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27 mai 2022 5 27 /05 /mai /2022 08:57
T. comme Truffaut : Cinéaste engagé

 

 

 

 

François Rolland Truffaut  réalisateur, scénariste, critique, acteur de cinéma est né le 6 février 1932 à Paris 17ème.

Il tourna 26 films dont Les 400 coups, Jules et Jim, Farenheit 451, L'Enfant Sauvage, La Nuit Américaine, L'Homme qui aimait les femmes, La Chambre Verte, Le Dernier Métro.

1933-1942: Non désiré, il eut une enfance très chaotique chez sa grand-mère autour de la butte Montmartre. Son nom, Truffaut, est celui de son père adoptif.

1943-1945: Décrochage scolaire : Il vécut Les 400 Coups avant d'en faire un scénario

1948-1951: Adolescent recherchant sa liberté, il connaîtra la misère, la prison et une première tentative de suicide. Il s'engage dans l'armée d'Indochine, déserte et sera interné en psychiatrie à l'automne 1951.

1952-1954: Le cinéma sera salvateur. S'il n'a pas été bon écolier, il sera grand spectateur pour avoir visionné des centaines de films, et un lecteur avide de grands auteurs classiques et contemporains. Il fonde un ciné-club qui périclite par manque de moyens. André Bazin lui permet de se reconstruire par un emploi de critique de films. Il publiera très activement et notamment aux Cahiers du Cinéma. Auprès de l'écrivain impressionniste Henri-Pierre Roché et du réalisateur Roberto Rossellini, il forgera ses premières armes de cinéaste.

1957-1958:  Epousant la fille du  producteur Morgenstern, il participe à la production de films. Mais son tempérament  fougueux et intransigeant le fait interdire d'entrée au Festival de Cannes.

1959-1970 : Il contribue, avec Claude Chabrol, Claude Lellouch, Agnés Varda, Roger Vadim, Jean-Luc Godard à l'émergence du mouvement dit La Nouvelle Vague qui révolutionne le cinéma par des tournages en décors réels et des films à petit budget. En 1959, Il entame la saga Antoine Doinel / Jean-Pierre Léaud avec Les 400 Coups  et remporte le Prix de la mise en scène au Festival de Cannes. Suivront Baisers volés, Domicile conjugal, L'amour en fuite. En 1964, il divorce. En 1968, il engage un détective privé pour découvrir son père biologique. Engagé politiquement, il militera pour l'indépendance algérienne, pour le droit à l'avortement.

1971-1983 : Epoque de sa maturité où il révèlera des actrices dont il sera tour à tour amoureux, telles Claude Jade (Baisers Volés, Domicile Conjugal, L'amour en fuite), Nathalie Bayle (La nuit américaine, la chambre verte), Dorothée (L'amour en fuite), Isabelle Adjani (L'Histoire d'Adèle H.), Jacqueline Bisset (La nuit Américaine), Catherine Deneuve (La Sirène du Mississipi, Le Dernier Métro), Françoise Dorléac (La Peau Douce), Bernadette Laffont (Les Mistons, Une belle fille comme moi), Jeanne Moreau (Les 400 coups, Jules et Jim), Marie-France Pisier (Antoine et Colette, Baisers volés, L'amour en Fuite), Fanny Ardant (La Femme d'à côté).  

Il tourne un dernier film "Vivement Dimanche" en 1983.

Atteint d'une tumeur cérébrale, il décèdera le 21 Octobre 1984.

Il aura eu deux filles de Madeleine Morgenstern,  et  une fille de Fanny Ardant.

Ses réalisations ont ouvert sur un cinéma intimiste témoin de son époque où un personnage masculin est livré à la solitude, où l'enfance est maltraitée et les femmes sont parfois fatales. 

.......................................................................................................................................Hervé

 

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14 mai 2022 6 14 /05 /mai /2022 19:38

 

 

 

 

LE FEU : Pour accompagner la projection du film FARENHEIT 451 Claudine nous propose un petit questionnaire autour de ce mot (au singulier ou au pluriel).

1. 1963. Louis Malle, assisté de Volker Schlöndorff, adapte un roman de Pierre Drieu la Rochelle inspiré de la vie de J. Rigault. Alain Leroy (Maurice Ronet) quitte New York où est restée sa femme Dorothy. Guéri après une cure de désintoxication, il continue à éprouver un profond dégoût pour la vie. A Paris, il revoit ses anciens compagnons de débauche : c’est, chaque fois, une nouvelle déception. Figurent également au générique : Léna Skerba, Yvonne Clech, Hubert Deschamps, Jeanne Moreau et Ursula Kubler.

2. 1982. Jean-Paul Rappeneau. Victor Valance (Yves Montand) a quitté Paris pour réaliser de sombres opérations aux Bahamas. Il revient dans la capitale pour persuader sa mère (Madeleine Chaminat –âgée seulement de 13 ans de plus que l’acteur) de vendre son immeuble afin de placer l’argent dans la réfection d’un casino. Bien que sentant l’arnaque, Pauline (Isabelle Adjani), l’aînée de ses 3 filles, vole à son secours. Les 2 acteurs sont accompagnés par Lauren Hutton, un très célèbre mannequin et Alain Souchon.

3. 1952. Charlie Chaplin, assisté de Robert Aldrich, conte la triste histoire d’un clown de music-hall à la retraite Calvero, devenu alcoolique. Il sauve du suicide une jeune danseuse, Terry, privée de l’usage de ses jambes par une paralysie d’origine psychologique. Il tente de revenir sur scène mais c’est un échec alors que la jeune femme, guérie, entame une très brillante carrière. Avec Claire Bloom, Sydney Chaplin et Buster Keaton. Ce film, considéré comme «  film testament »reçoit en 1973 l’Oscar de la meilleure musique ( celle de Charles Chaplin) car la sortie aux Etats-Unis n’a lieu que 20 ans plus tard : Chaplin, victime du Maccarthysme s’est exilé en Europe.

4. 1981. Jean-Jacques Annaud adapte le roman de J.H. Rosny aîné, paru en 1909, pour ce film d’aventures préhistoriques. Trois guerriers, Naoh (Everett Mc Gill), Amoukar (Ron Perlman) et Gaw (Nameer El-Kadi) partent à la recherche d’un bien préceux qu’ils ne savent pas créer.

5. 1972. Serge Korber adapte le roman de Catherine Paysan paru en 1966. Annie Girardot rencontre sur le tournage Bernard Fresson et ils vivent 7 ans ensemble. A leurs côtés figurent Jean Rochefort, Claude Jade, Jean Bouise et Bernard Le Coq. Le 2 février 1962, Alexandre Boursault se sépare de sa femme Marie-Louise dont il ne supporte plus les implications politiques. Durant les 10 années suivantes, celle-ci touche plusieurs fois le fond et on la croit folle. Le 2 février 1972, elle décrète que c’est le printemps et sort, malgré la neige qui tombe, avec un chapeau de paille. Son ex-mari (remarié) lui adresse la parole pour la 1ère fois depuis leur séparation et elle pense qu’il est toujours amoureux d’elle. Elle ne vit plus que dans l’espoir d’une réconciliation.

