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23 avril 2021 5 23 /04 /avril /2021 16:21
Ciné-QUIZ N°14 : NOMS DE FAMILLES DANS LES TITRES DE FILMS 

Voici votre Ciné Quiz du WE proposé par...devinez qui ...(ce sera la dernière question) !

Il s'agit de trouver les noms de famille de personnage figurant dans le titre d'un film, sauf la dernière.

Ces noms ne sont accompagnés d’aucun prénom. Ceux-ci feront l’objet d’un nouveau jeu.

Bon Ciné- Quiz

1. 1951.(film sorti en 1953). Jacques Tati tient le rôle principal d’un maladroit qui passe ses congés au bord de la mer et commet des bévues. Henri Marquet, coscénariste et conseiller artistique, y joue plusieurs rôles. Avant la guerre, en visite chez des amis près de Saint-Nazaire, séduit par la plage de Saint-Marc sur Mer, le réalisateur décide de revenir un jour y tourner un film. Pour les scènes intérieures, il utilise aux studios de Boulogne les décors de Il est minuit, docteur Schweitzer. Il y revient en 1978 pour tourner une scène inspirée des Dents de la mer de Steven Spielberg.

2. 1959. Jean Delannoy adapte un roman de Georges Simenon sur des dialogues de Michel Audiard. Invité par une comtesse qu’il a connue durant son jeune âge, un haut fonctionnaire de police est amené à enquêter lorsque celle-ci meurt. Le réalisateur et Jean Gabin ont tourné ce 2ème opus, contraints par l’insistance des producteurs. Michel Auclair, Michel Vitold, Robert Hirsch et Valentine Tessier complètent la distribution. Le Grand Café de Moulins a été reconstitué en studios. L’église est celle de Gaillon sur Montient dans les Yvelines.

3. Inspirées d’une nouvelle de Guy de Maupassant, 2 versions : 1932. Film de Dominique Bernard-Deschamps. 1950. Film de Jean Boyer sur un scénario de Marcel Pagnol avec Bourvil, Germaine Dermoz, Jacqueline Pagnol Bouvier et Pauline Carton. Isidore, l’idiot du village est couronné car aucune jeune fille ne correspond aux critères de pureté requis. Mais tout ne se poursuit pas comme l’instigatrice de ce choix l’avait prévu.

4. 1979. André Téchiné ; les photos sont de Bruno Nuytten. Au XIXème siècle, dans une famille du Yorkshire, 3 filles et leur frère ont des dispositions pour l’écriture. L’une est publiée juste avant de pourir de tuberculose. Une seule se fait connaître de son vivant. Avec Isabelle Adjani, Isabelle Huppert, Marie-France Pisier, Alice Sapritch.

5. 1977. Yves Boisset s’inspire de l’assassinat de François Renaud en 1975. Un magistrat intègre, surnommé « le shériff » à cause de ses méthodes un peu dures, est tué à cause de recherches qu’il mène. Patrick Dewaere, Aurore Clément, Philippe Léotard et Jean Bouise font partie de la distribution. Anecdote : l’acteur principal qui souffre de sa récente rupture avec Miou-Miou, partie avec Julien Clerc, est aperçu, une nuit, par le réalisateur, arrachant les affiches du chanteur en tournée à Saint-Etienne, lieu du tournage.

6. 2014. Film d’Eric Lartigau avec Louane Emera qu’il a découverte en regardant l’émission The voice en 2013 et qui obtient le César du meilleur espoir féminin. Deux fermiers (Karine Viard et François Damiens) et leur fils qui sont sourds ont comme interprète Paula, 16 ans, dont le professeur de musique (Eric Elmosnino) découvre la belle voix et la pousse à participer à un concours. Victoria Bedos a cosigné le scénario basé sur un livre d’une assistante de son père : Les mots qu’on ne dit pas.

7. 1970. Film de Vittorio de Sica, librement adapté du roman de Giorgio Bassani. Les relations entre des jeunes gens de la bourgeoisie juive à Ferrare pendant l’ascension de Mussolini et celle du fascisme italien en 1930. Avec Dominique Sanda, Helmut Berger et Fabio Testi. Film récompensé par l’Ours d’or à Berlin et l’Oscar du meilleur film en langue étrangère.

8. 1971. Pierre Granier-Deferre adapte ce roman de Georges Simenon. En été 1934, un jeune inconnu (Alain Delon) se fait engager comme ouvrier de ferme par une femme (Simone Signoret) haïe de sa belle-famille qui espère reprendre la ferme. Elle s’éprend de lui qui noue une relation avec la nièce (Ottavia Piccolo). Le tournage s’est déroulé à Cheuge en Côte d’Or près du canal Champagne-Bourgogne. Le film a reçu le grand prix du cinéma français en 1972.

9. 1963. Jean-Pierre Melville, avec Yves Boisset comme assistant réalisateur, adapte lui aussi un roman de Georges Simenon. Un jeune boxeur, Michel, contraint de renoncer à sa carrière accompagne en tant que garde du corps à New York et à la Nouvelle Orléans un vieux banquier contraint de fuir la justice. Jean-Paul Belmondo joue le rôle refusé par Alain Delon qui aurait vu une 3ème collaboration avec l’homme au stetson et aux lunettes noires. Ce dernier avait envisagé d’engager Spencer Tracy mais l’acteur déjà malade ne pouvait être assuré. Charles Vanel eut l’emploi aux côtés de Michèle Mercie et Andrex. Bernard Stora fait une adaptation pour la télévision en 2001 avec Jean-Paul Belmondo en vieil homme escorté par Samy Nacieri.

10. 1942. Film produit par Orson Welles qui le réalise avec F.Fleck et Robert Wise d’après un roman de Booth Tarkington, prix Pullitzer 1919. Eugène et Isabelle s’aiment mais elle est contrainte d’épouser Wilbur ; ils ont un fils, George. L’amoureux éconduit, devenu veuf, revient 20 ans plus tard avec sa fille Lucy qui s’éprend de George. Quand Wilbur meurt, rien ne semble s’opposer au bonheur des 2 anciens amants. Le générique présente : Joseph Cotten, Dolores Costello et Anne Baxter. Le réalisateur est la voix off. Alors que Welles est au Brésil pour un tournage, la RKO ampute de 40 minutes le montage originel et détruit les scènes coupées. De même, l’épilogue jugé trop pessimiste a-t-il été tourné de nouveau.

11. 1970. Film de David Lean librement adapté de Madame Bovary de Gustave Flaubert. Musique de Maurice Jarre. Dans le comté de Kerry en Irlande, la fille du propriétaire d’une taverne locale (et indicateur de la police de l’occupant) se marie avec un maître d’école de 15 ans son aîné. Elle rencontre un jeune major qui vient prendre le commandement de la garnison anglaise de la région et s’éprend de lui. Robert Mitchum est entouré de Sarah Miles, Christopher Jones et John Mills qui reçoit l’Oscar du meilleur acteur dans un second rôle, prix attribué aussi à la photographie.

12. 1936. Film de Jean Renoir dont le scénario est de Jacques Prévert. Un employé d’une société d’éditions dirigée par un patron véreux, Batala, écrit des histoires : Les aventures d’Arizona Jim. Quand le patron criblé de dettes disparaît dans un accident de train, les employés organisent une coopérative pour lancer un magazine dont Arizona est la figure principal. Mais le malhonnête homme revient…Sur le tournage de ce film qui réunit René Lefèvre, Jules Berry, Henri Guisol et Maurice Baquet, Paul Eluard présente à Pablo Picasso Dora Maar, engagée comme photographe de plateau.

13. 2011. Mark Walters adapte un livre pour enfants. Tommy (Jim Carrey), fils d’un explorateur toujours parti en expédition, divorcé, père de 2 enfants qui ne veulent pas le voir, reçoit un ultime cadeau de son père décédé : un manchot papou…vivant. Il en récupère bientôt, involontairement, 5 autres. Dans le tournage de cette comédie, l’acteur s promène avec des sardines dans les poches pour que les animaux le suivent sans problèmes. On y voit également un clin d’œil à la pochette du disque des Beatles, Abbey Road, quand les manchots traversent sur un passage piétons.

14. 1976. Film de Joseph Losey (qui apparaît dans une des dernières scènes)avec Alain Delon (coproducteur), Michael Lonsdale, Jean Bouise, Jeanne Moreau et Louis Seiner. En hiver 1942, un riche marchand d’art achète à vil prix des tableaux à des Juifs dans le besoin ; victime d’un homonyme, il doit faire la preuve de ses origines et s’englue peu à peu dans un piège quasi kafkaïen. Récompensé par 3 Césars : meilleur film, meilleur réalisateur, meilleurs décors (Alexandre Trauner). Auteur du 1er scénario, Costa Gavras voulait tourner avec Jean-Paul Belmondo mais outre une blessure de celui-ci, la pression des producteurs l’a contraint à abandonner.

15. 2009. Comédie de Marc Lawrence qui marque les retrouvailles 10 ans après Mesure d’urgence de Sarah Jessica Parker et de Hugh Grant. Témoins d’un assassinat, cibles du tueur à gages, Meryl et Paul, des New Yorkais sont placés sous la protection du FBI et forcés de vivre en plein centre du Wyoming. L’ours engagé dans une des scènes est le meilleur d’Hollywood ayant déjà tourné dans Dr Dolittle 2, Jusqu’au cou et Into the wild.

