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11 février 2022 5 11 /02 /février /2022 10:00

 

 

 

BOLLYWOOD : nom donné à l’industrie du cinéma musical en Inde, basé à Mumbai( anciennement Bombay) dont les films sont réalisés en hindi. Genre cinématographique caractérisé par la présence de plusieurs séquences chantées et dansées sur fond de comédies musicales.

Le point de départ : dès le 7 juillet 1886, après la 1ère projection publique payante des frères Lumière au salon indien de l’hôtel Scribe à Paris, leur assistant Marius Sestier présente certaines de leurs œuvres dont arrivée d’un train en gare de la Ciotat et la sortie de l’usine Lumière à Lyon, et recueille un accueil enthousiaste.

1899 : Harischchandra Sakhharan , réalisateur indien, tourne le 1er film indien :The wrestlers puis en 1913 c’est le tournage du film indien inspiré du Mahabharata.

1920 : Le cinéma connaît son essor grâce à la création de studios : Kohinoor, qui fut le plus grand, créé en 1918 par Dvarkadas Sampat( 1884-1958), dans lequel furent tournés 98 films entre 1919 et 1929. Un incendie détruisit en 1923 les négatifs des films et sa fermeture eut lieu en 1932.Les autres studios furent : Imperial Film Company et aussi en 1929, Ranjit studios( appelés en 1932 Ranjit Movietone, et également société de production a financé des films entre 1929 et 1970. Le studio a compté jusqu’à 300 employés et cessé son activité fin 60 A Calcutta, ce fut le Maden Thaters. Les sujets traités sont plus modernes et s’éloignent de l’inspiration mythologique ou religieuse. Des stars sont lancées comme Sulochana( dont la danse dans le film Mahura en 1928 fut retenue pour être sonorisée en 1930) et Gohar. Le cinéma était muet mais un orchestre accompagnait la séance. En 1921, 1ère bande originale et chanson reprise en chœur par le public.

1931 : projection du 1er long métrage Alam Ara de Ardeshir Irani au Majestic de Bombay. Les acteurs doivent aussi être chanteurs mais l’utilisation du play back permet aux acteurs ayant peu de voix de faire carrière. Citons K.L Saigel , Noor Jehan et Raj Kappor- Nargis pour les hommes Azurie et Jehanera Kajjan pour les femmes. Sur les 28 films de cette année-là, 24 seront tournés en hindi.

Les studios du muet ferment leurs portes et c’est l’émergence d’autres lieux : Bombay Talkies Limited, studio et société de production fondés, en 1934, dans la banlieue à Malad par le cinéaste Himanshu Rai et son épouse, l’actrice Devika Rini. Le réalisateur s’installe en Inde après avoir vécu en Angleterre et en Allemagne où 3 de ses films, qui furent des succès en Europe mais pas en Inde, furent produits par la Ufa. Les studios, qui emploient jusqu’à 400 personnes, sont réputés pour l’ excellente organisation, la qualité du matériel et la compétence des techniciens, dont beaucoup sont venus d’Europe. Ils sont en activité jusqu’en 1954.

La production est concentrée à Bombay dès 1940. Le cinéma parlant permet d’aborder des sujets plus profonds, comme l’amour impossible dans Devdas en 1935, le sacrifice d’une jeune intouchable dans Achhut Kanya en 1936 ou le sens de la justice dans Pukar en 1939.

1937 : 1er film en couleurs : Kisan Kanya de Ardeshir Irani. La couleur met du temps avant de s’imposer en 1950.L’âge d’or de ce cinéma se situe entre les années 1940- 1960 avec des réalisateurs comme GuruDutt( le Orson Welles indien) avec Pyaasa en 1957 ou Raj Kapoor avec Awaara en 1951. Le film la ville basse remporte le Grand Prix à Cannes en 1946. La qualité de scénarios est mondialement reconnue.

Dans les années 60, la tendance est aux films d’action ou aux romances comme Sangam de Raj Kapoor ; entre 1970 et 1980 ce seront des films noirs à message politique avec, par exemple, en 1975, Deewar tourné avec l’acteur Amitabh Bachchan.Les années 90 voient le déclin de la qualité scénaristique et sont tournées des comédies familiales et romantiques. Avec les années 2000 c’est l’influence de l’occidentalisation et de la mondialisation. Les films sont dits » d’exportation » : 2001 : la famille indienne de Karan Johar ; 2002 : Devdas de Sanjay Leela Bhansali.

La musique est la production de compositeurs attitrés. La bande originale est souvent distribuée avant le tournage et conditionne le succès de celui-ci. Les danses sont un mélange de folklore et de classicisme( bhangra, bharata natyam) mais maintenant imprégnation des danses modernes et occidentales. Elles sont rapides et demandent beaucoup de coordination dans les mouvements.

Bollywood représente la réalisation de 200 films sur les 1200 tournés en Inde. Les budgets sont beaucoup plus importants et permettent des tournages lointains et dispendieux ( exemple : utilisation du château de Blenheimen Angleterre dans le Oxfordshire, berceau de la famille Malbourough et ayant appartenu à Winston Churchill). Mais ce pays est aussi devenu un lieu de tournages très prisé car beaucoup moins onéreux que les Etats-Unis par exemple. Les studios comme Film City ou Yash Raj Films sont la possession d’investisseurs privés ou d’acteurs ( souvent lignée d’une même famille).

....................................................................................................................................................Claudine

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11 février 2022 5 11 /02 /février /2022 10:00

 

 

 

 

 

LE CINEMA INDIEN : Il s’agit de l’industrie la plus prolifique du monde avec environ un millier de productions par an effectuées par près de 1 000 sociétés. Les 13 000 salles de cinéma drainent es millions de spectateurs par jour. Cet engouement de l’Indien moyen peut s’expliquer par le manque d’autres formes de divertissement comme le théâtre, le concert ou les cabarets soit trop onéreux soit trop lointains. Le film musical reste le genre emblématique : la danse en effet peut abolir les frontières de la diversité linguistique ; les spectateurs sont répartis dans les 29 états. On compte 22 langues officielles et 1 652 dialectes. De ce fait les acteurs surjouent pour que le public puisse suivre l’histoire sans forcément comprendre les dialogues. Les 3 plus grands centres de production sont Bombay, Madras et Calcutta.

Introduction : Après la 1ère projection publique des frères Lumière au salon indien du Grand Café à Paris le 28 décembre 1895, leur opérateur projette des courts métrages à Bombay, 3 fois par jour à l’hôtel Watson l’année suivante. La 1ère projection dans un cinéma eut lieu le 14 juillet. En 1898, après l’achat de matériel, est conçu Train entrant en gare de Bombay (une des spécialités du cinéma indien est la copie et l’adaptation de films étrangers. Les « Hollywood masala » sont des films hollywoodiens à la sauce indienne). En 1913, Dadasaheb Phalke adapte librement, en marathi, dans un long métrage historique (1 300 mètres) l’épopée du Mahabharat intitulée Harishandra. Il mourut dans la misère après 2 échecs. Un remake est produit en 1917. Dans les années 1930 sont abordés des thèmes sociaux et évoquées des épopées hindous, héritage d’un fonds mythologique et religieux dans environ 200 films par an. Le 1er film parlant (avec 12 chansons) Alam Ara fut réalisé en hindi à Bombay par M.Irani le 14 mars 1931 ; désormais chansons et danses qui n’ont pas toujours un rapport avec le sujet sont présentes dans les productions. Les films parlants sont rapidement diffusés dans les langues filmées (marathi, gujarati, kannada, oriya, assamais, punjabi et malayalam).

Dans les années 30, existaient 3 studios : New Theatre de Calcutta qui produit Devdas en 1935 ; Bombay Talkies est fondé en 1935 par le réalisateur et producteur Himansu Rai (acteur également dans Karma en 1933 ; des scènes de L’intouchable d Franz Osten y sont tournées. Le 3ème est le Prabhat (1929) transféré à Poona, siège actuel du National Film Archive depuis 1964.

En 1956, La complainte du sentier (Pather Panchali ) de Satyajit Ray est la 1ère partie de la trilogie d’Apu, sur la vie d’une famille simple du Bengale (L’Invaincu- Aparajito- en 1956 et Le monde d’Apu-Apu Sansar- en 1959). Ce cinéaste travaille comme assistant de Jean Renoir pour Le fleuve. John Huston l’encourage. En 1958, Parash Patar (La pierre miraculeuse) est projeté à Cannes. Citons encore : Devi (La déesse) en 1961 et Khanchanjanya en 1962, tous tournés en langue bengali sauf un long documentaire sur Tagore. Il reste le cinéaste le plus connu et un Oscar d’honneur lui est remis en 1992. Son exemple encourage des metteurs en scène d’avant-garde comme Ritwick Ghatak, qui travaille un cinéma de ruptures, avec Ajantrik et L’étoile cachée en 1960 , Tapan Sinha avec Louha Kapal sur des criminels, Rajan Tarafdar et Ganga qui met aux prises l’homme et le fleuve et Mniral Sen dont Baishe Stravan raconte avec humour et réalisme un amour naissant.