6. 2005. Mike Newell est le 1er Anglais à diriger cette saga pour ce 4ème volet d’après le roman de J.K. Rowling où l’on retrouve Daniel Radcliffe (Harry), Emma Watson (Hermione) et Rupert Grint (Ron). Patrick Doyle succède à John Williams pour la musique.

7. 1981. Hugh Hudson raconte la vie de 2 athlètes britanniques, Harold Abrahams (Ben Cross) et Eric Liddell (Ian Charleson) qui s’affrontent aux Jeux Olympiques de Paris en 1924 dans l’épreuve du 100 mètres. Le film est récompensé par un Oscar, de même que le scénario original, les costumes et la musique de Vangelis Papathanassiou.

8. 1962. Sam Pekinpah réunit Randolph Scott et Joel Mc Crea. Un vieux cow-boy aux cheveux blancs, Steve Judd, qui enchaîne les petits boulots, retrouve dans une petite ville de Californie un de ses vieux amis. Il lui propose de convoyer avec lui la poudre d’or récoltée dans les mines pour le compte d’une banque locale. Ils partent en compagnie du jeune Heck, une tête brûlée.

9. 1978. Etienne Perrier tourne avec Michel Piccoli, Claudia Cardinale, Jacques Perrin et Rufus. Un promoteur immobilier, découvrant que sa femme le trompe avec son associé, encourage leurs rencontres pour ne les perdre ni l’un ni l’autre.

10. 1996. Edouard Zwick réalise ce long métrage avec Denzel Washington, Meg Ryan et Matt Damon. Durant la guerre du golfe, le lieutenant colonel Serling détruit accidentellement un de ses propres chars, causant la mort de son ami. L’armée dissimule les détails et le transfère à un travail de bureau. Il est chargé de déterminer si le capitaine Karen Emma Walden peut être la 1ère femme à recevoir la médaille d’honneur à titre posthume. Il remarque des incohérences dans les témoignages de l’équipage de la combattante et pour éviter une nouvelle dissimulation il divulgue l’histoire à un journaliste.
...................................................................................................................................CLAUDINE

REPONSES :

1. Le feu follet ;

2. Tout feu, tout flamme ;

3. Les feux de la rampe ;

4. La guerre du feu ;

5. Les feux de la Chandeleur ;

6. Harry Potter et la coupe de feu ;

7. Les chariots de feu ;

8. Coups de feu dans la Sierre ;

9. La part du feu ;

10. A l’épreuve du feu.

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7 mai 2022 6 07 /05 /mai /2022 19:04

 

 

CLAUDINE DEMANDE : QUI DANS LE MONDE DU CINEMA PORTE OU A PORTE LE PRENOM JEAN ? Ce petit questionnaire servira à retrouver leur identité.

1. Acteur né en 1920, 1er prix du conservatoire, engagé dès 1942 à la Comédie française puis rejoint Jean-Louis Barrault qui fonde sa compagnie en 1946 et y retrouve Simone Valère rencontrée lors du tournage du Voyageur de la Toussaint de Louis Daquin en 1943. Elle devient sa seconde épouse en 1998 après 48 ans de vie commune. Sylvie et le fantôme de Claude Autant-Lara en 1945 ; Le Doulos de Jean-Pierre Melville en 1942 et La peau douce de François Truffaut en 1964.

2. Acteur, réalisateur, scénariste et producteur, (1938-1981), proche de la rédaction des cahiers du cinéma et des réalisateurs de la Nouvelle Vague. 1963 : Les mauvaises fréquentations. 1973 : La maman et la putain, grand prix du festival de Cannes et l’année suivante Mes petites amoureuses.

3. Acteur, d’abord figurant aux Folies Bergères, il tourne sous la direction de Julien Duvivier : La Bandera, Pépé le Moko et La belle équipe. Partenaire de Pierre Fresnay dans La grande illusion et de Brigitte Bardot pour En cas de malheur. (1904-1976).

4. Acteur connu pour ses rôles comiques, tant au cinéma où il joue dans 120 films qu’au théâtre. Ce 2ème prix d’opéra comique, vite repéré par René Simon, intègre la troupe des Branquignols. Son personnage franchouillard, gentil et un peu hébété en fait le 3ème comique préféré des Français. Tournant beaucoup pour résoudre des problèmes d’argent dus au jeu il dit : «  J’ai tourné tellement de navets que ma carrière ressemble à un potager ». Il est un des fondateurs de l’émission Les grosses têtes. Citons : Les tontons flingueurs, la série des Gendarmes et celle de La 7ème compagnie. (1919-2004).

5. Réalisateur et scénariste né en 1908, il devient acteur en 1933 puis réalise des courts métrages et devient tour à tour monteur et assistant. En 1935, il réalise Paris-Deauville, puis Macao enfer du jeu en 1939, Pontcarral, colonel d’empire en 1943, l’éternel retour en 1944, La symphonie pastorale en 1947, Chiens perdus sans collier en 1955, Notre Dame de Paris en 1956 et La princesse de Clèves en 1962. Il meurt en 2008.

6. Né en 1920, d’abord figurant au Châtelet et à l’Opéra, régisseur au théâtre des Mathurins, rejoint la troupe des Branquignols et tournera dans plus de 200 films ; César du meilleur acteur dans un second rôle pour Les misérables en 1983, il reçoit la statuette d’honneur en 1994. Très proche ami de Michel Audiard, on le voit dans Alexandre le bienheureux, La gueule de l’emploi, Dupont la joie, Violette Nozière, La victoire en chantant et La soupe aux choux. Il décède en 1994.

7. (1889-1963). Poète, dramaturge, peintre et réalisateur. Le sang d’un poète(1930). Il est l’auteur des décors et des dialogues de L’éternel retour. Il écrit pour Jean-Pierre Melville l scénario de son roman Les enfants terribles et reçoit le prix Louis-Delluc en 1946 pour l’adaptation du conte de Mme Leprince de Beaumont.

8. (1905-1934), Ce réalisateur, fils d’un anarchiste converti au pacifisme en 17 et incarcéré à la prison de Fresnes où il décède dans des conditions douteuses est rejeté de ses camarades. Il est pris en charge par son grand-père qui l’initie aux images. 1930 : A propos de Nice ; 1933 : Zéro de conduite ; 1934 : L’Atalante. Dans La nuit américaine, un plan montre, à Nice, une plaque portant son nom.

9. (1910-1976), acteur belge, 2ème prix au conservatoire d’art dramatique de Bruxelles, il est repéré puis intègre la compagnie Renault-Barrault. Il joue Marius dans les 3 films de Raymond Bernard tirés des Misérables. Maria Casarès le quitte pour Albert Camus. 1955 : Du rififi chez les hommes de Jules Dassin ; 1959 : La fièvre monte à El Pao de Luis Bunuel ; L’homme de Rio en 1964 ; Le protecteur de Roger Hanin en 1974. Il est la voix off dans Peau d’âne de Jacques Demy.