16. Qui est l'auteure de ce Ciné-Quiz ?


 

REPONSES  ci-dessous

I
I
I
I
I
I
I

1. Les vacances de monsieur Hulot ;

2. Maigret et l’affaire Saint-Fiacre ;

3. Le rosier de madame Husson ;

4. Les sœurs Brontë ;

5. Le juge Fayard ;

6. La famille Bélier ;

7. Le jardin des Finzi-Contini ;

8. La veuve Couderc ;

9. L’aîné des Ferchaud ;

10. La splendeur des Amberson ;

11. La fille de Ryan ;

12. Le crime de monsieur Lange ;

13. Monsieur Poppers et ses pingouins ;

14. Monsieur Klein ; 

15. Où sont passés les Morgan ?

16. Claudine

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20 avril 2021 2 20 /04 /avril /2021 08:27
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17 avril 2021 6 17 /04 /avril /2021 16:37
IVRY GITLIS  et le CLAUDINE - CINE - QUIZ N°13

NDLR : Il ne sera jamais assez dit l'importante place de la musique au cinéma. Tout d'abord au temps du muet, quand la musique improvisée sur place complétait les dialogues des ardoises. Ensuite elle fut le fond sonore qui trouva progressivement sa bonne place et amplifia les impressions des spectateurs. Des grands compositeurs y trouvèrent l'inspiration et la gloire. Au nombre desquels pour ne citer qu'eux  Michel Legrand, Ennio Moriconne et Ivry Gitlis récemment disparu dont Claudine rappelle brièvement ci-après le parcours.

 

 

 

Cet hommage à Ivry Gitlis    "violoniste aux semelles de vent"  sera suivi d’un quiz sur les instruments de musique dans les titres de films.

Violoniste israélien né à Haïfa le 25 août 1922, il réclame un violon à l’âge de 4 ans et donne son 1er concert 3 ans plus tard. Il entre au conservatoire à Paris où il obtient un 1er prix à l’âge de 13 ans puis étudie à Londres en particulier avec Jacques Thibaud et Georges Enesco. Durant la guerre, il travaille dans une usine d’armement et se produit devant les soldats. Après le conflit, il fait ses débuts avec l’orchestre philarmonique de Londres et enregistre pour la BBC Radio. Au début des années 50, il part aux USA et son imprésario, Sol Huok fera de lui le 1er violoniste israélien à jouer en URSS en 1963. Une décennie plus tard, à Paris, il est un des interprètes les plus demandés et se produit à la télévision pour populariser la musique classique. Il aime improviser et mélanger les styles musicaux. Il fonde et anime dès 1972 le festival de musique de Vence. Il est l’auteur en 1980 de L’âme et la corde. Ambassadeur honoraire de l’Unesco, vénéré au Japon, il est parrain, en 2008, de l’association « inspiration(s) » qui a pour but de rendre la musique classique accessible à tous. En 2009, un documentaire Ivry Gitlis, le violon sans frontière lui est consacré. Il parraine en 2013 le concert Canto e Soflio dont les bénéfices vont à la recherche sur la santé respiratoire.

Filmographie :

Il est Hypnotist dans L’histoire d’Adèle H de François Truffaut en 1975 .

 En 1984, dans La 7ème cible de Claude Pinoteau, il interprète le concerto pour violon composé par Vladimir Cosma.

Il joue monsieur Click dans Sansa de Siegfrid en 2003

et pour Danièle Thompson, il est Aron dans Des gens qui s’embrassent en 2013.

A la télévision :

En 1974 : De l’autre côté de la nuit de Dirk Sanders ;

en 1981 : Une mère russe de Michael Mitrano ;

en 1981, il tourne aux côtés de Jean richard dans un épisode du héros de Simenon Maigret et l’homme tout seul, diffusé l’année suivante et dans lequel il est René Vivien un clochard violoniste.

La même année est diffusé Dernier amour de Christian Alba.

Marié une 1ère fois à la comédienne France Lambiotte, il en a une fille.

De sa seconde union avec l’actrice Sabine Glaser sont issus 3 enfants.

Il s’est éteint à Paris le 24 décembre 2020 (98ans) et repose au cimetière du Père Lachaise.

..........................................................................................................................CLAUDINE

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CLAUDINE -CINE-QUIZ :

Un instrument de musique( ou le nom de celui qui en joue) figure dans les titres des films à trouver.

1. 2002. Film de Roman Polanski, adapté du roman autobiographique de Wladyslaw Szpilman, écrit en 1946 mais paru seulement en 2000. Il y raconte comment il a survécu dans le ghetto de Varsovie jusqu’à l’invasion soviétique. Palme d’or à Cannes, 3 Oscars, 7 Césars récompensant le film, le réalisateur, l’acteur principal, Adrien Brody, la musique, le son, la photo et le décor.

2.2001. Film de Michael Haneke, adapté du roman d’Elfriede Jelinek ( prix Nobel de littérature en 2004).Une vieille fille solitaire( Isabelle Huppert), professeur de piano , traite ses élèves avec mépris et cruauté. Quand elle rencontre Walter (Benoît Magimel) qui devint son élève, se noue une relation ambigüe. Récompensé à 3 reprises à Cannes (ce qui est assez rare), le film vaut à Annie Girardot le César du meilleur second rôle, la mère.

3. 1974. Film de Michel Drach (dans lequel il joue également). Son épouse d’alors, Marie-José Nat obtient le prix d’interprétation à Cannes. Tous les éléments de la vie d’un enfant, la vie rêvée, les souvenirs présents et irréalistes se confondent au présent pour un cinéaste qui veut réaliser depuis 20 ans le même film autobiographique. Jean-Louis Trintignant fait partie de la distribution.

4. 1954. Western de Nicholas Ray, conservé depuis 2008 à la Bibliothèque du Congrès dans le National Film Registry. Vienna (Joan Crawford) tenancière d’un saloon construit près d’une ligne de chemin de fer subit la haine d’Emma (Mercedes Mc Cambridge), une riche propriétaire jalouse de sa réussite. Un musicien (Sterling Hayden) qui vient d’être embauché tente de s’interposer. Cet affrontement entre 2 femmes en fait un des plus notables westerns féministes du XXème siècle. Haine qui se poursuit hors des plateaux car, ivre, un soir, Joan a lacéré les costumes de Mercedes. Jean-Luc Godard fait référence à ce film au début de Pierrot le fou. Dans La sirène du Mississipi, Catherine Deneuve et Jean-Paul Belmondo vont le voir au cinéma.

5. 1979. Film de Volker Schlöndorff, qui consacre avec la Palme d’or reçue à Cannes (ex aequo avec Apocalypse now de Francis Ford Coppola), la renaissance du cinéma allemand. 20 ans de l’histoire de l’Allemagne à travers le destin d’un enfant qui refuse de grandir.

6. 1979. Film d’Ingmar Bergman qui a nécessité 2 ans de préparation et 9 mois de tournage. Le réalisateur filme un opéra où le prince Tamino est chargé par la reine de la nuit de retrouver sa fille Pamina. Avant de tourner, le metteur en scène fait tourner sa caméra dans la salle pour montrer l’universalité de la musique. La fusion entre musique et image s’opère.

7. 1960. Film de François Truffaut, adapté du roman de David Goodis, avac Charles Aznavour (son nom de scène ici est repris 42 ans plus tard dans Ararat d’Atom Egoyan). Les démêlés d’un musicien avec des gangsters notoires qui s’en prennent à son frère. Les femmes, Marie Dubois et Michèle Mercier, sont un thème central du film où est également présent Bobby Lapointe.

8. 1971. Film musical de Norman Jewison, adapté de la comédie musicale créée à Broadway en 1964. La vie d’une communauté juive dans un village d’Ukraine.

9. 1959. Film d’Helmut Kaütner, d’après le roman de Jean L’Hôte : Un dimanche au champ d’honneur. Durant la guerre de 70, un soldat français (Jean Richard) partit chercher de l’eau se baigne dans la rivière où il est rejoint par un guerrier prussien (Hardy Krüger) ; après leur baignade, ils inversent leurs uniformes. Françoise Rosay et Dany Carrel sont des figures féminines de la distribution.

10. 1993. Film de Jane Campion, adapté d’Histoire d’un fleuve en Nouvelle Zélande de Jane Mander, Oscar du meilleur scénario original, Palme d’or à Cannes (1er et seul film réalisé par une femme à avoir reçu cette récompense), ex aequo avec Adieu ma concubine. Une jeune femme (Holly Hunter, prix d’interprétation à Cannes et Oscar aussi) est envoyée avec sa fille de 9 ans en Nouvelle Zélande pour épouser un colon qu’elle ne connaît pas. Elle ne parle pas et seul son instrument la fait vibrer.

11. 1998. Film de François Girard qui a reçu l’Oscar de la meilleure musique avec Jason Flemyng, Samuel L. Jackson et Jean-Luc Bideau. Nicolo Bussoti, un luthier, décide de terminer l’instrument qu’il fabrique malgré la mort de sa femme et celle de son fils.

12. 1935. Film en noir et blanc de Edmond T Gréville vec Viviane Romance et Albert Préjean. Joséphine Baker chante

2 chansons et joue l’héroïne, une jeune Tunisienne qu’un romancier fait passer pour une princesse venue des Indes. Celle-ci devient la coqueluche du tout Paris avant de regagner son pays.

 

Pour terminer, voici 5 films où la musique et un instrument jouent un rôle important :

 

13. 1991. Film d’Alain Corneau, César du meilleur film, il a contribué à la renaissance de la musique baroque et fait connaître la viole de gambe, ici interprétée par Jordi Savall. La distribution réunit : Jean-Pierre Marielle, Anne Brochet, Gérard et Guillaume Depardieu.

14. 1972. Film d’Yves Robert qui y joue aux côtés de Pierre Richard, Mireille Darc et Jean Rochefort. Un jeune violoniste fantasque joue à ses dépends le rôle d’un redoutable espion international.

15. 1986. Film de Bertrand Tavernier avec Dexter Gordon et François Cluzet sur la vie romancée du saxophoniste Lester Young et du pianiste Bud Powell.

16. 1977. Film de Martin Scorcese. Dans un night club de Brooklyn, Francine, une talentueuse jeune chanteuse (Liza Minnelli) rencontre un saxophoniste débutant Jimmy (Robert de Niro).