La chute des grands studios contraint les jeunes cinéastes à être leurs propres producteurs. Si cela leur procure une liberté de création, le film doit être un succès afin de ne pas entraîner une faillite. Le cinéma se fait ambitieux et populaire avec des noms comme : Guru Dutt, Mehboob Khan, Bimal Roy et Raj Kapoor (1924-1988)qui est un des acteurs, producteurs , réalisateurs et scénaristes indiens les plus populaires. Fils d’acteur, il obtient son 1er grand rôle en 1947 dans Neel Kamal puis crèe sa maison de production et réalise son 1 er film Aag dans lequel il joue. Il accède au statut de star en 1949 avec Andaaz de Mehbood Khan et Barsaat qu’il réalise et interprète. Les chansons de ses films ont connu un succès considérable. En 1970, Mera Naam Joker est un échec commercial qui le brise. Le succès revient en 1973 avec Bobby, comédie sentimentale.

L’ouverture à l’international se fait dès 1936 avec Amar Jyoti (Lumière éternelle) qui représente le pays à Venise puis, plus tard, avec des nominations pour l’Oscar du meilleur film en langue étrangère ; c’est le cas de : Mother India, fresque épique en milieu paysan de Mehbook Khan en 1957 (5 récompenses en Inde grâce à l’actrice Nagris et aux chansons); Aandihyian est présenté en 1952 au festival de Londres En 1954 Bhagwan shree krishna (Le retour de Krishna) de Debaki Bose est récompensé à Berlin. Parineeta de Brimal Boy en 1955 est montré à Locarno ; l’année suivante, Garm coat (L’employé) d’Amar Kumar d’après Nicolas Gogol est vu à Edimbourg. En 1957, Gotama the Buddha de R. Khanna obtient une mention à Cannes dans la catégorie document long métrage. Salaam Bombay de Mira Hair en 1988 (Le mariage des moussons en 2001 obtient un Lion d’or à Venise) ; Lagaan d’Ashutosh Gowariker en 2001 (Swades- Nous, le peuple en 2004). Devdas de Sunjay Leeh Bhansali est présenté hors compétition à Cannes en 2002.

Les industries régionales :Cinéma assamais (Jollywood) : Le révolutionnaire Rupkonwar Jyotiprasad Agarwala a contribué à la production de Joymati en 1935. Mais les négatifs et tirages complets manquent.

Cinéma braj-bhasha ( Brijwood , nom donné en 2011 par le réalisateur Jais Chauhan) : région d’Agra, Uttar Radesh et Rajasthan. Brij Bhoomi de Shiv Kumer Pathak est, en 1982, un grand succès.

Cinéma chaattisgarki ( Chhollywood) : 2 films sans bon accueil ; 1965 :Kahi Debe Sndesh de Manu Nayak et Ghar Dwar de Niranjan Tiwari en 1971.

Cinéma gujarati (Gollywood) : Avant les débuts du parlant de nombreux films muets ont été produits par environ 20 sociétés et studios appartenant à l’état du Maharashtra (1913-1931). Le 1er parlant date du 9 avril 1932 et la couleur arrive en 1968. Ce sont quelque 2000 films sur le thème des relations familiales, les aspirations humaines et la culture indienne.

Cinéma hindi (Bollywood) : A Bombay, c’est la composante la plus populaire du cinéma indien. 1936 : Achkut Kanya (La fille intouchable) produit par la Bombay’s Talkies Ltd, société fondée par Himansu Rai et sa femme, l’actrice Devika Rani, qui travailla pour F. Lang et G.W.Pabst à la UFA. Bimal Roy, qui a commencé comme caméraman réalise en 1953 Do bigha zamin (2 acres de terre), film néo-réaliste projeté à Cannes. Les chansons dans ses films apparaissent indirectement par le biais de la bande sonore. En 1955, on compte 25 studios dont un possède ses propres laboratoires. Acteurs et actrices ont des contrats et tournent simultanément 6 ou 7 films.

Cinéma kannada (Sandalwood) : basé à Bangalore. L’acteur et chanteur de playback Rajkumar est devenu une icône. Les réalisateurs comme Girish Kasaravalli et P. Sheshadri on obtenu une reconnaissance nationale.

Cinéma malayalam (Mollywood) : dans le Kerala. 1928 : 1er film muet :Vigathakumaran ; 1938 : 1er parlant : Balan ; 1947 : 1er studio. 1954 : attribution de la médaille d’argent du président pour Neelakkuyil. L’année suivante réalisation du 1er film néo-réaliste Newspaper boy. En 1965, Chemmeen de Ramu Kariat est le 1er film indien du sud à remporter le prix du meilleur film au National Film Awards.

Cinéma meitli (Maniwood) : dans l’état de Manipur. Le 1er film documentaire, en 1971, s’intitule Maipak, fils de Manipur. Deb Kumar Bose réalise en 1972 Matangi Manipur en noir et blanc. Le 1er film en couleurs sort en 1984. La production tourne autour de 80 à 100 films par an. En 1982, Imagi Ningthem d’Aribam Syan Sharma obtient un grand prix au festival du film de Nantes.

Cinéma oriya (Ollywood) : En 1984, le réalisateur de Maya Miriga Nirad Narayan Mohapatra (1947-2015) est invité pour la semaine de la critique au festival de Cannes et le film est présenté à celui de Londres.

Cinéma penjabi (Pollywood) : Sheela (la fille rustique) de K.D. Mehra avec Baby Noor Jehan remporte un grand succès. La production en 2003 s’élève de 900 à 1000 films.Kollywood) : La plus grande production cinématographique de l’Inde du sud. Santosh Sivan est le 1er acteur indien à recevoir

Cinéma tamoul (Kollywood) : aborde des sujets sensibles comportant plusieurs scènes musicales et de danses qui jouent un rôle important. En 2007, son rôle dans Sivaji vaut à l’acteur Rajnikanth d’être le mieux payé en Asie après Jackie Chan. Kamal Haasan reçoit la médaille d’or du président pour le prix du meilleur jeune acteur dans Kalathur Kannamma.

Cinéma télougou (Tollywood) : Il s’agit de réalisations intellectuelles et socio-politiques. 1921 : Bhishma Pratigna de Raghupathi Venkaiak Naidu. Le prix qui porte le nom de ce réalisateur reconnaît les personnes qui contribuent à l’industrie cinématographique.

Cinéma toulou (Coastalwood) : c’est l’industrie la plus minoritaire d’Inde du sud avec environ 30 à 40 films par an. 1971 : Enna Tangadi (Ma sœur) de S.R. Rajan ; 1978 : 1er film en couleurs et 2005 1er long métrage en format numérique Suddha.

D’autres réalisateurs : Yash Copra : Lemhe (1991) ; Dib To Pagal Hai (1997) ; Veer-Zaara (2004) et Jusqu’à mon dernier souffle (2012). Mrinal Sen : Un jour comme un autre (1980) et Une affaire classée (1983).

Slumdog millionnaire en 2008, film du britannique Danny Boyle s’inspire des films bollywoodiens. Il a obtenu 8 Oscars dont celui du meilleur film, du meilleur réalisateur et de la meilleure chanson originale.

................................................................................................................................................Claudine

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11 février 2022 5 11 /02 /février /2022 09:54

 

 

 

 

Ind 2017 C VO 90mn

avec

 Prashanti TallpankarSudesh BhiseBarkha Naïk

Thème : Statuts des travailleurs migrants à Goa dans les années 1990.

Le Réalisateur : Miransha Naïk, originaire de Goa, a suivi un cursus scénario à l’école “Whistling Woods International” à Mumbai.

En 2012, il commence à travailler en tant que scénariste pour la société de production “Gitanjali Creations”, puis autoproduit ses courts métrages sous la bannière “Thin Air Productions”.

L’ENFANT DE GOA (JUZE) est son premier long métrage. Hormis les personnages principaux, la plupart des acteurs sont des non professionnels et vivent à Goa

Récompenses : Prix spécial du jury au Festival du film de MinskPrix du meilleur réalisateur au Festival international du film d’Asie du Sud de Singapour, Meilleur premier réalisateur au Festival du film innovant

Aspects du cinéma Indien: Le cinéma Indien est le reflet de ce sous continent qui compte plus de 1,3 milliard d’habitants,vingt-huit États, vingt-deux langues officielles plus l’anglais. Souvent le seul connu à l’étranger, Bollywood « n’est que l’arbre qui cache la forêt » . Il ne produit qu’une part très minoritaire des plus de mille films réalisés chaque année en Inde. Nous esquisserons ci-dessous un aspect du nouveau cinéma indien qui évoque les problèmes de sa société en ne citant que quelques œuvres phares qui contribuent à émanciper les populations . Ainsi - Veer-Zaara avec Shah Rukh Khan évoque les relations entre l’Inde et le Pakistan (2004) - Swadesle sous-développement des campagnes (2004 ). -Three Idiots (2009) d’Aamir Khan traite des lacunes de l’enseignement supérieur , du terrorisme au Cachemire dans Fanaa (2006), du colonialisme britannique dans Lagaan (2001) ou une satire des religions et des gourous dans PK (2014). - Kabhi Khushi Kabhie Gham (2001), avec son explosion de couleurs, de musique et de danses, traite implicitement de l’extrême difficulté des mariages entre castes.  - Baahubali (2015), grand succès telugu, la langue de l’Andra Pradesh et du Telangana. - Pink (2016), dans lequel un avocat vieillissant prend la défense de trois jeunes femmes harcelée. - English Vinglish (2012), qui décrit le combat d’une femme indienne pour apprendre l’anglais, clé de son émancipation et du respect de son entourage.  - Eeb Allay Ooo! (2019) de Prateek Vats qui donne la parole aux gens marginalisés.   - Gangs of Wasseypur (2012), d’Anurag Kashyap, chef de file de ce mouvement, est une fresque monumentale consacrée aux guerres opposant les mafias - Moothon (2019) de Geetu Mohandas, périple d’un jeune garçon depuis les paradisiaques îles du Kerala, jusqu’aux bidonvilles de Bombay , qui traite de l’homosexualité, sujet tabou dans le pays. - Sairat (2016), tourné par un réalisateur Dalit c’est-à-dire Intouchable, en marathi, la langue du Maharashtra (l’État de Bombay). Il raconte une histoire d’amour entre un jeune Dalit et une fille de haute caste appartenant à une famille riche.

