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20 juin 2022 1 20 /06 /juin /2022 19:54

Les acteurs naissent, les acteurs meurent, un petit mot pour ceux qui sont récemment partis pour qu'ils ne soient pas trop vite oubliés

Jacques Destoop : Né le 17 juin 1931, cet acteur formé au Conservatoire national supérieur d’art dramatique est entré à la Comédie française en 1958 ; il en a été le 445ème sociétaire de 1968 à 1986. Dans cette grande maison, il débute en 1960 dans Polyeucte de Corneille et termine en 1985 par Le balcon de Jean Genet. Il met en scène en 1974 Iphigénie en Aulide de Racine, en 1979 Ruy Blas de Victor Hugo, en 1980 Simul et singulis pour la soirée du Tricentenaire, Théâtre encore mais à l’extérieur avec Hamlet en 1959 aux arènes de Saintes puis au festival d’art dramatique de Saint-Malo en 1961, Ce soir on improvise de Luigi Pirandello en 1965 au théâtre de l’Ateleir avant d’en réaliser la mise en scène en 1974. Au cinéma : L’amour à la chaîne de Cl. Givray en 1964, Bye bye, Barbara de Michel Deville en 1969 et La punition de P.A. Jolivet en 1973. Pour la télévision, il tourne en 1961 Marceau ou les enfants de la République de René Lucot qui réalise 11 ans plus tard Les Boussardel. R. Mazoyer filme en 1966 Rouletabille chez les bohémiens puis en 1979 Joséphine ou la comédie des ambitions. S’étant toujours intéressé à la peinture, il expose dans une galerie depuis 1990 des toiles inspirées par le théâtre qui sont remarquées par les collectionneurs.

Il épouse en 1960 Geneviève Fontanel. Née le 27 juin 1936 à Bordeaux, elle entre à l’âge de 18 ans au centre d’art dramatique de la rue Blanche. Elle intègre elle aussi le Conservatoire national supérieur d’art dramatique dont elle sort avec 2 premiers prix : celui de la comédie classique et celui de la comédie moderne. Elle est pensionnaire à la comédie française de 1958 où elle joue dans La dame de Monsoreau d’Alexandre Dumas et Maquet à 1962 avec Le legs de Marivaux. Hors de cet établissement, elle est sur scène dans environ 37 pièces et reçoit en 1999 le Molière de la meilleure comédienne dans un second rôle pour Délicate balance d’Edouard Albee dans une mise en scène de Bernard Murat. Sa carrière s’étend également au cinéma : 1960, Quai Notre-Dame de Jacques Berthier ; 1962, Un singe en hiver d’Henri Verneuil ; 1964, Les aventures de Salavin de Pierre Granier-Deferre, Un monsieur de compagnie de Philippe de Broca et Angélique, marquise des Anges de Bernard Borderie ; 1972, La femme en bleu de Michel Deville et L’affaire Dominici de Cl. Bernard-Aubert. Après Sergio Gobbi, Michel Boisrond, R Pouret, c’est François Truffaut qui lui donne un rôle dans L’homme qui aimait les femmes en 1977. Moshé Mizrahi tourne en 1977 La vie devant soi puis en 1979 Chère inconnue. Quelques titres encore : La zizanie, Cocktail Molotov, Tête à claques, Notre histoire, Bonjour l’angoisse, La reine blanche, Le fils du Mékong, Montparnasse Pondichéry, et en 1999, Une pour toutes de Claude Lelouch. Pour la télévision c’est La caméra explore le temps en 1964 et Les indes noires de Marcel Bluwal. Claude Loursais tourne Vidocq en 1967. Les réalisateurs sont : Claude Santelli, Abder Isker, François Gir, Pierre Badel, Alexandre Tarta et Jacques Ertaud. Des séries comme Maigret, Les 5 dernières minutes ou Boulevard du palais. En 2003, Jean-Claude Brialy met en scène et réalise Les parents terribles de Jean Cocteau et en 2011 Elisabeth Rappeneau filme J’ai peur d’oublier.