17. 1992. Avant-dernier film de Claude Sautet, Lion d’or et César du meilleur réalisateur. La relation complexe de Camille (Emmanuelle Béart), violoniste avec Stéphane, luthier (Daniel Auteuil) et Maxime, marchand de violons qui dirige une lutherie (André Dussolier, César du meilleur acteur dans un second rôle).

 les réponses ci-dessous

I

I

I

I

I
 

 

REPONSES :

1. LE pianiste ;

2. LA pianiste ;

3. Les violons du bal ;

4. Johnny Guitare ;

5. Le tambour ;

6. La flûte enchantée ;

7. Tirez sur le pianiste ;

8. Un violon sur le toit ;

9. Sans tambour ni trompette ;

10. La leçon de musique ;

11. Le violon rouge ;

12. Princesse Tam-Tam ;

13. Tous les matins du monde ;

14. Le Grand blond avec une chaussure noire ;

15. Autour de minuit ;

16. New York, New York ;

17. Un cœur en hiver.


 


 


 


 


 


 


 

 

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10 avril 2021 6 10 /04 /avril /2021 18:09
Ciné-Quiz du WE N°12 de Claudine : LES MOYENS DE TRANSPORT DANS LES TITRES DE FILMS

 

 

 

 

Ayant été amenée à travailler sur la vie de Darry Cowl, j’ai pensé que son célèbre Triporteur pouvait constituer une base de quiz. Les titres sont en français ou en anglais.

1. 1951. Elia Kazan d’après la pièce de théâtre de Tennessee Williams. Maniérée et capricieuse, Blanche (Vivien Leigh) vient s’installer chez sa sœur Stella (Kim Hunter) et son beau-frère (Marlon Brando), ouvrier impulsif et parfois violent qui vit au rythme de ses passions. Le film a reçu 4 Oscars : meilleure actrice, meilleurs actrice et acteur dans un second rôle (Karl Malden, qui joue Mitch et est doublé par Robert Dalban) et meilleure direction artistique. Il y a eu 2 doublages : 1952 et 1997. Vivien Leigh l’est par Jacqueline Porel puis Julie Gayet ; Kim Hunter par Monie Dalmès et Anne Parillaud.

2. 1964. John Frankenheimer. En avril 1944, le colonel von Waldheim fait évacuer vers l’Allemagne les tableaux du musée du Jeu de Paume. Avec Burt Lancaster, Suzanne Flon, Jeanne Moreau et Michel Simon.

3. 1948. Vittorio de Sica. Film considéré comme un chef d’œuvre du néoréalisme italien. Oscar et Bafta du meilleur film étranger. Classé en 1958 comme 3ème meilleur film de tous les temps après Le cuirassé Potemkine et La ruée vers l’or. Après 2 ans de chômage, un homme trouve un emploi de colleur d’affiches mais…

4. 1977. Yves Boisset. Adaptation du roman de Michel Déon. Avec Philippe Noiret, Charlotte Rampling, Fred Astaire. L’arrivée d’une jeune femme dans un petit village d’Irlande bouleverse le quotidien de Philippe Marchal.

5. 1985. Luc Besson. Une chasse à l’homme s’organise après le vol de documents compromettants. D’étranges liens se tissent entre le cambrioleur Fred et Héléna, la femme de sa victime. Avec Christophe Lambert, Isabelle Adjani, Jean-Pierre Bacri et Jean-Hugues Anglade.

6. 1980. J. et David Jucker (qui joue dans le film avec Leslie Nielsen et Robert Hays). Une intoxication décime la moitié des occupants d’un Boeing bientôt en perdition.

7. 1970. Maurice Delbez. Avec Noël Noël, Jean-Paul Belmondo, Denise Grey et Darry Cowl. Pour faire bonne figure dans une chasse où il est invité, Mr Martin décide d’acheter un véhicule d’occasion.

8. 2006. Film d’animation de J. Lasseter pour Pixar. Les mésaventures de Flash Mc Queen.

9. 1983. Federico Fellini. David di Donatello du meilleur film. A Naples, le gratin européen de la musique et de la diplomatie accompagne les cendres d’une célèbre diva. Avec Freddie Jones, Barbara Jefford et Victor Poletti.

10. 1956. Josha Logan, d’après l’œuvre de William Inge. Avec Marilyn Monroe, Don Murray et Arthur O’ Connell. Bob, un jeune cow-boy du Montana, se rend à Phoenix pour participer à un rodéo. Il tombe amoureux de Chérie, une entraîneuse, qu’il décide d’épouser. La jeune femme décide de quitter la ville le plus vite possible

Dans les 4 films suivants, le moyen de transport ne figure pas dans le titre mais joue un rôle important.

11.2006. V.Faris et J.Dayton. Récompensé par 2 Oscars : meilleur acteur dans un second rôle pour Alen Arkin et meilleur scénario original. Le héros est un van jaune qui permet à la famille Hoover de parcourir plus de 1000km .

12. 1969. De et avec Denis Hopper, Peter Fonda et Jack Nicholson. Wyatt et Billy, 2 marginaux contestataires, décident de se rendre à la Nouvelle Orléans pour assister au carnaval du mardi gras.

13. 1995. De Stephan Elliott avec Guy Pearce, Terence Stamp et Hugo Weaving. Les mésaventures de 3 drag-queens qui veulent se produire dans un casino et doivent pour cela traverser la moitié de l’Australie.

14. 1953. Henri-Georges Clouzot d’après le roman de Georges Arnaud. Le film reçoit la Palme d’or à Cannes et l’Ours d’or à Berlin. Avec Yves Montand, Charles Vanel (prix d’interprétation masculine à Cannes), Peter van Eyck et Dario Moreno. 4 hommes acceptent de véhiculer un dangereux chargement sur 500km de routes défoncées.



 

LES REPONSES Ci-dessous

I

I

I

I

 1. Un tramway nommé Désir ;

2. Le train ;

3. Le voleur de bicyclette ;

4. Un taxi mauve ;

5. Subway ;

6. Y a-t-il un pilote dans l’avion ?

 ; 7. A pied, a cheval et en voiture ;

8. Cars ;

9. Et vogue le navire ;

10. Bus stop ;

11. Little miss Sunshine ;

12. Easy rider;

13. Priscilla , folle du désert;

14. Le salaire de la peur.

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3 avril 2021 6 03 /04 /avril /2021 22:43
LA DANSE AU CINEMA : hommage à Patrick DUPOND et QUIZ N°11 de la DANSE

PATRICK DUPOND 

 

 

 

 

Il est né à Paris le 14 mars 1959. Fin 1967, il rencontre Tessa Beaumont et Max Bozzoni qui pressent ses talents et devient l’élève de Claude Bessy. Il est admis 2 ans plus tard à l’école de danse de l’Opéra de Paris et y accomplit toute sa formation. En 1975, il devient, à l’âge de 16 ans, quadrille stagiaire. C’est la médaille d’or du concours international de ballet de Varna en Bulgarie qui le révèle et en décembre il est coryphée. Il danse à l’Opéra et sur les scènes internationales. En 1978, il est 1er danseur. Il travaille avec Rudolf Noureev, Maurice Béjart et Alvin Ailey. En 1980, il est danseur étoile de l’opéra national de Paris. Nommé par Pierre Bergé, il devient directeur de la danse de ballet à la suite de Noureev et quitte ses fonctions en 1995. « Son insoumission et son indiscipline » lui valent 2 ans plus tard son licenciement. Il forme un groupe «  Dupond et ses stars » qui fait le tour du monde durant 2 ans. Il est fait Commandeur de l’ordre des arts et lettres en 1998, puis 2 ans après Chevalier de l’ordre national du mérite. Il reçoit les insignes de chevalier de la Légion d’Honneur en 1997. En 2000, un grave accident de voiture engendre dépression et alcoolisme mais il reprend l’entraînement avec Max Bozzoni et monte une comédie musicale : L’air de Paris. En 2004, avec sa compagne Leïla Da Rocha, ancienne basketteuse professionnelle devenue professeur de danse sacrée orientale, il fonde à Soissons une école de danse. En 2017 s’ouvre à Bordeaux l’école internationale de danse.

Au cinéma, ce seront

Dancing machine de Gilles Béhat en 1990 aux côtés d’Alain Delon qui produit le film et participe au scénario avec Paul-Loup Sulitzer, Didier Decoin et Marc Cerrone (auteur de la musique) ; 

-Les grandes bouches de Bernie Bonvoisin en 1999 réunit Gérard Darmon, Elie Semoun. Il y joue le flic au restaurant.

A la télévision :

-Il est Nijinski dans Il était un musicien : Monsieur Stravinski de Roger Hanin en 1978.

-Il danse le spectre de la rose dans Les dames de la côte de Nina Companeez en 1979.

-Fr2 diffuse en 1996 Patrick Dupond, le talent insolent.

-Il participe aux émissions : Prodiges de 2014 à 2017, Danse avec les stars en 2018 et 2019 et a été candidat dans La ferme des célébrités.

Il publie son autobiographie Etoile en 2000 chez Fayard.

Il s’éteint le 5 mars 2021 "d’une maladie foudroyante » selon les mots de son amie qui indique plus tard qu’il s’agit d’un cancer des poumons trop tardivement diagnostiqué. La famille de l’Opéra s’est réunie pour ses obsèques en l’église Saint-Roch à Paris le jeudi 11 mars.

--------------------------------------------------------------------------------------Claudine


 

QUIZ SUR LA DANSE : il ne s’agit pas uniquement de danse classique mais de films où il est question de danse.

1.2000 ; film de Stephen Daldry. Dans un petit village minier du nord de l’Angleterre, un enfant découvre que son club de boxe abrite des cours de danse.

