire : Visconti d’Adam Lav en 2000. Elle est elle-même dans Michel Audiard et le mystère du triangle des Bermudes en 2002, dans Louis de Funès : la comédie humaine et assure la narration dans Paris roamnce de Serge Korber en 2004. Nicolas Baulieu lui consacre 2 documentaires : Annie Girardot : ainsi va la vie en 2008 et A.G. au cinéma en 2004.

Publications : Vivre d’aimer en 1989 ; Ma vie contre la tienne en 1993 ; Partir revenir en 2003.

Une annonce officielle de son mal est faite en 2006. Elle souffre e la maladie d’Alzheimer mais des dispositions sont prises pour qu’elle puisse continuer à jouer. Richard Bohringer pour C’est beau une ville la nuit en 2006 et Jane Birkin pour Boxes en 2007 tout comme Daniel Duval dans Le temps des porte- plumes lui en offrent l’opportunité. Sa fille note : «  Ils ont été formidables. Maman a gardé au cœur 2 raisons d vivre : sa famille et son métier. Elle serait morte de ne pas travailler. D’ailleurs, elle est en partie morte de n’avoir pas retravaillé ». Elle entre dans une maison médicalisée en 2008. Julia va voir Claude Lelouch : «  Maman a Alzheimer ; ce serait bien que tu ailles la voir parce que tu es la seule personne dont elle se souvienne ». Plus tard, en 2010, elle déclare : «  Si vous avez aimé maman, surtout il faut lui foutre la paix, garder d’elle une belle image ». Elle s’éteint à l’hôpital de Lariboisière à Paris le 28 février 2011 et est inhumée au cimetière du Père Lachaise, à côté de sa mère après des obsèques célébrées à Saint-Roch le 4 mars 2011. Lors de cette cérémonie, son petit-fils remarque : «  Dès qu’on a annoncé son décès, il y a eu une foule de personnes du cinéma qui sont remontées dont on n’a jamais eu de nouvelles jusqu’à maintenant et qui, aujourd’hui, viennent témoigner alors qu’on ne les a jamais vues, parce que le cinéma français l’a oubliée."

Hommages : En 2012, sa photo figure sur l’affiche officielle des Césars et des extraits de films sont diffusés durant la cérémonie à laquelle assiste sa fille. De même, lors de la remise des Oscars, son nom est mentionné dans la liste des personnalités disparues. Un timbre à son effigie est émis la même année dans la série » Acteurs de cinéma ».

 Odonymes : plusieurs villes de France ont donné son nom à une rue comme : Colombelles dans le Calvados, Herblay, Angers, Gisors, Niort, les Sables d’Olonne, Saint-Priest, Saint-Nazaire, Toulouse, Paris dans le XIIIème arrondissement et au 4 rue du Foin, sa dernière résidence, une plaque a été apposée.

Giulia, sa fille, est une actrice et autrice franco-italienne. Elle a 2 enfants : Lola (Vogel) qui est comédienne et Renato. Elle est venue dans l’émission Vivement dimanche dont sa mère était invitée d’honneur en 2002. Elle publie en 2012 : Annie Girardot : un destin français. Elle signe en 2018 l’avant-propos de Tatoublié de Az , livre pour enfant mettant en lumière le travail de l’association Agir pour Alzheimer qu’elle a fondée et qu’elle préside.

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