10. Né en 1944, cet acteur, né à Oran, vient à Paris en 1963 et joue au théâtre avec Patrice Chéreau. On le voit au cinéma en 1966 dans Le Pacha de Georges Lautner, Les Camisards de René Allio en 1972, Buffet froid de Bertrand Blier en 1979. Après avoir tourné avec Alexandre Arcady Le grand pardon puis Le grand carnaval, il joue dans Ripoux contre Ripoux en 1989 et dans Brillantissime de Michèle Laroque.

11. Né en 1933, acteur, humoriste, écrivain, réalisateur, chanteur, producteur et compositeur, renvoyé souvent pour son impertinence, il a écrit des sketches pour le cabaret. Il tourne sous la direction de Claude Chabrol Que la bête meure puis Le boucher. Il ne vient pas chercher le prix d’interprétation obtenu à Cannes pour Nous ne vieillirons pas ensemble de Maurice Pialat. Il réalise ses films dès 1972 : Les Chinois à Paris en 1974 et 2 heures moins le quart avant J.C. Il meurt en 2003.

12. (1930-2017), cet acteur s’est imposé au théâtre, à la télévision pui au cinéma comme ceux de la «  bande du conservatoire » : Marielle, Rich, Belmondo, Girardot, Cremer). Sa voix chaude, son flegme et son ironie sont présents dans 113 films et 37 téléfilms. Citons : la série des Angélique de Bernard Borderie, L’horloger de Saint-Paul et Que la fête commence (César du meilleur acteur dans un 2ème rôle) de Bertrand Tavernier, Le crabe-tambour (César du meilleur acteur) et Le cavaleur sans oublier Tandem. César d’honneur en 1999.

13. (1920-2005), cet acteur, né à Constantine, entre dans le monde du théâtre grâce à Albert Camus. Il rencontre en 1944 Jean Vilar et participe aux débuts du TNP. Sa notoriété débute en 1958 avec l’émission La caméra explore le temps où il incarne Robespierre, fiure qu’il reprend plus tard pour Robert Hossein. Il fonde en 1968 la maison des arts et de la culture de Créteil qu’il dirige durant 10 ans. 1966 : Paris brûle-t-il ? ; 1975 : L’alpagueur de P. Labro ; 1979 : I comme Icare d’H. Verneuil. Il assure des doublages dont celui de Ben Kingsley.

14. Né en 1972, cet acteur, humoriste, scénariste, réalisateur et producteur devient populaire grâce à l série Un gars, une fille. Il tourne également Brice de Nice, OSS 117 en 2006 et 2009. Il reçoit l’Oscar en 2012 pour son rôle de star déchue dans The artist.

15. (1900-1993), réalisateur roumain naturalisé américain, il arrive au cinéma après des débuts dans la peinture comme portraitiste. On lui doit entre autres : Captives à Bornéo, Comment épouser un milliardaire et Papa longues jambes.

16. (1913-1998), acteur, metteur en scène, peintre et sculpteur, il réalise la plupart des cascades de ses films tels que ceux tournés pour André Hunebelle : Le Bossu, Le Capitan, Le miracle des loups. Entré en 1936 comme stagiaire de Charles Dullin. En 1941, il met en scène Britannicus et réalise décors et costumes (photos prises par Dora Mar). Souvent en conflit avec la comédie française qu’il a intégrée. On peut le voir également dans : Nez de cuir d’Y. Allégret, Nuits blanches de L. Visconti et Peau d’âne de J.Demy. Depuis 1983, son passe-muraille jaillit du mur place Marcel Aymé à Montmartre.

17. Né en 1948, cet acteur français d’origine espagnole est découvert par Luc Besson (Le grand bleu, Nikita et Léon) et poursuit une importante carrière aux Etats-Unis dans des films comme Mission impossible ou Le Da Vinci code.

18. (1929-1989), acteur très discret, habitué des seconds rôles dès les années 60, il a rencontré au début de sa carrière Roger Planchon et a fait partie de l’aventure du théâtre de Villeurbanne devenu TNP en 1972. Il joue le capitaine Haddock dans Tintin et les oranges bleues, est nominé aux César pour sa prestation dans Le vieux fusil et reçoit la récompense en 1980 pour Coup de tête. Il tourne ensuite pour Luc Besson dans Le dernier combat, Subway, Le grand bleu et Nikita, son dernier rôle.

les réponses

I
I
I
I
I

REPONSES : 1. Desailly ; 2. Eustache ; 3. Gabin ; 4. Lefèvre ; 5. Delannoy ; 6. Carmet ; 7. Cocteau ; 8. Vigo ; 9. Servais ; 10. Benguigui ; 11. Yanne ; 12. Rochefort ; 13. Negroni ; 14. Dujardin ; 15. Negulesco ; 16. Marais ; 17. Reno ; 18. Bouise.

....................................................................................................................................Claudine
 

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3 mai 2022 2 03 /05 /mai /2022 19:37

 

*

 

REGINE : chanteuse, actrice et femme d’affaires, surnommée « la Reine de la nuit »

Régina Zylberberg naît le 26 décembre 1929 à Anderlecht de parents juifs polonais. Son frère Maurice Bidermann, futur industriel dans le textile, agrandit la famille 3 ans plus tard. Elle découvre à la Libération les bals américains et le jazz dans le café de son père, La lumière de Belleville, dont elle s’occupe. Sa vocation naît ainsi de même que sa découverte des boîtes de Juan-les-pins où elle travaille comme vendeuse. En 1947, elle épouse à l’âge de 17 ans un apprenti maroquinier, Paul Rotcage. Leur fils Lionel naît en 1948 (un cancer emporte ce journaliste en 2006).

En 1956, elle ouvre Chez Régine, rue du Four et aura jusqu’à 23 discothèques dans le monde entier. En 1961 : Le New Jimmy’s accueille la jet set au 124 boulevard du Montparnasse et ce seront ensuite 10 clubs que les membres, grâce à leur carte, peuvent venir fréquenter. En 1988, elle achète la concession du restaurant Le doyen à Paris. Deux ans plus tard, à Nîmes, elle prend la direction du Cheval Blanc Régine’s hôtel, 4 étoiles, avec son second mari Roger Choukroun, épousé en 1969 (né en 1937 à Oran, c’est un homme d’affaires, éditeur de musique, président de l’entreprise les objets d’art ; ils divorcent en 2004). Ils reçoivent l’appui de Jean Bousquet, maire de la ville. On y croise lors des férias le tout Paris. Même si les noms de Thierry Marx, tout jeune étoilé, de Philippe Starck pour l’ameublement et de Jean-Michel Wilmotte pour la décoration, l’établissement, situé face aux arènes, est un flop retentissant. Elle lance un parfum Régine en 1989, puis Jimmy’z pour hommes et Zoa. En 1992, elle prend la direction du Palace mais le lieu périclite rapidement ; une fermeture administrative pour trafic de drogue et prononcée et l’impartialité des juges mise en cause. Elle devient chevalier de la Légion d’Honneur en 1995 (le grade d’officier lui sera conféré en 2008).

