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4 décembre 2021 6 04 /12 /décembre /2021 22:09
JACQUELINE DANNO : actrice et chanteuse française,

 

 

 

 

 

JACQUELINE DANNO : actrice et chanteuse française, fut l'une des vice-présidentes de l’Alliance francophone internationale.

Née au Havre le 27 novembre 1931, cette Bretonne disait : «  Je suis devenue comédienne par le haard de la vie. Moi je voulais être marin comme papa ! » Elle vient à Paris à l’âge de 15 ans chez une tante. Formée au centre d’art dramatique de la rue Blanche, elle joue en 1954 dans Le médecin malgré lui de Molière et participe à l’Atelier à la création de la pièce de Marcel Aymé Les oiseaux de lune l’année suivante.

Elle mène conjointement sa carrière d’actrice de cinéma et celle de théâtre. En 1955, c’est La madone des sleepings d’Henri Diamant-Berger, puis La garçonne de J.Audry en 1957. Etienne Périer réalise Meurtre en 45 tours. En 1961, elle prête sa voix pour le chant à Anouk Aimée dans Lola de Jacques Demy et tourne pour Michel Deville dans Ce soir ou jamais avec Anna Karina et Claude Rich. En 1964 c’est Hardi ! Pardaillan de Bernard Borderie aux côtés de Gérard Barray et Valérie Lagrange. Jean-Louis Roy met en scène en 1967 L’inconnue de Shandigor avec Serge Gainsbourg et Howard Vernon. Elle participe à 2 films de Jean Yanne : Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil en 1972 et 11 ans plus tard Moi yen a vouloir des sous. 972 est aussi l’année de la réalisation par Paul Vecchiali de L’étrangleur. Elle le retrouve pour la télévision en 1989 dans En cas de bonheur puis pour le grand écran en 2004 pour A vot’ bon cœur. En 2007, elle est au générique des Ambitieux de Camille Corsini avec Karin Viard et Jacques Weber et tourne en 2014 Elle l’adore de Jeanne Herry avec Sandrine Kiberlain et Laurent Lafitte.

A la télévision, elle fait des apparitions dans des épisodes de séries telles que : L’inspecteur mène l’enquête de Marcel Bluwal en 1962, Les 5 dernières minutes de Claude Loursais en 1975, Les enquêtes du commissaire Maigret en 1985 et en 1992, Messieurs les jurés en 1985, Navarro en 1989. En 1970, elle interprète le rôle de Clarisse dans Sébastien et la Mary-Morgane de Cécile Aubry. Elle est elle-même dans Chantez-le pour moi de Jean-François Kahn en 1983. H. Cleven réalise Les héritières en 2009.

Au théâtre, elle interprète souvent des rôles de tragédienne. En 1962 c’est Yerma de Federico Garcia Lorca et Noces de sang l’année suivante. Elle tient le rôle titre dans Lucrèce Borgia de Victor Hugo au festival du Marais puis à Lyon et Montauban en 1964 et 1965. L’année suivante, Michel Vitold met en scène Huis clos de Jean-Paul Sartre puis La p…respectueuse. En 1969 : Off limits d’Arthur Adamov. Robert Hossein la dirige en 1971 pour Crime et châtiment de Fedor Dostoievski (avec des reprises en 1975 et 2001), puis pour Les bas fonds de Maxime Gorki en 1992. Elle sera présente aux 5 représentations de Ben Hur au stade de France en septembre 2006. En 1995, Jérôme Savary est aux commandes d’une comédie musicale Cabaret avec Marc Lavoine puis de l’opérette de Jacques Offenbach La Périchole en 1999. 2006 : Pour Lucrèce de Jean Giraudoux, 2006-2007 : Arsenic et vieilles dentelles. 2017 : Les liaisons dangereuses d’après Choderlos de Laclos et 2012 : Tartuffe de Molière avec Claude Brasseur.

Elève du petit conservatoire de Mireille, elle se produit à Bobino en 1960 avec François Deguelt puis assure une 1ère partie avec Georges Brassens en 1962. Elle chante à la Rose d’or d’Antibes en 1965 Non c’est rien, titre repris un an plus tard par Barbra Streisand Free again. Sa voix grave la rend aussi célèbre que Juliette Gréco aux Etats-Unis, en Pologne, au Japon et en Russie. Outre ses propres disques (1959 : Le manteau gris, 1961 : Les mouettes de Saint-Malo, 1980 : Les roses rouges de Dallas, elle participe à des compilations avec d’autres artistes.

Sa fille, la comédienne Gaëlle Billaut-Danno annonce son décès le 28 novembre 2021 : «  Ce matin, le lendemain de ses 90 ans, ma mère a tiré sa dernière révérence chez elle, entourée d’amour. Elle a rejoint les étoiles et scintille ce soir au milieu d’elles ».