2.2010 ; film fantastique de Daren Aronofsky avec Natalie Portman qui a longuement travaillé ce rôle sous la direction de son époux, le chorégraphe Benjamin Millepied qui fut directeur de la danse d ballet à l’opéra de Paris du 1er novembre 2014 au 15 juillet 2016. Vincent Cassel figure dans la distribution de cette histoire d’une ballerine psychotique.

3.1980 ; film d’Alan Parker, sur une musique d’Irene Cara, qui joue également. Le parcours de 8 élèves dans une école new yorkaise d’élite.

4.1981 ; film de Claude Lelouch sur une musique de F.Lai, M. Legrand avec Robert Hossein, Nicole Garcia, Géraldine Chaplin. Les histoires de 4 familles se rejoignent dans la scène finale, le ballet de Maurice Béjart sur le Boléro de Ravel.

5.2019 ; film de Ralph Fiennes. Un jeune danseur venu de l’Est pour se produire avec sa troupe à l’Opéra de Paris décide d’y rester. Avec Oleg Ivenko, Adèle Exarchopoulos et Raphaël Personnaz. Autre titre : le corbeau blanc.

6.1980 ; film d’Herbert Ross consacré lui aussi à un danseur dont le rôle est tenu par George de la Pena tandis que celui de Diaghilev revient à Alan Bates. Jeremy Irons figure également au générique.

7. 2011 ; C’est à la demande des danseurs du Tanztheater Wuppertal que le réalisateur de Paris Texas a repris son projet suspendu après le brutal décès de la danseuse à laquelle cet hommage est consacré. Ce film a reçu le prix allemand du meilleur film documentaire.

8. 1972 ; film de Bob Fosse avec Liza Minelli qui se déroule au cœur de Berlin sous la république de Weimar et que monte le nazisme.

9.1951 ; film de Vicente Minelli avec Gene Kell , Leslie Caron et Georges Guétary sur une musique de Georges et Ira Gershwin, couronné par l’Oscar du meilleur film , des meilleurs décors , de la meilleure photographie, meilleure musique pour un film musical pour Johnny Green et Saul Chaplin. La danse est présente dans la scène finale où le héros rêve qu’il danse dans toute la ville avec celle qu’il aime.

10.1936 ; film de George Stevens, souvent considéré comme le meilleur du tandem Fred Astaire ( qui y danse avec des ombres chinoises) et Ginger Rogers. Les amis de John «  Lucky » Garnett l’empêchent de se marier en lui volant son pantalon le jour des noces car ils veulent protéger sa carrière.

11. 1983 ; film d’Adrian Lyne Alex (Jennifer Beals), une jeune soudeuse de Pittsburgh, se produit le soir comme danseuse dans un bar et car la danse est sa passion. Elle s’entraîne pour entrer dans une grande école. La chanson d’Irene Cara «  What a feeling » reste attachée à ce film.

Un peu plus difficile peut-être…

12.2001 ; documentaire de Niels Tavernier qui filme la réalité quotidienne des danseurs avec Marie-Agnès Gillot, Aurélie Dupont, Maurice Béjart. Prises de vues de séances de travail, représentations dans différents ballets classiques et contemporains.

13.1948 ; film qui est le chef d’œuvre de Michael Powell et Emeric Pressberger avec Anton Walbrook et Moïra Shearer. Histoire d’une ballerine modeste et d son imprésario autoritaire qui la pousse dans ses retranchements. La pièce centrale du film est un ballet de 20 minutes.

14.1940 ; film de Mervyn LeRoy avec Vivien Leigh et Robert Taylor, remake du film de 1931 dont le titre original estWaterloo bridge. Un officier britannique tombe amoureux d’une danseuse de ballet dirigé d’une main de fer par Mme Olga. Ils décident de se marier mais ne parviennent pas à s’unir avant le départ de Roy pour le front.

15.1944 ; film de George Sidney avec Esther Williams, devenue actrice après avoir été nageuse de compétition. Elle devait participer aux jeux olympiques de 1940 annulés à cause de la seconde guerre mondiale. Synopsis : un musicien et une nageuse s’aiment mais l’imprésario de l’artiste fait tout pour les séparer. Un ballet et un mariage terminent le film.


Réponses ci-dessous

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REPONSES : 1. Billy Elliot ; 2. Black Swan ;3. Fame;4. Les uns et les autres;5. Noureev ; 6. Nijinski ; 7. Pina ; 8. Cabaret ; 9. Un Américain à Paris ; 10. Sur les ailes de la danse ; 11. Flashdance ; 12. Tout près des étoiles ; 13. Les chaussons rouges ; 14. La valse dans l’ombre ; 15. Le bal des sirènes.

...................................................................................................................................CM

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2 avril 2021 5 02 /04 /avril /2021 10:25
Bertrand TAVERNIER et le Cinéma :  une histoire de famille !

Bertrand TAVERNIER (1941-2021)

Réalisateur, producteur, écrivain, pour lequel le cinéma est un puissant instrument de réflexion critique et politique sur l’Histoire, la société et les mœurs, «  inlassable cinéaste et amoureux vorace du 7ème art » (Le Monde).

 

 

 

Né le 25 avril 1941 à Lyon (il figure sur la fresque des Lyonnais, il est le fils de René Tavernier, poète et fondateur de la revue Confluences, qui publie Eluard et Aragon et héberge ce dernier avec Elsa Triolet au 1er étage de son domicile. Le réalisateur pense que le poème Il n’y a pas d’amour heureux a été écrit pour sa mère Geneviève).

La famille quitte la capitale des Gaules en 1950 et il devient pensionnaire durant 3 ans. Il découvre le cinéma avec Dernier atout (film de Jacques Becker en 1942 avec Raymond Rouleau) lors d’un séjour au sanatorium pour soigner une tuberculose. Après le lycée Henri IV, où il a pour camarade Volker Schlöndorf, qui est le parrain de son fils Niels, il entame des études de droit et fonde une revue de cinéma L’étrave. Il fait la promotion du cinéma hollywoodien au Nickel Odéon, une cinémathèque qu’il crée avec Yves Martin et Bernard Martinand  dont les présidents d’honneur ont King Vidor et Delmer Daves.

Il interrompt ses études pour se diriger vers le journalisme de cinéma et collabore à des revues et hebdomadaires comme Les lettres françaises, Télérama, Les cahiers du cinéma, où on le remarque par ses articles par exemple sur J.P. Melville. Celui-ci l’engage comme assistant lors du tournage de Léon Morin, prêt re. Il est un des premiers à interviewer des réalisateurs étrangers et à analyser leur filmographie. Avec Martin Scorcese, il participe à la redécouverte de l’œuvre de Michael Powell.

Dans les années 1964-1974, il est attaché de presse de Stanley Kubrick. On cite ce télégramme célèbre qu’il a adressé au metteur en scène d’Orange mécanique : «  Comme artiste, vous êtes génial. Comme patron, vous êtes un imbécile. ». Il invitera en 1965 Louis Aragon à visionner Pierrot le fou.

Georges de Beauregard lui confie la mise en scène de 2 sketches : en 1963, Le baiser de Judas dans Les baisers et en 1964, Une chance explosive dans La chance et l’amour. Il anime durant 10 ans un cabinet d’ "attachés de presse » indépendant et défend les films de Claude Sautet, Sam Peckinpah, Robert Altman ou encore Jacques Rouffio.

Il écrit en 1970 un ouvrage 30 ans de cinéma américain, suivi en 1991 par 50 ans de cinéma américain (le dernier opus : 100 ans.. doit sortir en 2021).

Il réalise des films où il exprime son aversion contre l’injustice, le racisme, la peine de mort et son combat contre les travers des sociétés contemporaines ; la musique fait corps avec l’image. «  Mes 3 premiers films ont trait chacun à la justice. Tous les 3 comportent un procès qui est truqué par la société ambiante ».

L’horloger de Saint-Paul , d’après le roman e Georges Simenon, L’horloger d’Everton, est réalisé en 1973 dans sa ville natale. L’adaptation en est faite par Jean Aurenche et Pierre Bost, 2 auteurs naguère célèbres et devenus les «  bêtes noires » de François Truffaut. Ce film, où sa fille apparaît, a pour personnage principal Philippe Noiret (5 longs métrages sont le fruit de la collaboration des 2 hommes) et connaît un grand succès. Il reçoit le prix Delluc et le grand prix du jury de la Berlinale.

Que la fête commence, en 1975, réunit une distribution considérable d’environ 60 personnes autour du Régent Philippe d’Orléans (Ph. Noiret), du marquis de Pontcallet (J.P. Marielle) et de l’abbé Dubois (Jean Rochefort).On y aperçoit les silhouettes de C.Clavier, Th. Lhermitte et M. Blanc, pas encore connus. Le film reçoit le César de la meilleure réalisation, celui du meilleur scénario pour Jean Aurenche et le prix du meilleur film français du syndicat de la culture cinématographique et des films de TV (comme le seront Coup de Torchon, Capitaine Conan et avant eux L’horloger de St-Paul).

Le juge et l’assassin, en 1976, est un film à la mise en scène efficace avec une économie de moyens, couronné par le César du meilleur scénario pour le réalisateur et Jean Aurenche et celui de la meilleure musique. Michel Galabru, qui est récompensé du César du meilleur acteur, y trouve son 1er rôle « sérieux », entouré par Yves Robert, Isabelle Huppert et Philippe Noiret. «  La personnalité de Noiret me paraissait propice à exposer 3 visages de la société française : a- l’homme de la rue normal ; b- le prince de sang suicidaire ; c- le bourgeois très intelligent, très cultivé et très répressif(…) »

Les enfants gâtés, en 1977 traite des méfaits des promoteurs immobiliers. L’univers d’une HLM de Paris devient «  la société civile moderne tout entière, tous les thèmes sont rassemblés en un seul film(…), rare dans la production française ». Son fils Niels y fait sa 1ère apparition entouré par Michel Piccoli, Michel Aumont et Gérard Jugnot.