En 2004, elle se sépare de tous ses clubs. Ayant fondé en 1984 l’association SOS Drogue international, elle participe en 2005 à l’émission La ferme des célébrités dont elle termine 5ème et ce pour financer une branche de ct organisme : SOS habitation et soins. En 2012, 320 objets personnels sont mis aux enchères.

Au cinéma : 1962 : Le couteau dans la plaie d’Anatole Litvak ; 1964 : Un monsieur de compagnie de Philippe de Broca ; 1967 : Jeu de massacre d’Alain Jessua ; 1968 : Mazel Tov ou le mariage de Claude Berri ; 1970 : Sortie de secours de Roger Kahane ; 1973 : Le train de Pierre Granier-Deferre ; 1976 : Sherlock Holmes attaque l’Orient-Express d’Herbert Ross ; 1978 : Robert et Robert de Claude Lelouch ; 1984 : Les Ripoux de Claude Zidi et 1994 : Grosse fatigue de Michel Blanc.

A la télévision : 1986 : mini-série américaine : La griffe du destin. 2011 : Le grand restaurant de Gérard Pullicino et 2014 : Scènes de ménage.

La chanson : En 1965, Charles Aznavour écrit pour elle Nounours comme Henri Salvador avec Oublie-moi et Serge Gainsbourg avec Les p’tits papiers. Un an plus tard, Frédéric Botton compose La grande Zoa.Ce sont également : Patchouli Chinchilla en 1968 puis Azzurro en 1969. D’autres grands noms créent pour elle : Didier Barbelivien, Françoise Dorin, Patrick Modiano, Francis Lai, Jean-Loup Dabadie, Barbara… Elle reçoit en 1967 le prix Pierre-Brive, consécration de l’académie Charles Cros. Elle se produit sur les scènes aussi célèbres que l’Olympia, Bobino ou encore le Carnegie Hall. En 1970, elle participe avec Nicole Croisille et Mouloudji à la comédie musicale de Jacques Lanzmann La neige en été. En 1979, elle crée la version française de I will survive de Gloria Gaynor. En 2006, elle est victime d’un malaise cardiaque lors des répétitions de la pièce de Laurent Ruquier Si c’était à refaire qui devait marquer ses débuts au théâtre. En 2016, une tournée La grande Zoa l’emmène dans toute la France et sur la scène des Folies Bergère.

Publications : Appelez-moi par mon prénom en 1996 ; Mes p’tits papiers en 2002 ; Moi, mes histoires en 2006 ; A toi, Lionel mon fils en 2010 et Gueule de nuit en 2018.

«  La reine de la nuit s’en va : fermeture pour cause de longue et grande carrière » tel est le communiqué rédigé par Pierre Palmade, à la demande de la famille, et transmis à l’AFP le 1er mai 2022.

.................................................................................................................................Claudine

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1 mai 2022 7 01 /05 /mai /2022 17:48

TITRES A COMPLETER 

:

 

 

 

I- Redonnez à ces personnages leur grade :

1. Le ….. della Rovere (Roberto Rossellini -1959)

2. L’express du …von Ryan (Mark Robson- 1966)

3. ….York (Howard Haks – 1941)

4. La mission du …Lex (André de Toth -1952)

5. La Bigorne, …de France (Robert Darène -1957)


 

II- Retrouvez le fleuve manquant :

6. Mort sur le … (John Guillermin -1978)

7. La sirène du …. (François Truffaut -1969)

8. Le passage du … (André Cayatte – 1960)

9. Les bateliers de la … (Victor Tourjanski – 1958)

10. Espions sur la … (Fritz Lang -1944)

11. The … breaks (Arthur Penn- 1976)


--------------------------------------------------------------------------Claudine

REPONSES :

1. Général ; 2. Colonel ; 3. Sergent ; 4. Commandant ; 5. Caporal. 

6. Nil ; 7. Mississipi ; 8. Rhin ; 9. Volga ; 10. Tamise ; 11. Missouri.


 

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24 avril 2022 7 24 /04 /avril /2022 11:19
Hommage à Jacques Perrin (1941-2022)

 

 

 

JACQUES PERRIN : acteur (il est Colin dans L’écume des jours projeté au CCL en octobre 2021), réalisateur de documentaires et producteur.

Né le 13 juillet 1941 à Paris XIVème, Jacques-André Simonet (le nom de Perrin est celui de sa mère, comédienne). Son père est régisseur à la comédie française puis souffleur au TNP. Il entre au conservatoire d’art dramatique mais le quitte rapidement. Il débute sa carrière cinématographique avec Marcel Carné en 1946 dans Les portes de la nuit. Il retrouve le réalisateur en 1958 pour Les tricheurs. En 1957 c’est La peau de l’ours de Claude Boissol.

Au Cinéma : Son 1er grand rôle lui est confié en 1960 par Valerio Zurlini dans La fille à la valise. Il retrouve le metteur en scène en 1962 pour Journal intime avec Marcello Mastroianni et coproduit en 1976 Le désert des Tartares où il joue Drogo. Il est Jérôme dans La vérité d’Henri-Georges Clouzot en 1960. Mauro Bolognini réalise La corruption en 1963 et Vittorio de Seta Un homme à moitié en 1966 qui lui vaut la coupe Volpi du meilleur acteur ; il sera de nouveau devant cette caméra en 1969 pour L’invitata.

En 1965, il est le sous-lieutenant Torrens dans La 317ème section de Pierre Schoendoerffer qu’il retrouve ensuite dans Le crabe-tambour où il joue le rôle éponyme, celui du lieutenant Willsdorf en 1977. Il devient le capitaine Marcel Caron en 1982 dans L’honneur d’un capitaine. Il incarne Henri Lanvern dans Là-haut, un roi au-dessus des nuages en 2004 et joue son propre rôle en 2011 dans Pierre Schoendoerffer, la sentinelle de la mémoire de Raphaël Millet.