Elle décède le 17 mars 2018 à Draveil et lui vient de la rejoindre le 6 juin.

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José Luccioni : acteur mais surtout très actif dans le doublage il est devenu directeur artistique dans ce domaine, dirigeant depuis la fin des années 90 le doublage des films, séries et téléfilms. Né le 1er août 1949, il est le fils de la comédienne Micheline Luccioni (1930-1992). Sa filmographie : 1972 : Un meurtre est un meurtre d’Etienne Périer ; 1973 : Les volets clos de Jean-Claude Brialy ; 1974 : Comme un pot de fraises de Jean Aurel ; 1975 : Catherine et compagnie de Michel Boisrond ; 1979 : Il y a longtemps que je t’aime de Jean-Charles Tacchella ; 1982 : N’oublie pas ton père au vestiaire de R. Balducci ; en 1983 dans le Danton d’Andrej Wajda il est un sans-culottes puis, à plusieurs reprises, un soldat républicain. Il apparaît également sur le petit écran dans l’émission Au théâtre ce soir et est lui-même dans un documentaire de 2013 : Beretta, derrière la voix. Il a été lancé dans l’activité de doublage à la suite d’une rencontre provoquée par Dominique Paturel à l’issue, en 1976, d’une répétition pour Au théâtre ce soir. Il est devenu la voix d’Al Pacino de 1995 à 2021, sauf quand il a fallu refaire les post synchronisations des 2 premiers Parrain où il assure celle de Marlon Brando. Outre cet acteur, il double en 1976 John Travolta dans Carrie au bal du diable et l’année suivante Richard Gere dans A la recherche de Mister Goodbar. Beau Bridges pour 5 films, Joe Mantegna pour 4 (dont Le parrain 3), Chris Penn pour 3 (dont Hour), E.J. Olmos pour 3 (dont Blade Runner), Brian Cox pour 3 (dont La planète des singes), Robert Pastorelli pour Le flic de Beverly Hills 2 et Harvey Keitel. Son activité, sans compter les nombres indiqués se monte à environ 63 longs métrages, parmi lesquels des films d’horreur (Les griffes de la nuit en 1984 par exemple) auxquels on doit ajouter les séries télévisées. Il intervient également dans le domaine de l’animation avec par exemple : Candy (1978-1979) ; Il était une fois l’espace(1982) ou encore Les mystérieuses cités d’or (1982-1983). Il prête également sa voix à des films d’animation comme Astérix et la surprise de César en 1985, Zootopie en 2016 et Hôtel Transylvanie 3 en 2018 puis 2022. A partir de 2000, il se tourne vers les jeux vidéo pour lesquels on compte environ 62 participations. Il s’est éteint le 2 juin 2022.
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Henri Garcin : Acteur, metteur en scène et auteur français d’origine néerlandaise, «  un second rôle de premier rang ». Anton Albers naît le 11 avril 1928 à Anvers et arrive à Paris en 1950. Dans les cabarets où il se produit, il côtoie Jacques Brel, Poiret et Serrault ou encore Georges Moustaki et Serge Gainsbourg. Il débute au cinéma en 1956 dans En effeuillant la marguerite de Marc Allégret puis tourne pour Jean Boyer l’année suivante Sénéchal le magnifique et Melle et son gang. 1962 : Arsène Lupin contre Arsène Lupin d’Edouard Molinaro ; 1964 : Mata-Hari, agent H 21 de J.L. Richard ; 1965 : La vie de château de J.P. Rappeneau ; 1968 : Fleur d’oseille de Georges Lautner et La prisonnière d’H.G. Clouzot ; 1969 : Détruire, dit-elle de Marguerite Duras. En 1970, il tourne sous la direction d’Yves Boisset Un condé. (Ce seront ensuite Dupont Lajoie en 1975, Le juge Fayard dit le Shériff en 1976 et La femme flic en 1980). Gilles Grangier réalise Un cave en 1971, Serge Korber Ursule et Grelu en 1973. Trois longs métrages en 1974 : Les guichets du Louvre de Michel Mitrani, Le mouton enragé de Michel Deville et Verdict d’André Cayatte. 1977 : Vas-y maman de Nicole de Buron ; 1980 : C’est pas moi c’est lui de Pierre Richard et Cocktail Molotov de Diane Kurys ; en 1981, il est Philippe Bauchard dans La femme d’à côté de François Truffaut puis joue pour Coline Serreau dans Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux. Il Bilingue, il est également présent dans des productions néerlandaises d’Alex van Warmerdam comme Abel en 1986, Les habitants en 1992, La robe et l’effet qu’elle produit sur les femmes qui la portent et les hommes qui la regardent en 1996, Grimmen 2003 et La peau de Bax en 2015. Il est présent dans la réalisation d’Agnès Varda Les cent et une nuits de Simon Cinéma en 1995, dans San Antonio de Frédéric Auburtin en 2004, dans Mon meilleur ami de Patrice Lecomte en 2006 et dans La Sainte-Famille de Do de Lencquesaing en 2019. Ce sont environ 58 films. A la télévision, il intervient dans le rôle de l’ami et du voisin du couple joué par Jean-Marc Thibault et Rosy Varte pour les 333 épisodes de Maguy de 1985 à 1993. Mais on le voit dès 1961 dans L’éventail de Lady Windermere réalisé par François Gir et dans Cinéma 16 : La manipulation de Denys de La Patelère en 1976 (qu’il retrouve en 1983 avec Secret diplomatique). 1980 : Le vol d’Icare de Daniel Ceccaldi, 1982 : Mozart de Marcel Bluwal, 1984 : 2 filles sur un banc d’Alain Ferrari (et en 1985 : Je suis à Rio, ne m’attends pas pour dîner). 1987 : Florence ou la vie de château de Serge Korber ; 1985 : Association de bienfaiteurs de J.D. Verhaege qui réalise plus tard La fête des pères et en 2006 Henry Dunant, du rouge sur la croix de D. Othenin-Girard. Entre 1970 et 1980, il participe à de nombreuses reprises à l’émission Au théâtre ce soir : 10 petits nègres, mise en scène de Raymond Gérôme et Il est important d’être aimé d’Oscar Wilde dans une adaptation de Jean Anouilh mise en scène de Jacques François, pour citer la 1ère et la dernière apparition.