La mort en direct en 1980, d’après le roman de David Compton The continuous Katherine Mortenhoe ( qu’il produit) montre une jeune femme, Romy Schneider, en train de mourir en présence d’une seule personne , Harvey Ketel, dont les yeux sont des caméras TV.

Une semaine de vacances, la même année, présente une enseignante dépressive, jouée par Nathalie Baye.

Coup de torchon , en 1981, adapté de 1275 âmes de Jim Thompson, dans « Série noire «  dont il raffole, raconte la folie meurtrière d’un policier, Lucien (Ph.Noiret), unique représentant de l’autorité, faible, trompé par sa femme. Isabelle Huppert, Eddy Mitchell , Guy Marchand, Stéphane Audran complètent la distribution.

Un dimanche à la campagne, en 1984, qui reçoit le César de la meilleure adaptation ( avec sa femme Colo) et où apparaît sa fille Tiffany, est également récompensé à Cannes par le prix de la mise en scène.

Autour de minuit, en 1986, est un hommage à son goût pour le jazz avec le saxophoniste alcoolique Dexter Gordon.

La passion Béatrice, en 1987 a pour cadre le Moyen-Âge. Son fils, qui joue Arnauld de Cortemart, est entouré de Bernard-Pierre Donnadieu et Julie Delpy.

La vie et rien d’autre en 1989, reçoit le Bafta du meilleur film en langue étrangère. Cité 10 fois pour les César, il est récompensé pour la musique et le meilleur acteur, Philippe Noiret, commandant Delaplane, qui croise, 2 ans après la fin de la 1ère guerre mondiale 2 femmes (dont Sabine Azéma) à la recherche de disparus.

Daddy nostalgie, en 1990, avec Dirk Bogarde, est un discret hommage à son père.

L.627en 1992, raconte le quotidien d’une brigade des stupéfiants ; c’est presque un documentaire.

La fille de d’Artagnan, en 1994, est un hommage à Alexandre Dumas, un de ses auteurs de chevet. Il remplace sur ce tournage Riccardo Freda pour lequel il a écrit en 1967 le scénario de Koplan ouvre le feu. Philippe Noiret, un des mousquetaires vieillissants, joue aux côtés de Sophie Marceau.

L’appât, en 1995, est un rappel d’un fait divers sanglant. Le scénario, co-écrit avec sa femme, présente une jeune femme qui séduit des hommes riches pour les dépouiller.

Capitaine Conan, en 1996, d’après le roman de Roger Vercel, reçoit le César de la meilleure réalisation. Philippe Torreton joue le rôle principal dans ce film sur les corps francs durant la 1ère guerre mondiale.

Ça commence aujourd’huien 1999, voit l’acteur devenu instituteur, aux prises avec les aléas de son métier. Le film reçoit le prix FIPRESCI et celui du jury œcuménique à la Berlinale ainsi qu’une mention honorable.

Holly Lola , en 2004, le scénario, auquel participe sa fille, montre le difficile parcours d’un couple( Jacques Gamblain et Isabelle Carré) décidé à adopter un enfant.

Dans la brume électrique, en 2009, d’après l’œuvre dJames Lee Burke, met en scène un inspecteur, Tommy Lee Jones, en Louisiane dans son enquête pour trouver un tueur en série qui s’attaque à de très jeunes femmes.

La princesse de Montpensier, en 2010, d’après la nouvelle éponyme de Mme de La Fayette, se déroule en 1562 durant les guerres de religion et réunit Mélanie Thierry, Gaspard Ulliel et Lambert Wilson. Présenté en compétition à Cannes sans obtenir de prix, il reçoit aux Césars celui du meilleur costume. Ce film doit son existence à la volonté du ministre de la culture Frédéric Mitterand car il a failli ne pas se réaliser en raison d’un manque de financement dû au contexte économique de l’époque.

Quai d’Orsay, en 2013, d’après une BD de Christophe Blain et Antonin Baudry ( ils participent au scénario) , film de politique-fiction, produit par le réalisateur, réunit Raphaël Personnaz, Thierry L’Hermitte, qui joue Alexandre Taillard de Worms, ministre des affaires étrangères, et Niels Arestrup, César du meilleur acteur dans un second rôle pour son interprétation de Claude Maupas, directeur de cabinet.

Outre les films mentionnés, il réalise des documentaires ou des courts métrages comme en 1983 : La 800ème génération et Pays d’octobre (qu’il produit) ; en 1991 : Contre l’oubli, pour Aung Sun Suu Kyi ; en 1992 : La guerre sans nom ; 2001 : Histoires de vies brisées (auquel collabore son fils) ; 2016 : Voyage à travers le cinéma français (qui devient une série en 2017 sur Arte et reçoit le prix du meilleur documentaire).

La télévision lui doit : Philippe Soupault en 1982 ; Lyon, le regard intérieur en 1988 ; La lettre en 1996 et Les enfants de Thiès en 2001.

Tout en se consacrant à écrire le scénario de ses films, on lui doit ceux de : La trace de Bernard Favre( où il est également producteur associé) en 1983 ; Les mois d’avril sont meurtriers de Laurent Heyneman en 1987 ; La guerre sans nom en 1992 ; Mon père, il m’a sauvé la vie de José Giovanni en 2001 et Lucifer et moi de J.J. Grand-Jouan en 2008.

Il est acteur ou intervenant Tout peut arriver de Philippe Labro en 1969 ; Gershwin d’Alain Resnais en 1992 ; François Truffaut : portraits volés de M.Pascal et S.Toubiana ; Les demoiselles ont eu 25 ans et L’univers de Jacques Demy d’Agnès Varda en 1995 ; Quand le chat sourit de Sabine Azéma en 1997 ; Claude Sautet ou la magie invisible en 2002 ; Sous le nom de Melville d’Olivier Bohler en 2008 ; Jean Aurenche, école de cinéma de A.Hilaire et Y. Badday en 2010 et La continental : le mystère Greven en 2017.

Avec sa société de production Little Bear, il monte ses films mais produit également : La question de Laurent Heynemann en 1977 ; Veillées d’armes de Marcel Ophüls en 1994 ; Fred de Pierre Jolivet en 1997 et Pas d’histoire en 2001.

Il préside l’Institut Lumière à Lyon, cinémathèque et musée, fondé en 1982. Il reçoit le prix Jean Le Duc pour l’ensemble de son œuvre cinématographique en 1990. Il est chroniqueur de Cinéfilms sur France Inter en 2006. En 2009, le prix René Clair récompense l’ensemble de son travail. En Belgique, il préside en 2012 la 2ème cérémonie des Magritte, qui fête le cinéma belge. Il est parrain, en mars 2015, de l’émission Printemps du Polar sur Are , cycle de 12 films ; il en présente 6.Il est l’invité d’une journée spéciale sur France-Musique en février 2013 et est en mars le parrain des 50 ans des cinémas Studios à Tours, le plus grand complexe de cinéma indépendant d’art et essai de France.

Il s’éteint le 25 mars 2021 à Sainte-Maxime aux Sorquèdes, maison qui appartient à la famille depuis 1939, des suites d’une pancréatite. Il est inhumé le 30 dans cette ville.

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Son épouse : Colo (Claudine, mais elle haïssait ce prénom) O’Hagan Tavernier, née à Guilford le 30 juillet 1942, écrit dès l’âge de 9 ans en français et en anglais des poèmes puis des contes et des nouvelles. Partie à Paris, elle rencontre Bertrand, fils d’amis de ses parents et ils se marient en 1965 (et se séparent en 1981). Elle écrit le scénario d’Un dimanche à la campagne, de La passion Béatrice, de Daddy nostalgie et de L’appât. Pour Claude Chabrol c’est Une affaire de femmes (où son fils est le jeune amant d’Isabelle Huppert) ; pour Denys Granier-Deferre c’est Le petit garçon et à la télévision : Caroline Huppert, J.L. Bertucelli et Elisabeth Rappeneau. Elle publie en juin 2013 : Les maux des mots. Elle est décédée le 12 décembre 2020.

Ses enfants :

Niels Tavernier : prénom donné en référence au jeune héros du roman de Selma Lagerlöf. Né le 11 septembre 1965, il est comédien et réalisateur. Il a ainsi coréalisé avec son père pour la télévision De l’autre côté du périph. Pendant 3 mois, ils ont filmé la vie des habitants de la cité des Grands Pêchers à Montreuil.

Tiffany Tavernier : prénom donné en référence au film de Blake Edwards Breakfast at Tiffany’s, séparée de Dominique Sampiero, elle a écrit avec son père le scénario de Ça commence aujourd’hui et de Holy Lola, qui est devenu un roman. Elle publie son 9ème livre L’ami en 2021.

 

Sources complémentaires : Tome 2 de l’encyclopédie du cinéma de Roger Boussinot ( Bordas- 1980)

......................................................................................................Claudine

 


 

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28 mars 2021 7 28 /03 /mars /2021 10:34

 

 

 

 

En hommage à Bertrand Tavernier, qui vient de nous quitter et en faisant référence à ses 2 réalisations : L’horloger de Saint-Paul (1974) et Le juge et l’assassin (1976)  Claudine nous propose un ciné-quiz.

1. 1969 (mais sorti en 1970). Film de Claude Chabrol, auteur du scénario.                                Dans le Périgord, une directrice d’école, Hélène Savile,( Stéphane Audran) éprouve de tendres sentiments pour Paul Thomas, dit «  Popaul »,(Jean Yanne) jusqu’au moment où…

2. 1980. Film de Francis Girod avec Romy Schneider, Daniel Mesguich, Claude Brasseur et Jean-Claude Brialy :                                                                                                                                La fulgurante ascension d’Emma Eckert dans l’entre deux guerres.