En 1966, il est Michel le radio dans La ligne de démarcation de Claude Chabrol et tourne dans un court-métrage de Bertrand Blier La grimace. L’année suivante, celle de L’écume des jours de Charles Belmont, il est, pour Jacques Demy, Maxence dans Les demoiselles de Rochefort aux côtés de Catherine Deneuve qu’il retrouve en jouant le prince dans Peau d’âne en 1970. (Il joue en 1993 dans le film d’Agnès Varda : Les demoiselles ont eu 25 ans). Pierre Granier-Deferre tourne Le grand dadais en 1967 et l’année suivante, Serge Korber La petite vertu de même que Marcel Camus avec Vivre la nuit. Marcel Bozzufi réalise L’ami américain en 1969. Ce sont ensuite : La légion saute sur Kolwezi de Raoul Coutard en 1978 ; Une robe noire pour un tueur de José Giovanni en 1980 ; Les 40èmes rugissants de Christian de Chalonge (film qu’il produit) en 1982 ; Paroles et musique d’Elie Chouraqui et L’année des méduses de Christopher Frank en 1984 ; Parole de flic de José Pinheiro en 1985 ; en 1989 : Vanille fraise de Gérard Oury et Cinéma Paradiso de Giuseppe Tornatore (qu’il retrouve en 1990 dans Ils vont tous bien) ; en 1991 : La contre-allée d’Isabel sebastian ; 1992 : L’ombre de Claude Goretta ; 1994 : Montparnasse Pondichéry d’Yves Robert ; 2000 : Scènes de crimes de Frédéric Schoendoerffer (né en 1962, le fils de Pierre) ; 2001 : Le pacte des loups de Christophe Gans ; il est le juge dans Le petit lieutenant de Xavier Beauvois et joue Rémi âgé dans Rémi sans famille d’Antoine Blossier en 2018.

Il fonde en 1968 sa société de production Reggane Films qui devient Galatée Films et produit des films engagés, comme ceux de Costa Gavras avec lequel il avait tourné en 1965 Compartiments tueurs ; il joue également dans Un homme de trop en 1967, Z en 1969, Etat de siège en 1973 ; Section spéciale en 1974. Il produit en 1973 le 1er film de Benoît Lassy Home sweet home dans lequel il est Jacques, l’assistant social. De même il est le soutien financier de Jean-Jacques Annaud en 1976 pour La victoire en chantant. En 1996, Microcosmos : le peuple de l’herbe de Claude Nuridsany et Mrie Pérennou reçoit le César de la meilleure production. 1999 : Himalaya : enfance d’un chef dEric Valli. 2008 : Tabarly , documentaire de Pierre Marcel et 2019 L’Odyssée du loup de Vincent Steiger.

Tout en continuant à être présent dans des films, il produit et réalise des documentaires : Les enfants de Lumière en 1995 ; Le peuple migrateur en 2001 qui reçoit le prix spécial de l’aide à la création de la Fondation Gan pour le cinéma ; Les ailes de la nature l’année suivante ; Voyageurs du ciel et de la mer, présenté au Futuroscope en 2004 ; Océans (César du meilleur documentaire) avec Jacques Cluzaud (avec lequel il réalise en 2011 Le peuple des océans et Les saisons en 2016) et en 2010 L’empire du milieu du Sud avec Eric Deroo .

Il est le narrateur dans des documentaires comme Raoni de Jean-Pierre Dutilleux en 1977 (chef qu’il soutient dans sa lutte contre le barrage de Belo Monte), Le peuple migrateur en 2001, La planète bleue d’Alastair Fothergill en 2003, L’odyssée de la vie de Nils Tavernier en 2005 et La vie secrète du jardin de Samuel Guiton en 2018.

A La télévision , il apparaît également, qu’il s’agisse de séries comme Médecins des hommes, Le château des oliviers ou encore Frank Riva ou de films ; 1983 : Pablo est mort ; 1989 : Manon Roland ;1998 : rôle éponyme dans Victor Schoelcher, l’abolition de Paul Vecchiali ; 1999 : Nana et Chasseurs d’écume ; 2007 : Le piano oublié ; 2011 : Louis XI, le pouvoir fracassé ; 2014 : Richelieu, la pourpre et le sang ; 2015 : Borderline d’Olivier Marchal. Il produit une émission La 25ème heure de 1991 à 2000 et reçoit un 7 d’or en 1997.

Au théâtre : 1957 : César et Cléo de Georges-Bernard Shaw dans une mise en scène de Jean Le Poulain et La ville dont le prince est un enfant d’Henri de Montherlant. 1958 : L’année du bac que met en scène Yves Robert. 1960 : Les ambassades de Roger Peyrefitte et en 1961 Eve et Line de Luigi Pirandello.


 

Dans la Vie privée :

Mathieu Simonet, un de ses fils, né en 1975, le rejoint en tant que photographe sur le tournage du Peuple migrateur et celui d’Océans. Jacques vit depuis 1995 avec Valentine.  Maxence naît la même année et joue Pépinot dans Les Choristes en 2004 et figure également dans Faubourg 36 en 2008, 2 films de Christophe Baratier, le neveu du producteur, fils de sa sœur Eva Simonet (1938-2020), actrice et attachée de presse.  Lancelot, son 3ème fils naît en 1999. On le v aux côtés de son père dans Océans.                                                                                                                

Récompenses et distinctions : Il est officier dans la réserve citoyenne de la Marine Nationale avec le grade de capitaine de frégate. En 2002, l’association des journalistes professionnels de l’aéronautique et de l’espace lui décernent un Icare. La presse du cinéma français lui donne une Etoile d’or en 2005 et le Prix Henri Langlois lui est attribué 2 ans plus tard. En 2015, il est le 1er homme d’images animées à faire son entrée dans le corps des peintres officiels de la marine (qui signent leur travail avec une ancre). Il est élevé au grade de Commandeur de l’Ordre National de la Légion d’honneur en 2016 et occupe depuis 2019 le fauteuil 5, celui de Francis Girod, longtemps resté vacant, à l’académie des Beaux-Arts.

Son dernier rôle dans Goliath sorti en mars 2022, aux côtés de Pierre Niney se fait l’écho de ses combats écologiste

Le 21 avril 2022, à Paris, « il s’éteint paisiblement à 80 ans «  selon sa famille. s. Le journal Le Monde lui rend cet hommage : «  Son talent, se confiait-il, était de savoir réunir des gens qui en possédaient. Il aimait prendre et apprendre des autres, trouvait en eux le savoir et l’énergie nécessaires pour mener à bien ses aventures. Idéaliste pragmatique, d’une tenacité tranquille, conscient du temps qui file et le regard bleu résolument tourné vers l’avenir, il tenait la barre sans se décourager des tempêtes ».

................................................................................................................................................Claudine

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22 avril 2022 5 22 /04 /avril /2022 12:31
Michel Bouquet 1925-2022 : In mémoriam

 

 

 

 

MICHEL BOUQUET : il fut l'un des plus grands acteurs français tant au théâtre qu’au cinéma.

Né le 6 novembre 1925 à Paris dans le XIVème arrondissement, il est mis en pension à l’âge de 7 ans et son caractère réservé le laisse en butte à la cruauté de ses condisciples. Il exerce plus tard, durant la guerre, de petits métiers pour aider sa mère qui élève seule ses 3 enfants, son époux étant prisonnier. C’est elle qui lui fait découvrir les salles de spectacle. En 1943, Maurice Escande lui propose de suivre ses leçons et il intègre ensuite le cours d’art dramatique (où il devient professeur en 1977) avec Gérard Philippe. A l’Atelier il est compagnon de Jean Anouilh et d’André Barsacq puis de Jean Vilar au TNP et au festival d’Avignon.