« À des années-lumière de Bollywood, le cinéma indien d’aujourd’hui devient-il un cinéma de combat ? Plus les réalités de la société indienne seront dures, plus le cinéma sera intéressant – et plus il lui faudra lutter pour s’imposer.»

                                                                                                                                   HM

 

 

 

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5 février 2022 6 05 /02 /février /2022 12:18
MONICA VITTI : actrice,  visage de l’âge d’or du cinéma italien.(1931-2022)

 

 

 

 

 

MONICA VITTI : actrice, scénariste, réalisatrice, le visage de l’âge d’or du cinéma italien.

Née à Rome le 3 novembre 1931, Maria Luisa Ceciarelli joue quand elle est lycéenne à l’âge de 15 ans dans La Nemica de Nicomedi puis abandonne le Pittman’s College et entre à l’Académie Nationale d’art dramatique dont elle sort diplômée en 1953. Elle intègre la compagnie d’Orazio Costa (1911-1999 ; après avoir été l’assistant de Jacques Copeau, il débute en 1945 une longue carrière de directeur de théâtre et fonde le Piccolo Theatro de Rome qu’il dirige jusqu’en 1954). Elle se spécialise dans les tragiques grecs, Beckett et Ionesco même si brille déjà son talent comique. Son physique détonne, un réalisateur lui demande de modifier son nez et un autre lui déclare : «  Je cherche une bonne comédienne, laide et sympathique…vous êtes parfaite ». Elle fait une 1ère apparition dans Ridere, ridere, ridere d’Eduardo Anton qui lui vaut un Noce d’Oro, prix de la meilleure actrice débutante et joue la même année dans Adriana Lecouvreur de Guido Salvini.

En 1957, elle rencontre Michelangelo Antonioni alors qu’elle prête sa voix au doublage de Dorian Gray dans Le cri. C’est le coup de foudre tant sentimental que professionnel. Le film ayant eu peu de succès, le réalisateur fonde troupe et monte au théâtre une pièce qu’il a écrite puis une de Van Druted dont sa muse est la vedette. Avec L’avventura, en 1960, il entame la trilogie de l’incommunicabilité avec des personnages tourmentés. Monica joue Claudia aux côtés de Léa Massari et reçoit un British Award de la meilleure actrice étrangère. Son rôle de Valentina avec Jeanne Moreau et Marcello Mastroianni dans La notte (La nuit) en 1961 lui vaut le Ruban d’argent de la meilleure actrice. Avec Alain Delon elle est Vittoria dans L’éclipse en 1962 avant d’incarner Giuliana dans Le désert rouge en 1964. Ils se séparent en 1967 mais elle tourne encore pour lui en 1980 dans Le mystère d’Oberwald d’après l’œuvre originale de Jean Cocteau L’aigle à 2 têtes : une reine ressemblant quelque peu à Elisabeth d’Autriche erre de palais en palais après l’assassinat de son mari. Elle dit dans une interview : « J’ai eu la chance de commencer ma carrière avec un homme de grand talent (…) mais aussi spirituel, plein de vie et d’enthousiasme ».

Tourner pour Antonioni ne l’empêche pas d’être filmée par d’autres réalisateurs. En 1962, elle joue aux côtés de Charles Aznavour, Jean Poiret et Michel Serrault dans un sketch adapté de La Fontaine Les 2 pigeons dans Les 4 vérités d’Alessandro Blasetti. Roger Vadim adapte Un château en Suède où elle figure en compagnie de Jean-Louis Trintignant. Elle revient à la comédie après ces rôles dramatiques. Dans Les poupées de Franco Rossi elle intervient dans la séquence La soupe (et retrouve le réalisateur en 1977 pour L’altra meta del cielo). Joseph Losey lui confie le rôle titre dans Modesty Blaise avec Dirk Bogarde et Terence Stamp. Son interprétation dans La ragazza con la pistola (La fille au pistolet) de Mario Monicelli lui vaut en tant que meilleure actrice le ruban d’argent, un David di Donatello (l’équivalent d’un César) et un prix au festival de San Sebastien. Le metteur en scène la dirige de nouveau en 1970 pour le sketch Il frigorifero tandis que Vittorio de Sica le fait pour Il leone dans Drôles de couples. Chambre d’hôtel en 1981 est un autre film de Monicelli.

Pour Alberto Sordi, elle tourne en 1969 dans Amore moi aiutami puis, en 1973, Polvere di stelle (Poussière d’étoiles où elle reçoit à nouveau un David di Donatello de la meilleure actrice ; en 1982 c’est Io so che tu sai che io so (Je sais que tu sais). Elle retrouve Marcello Mastroianni dans Drame de la jalousie d’Ettore Scola et reçoit un autre David pour Nini Tirebouchon (Nini Tirabuscio, la donna che invento la mossa) de Marcello Fondato. Dans le film de Dino Risi, Noi donne siamo (Moi, la femme), elle joue le rôle principal dans chacun des sketchs.

En 1973, elle rencontre le réalisateur et chef opérateur Roberto Russo. Ils se marient en 1995 après plus de 20 ans de vie commune. Elle a le rôle principal, celui de Margherita, dans le film qu’il réalise et produit : Scandalo segreto (Scandale secret). Elle obtient un Ours d’Argent pour « contribution spéciale à Berlin avec Flirt dont elle est coscénariste et lui un David en tant que réalisateur débutant. En 1986, elle participe à l’écriture de Francesca è mia qu’elle produit et dont elle a le rôle titre.

En 1974, elle est de nouveau membre du jury au festival de Cannes pour les longs métrages ainsi qu’elle l’avait déjà été en 1968. Luis Bunuel tourne Le fantôme de la liberté avec Michel Piccoli et Jean-Claude Brialy. Son interprétation dans Le canard à l’orange de Luciano Salce lui vaut à nouveau un David et un Ruban d’argent. En 1978, elle figure aux côtés de Michel Bouquet et Jean Yanne dans La raison d’état d’André Cayatte. 1979 : Les monstresses de Luigi Zampa et Amore de Steno avec un autre David. 1980 : Non ti conosco piu amore de Sergio Corbucci.

En 1995, à la Mostra de Venise, un Lion d’or lui est remis pour l’ensemble de sa carrière. En 2011, son mari révèle que depuis 15 ans elle est atteinte de la maladie d’Alzheimer dont elle montre les 1ers signes vers 1996. Retirée de la vie publique, les photographes et journalistes respectent la demande de son époux de respecter cette absence en ne cherchant pas à l’importuner, ce qu’ils ont fait. Elle s’éteint à Rome le 2 février 2022. C’est un tweet de Walter Veltroni, ancien maire de la ville qui apprend la nouvelle : «  Roberto Russo, son compagnon depuis des années, me demande de communiquer que Monica Vitti n’est plus. Je le fais avec douleur, affection et regret. » Le ministre de la culture s’exprime ainsi : «  Adieu à Monica Vitti, adieu à la reine du cinéma italien. Aujourd’hui est vraiment un jour triste, c’est à la fois une grande artiste et une grande Italienne qui disparaît.

Dans le quotidien italien La Reppublica, on peut lire : «  Monica Vitti a été la seule de sa génération capable de couvrir toute la gamme des expressions du cinéma italien : la femme bourgeoise névrotique, traduisant l’incommunicabilité de Michelangelo Antonioni et la femme populaire d’allégresse contagieuse avec Alberto Sordi. Point de référence pour les actrices venues après elle, Monica Vitti était tout à la fois : profonde, énigmatique, sensuelle, drôle. Et intellectuelle, populaire, mélancolique, intelligente. Bellissima. »

Ses obsèques auront lieu à Rome samedi 5 février 2022.

..........................................................................................................................................Claudine


 


 

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29 janvier 2022 6 29 /01 /janvier /2022 19:01

 

 

 

 

CARNAVAL ET CINEMA : Quiz autour de ce mot et de tout ce qui peut s’y rapporter (accessoires, villes…)

1. 1987. Philippe Noiret et Robin Renucci sont réunis par Claude Chabrol avec Monique Chaumette, Bernadette Lafont, Anne Brochet et Roger Dumas. Roland, un jeune journaliste, se fait inviter par un présentateur vedette Christian Legagneur. Il cherche à retrouver sa sœur Madeleine mystérieusement disparue ; il devient l’amant de Catherine, amie de celle-ci et démasque le tueur.