3. 1956. Film de Léo Joannon avec Pierre Fresnay, Annie Girardot, Grégoire Aslan                    Le destin d’un professeur qu’une sombre machination conduit dans un 1er temps à devenir veilleur de nuit dans un hôtel parisien.

4. 1926. Film de Buster Keaton.                                                                                                    L’héroïne est une locomotive dans un épisode de la guerre de Sécession.

5. 1953. Film d’Henri Verneuil avec Fernandel.                                                                        Justin (Francis Linel) courtise la fille de l’épicière (Pierrette Bruno). Après son départ et la naissance d’un bébé, le village se scinde en 2 clans.

6. 1976. Film de Martin Scorsese, Palme d’or à Cannes.                                                           Le personnage, incarné par Robert de Niro, mène une croisade sanglante contre le « mal ».

7. 1980. Film de Claude Zidi avec Coluche, Gérard Depardieu, Marthe Villalonga et Dominique Lavanant.                                                                                                                                   Les mésaventures de Michel Clément qui vient d’obtenir de justesse son diplôme et rêve d’arrêter l’ennemi public n°1, Robert Morzini.

8. 1981. Film de Bob Rafelson avec Jack Nicholson et Jessica Lange ;                               4ème adaptation du roman de James Cain après : Le dernier tournant de Pierre Chenal en 1939 ; Obsessione de Luchino Visconti en 1943 et celui de Tay Garett en 1946 avec Lana Turner.

9. 1972. Film de Valerio Zurlini avec Alain Delon, Léa Massari et Renato Salvatori                    La vie dissolue de Daniel Dominici et sa relation, bien que marié, avec la jeune Vanina Abatti, à laquelle il commence par offrir le roman de Stendhal, Vanina Vanini.

10. 1976. Film de Jean-Louis Bertucelli ; Bande originale de Catherine Lara. Avec Annie Girardot (César de la meilleure actrice), Jean-Pierre Cassel et François Périer.                              Une femme, débordée par son travail, remet sa vie en cause quand elle apprend qu’elle a un cancer.

11. 1990. Film de Bruce Beresford (Oscar du meilleur film et du meilleur scénario adapté) avec Jessica Tandy (qui reçoit un Oscar à l’âge de 81 ans) et Morgan Freeman.                                Dans les années 50, Hoke, un homme noir d’une cinquantaine d’années, obtient le poste offert par un fils pour sa mère, une institutrice à la retraite.

12. 1966. Film de Jean-Paul Le Chanois ; musique de Serge Gainsbourg avec Jean Gabin, Liselotte Pulvert et Pierre Vernier.                                                                                                      Un faux monnayeur, le père Tulipe, fabrique des petites coupures pour son ordinaire. Son filleul le pousse à faire beaucoup plus.

REPONSES CI-DESSOUS

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REPONSES : 1. Le boucher ; 2. La banquière ; 3. L’homme aux clefs d’or ; 4. Le mécano de la General ; 5. Le boulanger de Valorgue ; 6. Taxi Driver ; 7. Inspecteur La Bavure ; 8. Le facteur sonne toujours 2 fois ; 9. Le professeur ; 10. Docteur Françoise Gailland ; 11. Miss Daisy et son chauffeur ; 12. Le jardinier d’Argenteuil.

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25 mars 2021 4 25 /03 /mars /2021 19:15
JACQUES FRANTZ  , métier : préteur de voix.

NDLR : Que serait le Cinéma sans la voix des doubleurs ? Claudine rapporte ainsi la carrière de Jacques Frantz qui parmi de nombreux autres nous ont permis d'accéder aux œuvres du cinéma mondial, en évitant le sous-titrage autre alternative à la compréhension commune. 

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Acteur de théâtre et de cinéma, sa voix rocailleuse et reconnaissable entre toutes l’a rendu célèbre pour son activité de doublage que ce soit pour le 7ème art, les films d’animation et d’autres domaines.

Il est né le 4 avril 1947 à Dijon, ville où il retourne souvent. Après des études au conservatoire supérieur d’art dramatique, il débute sa carrière théâtrale sous la direction de Robert Hossein ; ce seront en 1969 : Roméo et Juliette ; en 1971 (et en 1975) : Crime et châtiment ; en 1972 : Les bas-fonds et La prison, d’après Georges Simenon ; en 1986 et 1987 : Les brumes de Manchester de Frédéric Dard.

Il débute au cinéma en 1975 avec L’homme du fleuve de Jean-Pierre Prévost. Il est un lieutenant dans La question de Laurent Heyneman en 1977 et un sportif, l’année suivante pour Jean-Marie Poiré dans Les petits câlins. Il devient inspecteur dans Tendre poulet de Philippe de Broca et commissaire dans La carapate de Gérard Oury. Pour Jean-Jacques Annaud et son Coup de tête il est chauffeur en 1979. En 1983 Francis Weber réalise Les compères et en 1984 ce sont Francis Perrin avec Joli cœur, Claude Zidi pour Les Ripoux, Yves Robert pour Le jumeau et Claude Chabrol pour Poulet au vinaigre. En 1985, Rachid Bouchared met en scène Bâton rouge. Coline Serreau filme La crise en 1992 et Jacques Weber Don Juan en 1998. D’autres films complètent cette liste : en 1902, Contre-enquête de Franck Mancuso, en 2008, première étoile de Lucien Jean-Baptiste (et en 2016, Dieu merci !), en 2010, L’arnacoeur de Pascal Chaumel, en 2012, Ce que le jour doit à la nuit d’Alexandre Arcady, en 2013, Les reines du ring de Jean-Marc Rudnicki et, en 2019, un film à sketches : Salauds de pauvres.

Il apparaît également dans des courts-métrages parmi lesquels : Sing Sinatra en 2001 de L.Michaud ; Santa closed de D.Attal en 2006 ; Occupations de Lars von Trier dans un film collectif de 2007.

Outre son travail en début de carrière avec Robert Hossein, le théâtre lui offre d’autres rôles : 1986 : Brummel de B. Da Costa, 1992 : C’était bien de James Saunders ; 1999 : Les lunettes d’Elton John d’après David Farr ; 2002 : Phèdre dans une mise en scène de Jacques Weber ; 2004 : Quand l’amour s’emmêle d’Anne-Marie Etienne ; 2005 : Célébration d’Harold Pinter dans une mise en scène de Roger Planchon ; 2007-2008 : Les riches reprennent confiance de Louis-Jacques Sirjacq, où il joue avec sa fille Marjorie et il est nominé aux Molières ; 2009-2010 : Ernesto Che Guevarra, la dernière nuit ( et 2011 : Le crépuscule du Che) de José Pablo Feinmann ; 2012 : Onysos le furieux de Laurent Gaudé ; 2015 : Un cadeau hors du temps de Luciano Nötteno et 2017 : L’amante anglaise de Marguerite Duras.

A la télévision, ce sont Les joyeuses commères de Windsor en 1970 pour Au théâtre ce soir ; Schulmeister, l’espion de l’empereur en 1972 ; Le pain noir en 1974 ; Les chevaux du soleil en 1980 ; 2 épisodes des 5 dernières minutes en 1987-1988 ; un du Commissaire Moulin en 1991 et un de Julie Lescaut en 1995 ; Il est Gustave Eiffel dans G.E. La légende de la tour de Simon Brook en 2005. Il joue en 2012 Philippe Nadaillac dans le sang de la ville, dans un épisode de Nicolas Le Floch en 2013 et dans un des Petits meurtres d’Agatha Christie en 2018.

Le doublage de cinéma : De 1973 à 2020, il a prêté sa voix à Robert de Niro dans 67 films dont on peut retenir par exemple : Il était une fois l’Amérique, Mission, Les incorruptibles ( rôle d’Al Capone),Les affranchis, Il était une fois le Bronx, Casino, la série Mon beau-père ( l’acteur est Jack Byrnes dans les 3 titres), Arthur et les Minimoys, Panique à Hollywood, Happy new Year, Happiness Therapy, Last Vegas, Le nouveau stagiaire, Joker, Mon grand-père et moi. Pour lui ce sont également les publicités d’American Express en 2005 et plus récemment pour le véhicule Kia Niro.

Sa voix est également prêtée à Mel Gibson qui joue Martin Riggs dans tous les épisodes de L’arme fatale, Mad Max3, The Patriot, Nous étions soldats, Le complexe du castor, Expendanbles 3, Fatman, Bos Level (2021) et dans une série d’animation, Les Simpson.

Il double également Nick Nolte dans, entre autres, Contre-enquête, La ligne rouge, L’homme de la Riviera, Du miel plein la tête et dans des séries télévisées, ce qu’il fait également pour John Goodman. Sur grand écran, ce sont par exemple : Arachnophobie, La famille Pierrafeu, Dans la brume électrique, Confessions d’une accro au shopping, The monuments men, Atomic Blonde.

David Gasman est également doublé par lui dans : Arthur, où il est le roi des Minimoys en 2009 et 2010), La maîtresse du lieutenant français, Il état une fois l’Amérique, Falling in love, Rambo 2 , Silverado, Birdy, Hannah et ses sœurs, Les sorcières d’Eastwick, Le grand bleu, Indiana Jones et la dernière croisade, Le bûcher des vanités, Sister Act, 1492, Christophe Colomb, Independance day, La ligue des gentlemen extraordinaires.

Citons encore quelques noms : Mickey Rourke dans La maison des otages, Brian Cox dans Churchill et La 25ème heure ; Jeff Bridges dans Contre toute attente et A double tranchant ; Peter Cullen dans Transformers et dans les films d’animation comme Monstres et cie (Sally), Toy story 2, Kuzco l’empereur Mégalo. Il est la voix de Joshamee Gibbs pour Kevin Mc Nally dans toutes les aventures de Pirates des Caraïbes. Les acteurs Alfred Molina, John Candy, Sam Neil, James Belushi, Ron Perlman ou encore Michael Madsen sont également doublés par lui.