Ses débuts les planches sur se font en 1944 avec La première étape de Claude Géraldy. 2 ans plus tard il tient le rôle principal de Roméo et Jeannette de Jean Anouilh. Il joue d’autres pièces de cet auteur que celui-ci met souvent en scène : Le rendez-vous de Senlis, L’invitation au château, L’alouette, Pauvre Bitos (1956-1957 ; 1967) et en 1968 Le boulanger, la boulangère et le petit mitron. Il participe aux créations des pièces d’Albert Camus comme Caligula en 1945, Les justes en 1949. Il fait connaître des auteurs tels qu’Harold Pinter avec La collection et L’amant en 1965, puis L’anniversaire en 1967, No man’s land en 1979-1980 et Hot house en 1986. Ce sera également le cas pour Eugène Ionesco avec Rhinocéros en 1961 dans une mise en scène de Jean-Louis Barrault. Il reprend souvent Le roi se meurt (1994 ; 2004-2006 ; 2010 et 2014) : ce rôle lui vaut en 2005 un second Molière. Il est Pozzo dans En attendant Godot de Samuel Beckett en 1978 puis joue en 1995-1996 dans Fin de partie.

C’est pour la pièce de Bertrand Blier Les côtelettes jouée entre 1997 et 1998 et mise en scène par Bernard Murat qu’il obtient son 1er Molière. Le cinéma l’adapte en 2003. Il reçoit en 1975 le prix du syndicat de la critique pour Mr Klebs et Rosalie de René de Obaldia (filmée pour la télévision en 1977). Certaines pièces sont souvent mises à son répertoire : celles de Molière comme L’avare (1987-1988 ; 2007-2008), Le malade imaginaire (1987, 2008-2009) ou Tartuffe (interprété pour la 1ère fois en 1944 et pour lequel il obtient un globe de cristal en 2018). Le neveu de Rameau de Diderot est jouée en 1978 puis en 1983-1984. Les auteurs dont il interprète les personnages sont très variés : N. Gogol, W. Shakespeare, A. Gide, T. Maulnier, T.S. Elio, F. Garcia Lorca, Aristophane, A. Strindberg, G.B. Shaw.

Bien qu’ayant annoncé en 2011 qu’il renonce à se produire sur scène, il joue de nouveau dans A torts et à raisons de Ronald Harwood en 2015 et 2016. Ce rôle lui a déjà été confié en 1999 dans une mise en scène de Marcel Bluwal. Il le reprend en 2000 et 2001. Cette exception comprend également Le roi se meurt. Fabrice Luchini lui remet en 2014 un Molière d’honneur.

Sa carrière au cinéma débute en 1947 avec Monsieur Vincent de Maurice Cloche aux côtés de Pierre Fresnay puis dans Manon d’H.G. Clouzot en 1948. Il tourne en 1955 pour Abel Gance dans La tour de Nesles. Il interprète souvent des rôles antipathiques, des personnages sombres et équivoques pour des metteurs en scène de différentes générations. Claude Chabrol : Le tigre se parfume à la dynamite en 1965 avec Roger Hanin, La route de Corinthe en 1967 avec le réalisateur, Jean Seberg et Maurice Ronet. Pour La femme infidèle en 1969, La rupture en 1970, Juste avant la nuit en 1971 et Poulet au vinaigre en 1985 sa partenaire est Stéphane Audran. La danse de la mort en 1982 est un film destiné à la télévision. François Truffaut : La mariée était en noir en 1968 avec Jeanne Moreau et La sirène du Mississipi avec Catherine Deneuve. Yves Boisset : Un condé en 1970 et L’attentat en 1972. André Cayatte : Il n’y a pas de fumée sans feu avec Annie Girardot en 1972 et La raison d’état avec Jean Yanne et Monica Vitti en 1978. Il est un PDG autoritaire dans Le jouet de Francis Weber avec Pierre Richard en 1976, le redoutable Javert dans Les misérables de Robert Hossein avec Lino Ventura en 1982, un peintre dans Tous les matins du monde d’Alain Corneau en 1991 (qui réalise en 1973 France société anonyme) et dans Renoir de Gilles Bourdos en 2012. Son partenaire est Alain Delon dans Borsalino de Jacques Deray en 1970 et Deux hommes dans la ville de José Giovanni en 1973. G. Axel réalise Le festin de Babette (avec Stéphane Audran) en 1987, puis Leïla en 2001. Pour la TV c’est Le curé de Tours en 1980 et un an plus tard Antoine et Julie.Il a été filmé par d’autres grands noms du cinéma : J.L. Bertuccelli, Henri Verneuil, Roger Pigaut, Etienne Perier, Michel Audiard, Elie Chouraqui, Yannick Andrei, Jean Becker, Bernard Stora, Nadine Trintignant et Nelly Kaplan (courts métrages : Rodolphe Bresdin en 1961, Papa les p’tits bateaux en 1971 et pour la TV Patte de velours en 1985). Il est sacré meilleur acteur européen en 1991 dans le cadre du prix du cinéma européen pour son rôle dans Toto le héros de Jacob Van Dormael.

Son rôle de Maurice dans Comment j’ai tué mon père d’AnneFontaine avec Charles Berling lui vaut la Lumière du meilleur acteur et le César en 2002. La même statuette lui est attribuée en 2006 pour son interprétation du rôle du président dans Le promeneur du Champ de Mars de Robert Guédiguian. Il joue en 2021 dans Cérémonie secrète de T. Becquet Genel.

A la télévision, outre des pièces filmées, il apparaît dans des films de Claude Loursais, Maurice Cazeneuve, Yannick Bellon, Claude Santelli, Maurice Cravenne t Lazare Iglésis ou dans des émissions telles que La caméra explore le temps.

Dans les courts et moyens métrages, il est narrateur. C’est le cas de Nuit et brouillard d’Alain Resnais en 1956, Villages de Paris et Novembre à Paris de François Reichenbach en 1956, de Bonjour Mr La Bruyère de J. Doniol-Valcroze en 1958, de La fabuleuse histoire de Marco Polo de Denis de La Patelière en 1964 et des documentaires de Paul Barba-Negra de 1976 à 1987 (Reims, Paris, Delphes, Versailles…).

Il prête sa voix pour des cours et des lectures enregistés dont en 2017 la lecture du poème de Georges Brassens Il n’y a pas d’amour heureux ou en 2019 celle de Jean de La Fontaine. En 1995 un livre-audio : Les mots de Jean-Paul Sartre. Son nom est associé à des publications : La leçon de comédie en 2010, Mémoire d’acteur l’année suivante et Michel Bouquet raconte Molière en 2017.

Chevalier de la Légion d’honneur en 1983, il gravit tous les échelons de cette distinction et devient Grand Croix en 2018. L’année suivante il reçoit la médaille de la Renaissance française. En 2006, il a reçu le grand prix in Honorem de l’académie Charles Cros.