2. 1985. Peter Bogdanovich met en images l’histoire vraie de Roy L. Dennis, né avec un visage qu’une maladie génétique rare déforme en lui donnant un aspect de lion. Avec Eric Stolz, Cher et Sam Elliott.

3. 1994. Ce conte fantastique filmé par Chuck Russell s’inspire d’une série de comics. Avec Jim Carrey, Cameron Diaz et Peter Green. Un banal employé de banque trouve un élément vestimentaire dont les pouvoirs surnaturels exagèrent, quand il le porte, sa personnalité. Timide, il espère conquérir le cœur d’une chanteuse de cabaret, conjointe d’un mafieux.

4. 1962. Henri Decoin adapte librement plusieurs romans d’Alexandre Dumas. D’Artagnan est chargé par Mazarin de retrouver le frère jumeau de Louis XIV prisonnier dans une forteresse de province ; tournage entre autres aux étangs de Commelles et au château d’Ecouen. Autour de Jean Marais jouent Jean-François Poron, Sylva Koscina, Gisèle Pascal, Philippe Lemaire, Noël Roquevert et jean Rochefort.

5. 2001. Lee Tamahori tourne ce thriller, d’après un roman de James Patterson (1993). C’est le 2ème film où Morgan Freeman incarne Alex Cross. Un criminel qui a enlevé la fille d’un sénateur dans un pensionnat privé oblige le profileur Cross à reprendre du service.

6. 1998. Martin Campbell filme ce long métrage d’action dont le scénario s’inspire d’un film de 1935 Robin des bois d’Eldorado qui conte l’histoire de Joaquim Murieta. En 1821, l’armée mexicaine est sur le point de libérer Mexico du colonialisme espagnol. Le cruel gouverneur hispanique Montero fait jeter en prison un épéiste masqué dont il a percé l’identité. La femme de celui-ci meurt en voulant le protéger. Le conquérant rentre dans son pays en emmenant leur petite fille. Il revient avec elle 20 ans plus tard. Avec Antonio Banderas (Sean Connery fut le 1er à auditionner pour le rôle), Catherine Zeta –Jones et Anthony Hopkins (voix de Bernard Dhéran).

7. 1952. Richard Brook fait tourner Humphrey Bogart et Ether Barrymore sur cette thématique de la presse. Un rédacteur en chef, Ed Hutcheson, apprend que son journal doit être vendu. Une femme est assassinée et le parrain de la ville mêlé à ce meurtre. Après bien des péripéties, quand il revient pour boucler sa dernière édition, la mère de la victime lui remet le journal de celle-ci où la culpabilité de Rienzi est prouvée. Le coupable entend le bruit de la rotative qui se met en route.

8. 1953. Henri Verneuil s’inspire de la pièce d’Emile Mazaud selon une adaptation et des dialogues de Marcel Pagnol. Avec Fernandel, Jacqueline Pagnol, Pauline Carton, Saturnin Fabre et Charles Blavette. Quand son mari, Mr Dardamelle, refuse de lui payer une nouvelle robe, sa femme Francine lui avoue qu’elle le trompe. Au lieu d’en éprouver de la gêne, il proclame la nouvelle, ce qui modifie les projets des uns et des autres, notamment de l’amant. Finalement le mari offre le vêtement et fait défiler son épouse sur un char, se tenant à ses pieds avec d’autres cocus.

9. 1983. Alexandre Arcady réunit devant sa caméra Roger Hanin, Philippe Noiret, Marthe Villalonga, Richard Berry, Fiona Gélin, Macha Méril et Jean-Pierre Bacri. En 1942, les Américains débarquent en Algérie près de Tadjira, petite ville qui doit les accueillir et vivre avec eux.

10. 1946. Court métrage d’animation de Walt Disney destiné en 1er lieu à être une séquence du film La boîte à musique et qui sort seul en 1955. Le conte musical russe de Sergueï Prokofiev (1936) est profondément réécrit, l’apparition visuelle des personnages modifiée et de nombreux éléments sont ajoutés.

11. 1955. David Lean adapte la pièce The time of the cuckoo d’Arthur Laurents. Une quadragénaire d’origine américaine vient passer ses congés dans une ville d’Italie. Elle y rencontre un bel antiquaire…marié. Avec Rossano Brazzi, Isa Mucinda et Katharine Hepburn (voix de Jacqueline Porel). L’actrice souffrira toute sa vie d’une conjonctivite chronique àprès avoir tourné la scène où elle tombe à l’eau bien que le liquide ait été filtré et assaini. Le tournage a eu lieu dans la ville même et dans les studios anglais de Shepperton. Roberto Rossellini avait également conçu ce projet avec Ingrid Bergman.

12. 1964. Philippe de Broca, sur un scénario de Jean-Paul Rappeneau et Ariane Mnouchkine conte les péripéties d’un militaire en permission qui se retrouve en Amérique du sud pour secourir sa fiancée enlevée pour une histoire de statuettes. Avec jean-Paul Belmondo, Françoise Dorléac, Jean Servais, Simone Renant, Roger Dumas, Daniel Ceccaldi et Lucien Raimbourg.

13. 2005. James Huth écrit le scénario avec Jean Dujardin qui tient le rôle principal. Un jeune homme mène la belle vie et attend chaque jour avec son surf qu’une vague géante déferle sur la plage. Quand son père est arrêté, il se retrouve sans un sou, sans amis et découvre la vie. Avec Clovis Cornillac, Alexandra Lamy et Elodie Bouchez.

14. Ceci n’est pas une question car la sortie de ce film est prévue cette année. Dans Mascarade, Nicolas Bedos réunit Pierre Niney, Isabelle Adjani et François CLuzet. Arnaque, crime et passion.

.............................................................................................................................................CLAUDINE

REPONSES : 1. Masques ; 2. The mask ; 3. The mask ; 4. Le masque de fer ; 5. Le masque de l’araignée; 6. Le masque de Zorro ; 7. Bas les masques ; 8. Carnaval ; 9. Le grand Carnaval ; 10. Pierre et le loup ; 11. Vacances à Venise ; 12. L’homme de Rio ; 13. Brice de Nice

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23 janvier 2022 7 23 /01 /janvier /2022 21:08

 

 

 

 

 

QUIZ SUR LES FAITS DIVERS OU AFFAIRES CRIMINELLES PORTES A L’ECRAN

1. Film de Claude Chabrol, réalisé en 1978 avec Isabelle Huppert (prix d’interprétation à Cannes), Stéphane Audran (César de la meilleure actrice dans un second rôle) et Jean Carmet. Inspiré d’un fait divers des années 30. Une adolescente tue ses parents pour fuir un foyer étouffant.

2. Film de Claude Bernard-Aubert de 1973 avec Jean Gabin, Victor Lanoux, Paul Crauchet et Gérard Depardieu. Le 5 août 1952, 3 cadavres de touristes anglais sont retrouvés en Haute-Provence ; le film reconstitue l’enquête judiciaire éponyme.

3. Film de Christian de Challonges de 1990 avec Michel Serrault. Pendant la 2ème guerre mondiale, un médecin assassine des réfugiés pour récupérer leurs bagages et leurs économies. Une des plus grandes affaires criminelles françaises de l’après-guerre.

4. Film de Jean-François Richet de 2008 avec Vincent Cassel (César du meilleur acteur), Cécile de France et Gérard Depardieu. Les Césars récompensent également le meilleur son et la meilleure réalisation. Le parcours criminel hors norme d’un petit voyou de Clichy des années 60 puis au début des années 70.

5. Film de Michel Drach de 1979 d’après le roman éponyme de Gilles Perrault avec Serge Avédikian, Roland Blanche et Pierre Maguelon , sur l’affaire criminelle et la peine de mort de Christian Ranucci exécuté en 1976.

6. Film de Bertrand Tavernier de 1976 avec Michel Galabru (César du meilleur acteur), Philippe Noiret, Isabelle Huppert et Jean-Claude Brialy ; le réalisateur et Jean Aurenche ont reçu le César du meilleur scénario original. A la fin du XIXème siècle, Joseph Bouvier est renvoyé de l’armée à cause de ses actes de violence. Il décide de se venger sur les personnes qui croiseront son chemin en Ardèche.

7. Film de Nicole Garcia de 2002 avec Daniel Auteuil, François Cluzet, Emmanuelle Devos d’après le roman d’Emmanuel Carrère. En janvier 1973, Jean-Claude Romand assassine sa femme, ses enfants et ses parents, acculé après ses années de mensonges : ayant arrêté ses études de médecine en 2ème année, il se faisait passer pour un brillant médecin et un chercheur.

Le même thème, mais dans le milieu de l’informatique (même si l’ assassin a perdu son emploi mais fait comme s’il se rend au travail chaque matin) a été traité en 2001 par Laurent Cantet avec Aurélien Recoing et Karin Viard.

8. Film de Bertrand Tavernier de 1995 sur un fait divers de l’année 84, réunissant Valérie Subra (18 ans), Laurent Hattab ( 19 ans) et Jean-Rémi Sarrraud (21 ans). Nat (Marie Gillain), son petit ami (Olivier Sitruk) et un copain (Bruno Putzulu) ont imaginé une technique pour se faire de l’argent facilement et rapidement. La jeune fille séduit des hommes riches qu’ils dévalisent.