On peut également l’entendre dans des films d’animation comme Cendrillon où il est la souris dodue, Gus lors du 2ème doublage effectué en 1991 pour ce film de 1950. En 1996 il est Cassim dans Aladdin et le roi des voleurs ; en 2001 : La Belle et le Clochard 2 ; 2004 : La ferme se rebelle ; 206 : il est Obélix dans Asterix et les Vikings ; en 2010 : La princesse et le crapaud.

Pour la télévision, il est la voix de Tom Selleck, de John Doman (Cold Case, affaires classées en 2009 et 2010 et en 2018 : La vérité sur l’affaire Harry Quebert.

Il est également narrateur dans des documentaires et sa voix est entendue dans des jeux vidéo comme : Tomb Raider II en 1996 ; Pirates des Caraïbes en 2006 ; Astérix aux jeux olympiques en 2007 ou encore en 2018 : Lego les indestructibles. Son activité s’étend aussi aux livres-audio : Stephen King, Virginie Despentes, Fred Vargas, Jean-Paul Dubois, Craig Johnson, Emmanuel Carrère, Arturo Perez-Revarte, Pierre Lemaître et Bruce Springsteen.

Il s’est éteint le 17 mars 2021 d’ »une maladie fulgurante » selon les mots de sa fille Marjorie*, actrice et directrice artististique de doublage. Son ami Rémi Caremel, lui aussi spécialiste du doublage, a dit : «  C’était un géant du doublage, mais aussi un super comédien ».
 

*Marjorie Frantz double Hilary Swank, Michele Monaghan, Mila Kinis, Cameron Diaz, Catherine Zeta-Jones, a été dans une occasion la voix d’Angelina Jolie et celle de Julia Roberts dans Prêt à porter en 1994.

........................................................................................................................Claudine

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12 mars 2021 5 12 /03 /mars /2021 19:05

1943 – 88mn – VF – N&B

avec

Michel Simon, Albert Préjean, Blanchette Brunoy, Suzy Prim, Juliette Faber 

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Thème : La lutte inégale entre les grands magasins et le petit commerce à la fin du 19° siècle, adapté d’une œuvre d’Emile Zola

Le Réalisateur : André Cayatte, de son vrai nom Marcel Truc, est écrivain, scénariste et réalisateur. Il est né le 3 février 1909 à Carcassonne. Il est mort le 6 février 1989 à Paris.

Ses parents tiennent un commerce d’épicerie en gros à Carcassonne. En 1922, son cousin, aumônier des prisons est chargé d’assister un condamné à mort. Le jeune André a 13 ans et quand il voit son cousin s’effondrer suite à l’exécution, il n’aura plus de cesse de militer contre la peine de mort.

A partir de 1932, licencié ès lettres, André Cayatte entreprend des études de droit et devient avocat. Tout en plaidant au barreau de Paris, il publie plusieurs romans. Et dans l’exercice de son métier, la défense d’un client acteur en procès contre son producteur, lui permet de découvrir le milieu cinématographique et la puissance de son impact.

En 1941, il fait les dialogues d’un film produit par la Continental compagnie allemande ayant réquisitionné les Studios de Billancourt. Et c’est dans cette compagnie , où se cachent des résistants, qu’André Cayatte commence sa carrière de réalisateur. Il tourne 4 films. La Fausse Maitresse en 1942, d’après le roman de Balzac. En 1943 : Au Bonheur des Dames d’après l’œuvre de Zola, puis Pierre et Jean d’après le roman de Maupassant et Le Dernier Sou qui ne sortira qu’en 1946.

En septembre 1944, André Cayatte est inquiété par le Comité de Libération du Cinéma Français et ne peut plus travailler jusqu’en décembre 1945, où finalement la relaxe est prononcée.

André Cayatte poursuit ses réalisations cinématographiques avec des films populaires dont une évocation de l’affaire Stavisky, Le Dessous des Cartes (1948), mais sans trop de succès. Puis, en 1949 opte, après Balzac, Zola et Maupassant pour un autre classique : Les Amants de Vérone. Cette même année, il réalise : Le Retour de Tante Emma un court métrage qui évoque les déportés (inclus dans un film à sketch : Le Retour à la Vie de H.G. Clouzot, A.Cayatte, G.Lampin et J.Dreville)

Cependant, ressurgit son idée première sur l’impact d’un cinéma interpellant les masses sur les problèmes de société. Sur l’affaire Seznec, il a élaboré, entre autre, un scénario dans lequel il fait jouer à Seznec son propre rôle dans une reconstitution commentée en voix off. C’est une invention d’un genre qui ne s’est pratiquement jamais vu, qui préfigure le documentaire fiction. Le film est censuré (illégalement).

Mais André Cayatte persévère. Il réalise un cycle au cours duquel il analyse les rouages et les enjeux de la justice à ses différentes étapes. Ce sont : Justice est faite (1950), le film montre un jury d’assise prisonnier de ses préjugés, Nous sommes tous des assassins (1952), c’est un plaidoyer sur l’inefficacité de la peine de mort, Avant le déluge (1954) est un essai sur ce qui pousse la jeunesse à se retourner contre la société. Le Dossier noir (1955) qui traite des faiblesses inhérentes à l’instruction.

Le résultat est un succès populaire, une citation parmi les cinéastes français qui comptent et aussi l’indication d’une évolution du cinéma vers le genre télévisuel des enquêtes d’actualité.

André Cayatte continue au cinéma jusqu’en 1978, puis à la télévision, à filmer des problèmes de société, avec Les Risques du métier (1967) montrant l’ostracisations d’un enseignant accusé de pédophilie, Mourir d’aimer (1971) illustrant le cas d’une enseignante amoureuse d’un de ses jeunes élèves.

44 réalisations de films de cinéma avec , certes, des critiques de la part des « Jeunes Turcs » de la Nouvelle Vague, mais plus d’une douzaine de distinctions.

André Cayatte meurt d’une crise cardiaque quelques jours après son quatre-vingtième anniversaire

..................................................................................................Roland

 

Lundi 22 Mars Vidéo Conférence  pour une Evocation de la vie de Marguerite Boucicaut  relatée dans "Au Bonheur des Dames" d'André Cayatte. En bonus : Albert Préjean.

ALBERT PREJEAN

Acteur à la gouaille faubourienne qui joue les jeunes premiers jusqu’à la fin de la 2ème guerre mondiale, il a participé à une centaine de films en passant sans  problème du muet au parlant et également connu comme chanteur.

Né le 27 octobre 1894 à La Varenne Saint-Hilaire, il est envoyé en pension à Fribourg où il apprend l’allemand. Il obtient, à 24 ans, la Croix de guerre et la légion d’honneur pour avoir combattu dans l’escadrille des Cigognes aux côtés de Guynemer.

En 1921, il fait ses débuts au cinéma, par hasard, comme doublure dans Les 3 mousquetaires d’Henri Diamant Berger avec lequel il tourne ensuite plusieurs films : 20 ans après, puis Le mauvais garçon et Gonzague en 1922, Jim Bougne boxeur et Le roi de la vitesse en 1923 et en 1927 Education de prince.

 René Clair le choisit également pour plusieurs réalisations : Paris qui dort et Le fantôme du Moulin-rouge en 1924, Le voyage imaginaire en 1925. Il est coopérateur technique pour les séquences d’aviation dans La proie du vent en 1927. Un chapeau de paille d’Italie est filmé en 1928. Sous les toits de Paris, en 1930 le révèle comme chanteur avec l’air du titre comme viennent d’autres succès tels que La valse à Dédé de Montmartre ou bien Dans la vie faut pas s’en faire. Raymond Bernard est également son metteur en scène pour : Le costaud des Epinettes et Grandeur et décadence en 1923, L’homme inusable et Le miracle des loups en 1924 puis Le joueur d’échecs en 1927.

En 1928, il tient le 1er rôle dans Verdun, vision d’histoire, de Léon Poirier et joue pour Jacques Feyder dans Les nouveaux messieurs. Il est présent en 1929 dans 2 courts métrages de chansons : C’est à boire et Pour passer le temps et réalise un moyen métrage : L’aventure de Luna Park. En 1931, il crée le rôle de Mackie dans L’opéra de quat’ sous de Georg Wilhelm Pabst et tourne pour Carmine Gallone Un soir de rafle et Le chant du marin (en 1932 : Un fils d’Amérique).

Dans sa filmographie, on peut retenir : en 1931, la version allemande de L’amoureuse aventure (1932) de Wilhelm Thiele ; 1933 : Toto de Jacques Tourneur, Les bleus du ciel d’Henri Decoin et Caprice de princesse de Karl Hartl et H.G. Clouzot. Julien Duvivier tourne en 1934 Le paquebot Tenacity et en 1936 Marcel Carné Jenny. En 1937 ce sont Christian Jaque avec A Venise, une nuit et Pierre Chenal avec L’alibi. André Berthomieu réalise en 1938 L’inconnue de Monte-Carlo et l’année suivante Dédé la musique tandis que Jacques Becker filme L’or du Christobal et Maurice Cloche Nord-Atlantique.