Vie privée : Il épouse en 1954 la comédienne Ariane Borg, de 10 ans son aînée, (1915-2007), rencontrée en 1945. Elle a joué pour G.W. Pabst dès 1933, puis pour Marc Allégret, Julien Duvivier. A Londres, elle est logée par Mary Pickford (cofondatrice avec son mari Douglas Fairbanks et Charlie Chaplin de United Artists) veut l’adopter, ce qu’elle refuse par égard pour sa propre mère. Elle rencontre nombre de célébrités pendant la guerre où sa carrière décolle (Jean Cocteau voulait lui confier le rôle de Belle) Au théâtre ce furent : La Célestine d Paul Achard en 1942 puis 1945 et 1946, Le roi Lear en 1945, puis en 1956 Chatterton d’Alfred de Vigny, mis en scène par son époux au théâtre de L’œuvre. Il la quitte en 1967 et elle ne s’en remettra jamais, manquant de mourir en entamant une grève de la faim (elle perd 25 kilos). Le divorce est prononcé en 1980. Elle repose à Couilly-Pont-aux-Dames, commune où elle séjournait en maison de retraite, ayant toujours regretté de ne pas être restée aux Etats-Unis. Il épouse en 1970 une autre comédienne qui partage à plusieurs reprises l’affiche théâtrale avec lui, par exemple dans Le roi se meurt, filmé pour la TV et A torts et à raisons : Juliette Carré, née en 1933 à Etais-la-Sauvin dans l’Yonne où le couple venait souvent dans la maison de famille et où il pourrait être inhumé.

Michel Bouquet est décédé le 13 avril 2022 dans un hôpital parisien. Un hommage national, présidé par Emmanuel Macron, lui sera rendu le 27 avril aux Invalides, «  conformément aux souhaits de la famille".

 

............................................................................................................................................Claudine

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22 avril 2022 5 22 /04 /avril /2022 12:28
Après le "Gamin au Vélo" : Rétrospective sur les Frères Dardenne

 

 

 

 

LES FRERES DARDENNE : réalisateurs, scénaristes et producteurs belges ; avec leur œuvre cohérente et exigeante, ils sont connus pour être les représentants du cinéma social en Europe avec un style narratif renouvelé, épuré et loin de la facilité (caméra sur l’épaule par exemple).

Après leurs études, art dramatique pour Jean-Pierre, né le 21 avril 1951 et philosophie pour Luc, né le 10 mars 1954, ils financent, grâce à de petits emplois, leurs vidéos militantes sur les luttes dans des cités ouvrières. Leurs débuts dans la réalisation sont liés au metteur en scène Armand Gatti, présents dans ses expériences théâtrales puis dans son film (1981) Nous étions tous des noms d’arbres, pour lequel Jean-Pierre est 1er assistant caméra.

En 1975, ils créent leur maison de production Dérives qui finance une cinquantaine de documentaires : Le chant du rossignol en 1978, Lorsque le bateau de Léon M descendit la Meuse pour la 1ère fois en 1979 et Pour que la guerre s’achève, les murs devraient s’écrouler en 1980. L’année suivante Films dérives production produit 6 longs métrages. En 1987, un tournant s’amorce dans leur carrière avec Falsch, adaptation d’une pièce et coécrit avec le scénariste de François Truffaut, œuvre à mi-chemin entre la fiction et le théâtre filmé. Leur cinéma de fiction demeure proche du documentaire par sa forme et son contenu. En 1992 Je pense à vous avec Robin Renucci est un échec commercial. En 1994, la maison de production devient Les films du fleuve et finance leurs réalisations ainsi que celles d’auteurs tels que Bruno Podalydès, Costa-Gavras, Jacques Audiard, Jean-Pierre Salomé, Benoît Jacquot et Ken Loach.

En 1996, La promesse, leur 3ème film, avec Jérémie Rénier et Olivier Gourmet, est présenté à la quinzaine des réalisateurs. Il reçoit le prix André-Cavens de l’Union de la critique de cinéma pour le meilleur film belge (ce sera également le cas pour Rosetta, Un fils et L’enfant). Il contient déjà tous les thèmes qui leur sont chers : société en perdition, jeunesse égarée, monde libéral et exploitation. Leur cadre de prédilection est le décor post-industriel de la périphérie liégeoise.

En 1999, Rosetta avec Emilie Dequenne, prix d’interpétation féminine, obtient la Palme d’or au festival de Cannes. Olivier Gourmet remporte également un prix dans cette ville en 2002 avec son rôle dans Un fils.

Une seconde Palme d’or est décernée en 2005 pour L’enfant avec Jérémie Rénier et Déborah François. Avec cette double récompense, les réalisateurs rejoignent : Francis Ford Coppola, Emir Kusturica, Michael Haneke et Ken Loach. Le long métrage reçoit le David di Donatello du meilleur film de l’Union européenne. Cette année-là ils deviennent Grands Croix de la Couronne. En 2008, le scénario de leur film Le silence de Lorna est récompensé à Cannes. Deux ans plus tard ils reçoivent le titre de Docteurs Honoris Caus de la Katholieke Universitit de Leuwen. En 2011, Le gamin au vélo rate de peu une 3ème Palme mais reçoit le Grand Prix, Un European Award du meilleur scénario et le prix du meilleur film en langue étrangère à la cérémonie des San Diego.


.............................................................................................................................................Claudine

 

 

 

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8 avril 2022 5 08 /04 /avril /2022 19:57

 Pour compléter la projection du film des frères Dardenne Le gamin au vélo, voici un petit quiz.

1. En mars 1945, sort ce chef d’œuvre du réalisme poétique, classé au patrimoine de l’humanité par l’Unesco, réalisé par Marcel Carné sur un scénario de Jacques Prévert. Tournage long dû aux circonstances (alertes aériennes, coupure d’électricité, pellicules difficiles à trouver, interruption de 2 mois décidée par Alfred Gréven à la suite du débarquement en Sicile…). Le film, en 2 périodes (la 3ème est restée à l’état d’ébauche) se situe dans le Paris des années 20 et débute sur le boulevard du Crime. Les personnages principaux en sont Garance, le truand Lacenaire, le comédien Frédérick Lemaire et le mime Deburau. Autour d’Arletty (absente le jour de la 1ère car arrêtée pour sa liaison avec un officier allemand), une pléiade d’artistes : Pierre Brasseur, Jean-Louis Barrault, Maria Casarès, Paul Frankeur, Robert Dhéry, Gaston Monod, Paul Demange, Jean Carmet et Pierre Renoir (qui a remplacé Robert Le Vigan en fuite à cause de ses sympathies avec l’ennemi).

2. 1987. Film récompensé par le Lion d’or à Venise, par 7 Césars (film, réalisateur, scénario, photo, décors, son et montage), nommé 2 fois aux Oscars et Prix Louis-Delluc. Louis Malle, dans cette fiction en partie autobiographique construite sur ses souvenirs, relate, à travers un collégien de 12 ans, la vie dans un établissement dirigé par un prêtre qui y cache de jeunes juifs. Avec Gaspard Manesse, Raphaël Fejtö, Philippe Morier-Genaud et François Berléand. Il fait partie des 50 films à avoir vu avant d’avoir 14 ans.