9. Film d’Henri-Georges Clouzot de 1960 avec Brigitte Bardot, Samy Frey, Charles Vanel et Marie-José Nat. Dominique Manceau est accusée d’avoir tué avec préméditation son amant Gilbert Tellier, musicien de talent, fiancé à sa sœur Annie. Quand le film sort, Pauline Dubuisson est libre et tente de reprendre ses études à Paris. Le film est un drame pour elle qui aspire à l’oubli.

10. Film d’André Téchiné de 2009 avec Emilie Duquenne, Catherine Deneuve et Michel Blanc. Inspiré d’un fait divers du 9 juillet 2004, où une jeune fille, Marie-Léonie qui vit chez sa mère en banlieue, s’ennuie et invente un jour une agression antisémite.

11. Film de Charlie Chaplin de 1947 avec lui-même et Martha Raye, ayant obtenu l’Oscar du meilleur scénario original. Un homme décide de courtiser des femmes riches puis de les éliminer pour s’approprier leur fortune.

12. Film d’André Téchiné de 2014, adapté de l’affaire Le Roux et du livre «  Une femme face à la mafia » avec Guillaume Canet, Catherine Deneuve et Adèle Haenel. En 1976, après l’échec de son mariage, Agnès Le Roux rentre d’Afrique et retrouve sa mère, propriétaire du casino Le Palais de la Méditerranée à Nice. Elle tombe amoureuse de l’homme de confiance de Renée, Maurice Agnelet.


 

Réponses : 1. Violette Nozière ; 2. L’affaire Dominici ; 3. Docteur Petiot ; 4. Mesrine : l’instinct de mort ; 5. Le pull-over rouge ; 6. Le juge et l’assassin ; 7. L’adversaire et pour le 2ème film : L’emploi du temps ; 8. L’appât ; 9. La vérité ; 10. La fille du RER ; 11. Monsieur Verdoux ; 12. L’homme qu’on aimait trop.

 

...........................................................................................................................................................Claudine


 


 


 

 

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23 janvier 2022 7 23 /01 /janvier /2022 20:58

 

 

 

 

 

CHARLES DENNER : Acteur français de cinéma et de théâtre à la carrière prolifique où il a interprété une grande variété de personnages en artisan de l’émotion humaine.

Il naît le 29 mai 1926 à Tarnow en Pologne dans une famille où l’on parle yiddish et qui s’installe en France en 1930 et plus tard, en zone libre, à Brive la Gaillarde. En 1941, il fait une 1ère apparition au cinéma dans Volpone de Maurice Tourneur. Son frère (né en 1924) est arrêté en 1942 mais le rabbin de Brive le fait libérer et lui sauve la vie. Les 2 frères entrent dans la résistance. Il prend le nom de «  Charles Dermat » et rejoint le maquis du Vercors comme chasseur alpin. Il est très gravement blessé en faisant sauter à la grenade un convoi allemand. La Croix de guerre 1939-1945 récompense cet exploit.

D’abord tailleur comme son père, il s’inscrit, après la guerre au cours de Charles Dullin qu’il suit durant la journée tandis qu’il est fort des Halles la nuit. Il entre dans la compagnie des Compagnons de l’Arche d’André Marcovici et joue plusieurs rôles dans 4 pièces pour promouvoir le théâtre yiddish en langue française. En 1946, il fait de la figuration dans un court métrage de 28 minutes. En 1948, il est remarqué par Jean Vilar pour son rôle de clown dans Les mamelles de Tiresias de Guillaume Apollinaire. Il entre au théâtre national de Chaillot, où il côtoie Jeanne Moreau, François Périer et Michel Galabru et joue également lors du festival d’Avignon le répertoire classique : Molière, Shakespeare, Corneille, Musset, Hugo, Goldoni, Hugo et Sophocle, où des mises en scène sont assurées également par Gérard Philipe. En 1949, il est au théâtre du Vieux Colombier pour la pièce de Robert Hossein Les voyous que l’auteur met en scène. En 1951, il donne la réplique à Gérard Philipe dans Le prince de Hombourg de von Kleist. De juin de cette même année et jusqu’en septembre 1952, il interprète avec la troupe Les pavés de Paris, en compagnie de Paul Préboist, René-Louis Laforgue : Drame à Toulon- Henri Martin, histoire d’un marin opposé à la guerre d’Indochine et condamné à 5 ans de réclusion. La pièce, souvent interdite par des maires et préfets, est jouée plus de 300 fois. En 1952, au théâtre des Bouffes Parisiens, c’est La machine infernale de Jean Cocteau que l’auteur met en scène. En 1958, Scènes de comédie d’Alain dans une mise en scène de François Maistre. L’année suivante Albert Camus monte sa pièce Les possédés, d’après Dostoïevski au théâtre Antoine. Plus tard, lorsque Georges Wilson prend la tête du TNP, il joue, en 1964, avec celui- ci et Judith Magre, Maître Puntila et son valet Matti. En 1966 il est Rodogine aux côtés de Philippe Avron dans L’idiot de Dostoïevki au théâtre de l’Atelier. Avec les Tréteaux de France, c’est, en 1968, Les Rosenberg ne doivent pas mourir d’Alain Decaux dans une mise en scène de Jean-Marie Serreau. Sa carrière sur les planches prend fin à cause d’un cancer qui atteint sa voix avec un one man show, Le marionnettiste de Lodz de Gilles Segal que met en scène Jean-Paul Roussillon.

Le cinéma : Après avoir été un consommateur au café dans Poisson d’avril de Gilles Grangier en 1954, il est ingénieur adjoint pour Yves Allégret dans La meilleure part avec Gérard Philipe. En 1957, Louis Malle le fait tourner dans Ascenseur pour l’échafaud (en 1966, ce sera Le voleur).

Claude Chabrol l’a remarqué pour sa composition au TNP en 1960 dans La résistible ascension d’Arturo Ui de Bertolt Brecht et il devient Désiré Landru dans le film de 1963 : Landru, n’hésitant pas à se raser le milieu du crâne et se laisser pousser des favoris pour incarner au mieux le personnage. Plus tard, en 1965, ce sera Marie-Chantal contre docteur Kha.

L’année 1964 est bien remplie : Mata Hari agent H 21 de Jean- Louis Richard (qui réalise en 1969 : Le corps de Diane) ; La vie à l’envers d’Alain Jessua ; Les pieds nickelés de Jean-Claude Chambon, où il est Filochard ; Les plus belles escroqueries du monde dans un sketch de Jean-Luc Godard. L’année suivante c’est Compartiments tueurs de Costa Gavras (et Z en 1969). Claude Berri réalise Le vieil homme et l’enfant (puis en 1976 : la 1ère fois).

François Truffaut, pour qui il est «  le comédien poétique par excellence » le fait jouer en 1968 dans La mariée était en noir avec Jeanne Moreau (puis en 1972 avec Bernadette Laffont dans Une belle fille comme moi. En 1977 il est Bertrand Morane dans L’homme qui aimait les femmes, celui pour qui les jambes de celles-ci «  sont des compas qui arpentent le globe et lui donnent son équilibre et sa forme ». Claude Lelouch lui donne un rôle dans Le voyou avec Jean-Louis Trintignant en 1970 (ce seront ensuite : L’aventure c’est l’aventure avec Lino Ventura, Charles Gérard.. en 1972 ; Toute une vie en 1974 ; Si c’était à refaire en 1976 ; Robert et Robert en 1978). En 1971, Les assassins de l’ordre de Marcel Carné avec Jacques Brel et Les mariés de l’an II de Jean-Paul Rappeneau. En 1973, il tourne en compagnie de son ami, Marie-Pierre de Gérando (né en 1938 et spécialiste des seconds rôles) dans Les Gaspards de Pierre Tchernia et retrouve Jean-Paul Belmondo dans L’héritier de Philippe Labro. Il est Ravier aux côtés de Jean-Louis et Marie Trintignant dans le film de Nadine Défense de savoir. En 1975, Henri Verneuil réalise Peur sur la ville (et en 1982 : Mille milliards de dollars). Claude Sautet le filme dans Mado en 1976 et Pierre Schoendoerffer pour L’honneur d’un capitaine. Laurent Heynemann est l’auteur de Stella en 1983 tout comme Chantal Akermann, cinéaste belge considérée comme une des figures de proue du cinéma moderne, avec Les années 80, un documentaire et également Marc-André Grynbaum pour Rock’n Totah ou le préféré. Jérôme Diamant-Berger réalise, en 1986, L’unique.

On le voit à la télévision dès 1956 dans En votre âme et conscience de Jean Prat qui réalise en 1961 Les Perses. La caméra de Marcel Bluwal filme L’Alcade de Ralameo en 1958 puis Les joueurs en 1960. Claude Santelli tourne un Théâtre de la jeunesse en 1961. En 1980 c’est La sourde oreille de Michel Polac et un an plus tard, Non-lieu de Bruno Gantillon. Claude Grinberg réalise Zacharius en 1984 et Claude Boissol Espionne et tais-toi en 1986.

Il a été marié 2 fois : avec Simone Jaquier, ils ont eu 2 enfants, Charlet et Ethel ; ceux-ci ont conçu une exposition qui a duré 3 mois à Dreux pour commémorer les 20 ans de sa disparition. Son fils a écrit en 2015 : La montagne en partage, entre père et fils. Son autre épouse est Marie-Thérèse Voirriot.