Du 18 au 31 mars 1942, il fait partie de ce qui a été nommé «  le train de la honte », réunissant avec lui 2 autres vedettes de la Continentale : Danièle Darrieux (pour présenter le film de son ex-mari Henri Decoin, Premier rendez-vous) et Suzy Delair et 3 autres artistes : René Dary, Junie Astor et Viviane Romance. A l’initiative des 3 piliers de la propagande allemande en France (L’institut allemand, l’ambassade d’Allemagne et les services de propagande dépendant de Berlin) les acteurs ont été durant 12 jours les hôtes des studios Ufa de Babelsberg à Berlin, Wien Films à Vienne et Bavaria Films. Le voyage est exemplaire de ce qu’est la propagande de l’époque : «  une distorsion des faits pour servir l’idéologie de l’Occupant. L’image frappante des vedettes les plus populaires du cinéma français à Berlin devait entériner la mainmise allemande sur la vie culturelle française en faisant symboliquement main basse sur son industrie cinématographique. » «  Les vedettes doivent renvoyer l’image policée et positive d’une collaboration culturelle tout à fait banale qui renoue avec les échanges d’avant-guerre entre les 2 puissances cinématographiques européennes ». En août de l’année suivante, il pose devant la porte de Brandebourg avec Loulou Gasté et Edith Piaf comme invités par la Propagandastaffel pour promouvoir la chanson française.

Il sera incarcéré quelques semaines à la Libération.

Il a dans quelques films Danielle Darrieux comme partenaire : Volga en flammes de Victor Tourjansky en 1933 ; La crise est finie de Robert Siodmak en 1934 (qui réalise également Mollenard mais sans l’actrice) ; L’or dans la rue de Curtis Bernhardt ; Dédé de René Guissart en 1935 tout comme Le contrôleur des wagons-lits de Richard Eichberg et Quel drôle de gosse de Léo Joannon (auteur de Caprices en 1941).

En 1943,  il épouse  Lysiane Rey, actrice rencontrée à l ‘ABC. Née à Amiens le 13 novembre 1922, (Melle Josette, ma femme d’André Berthomieux en 1950, L’homme de joie de Gilles Grangier , Mon curé chez les riches d’ Henri Diamant-Berger en 1952, Quand passent les faisans d’Edouard Molinaro en 1965 et dans un épisode de Vidocq en 1967). Leur fils Patrick naît le 4 juin 1944. Après leur séparation, elle se remarie avec Luc Barney et a un second fils.Il prête à plusieurs reprises ses traits au commissaire Maigret : Picpus et Les caves du Majestic de Richard Pottier en 1942 et Cécile est morte de Maurice Tourneur en 1944. Il tourne en 1946 La kermesse rouge de Paul Mesnier et incarne un ouvrier brutal dans Les frères Bouquinquant de Louis Daquin en 1948. L’année suivante ce sont Les nouveaux maîtres de Paul Nivoix puis en 1955 Chéri Bibi de Marcello Pagliero. Son rôle dans Les amants du Tage d’Henri Verneuil n’est pas crédité. En 1957, il figure dans Paris Music Hall de Stany Cordier et devient Monsieur Loyal dans le 1er cirque de Jean Richard. Dans son dernier film, en 1962, Bonne chance, Charlie de Jean-Louis Richard, il est le faire-valoir d’Eddie Constantine.

Il meurt à Paris le 1er novembre 1979 et repose au cimetière d’Auteuil dans le XVIème arrondissement.

PATRICK PREJEAN : acteur de cinéma, théâtre et télévision, sa voix est bien connue pour les doublages comme celui de Tigrou dans la série de Winnie l’ourson ou de Sylvestre le chat. On l’a vu entre autres dans : Le tatoué de Denys de la Patellière en 1968, Le cerveau de Gérard Oury en 1969, Peau d’âne de Jacques Demy en 1970, Les mariés de l’an II de Jean-Paul Rappeneau en 1971, Le gendarme et les gendarmettes de Jean Girault en 1982, Le château de ma mère d’Yves Robert en 1990 et en 2018 dans J’ai perdu Albert de Didier Van Cauwelaert.

......................................................................................................................................Claudine


 

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10 mars 2021 3 10 /03 /mars /2021 08:21

Augusta per angusti nous livrent les anciens, aux sommets par des chemins sinueux. Serge Gainsbourg qui n'était ni Serge ni Gainsbourg voulut être peintre, il devint chanteur populaire, lui qui adorait la grande musique et donna dans l'art mineur. Il bafouillait devant les auditoires mais écrivait des jolis textes. Le cinéma le nourrit , il n'en eut apparemment cure. Pourtant n'est-ce pas nos actrices qui lui donnèrent un réel coup de pouce ? Claudine avec raison retrace ce qui fut un réel début de carrière, Gainsbourg au Cinéma. (NDLR)

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Notre propos sera ici de ne retenir que cet aspect de la carrière de Lucien Ginsburg, né à Paris le 2 avril 1928 et décédé le 2 mars 1991, il y a donc 30 ans, dans cette même ville en son domicile du 5 bis, rue de Verneuil dans le VIIème arrondissement, avant d’être inhumé aux côtés de ses parents au cimetière du Montparnasse.

L’acteur : Dès 1959, devant la caméra de Michel Boisrond dans Voulez-vous danser avec moi (en 1963, pour le réalisateur, il compose la BO de Comment trouvez-vous ma sœur ?). Ce sont ensuite des péplums tels que La révolte des esclaves en 1960, Samson contre Hercule en 1961 puis Hercule se déchaîne l’année suivante. Pour Jacques Poitrenaud il joue dans Strip tease( il est également auteur de la BO) ; ce seront ensuite L’inconnue de Hong-Kong, Carré de dames pour un as, et en 1968 Ce sacré grand-père ( et musique). En 1966, il figure au générique du Jardinier d’Argenteuil de Jean-Paul Le Chanois et 2 ans plus tard à celui de Gérard Pirès dans Erotissimo. En 1968, toujours, il est lui-même dans Le Pacha de Georges Lautner aux côtés de Jean Gabin et crée la BO.

Il rencontre Jane Birkin, après sa douloureuse séparation avec Brigitte Bardot, à Venise sur le tournage de Slogan de Pierre Grimbat, en 1969. Le metteur en scène, constatant la difficulté de ses 2 acteurs à s’entendre, initia un dîner où il ne vint pas. La musique est de Serge. André Cayatte le fait tourner dans Les chemins de Katmandou en 1969 et l’année suivante Pierre Koralnik réalise Cannabis où il est Serge Morgan ; la musique est également de lui. C’est Abraham Polonsky qui filme Le voleur de chevaux en 1971 qui lui dit : «  Vous avez l’intelligence de la caméra. Allez-y, faites un film. » En 1972, il joue dans Trop jolies pour être honnêtes de Richard Balducci et en fait la musique. Ensuite ce sont : Les diablesses d’Antonio Margheriti, un court métrage d’André Hardellet en 1974 : La dernière violette. En 1975, il est aux côtés de Gérard Depardieu et Jean-Louis Trintignant dans le film de Claude Berri : Je vous aime. Il en compose la BO et chante avec Catherine Deneuve Dieu fumeur de havanes et tourne également Sérieux comme le plaisir de Robert Benayoun. Il fait une simple apparition dans Le grand pardon d’Alexandre Arcady en 1982 et tient son propre rôle, en 1985, dans Fumeur de charme de Frédéric Sojcher (dont un nouveau montage en 1992 porte le titre : Requiem pour un fumeur). Il est également lui-même dans Jane B par Agnès V d’Agnès Varda en 1988.

A la télévision, on le voit en 1962 dans En passant par Paris, puis dans Noël à Vaugirard tourné pour Dim, Dam, Dom en 1966. L’année suivante il est le marquis de Sade dans Valmy et paraît dans la série Vidocq en incarnant un fou. Il est le grand prêtre dans Saint-Tropez priez pour eux en 1968 et figure dans un épisode des Dossiers de l’agence O. Il devient prince dans Le lever de rideau en 1973 et joue dans Bons baisers de Tarzan l’année suivante.

Le réalisateur : En 1976, à l’instigation du producteur Jacques- Eric Strauss (Le clan des Siciliens) qui exige que le titre soit celui de la chanson Je t’aime moi non plus, écrite fin 1967 pour Brigitte Bardot mais interdite par son époux d’alors Gunther Sachs, il réalise son 1er film, dédié à Boris Vian, dont il a écrit le scénario et la musique, avec Jane Birkin (qui a enregistré la chanson en 1969). Son travail est récompensé par le César de la meilleure musique écrite pour un film et celui du meilleur son. On peut y noter une apparition de Gérard Depardieu en paysan homosexuel. En 1983, d’après le roman de Georges Simenon, Coup de lune, il rédige le scénario, compose la musique et réalise Equateur avec Francis Huster, Julien Guiomar et Jean Bouise. Patrick Dewaere, pressenti pour le rôle principal, se suicide peu de temps avant le début du tournage. Le film, hué au festival de Cannes, est un échec.

En 1986, son film Charlotte for ever , tourné avec sa fille Charlotte, porte sur le sujet délicat de l’inceste et suscite la controverse. Son dernier long métrage est Stan the flasher (il est Stan) et est écrit pour Claude Berri qui joue un exhibitionniste.

Le compositeur : 1960 : L’eau à la bouche de Jacques Doniol-Valcroze (cofondateur des Cahiers du cinéma). 1967 : Si j’étais un espion de Bertrand Blier et L’horizon de Jacques Rouffio. 1968 : Manon 70 de Jean Aurel avec Catherine Deneuve, Samy Frey et Jean-Claude Brialy.1969 : La horse de Pierre Granier-Deferre et Mister freedom de William Klein. Il compose pour Claude Berri la musique de Sex shop en 1972 et celle de Madame Claude de Just Jaeckin en 1976. Pour Coluche c’est Vous n’aurez pas l’Alsace et la Lorraine en 1977 puis pour Patrice Leconte Les bronzés en 1978. François Leterrier fait appel à lui pour Good bye Emmanuelle la même année. Puis ce sont en 1979 Tapage nocturne de Catherine Breillat en 1979 et Tenue de soirée de Bertrand Blier en 1986. Il reçoit, en 1996, à titre posthume, le César de la meilleure musique de film pour Elisa de Jean Becker avec Vanessa Paradis, Gérard Depardieu et Clotilde Courau.

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