3. 1968. Premier long métrage de Michel Audiard, dans lequel il joue sans être crédité. Le scénario est signé avec Jean-Marie Poiré. Rita veut mettre la main sur des lingots d’or volés. Elle dupe ceux qu’elle croise mais doit se faire aider par sa tante Léontine, femme escroc retraitée depuis l’arrestation d’Al Capone. Le milieu tremble lorsqu’elle décide de revenir à Paris. Avec Marlène Jobert, Françoise Rosay, Bernard Blier, André Pousse et Mario David.

4. 1967. Claude Berri obtient un Ours d’argent pour cette réalisation. Durant l’occupation allemande, Claude Lanzmann (Alain Cohen), dont les origines sont cachées, vit dans une famille d’accueil avec Pépé (Michel Simon) et Mémé (Luce Fabiole). Avec également Charles Denner, Paul Préboist, Marco Perrin et Roger Carrel.

5. 1950. Jean-Pierre Melville tourne cette adaptation que Jean Cocteau fait de son roman paru en 1929 et dont il signe les dialogues, est la voix off et un figurant. Claude Pinoteau et Michel Drach sont 2 des assistants réalisateurs. Elisabeth et Paul, frère et sœur, orphelins, sont liés par une affection exclusive. Ils se sont construit un univers chimérique. Plus tard, Gérard et son amie Agathe les rejoignent. Quand l’amour naît entre cette dernière et Paul, Elisabeth ne peut le supporter. Avec Edouard Dermit, Jacques Bernard, Renée Cosinna. Anna bel Buffet joue un mannequin. Nicole Stéphane (de son vrai nom Nicole de Rothschild) présente une amie à Jean Cocteau. A la fin du tournage, celle-ci propose à l’écrivain de venir se reposer chez elle à Saint-Jean-Cap-Ferrat. Il y réside 6 mois et pour remercier son hôtesse couvre les murs de la villa de fresques.

6. 1970. François Truffaut joue le rôle du docteur Itard dans cette adaptation de l’histoire de Victor de l’Aveyron en recueillant celui-ci d’abord utilisé comme une bête de foire. C’est Jean-François Stévenin, alors régisseur, qui repère le jeune garçon, neveu de Manitas de Plata, dans un camp de gitans. Avec Françoise Seigner, Jean Dasté et Claude Miller.

7. 1968. Maurice Pialat réalise son premier long métrage et obtient le prix Jean-Vigo. Claude Berri et François Truffaut font partie des producteurs. François, un enfant de l’assistance publique, difficile, est accueilli par un vieux couple, Pépère et Mémère, qui héberge déjà Raoul. Avec Raoul Billerey.

8. 2007. Après avoir réalisé La marche de l’empereur, Luc Jacquet met en scène une fillette dont la rencontre avec un animal réputé farouche, «  libre, insoumis, un des héros de la littérature française » va influencer et modifier son attitude vis-à-vis de la nature. Isabelle Carré est la narratrice et la fillette (Bertille Noël-Bruneau) devenue adulte.

9. 1962. Lion d’or à Venise et récompensé par 7 autres prix internationaux, ce premier long métrage d’Andreï Tarkovski contient déjà ses thèmes de prédilection : recherche du huis clos, vision surréaliste de la réalité, onirisme des images. A travers un orphelin de 12 ans dont la famille a été tuée par les nazis et qui devient espion dans l’armée russe, c’est le destin tragique des nombreux enfants soldats qui est évoqué. Avec Nikolaï Bourliaïev et Valentin Zarbkov.

10. 1995, 5 mois de tournage ont été nécessaires à Marc Caro et Jean-Pierre Jeunet pour réaliser ce film, César des meilleurs décors et dont les costumes ont été créés par Jean-Paul Gaultier. Dns une époque indéterminée, Krank (Daniel Emilfork), vieil homme dépressif car il ne peut rêver, fait appel à une organisation criminelle pour enlever des enfants et leur voler leurs rêves. Miette (Judith Vittet), une petite voleuse, s’allie à One pour retrouver Denrée, le petit frère de celui-ci qui a été kidnappé. Jean-Louis Trintignant prête sa voix à Irvin. Ticky Holgado et Dominique Pinon, acteur fétiche de Jeunet, sont également présents comme Ron Perlman qui a dû, ne parlant pas français, apprendre et réciter ses textes phonétiquement.

.................................................................................................................................Claudine

REPONSES : 1. Les enfants du Paradis ; 2. Au revoir, les enfants ; 3. Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages (formule reprise par le général de Gaulle après les événements de mai 68) ; 4. Le vieil homme et l’enfant ; 5. Les enfants terribles) ; 6. L’enfant sauvage ; 7. L’enfance nue ; 8. Le renard et l’enfant ; 9. L’enfance d’Ivan ; 10. La cité des enfants perdus.


 

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1 avril 2022 5 01 /04 /avril /2022 19:04

 

 

 

L’ARGOT AU CINEMA : Il s’agit de compléter ces titres des années 60 dans lesquels figure un mot argotique ou populaire.

1. Le …. Se rebiffe (Gilles Grangier-1961) 11. Charlie et ses 2 … (Joël Séria -1973)

2. Touchez pas au… (Jacques Becker-1954) 12. Elle cause plus, elle… (M. Audiard-1972)

3. Razzia sur la …. (Henri Decoin- 1954) 13. Bob le … (J.P. Melville- 1955)

4. Du… chez les hommes (Jules Dassin- 1954) 14. Il était une fois un… (G. Lautner- 1972)

5. Du…à…. (Denys de La Patellière-1965) 15. Mort d’un… (G. Lautner- 1978)

6. Les … vont en enfer (Robert Hossein-1955) 16. Le ….-… (R. Hanin- 1975)

7. La grande… (Marco Ferreri-1973) 17. La … de l’autre (P. Tchernia- 1979)

8. Le … (Jean-Pierre Melville – 1962). 18. La … (P. Granier-Deferre-1970)

9. La maman et la … (Jean Eustache- 1973) 19. L’… (Edouard Molinaro -1973)

10. Les …. (Bertrand Blier – 1974) 20. Les … (Georges Lautner -1965)

....................................................................................................................Claudine
 

REPONSES : 1. Cave ; 2. Grisbi ; 3. Schnouf ; 4. Rififi ; 5. Rififi, Paname ; 6. Salauds ; 7. Bouffe ; 8. Doulos ; 9. Putain ; 10. Valseuses ; 11. Nenettes ; 12. Flingue ; 13. Flambeur ; 14. Flic ; 15. Pourri ; 16. Faux-cul ; 17. Gueule ; 18. Horse ; 19. Emmerdeur ; 20. Barbouzes.


 


 

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