Il a été un actif militant communiste (ce que Jean Vilar avait du mal à supporter car cette activité supplantait celle du comédien) jusqu’en 1956 où il quitte le parti suite aux événements de Hongrie.

On entend sa voix de basse baryton sur quelques chants en yiddish sur un 45 Tours en 1958.

La tuberculose, puis un cancer de la gorge entraînent 10 ans d’épreuves et de souffrances. Il s’éteint le 10 septembre 1995 à Dreux et est inhumé au cimetière parisien de Bagneux.

Nathalie Rheims a écrit L’un pour l’autre en 1995. Un documentaire Le chercheur inquiet d’Avril Tembouret lui est consacré en 2014 et dans Le dictionnaire des étangers qui ont fait la France de Pascal Ory (Laffont- 2013) un article lui est consacré.

.......................................................................................................................Claudine


 

 

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23 janvier 2022 7 23 /01 /janvier /2022 20:52

 

 

 

 

Il naît le 25 novembre 1984 à Boulogne-Billancourt. Il se souvient d’avoir été très tôt fasciné par le 7ème art en regardant Jules et Jim de François Truffaut : «  Un soir le film passait à la télé et ma mère n’arrivait pas à me mettre au lit. Et j’étais complètement absorbé par le film pour la simple et bonne raison, je pense, que j’étais tombé amoureux de Jeanne Moreau ». Repéré à l’âge de 12 ans par une agente alors qu’il n’est encore qu’un collégien, il paraît dans un épisode d’Une femme en blanc d’A. Issermann aux côtés de Sandrine Bonnaire et dans une série Mission protection rapprochée. Il suit l’été des stages au cours Florent. Après son bac, il commence des études supérieures de cinéma à l’université mais les interrompt rapidement, sa carrière cinématographique débutant.

En 1999, il paraît dans un court métrage de Marina de Van Alias et l’année suivante, dans un téléfilm de Jacques Otsmezguine avec Francis Huster et François Morel Julien l’apprenti où il joue le personnage dans sa jeunesse. Ses débuts au cinéma se font en 2001 quand il est Louis dans Le pacte des loups de Christophe Gans avec Monica Bellucci et Vincent Cassel. Il reçoit l’Etoile d’or du cinéma et Les lumières de la presse en tant que révélation masculine dans le film de Michel Blanc Embrassez qui vous voulez avec l’auteur, Charlotte Rampling et Carole Bouquet où il joue Loïc en 2002. Emmanuelle Béard lui donne la réplique l’année suivante dans Les égarés d’André Téchiné.

En 2004, après 2 nominations au cours des précédentes cérémonies, il obtient le césar du meilleur espoir masculin pour son rôle de Manech Langonnet dit « Le bleuet » aux côtés d’Audrey Tautou dans Un long dimanche de fiançailles de Jean-Pierre Jeunet d’après le roman de Sébastien Japrisot. La scène où sa partenaire lui caresse la joue permet d’évoquer la cicatrice due à un doberman qui l’a profondément griffé lorsqu’il avait 6 ans. «  Ca fait partie de moi. Je n’ai pas forcément vu ça comme un atout, ni comme un inconvénient, c’est un peu les 2 en fait(…) Je sais qu’il y a des réalisateurs qui en ont joué ».

En 2005, il est Simon, rôle principal avec Nicole Garcia et Christophe Malavoy dans Le dernier jour de Rodolphe Marconi et intervient l’année suivante dans le sketch de Gus Van Sant Le marais inclus dans Paris, je t’aime. En 2007, il est Jacquou à 20 ans dans Jacquou le croquant de Laurent Boutonnat d’après le roman d’Eugène Le Roy et tient le rôle titre dans Hannibal Lecter : les origines du mal de Paul Webber avec Gong Li, adaptation du livre de Thomas Harris. En 2008, 3 participations : La 3ème partie du monde d’Eric Forestier avec Clémence Poésyet Eric Ruf, Un barrage contre le Pacifique d’après le roman de Marguerite Duras, réalisé par Rithey Pank avec Isabelle Huppert et Le premier cercle de Laurent Tuel avec Jean Reno. Il tourne en 2009 The witner’s luck de Niki Caro avec Jérélie Rénier et obtient le 1er rôle, celui de Nathanaël, dans Ultimatum d’Alain Tasma d’après Valérie Zenatti avec Jasmine Trinca et Michel Boujenah.

En 2010, il est Henri de Lorraine, duc de Guise, dit « Le balafré » dans le film historique adapté de la nouvelle de Mme de La Fayette, La princesse de Montpensier de Bertrand Tavernier avec Mélanie Thierry, Lambert Wilson, Raphaël Personnaz et Michel Vuillermoz et Philippe Magnan qu’il retrouve un an plus tard dans L’art d’aimer d’ Emmanuel Mouret avec François Cluzet et Julie Depardieu. En 2013, il est Balthazar, un des fils de Nicole Garcia dans Tu honoreras ta mère et ta mère de Brigitte Rouan.

Il reçoit de nouveau le prix des Lumières de la presse internationale en 2014 pour son interprétation du couturier dans Saint-Laurent de Bertarand Bonello ; nominé pour le César, il s’incline devant Pierre Niney, l’autre YSL. Philippe Terrier-Hermann réalise The american tétralogy.

En 2015, Louis, le rôle principal dans le film de Xavier Dolan Juste la fin du monde avec Marion Cotillard, Nathalie Baye, Léa Seydoux et Vincent Cassel lui vaut le César du meilleur acteur. Cette année-là il devient chevalier des Arts et Lettres et tourne également dans La danseuse de Stéphanie di Guisto avec Mélanie Thierry et la chanteuse Soko.

Il retrouve Isabelle Huppert dans Eva de Benoît Jacquot en 2017 puis tourne sous la direction de Guillaume Nicloux Les confins du monde avec Gérard Depardieu. L’année suivante, le réalisateur est l’auteur d’une mini-série sur Arte Il était une seconde fois. Il est Basile aux côtés de Louis Garrel (Robespierre), Laurent Lafitte (Louis XVI) dans Un peuple et son roi de Pierre Schoeller projeté hors compétition à la Mostra de Venise. En 2019, il joue dans Sibyl de Justine Triet avec Virginie Efira et Adèle Exarchopoulos , film faisant partie de la sélection officielle en compétition au festival de Cannes.Il est, cette année-là, membre du jury du festival de Deauville présidé par Catherine Deneuve. La sortie du film réalisé par Emily Atef avec Liv Ullmann est prévue pour 2022. Un film de Bertrand Bonello était en projet.

Outre les 2 courts métrages précédemment mentionnés, il intervient dans L’inconnu d’ Aurélien Vernhes en 2007 puis en 2012 dans Mes amours décomposé(e)s de Sacha Barbin qui réalise Ordalie en 2018.

A la télévision, il tourne pour Pierre Badel en 1998, figure dans un épisode de Le refuge en 1999, dans L’oiseau rare en 2001.En 2004 c’est un épisode de Navarro et en 2009 de Myster Mocky présente. Alex Lutz réalise La vengeance au triple galop en 2021.

Il prête sa voix en tant que narrateur en 2016 pour Vadim mister cool d’Olivier Nicklaus et en off pour Cocteau-Albrown, le poète et le boxeur de François Lévy-Kuentz.

Au théâtre il a joué avec Michel Fau et Charlotte de Turckheim dans Que faire de Mr Sloane en 2012 à la Comédie des Champs Elysées puis en 2015 au théâtre du Rond Point dans Les démons.

Sa carrière de mannequin le mène à une présence régulière aux défilés de la semaine de la mode. Il est présent avec Kate Moss pour la campagne des sacs Longchamp en 2008 puis est filmé à New York par Martin Scorcese pour le parfum Bleu de Chanel en 2018 avant de l’être dans un autre spot pour Steve Mc Queen.

Vie privée : Il vit de 2005 à 2007 avec l’actrice Cécile Cassel (née en 1982, fille de Jean-Pierre et sœur de Vincent, également chanteuse). Depuis 2013, il partage la vie du mannequin Gaëlle Pietri, originaire de Corse et travaillant au sein de Metropolitan, agence de mannequins la plus importante au monde. Repérée très jeune par l’agence Elite elle a posé dans les spots publicitaires de Nivéa, Garnier et Bourjois. Leur fils Orso est né en 2016. L’acteur dit : «  Depuis que je suis devenu papa, ma vie s’est agencée totalement différemment. Dès lors, j’essaye de consacrer du temps et de l’énergie à mon fils ».

Alors qu’il est en vacances en famille en Savoie, dans la station de La Rosière, il meurt des suites d’un traumatisme crânien après une collision à skis au CHU de la Tronche à Grenoble. Ses obsèques auront lieu le 27 janvier en l’église Saint-Eustache dans le 1er arrondissement de Paris.

Le réalisateur québécois Xavier Dolan lui rend cet hommage : «  Ton rire discret, ton œil attentif. Ta cicatrice. Ton talent. Ton écoute. Tes murmures, ta gentillesse. Tous les traits de ta personne étaient en fait issus d’une douceur étincelante ».