Sa carrière cinématographique ne lui fait pas oublier le théâtre. Ce sont une bonne trentaine de pièces dans lesquelles il a joué en commençant en 1953 par Ces messieurs de la santé au théâtre de Paris et en terminant par Visites à Mister Green dans le cadre du festival d’Avignon en 2013. Il est également auteur : il écrit en L’échappée belle en 1964 avec Romain Bouteille et en assure la mise en scène de même que pour Quelque chose comme Glenriff. Lors d’une représentation de cette pièce qu’il interprète, François Truffaut venu en compagnie de Catherine Deneuve lui adresse par courrier le lendemain ces mots : «  Mon cher ami, je suis plein d’admiration pour vous ; (…) Hier soir, j’ai eu la preuve qu’une pièce peut se conduire, se jouer, se rythmer comme un film et même comme un très bon film ». Il assure également la mise en scène de Pour 100 briques t’as plus rien de Didier Kaminka en 1976 et du Perfectionniste de N.G.Duncan en 1987.

Il rapporte des anecdotes colorées et des souvenirs savoureux dans son livre paru en 2018 Longtemps, je me suis couché tard, où il parle du théâtre, de la mise en scène et de ses rencontres. Il t emprunte une phrase de Paul Léautaud : «  La mort ? Pourvu que j’arrive jusque-là ».

Il s’est éteint à Evreux le 16 juin 2022.

................................................................................................................................Claudine


 


 

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