..............................................................................................................................Claudine


 


 


 

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22 janvier 2022 6 22 /01 /janvier /2022 09:54

 

 

 

 

 

FILMOGRAPHIE DE CLAUDE CHABROL : avec ce quiz, vous pourrez retrouver une grande partie des réalisations de ce metteur en scène. En sont absents certains films déjà utilisés dans de précédents jeux tels que : Le boucher (1970) ; Docteur Popaul (1972) ; Violette Nozière (1978) ; Le cheval d’orgueil(1980) ; Les fantômes du chapelier (1982) ; Poulet au vinaigre (1985) ; Inspecteur Lavardin (1986) et Madame Bovary(1991).

1. 1958. Le beau Serge, 1er long métrage de la nouvelle vague, est une histoire d’amitié dans un village de la Creuse où François revient et essaie par tous les moyens d’aider son ami à ne plus boire. Gérard Blain et Bernadette Lafont forment un couple comme à la ville. Philippe de Broca, un des assistants réalisateurs, joue un rôle de même que le metteur en scène qui est La Truffe, référence amicale à François Truffaut dont c’est le surnom au sein de l’équipe des Cahiers du cinéma.

1959. Les cousins. Charles, un jeune provincial sérieux, arrive chez un membre de sa famille, cynique et grand séducteur, pour poursuivre ses études de droit. Le couple précédemment cité joue avec le même acteur que dans le film précédent. Qui est-il ?

2. 1960. Quatre vendeuses s’ennuient dans le magasin où elles travaillent et cherchent l’évasion. Autour de Stéphane Audran (Ginette), Jane (Bernadette Lafont), Jacqueline (Clotilde Joano) et Rita (Lucile Saint-Simon) gravitent Mario David, Pierre Bertin, Claude Berri, Philippe Castelli et Charles Belmont. C. Chabrol, non crédité, est un baigneur. Quel est le titre du film ?

3. 1961. Les godelureaux. D’après le roman d’Eric Ollivier. Ronald, jeune oisif, est la risée des consommateurs attablés à une terrasse de café quand Arthur, à la tête de sa bande, déplace sa voiture pour y placer la sienne. Sa vengeance a les traits d’Ambroisine qui séduit l’auteur de la farce. Autour de Bernadette Lafont, Jean Tissier, Pierre Vernier, Stéphane Audran, Michel Baune et le réalisateur (non crédité) qui est un client du bar. Qui sont les 2 protagonistes ? L’un est l’objet de la question 1 et le second a réalisé un film projeté au ciné-club en hommage à un auteur.

4. 1964. Qui incarne cet agent secret chargé de la protection de la femme et la fille d’un ministre turc dans Le tigre aime la chair fraîche avec Maria Mauban, Roger Dumas, Stéphane Audran et Carlo Nell ? L’année suivante le même acteur supervise l’excavation d’un navire coulé et est confronté à un vieux nazi « The Orchid » qui veut, avec le trésor, soutenir un réseau d’anciens camarades exilés dans Le tigre se parfume à la dynamite. Ne sont pas crédités : C. Chabrol : un médecin et Michel Etcheverry.

5. 1966, ce long métrage est basé sur un roman de Gilbert Renault, alias colonel Rémy qui participe au scénario. Pendant la seconde guerre mondiale le comte Pierre de Damville, (Maurice Ronet) capitaine de l’armée française, blessé, revient dans son château, siège de la Kommandantur. Il doit cohabiter dans l’inaction alors que sa femme (Jane Seberg) a rejoint la Résistance. Claude Zidi est cadreur dans ce film (et dans celui qui suit puis du n° 7) qui réunit Stéphane Audran, Noël Roquevert, Mario David, Daniel Gélin, Jean Yanne et Jacques Perrin.

6. 1968. Les biches. Frédérique (Stéphane Audran), riche bourgeoise oisive, remarque Why (Jacqueline Sassard) qui dessine ces animaux à la craie sur le pont des Arts. Elle séduit la jeune fille mais celle-ci tombe amoureuse d’un architecte que la plus âgée, jalouse, séduit. Qui incarne cet homme ? Le film obtient un Ours d’argent à Berlin. La villa qui sert de cadre à l’action à Saint-Tropez est utilisée également pour Le gendarme se marie.

7. 1969. Quel est le titre de ce film inspiré d’un passage de l’Ecclésiaste de la Bible, d’après un roman de Nicholas Blake (1938 )qui montre l’enquête et la vengeance d’un père désespéré par la mort de son fils renversé par un chauffard. Michel Duchaussoy, dont c’est le second 1er rôle, donne la réplique à Caroline Cellier, Anouk Ferjac et Jean Yanne (qui aura le rôle principal dans Le boucher) Philippe Noiret avait décliné la proposition, redoutant les scènes de bateau.

8. 1971. La décade prodigieuse. Ce film, d’après un roman d’Ellery Queen (1948), tourné en langue anglaise, que Chabrol citait souvent comme celui qu’il avait complètement raté , raconte comment un fils, victime d’un maître-chanteur , au courant de sa liaison, vole de l’argent à son père patriarche coléreux et capricieux. Avec Marlène Jobert, Michel Piccoli et Tsilla Chelton. L’un des 2 acteurs étrangers est doublé par Philippe Nicaud.

9. 1973. Dans une petite ville de province, la femme du député-maire (S. Audran) a une liaison et son amant (Michel Piccoli) empoisonne sa femme malade (Clotilde Joano). L’édile (Claude Piéplu) leur révèle qu’il est au courant de leur forfait et ils l’assassinent. Quel est le titre de ce film inspiré d’un fait divers s’étant déroulé dans la Creuse en 1970.

10. 1976. Quel est le titre de ce film tiré d’un roman de Lucie FaureLe malheur fou, choisi selon le réalisateur par le producteur désirant obtenir la légion d’honneur, l’auteure étant l’épouse d’Edgar… C. Chabrol la classe en février 2009 parmi les 3 plus mauvais films de l’histoire du cinéma. Ce sont les hallucinations suscitées par la jalousie d’une attachée de presse qui trompe son romancier de mari avec un éditeur mais découvre qu’il a une liaison avec la traductrice. Bruce Dern, S.Audran, Sydne Rome, Jean-Pierre Cassel, Maria Schell, Francis Perrin, Curd Jürgens et Charles Aznavour entourent C. Chabrol qui est un client.

11. 1984. Le sang des autres. D’après un roman éponyme de Simone de Beauvoir (1945), le film raconte à partir d’un flash-back les relations tumultueuses durant la seconde guerre mondiale entre Jean, jeune bourgeois privilégié qui adhère au PC avant de le quitter pour des activités syndicales puis s’engager dans l’armée et devenir chef d’un groupe de résistants et Hélène. Quelle actrice américaine joue cette jeune femme qu’entourent Michael Ontkean (doublé par Bernard Le Coq), Lambert Wilson, S. Audran, Alexandra Stewart, Jean-François Balmer, Jean-Pierre Aumont et Michel Robin.


 


 

Petite pause pour les réponses et ensuite le questionnaire se poursuit et sera suivi de quelques lignes sur les fils du réalisateur dont les noms figurent dans les génériques.

Réponses

1. Jean-Claude Brialy ; 2. Les bonnes femmes ; 3. Jean-Claude Brialy et Charles Belmont ; 4. Roger Hanin ; 5. La ligne de démarcation ; 6. Jean-Louis Trintignant ; 7. Que la bête meure ; 8. Orson Welles et Antony Perkins ; 9. Les noces rouges ; 10. Folies bourgeoises ; 11. Jodie Foster.


 


 

QUIZ SUITE :

12. 1988. Une affaire de femmes. D’après le livre de l’avocat Francis Szpina, sur une histoire vraie, celle de Marie-Louise Giraud, une des dernières femmes guillotinées : une mère de famille qui devient faiseuse d’anges et, adultère, dénoncée par son mari, est condamnée. Qui joue le rôle de cette femme ? Avec François Cluzet,Nils Tavernier, Marie Trintignant, Dominique Blanc, Dani, Thomas Chabrol , françois Maistre et le réalisateur en voix off.

13. 1995. La cérémonie , adapté du roman de Ruth Rendell L’analphète lui-même inspiré de l’affaire Papin (1933) qui a été à l’origine de la pièce de Jean Genet. Une jeune domestique qui ne sait pas lire se lie d’amitié avec la postière du bourg, jalouse d’une famille. Elles en tuent 4 membres sur fond d’opéra de Mozart. Avec Isabelle Huppert (César de la meilleure actrice), Jacqueline Bisset, Jean-Pierre Cassel et Virginie Ledoyen. Qui est l’autre actrice, récompensée elle aussi à la Mostra de Venise par une coupe Volpi.

14. 2000. Quel est le titre de ce film (prix Louis Delluc) tourné au-dessus de Lausanne dans une villa appartenant à David Bowie ? Isabelle Huppert (prix Louis Lumière), Jacques Dutronc, Anna Mougalis sont les protagonistes de ce petit drame où l’équilibre familial entre un pianiste virtuose et son épouse, directrice d’une grande entreprise, est remis en cause par l’arrivée d’une jeune pianiste. Lors d’une interview à la sortie du film, le réalisateur dit : «  Il doit y avoir 50% du bouquin et 50% inventé. Il y a 30 ans je pensais vraiment adapter le livre, alors qu’il fallait simplement en utiliser les éléments. Mais ça, on ne le sait qu’après ».

15. 2004. Roman de Ruth Rendell (1989). Philippe vit avec ses 2 sœurs et sa mère dans la banlieue nantaise. Au mariage d’une des filles, il fait la connaissance de Senta, femme fatale, passionnée, à la conduite incompréhensible. Avec Benoît Magimel, Laura Smet, Aurore Clément, Bernard Le Coq, Michel Duchaussoy, Suzanne Flon et Thomas Chabrol. Quel titre porte ce film ?

16. 2006. Quel est le titre de ce long métrage inspiré de l’affaire Elf et qui réunit pour la 7ème et la dernière fois Isabelle Huppert et le metteur en scène ? Une juge, qui mène une délicate enquête touchant les milieux politiques et industriels, fait incarcérer le responsable d’un grand groupe et l’interroge avec acharnement, déterminée à aller au bout de son investigation en sacrifiant tout. Avec François Berléand, Patrick Bruel, Robin Renucci, Thomas Chabrol, Jean-François Balmer, Pierre Vernier et Roger Dumas.

17. 2007. Une jolie présentatrice de la météo rencontre un homme marié, libertin. Elle cède à ses fantasmes, persuadée qu’il va divorcer. Plus tard, abandonnée, elle épouse le fils d’une riche famille d’industriels qui, jaloux, abat l’ex-amant. Ayant tout perdu, elle rejoint son oncle prestidigitateur et participe à son numéro. C’est celui-ci qui va vous aider à trouver le titre du film avec Ludivine Sagnier, François Berléand, Benoît Magimel, Mathilda May, Etienne Chicot et Thomas Chabrol. Cette histoire inspirée de l’assassinat d’un architecte en 1906 a donné lieu à La fille sur la balançoire de Richard Fleischer avec Ray Milland et Joan Collins en 1955 puis à Ragtime de Milos Forman en 1981.

18. 2009. Bellamy est le dernier film du réalisateur, parti de l’envie réciproque de tourner avec un grand acteur. De qui s’agit-il ? Inspiré de l’affaire Y. Dandonneau, le film raconte la rencontre d’un commissaire parisien en vacances à Nîmes avec son demi-frère, aventurier à la petite semaine (Jacques Gamblin) et d’un quadragénaire aux abois (Clovis Cornillac).


 

REPONSES : 12. Isabelle Huppert ; 13. Sandrine Bonnaire ; 14. Merci pour le chocolat ; 15. La demoiselle d’honneur ; 16. L’ivresse du pouvoir ; 17. La fille coupée en 2 ; 18. Gérard Depardieu.


 

CLAUDE CHABROL ET LES SIENS :

Il épouse le 26 juin 1952 Agnès Goute. 2 garçons naissent : Jean-Yves(1954) qui est architecte et le seul à ne pas travailler avec son père et Matthieu (21 décembre 1956). Grâce à un substantiel héritage de sa grand-mère, Agnès l’aide à monter leur maison de production AJYM (1956-1961) ; les initiales correspondent à Agnès, Jean-Yves et Matthieu. Celui-ci a composé la musiqued’ environ 20 films et 5 téléfilms de son père ; outre ceux déjà cités : 1979 : La boucle d’oreille, 1982 : Les fantômes du chapelier ; 1984 : Le sang des autres ; 1986 : Poulet au vinaigre ; Inspecteur Lavardin  et Masques ; 1987 : Le cri du hibou ; 1990 : Jours tranquilles à Clichy ; 1991 : Madame Bovary ; 1992 : Betty ; 1994 : L’enfer ; 1997 : Rien ne va plus. La séparation des 2 époux a lieu en 1964.

Il rencontre Stéphane Audran en 1958 sur le plateau de tournage des Biches et entretient une liaison avec elle à partir de septembre 1959. Ils se marient le 4 décembre 1964. Leur fils Thomas naît le 24 avril 1963. Il commence sa carrière au cinéma en 1976 dans le rôle d’un garçon de 13 ans dans Alice ou la dernière fugue, réalisé par son père et adapté d’Alice au pays des merveilles,avec Sylvia Kristel, Charles Vanel, André Dussolier et Fernand Ledoux. Outre les participations aux autres films de son père, on peut le voir dans : Au petit Marguery de Laurent Bénégui en 1994 (Mauvais genre en 1996) ; Barnie et ses petites contrariétés de Bruno Chiche en 2000 (Hell en 2006) ; L’oncle de Russie de Francis Girod en 2005 comme La boîte noire de Richard Berry ; Les saveurs du palais de Charles Vincent en 2012 puis Quai d’Orsay de Bertrand Tavernier en 2013 ; Je ne rêve que de vous de Laurent Heynemann en 2018 et La page blanche de Murielle Magellan en 2021. Il est également présent sur le petit écran dans Les dossiers secrets de l’inspecteur Lavardin de 1988 à 1989, participe à des courts-métrages comme La parure de C. Chabrol également dans Chez Maupassant ou bien apparaît dans des séries comme La Crim (2004 ; 2005; 2006) et Boulevard du Palais ou encore Nicolas Le Floch. Il prête sa voix au dessin animé Panda dans la brume (2017 ; 2018 et 2021). Au théâtre, il a joué dans La nuit est un diable d’après P. Mérimée en 1989, Arlequin valet de 2 maîtres de Carlo Goldoni dans une mise en scène de Michel Galabru en 1991, Le voyageur sans bagage de Jean Anouilh en 2013 et dans Donne le La, créé par lui avec Matthieu au piano.

Claude Chabrol entretient depuis 1971 une liaison avec sa scripte Aurore Paquiss (ou Pajot ou Maistre). Ils se marient en 1983. Sa belle-fille, née du comédien François Maistre, est son assistante sur de nombreux films.

----------------------------------------------------------Claudine

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16 janvier 2022 7 16 /01 /janvier /2022 19:28

 

 

 

 

 

 

sur des dialogues de Françoise Sagan 1963 – 115mn – VF avec

Charles Denner, Danielle Darrieux, Michèle Morgan, Stéphane Audran

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A la suite de la projection, une conférence sera présentée par l’Association AGORA sur le thème des grands criminels de l’Histoire

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------Thème : La vie du tueur en série Henri Désiré Landru, pendant la Première Guerre mondiale

Le réalisateur Claude Chabrol est né le 24 juin 1930 à Paris et mort le 12 septembre 2010.

Son père, résistant de la première heure, l’envoie à Sardent dans la Creuse, où il va vivre chez ses grands-parents pendant toute la guerre. Dans le village, à 11 ans, déjà très attiré par le cinéma, il assiste l’exploitant d’une salle de cinéma, ce qui représente une palpitante aventure pour lui.

Après la libération, de retour à Paris, il entreprend des études de lettres, de droit, effleure Sciences Po, puis, sans grande conviction, sous la pression de son père pharmacien, suit des études de pharmacie, qu’il va abandonner au bout de sa quatrième première année.

En 1955 il entre à la Fox comme attaché de presse. Parallèlement il agit comme critique de cinéma dans la revue d’André Bazin Les Cahiers du Cinéma où il côtoie Jean Luc Godard, François Truffaut, Eric Rohmer, Jacques Rivette. Avec eux, c’est une nouvelle génération, qui va amorcer un mouvement important du cinéma français. Fruit de la rencontre de ces jeunes cinéastes (surnommés Les jeunes Turcs) et du produit immédiat d’une époque dont le cinéma se fait le miroir. C’est l’aube de La Nouvelle Vague. Ce terme est initialement dédié à une enquête sociologique sous la plume de Françoise Giroud, et qui très vite, sous l’impulsion de Pierre Billard, va s’appliquer principalement aux films présentés au Festival de Cannes de 1959. Ce mouvement s’affirmera encore une dizaine d’années.

De 1952 à 1957, dans Les Cahiers du Cinéma, Claude Chabrol participe à la politique de défense des auteurs. Il publie, avec Eric Rohmer un livre sur Hitchcock, et sa rencontre avec le romancier Paul Gegauff et son univers le détourne de son éducation bourgeoise.

En 1956, après son mariage avec Agnès Goute, Claude Chabrol fonde sa maison de production AJYM films, initiales de sa femme et de ses enfants, et l’argent de son beau-père lui permettra de financer ses premiers films : Le beau Serge puis Les Cousins en 1959. Ces films remportent un grand succès et sont souvent considérés comme la marque de naissance de la Nouvelle Vague.

Très actif, avec plus de 50 longs métrages Claude Chabrol est reconnu, à ses débuts, pour sa critique de la bourgeoisie française. Les thèmes de ses réalisations sont variées, La Femme Infidèle,  (1969),  L’Enfer  (1994) illustrent le thème de la jalousie et de l’infidélité, les serials killers avec Landru (1963) et Le Boucher  (1970), l’amitié féminine avec Les biches (1968) et La Cérémonie (1995), l’avortement sous l’occupation avec Une Affaire de Femmes (1988), pour n’ évoquer que quelques uns de ses grands films.

La musique tient une place importante dans ses films qui firent le succès de la Nouvelle Vague.

Après une longue carrière ponctuée de nombreuses récompenses prestigieuses, Claude Chabrol, qui a révolutionné le Cinéma français, s’est éteint à Paris à l’âge de 80 ans

..............................................................................................................Roland

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