Quelques mots sur cette comédienne : formée à l’atelier Blanche Salant et au Method Acting Center, on la voit au cinéma (1998 : Les grandes bouches de B.Bonvoisin ; 2013 : Paranoïa Park de B.Mercier) et à la télévision : Ivre-mort pour la patrie du professeur Choron, Fais pas ci, fis pas ça en 2010, Section de recherches et Profilages en 2018 et le feuilleton Un si grand soleil en 2020. Elle a été lauréate du prix de théâtre de la fondation Charles-Oulmont pour La journée de la jupe.

.........................................................................................................................................Claudine


 

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3 décembre 2021 5 03 /12 /décembre /2021 18:36
Et Olivier Baroux créa... les Tuche

 

 

 

 

Acteur, metteur en scène, Olivier Baroux est né le 5 janvier 1964 à Caen. Il devient animateur-radio en Normandie et en 1991 rencontre Kad Merad sur Ouï FM. Ils ont ensuite leur propre émission, Rock n’ Roll Circus à la radio et à la télévision avec l’aide de Jean-Luc Delarue.

Acteur : Avec Merad, Olivier Baroux co-écrit  Mais qui a tué Pamela Rose, réalisé par Eric Lartigau et dans lequel il joue. Il retrouve ce réalisateur en 2006 pour Un ticket pour l’espace. Il est acteur également en 2005 dans Iznogoud de Patrick Braoudé, où il incarne le génie, dans Neuilly sa mère de Gabriel Julien Laferière en 2009, dans Mr Papa de Kad Merad en 2011 et dans Le doudou de Julien Hervé en 2018.

Réalisateur : Olivier Baroux réalise son 1er film, Ce soir je dors chez toi, en 2007 avec Jean-Paul Rouve, Mélanie Doutey et Kad Mérad dans un second rôle. Ce dernier est en tête d’affiche en 2009 dans Safari. Ce sera, l’année suivante, L’Italien puis le succès commercial surprise des Tuche ( 1,5 million de spectateurs). Il y joue de même que dans la suite de Qui a tué… qui déçoit en 2012. Un flop est réalisé en 2014 avec On a marché sur Bangkok. De même, le film Entre amis, en 2015, qui réunit Mélanie Doutey, Daniel Auteuil et Gérard Jugnot est lui aussi une déception commerciale avant le succès en 2016 des Tuche 2.

Revenons sur Les Tuche : (2011) L’action se passe à Bouzolles. Le père, Jeff, chômeur par philosophie car l’homme n’est pas fait pour travailler mène une vie cependant heureuse avec sa femme Cathy et leurs 3 enfants :Stéphanie, une bimbo pas très futée, Wilfried, qui se prend pour un rappeur gangsta et Donald, dit couin-couin, un surdoué. Lorsqu’un jour ils gagnent 100 millions d’euros, ils partent pour Monaco (recréé à Sanary- sur- mer).

Les Tuche 2 -le rêve américain :(2016) Donald, le benjamin, part améliorer son anglais à Los Angeles ; il y rencontre la fille d’un célèbre financier et ment sur sa famille. Celle-ci, sans rien lui dire, décide de faire le déplacement pour son anniversaire. Le tournage a eu lieu à Los Angeles, Las Vegas et au Canada dans les villes de Montréal et Mirabel. Le film a ouvert la 19ème édition du Festival International du film de comédie de l’Alpe Duez.

Les Tuche 3 - Liberté, Egalité, Fratemi Tuche : De retour à Bouzolles, Jeff est élu maire. Lorsqu’il apprend que le TGV qui devait s’arrêter dans son village ne fera qu’y passer, il décide de se présenter à l’election présidentielle et… il est élu. La famille s’installe à l’Elysée sans changer son mode de vie. C’est le château de Voisins qui a servi de cadre, le plan Vigie-pirates interdisant l’accès du palais présidentiel. C’est le film qui a été le plus vu en 2018 avec 5,7 millions de spectateurs, lui faisant obtenir le César du public l’année suivante.

Les Tuche 4 : La famille est de retour à Bouzolles pour fêter Noël. Le thème est l’attaque du consumérisme et du e-commerce.

L’équipe de tournage s’est installée à Lamorlaye dans le Lys les 1, 2 et 3 juillet 2019 pour continuer ce film commencé à la distillerie de Fremainville et interrompu pour cause de confinement. La maison qui sert de cadre au Noël de la famille est située au carrefour du Poteau du roi, à l’angle de la 6ème avenue et de la 10ème. Le travail a repris le 17 juin et la sortie de ce 4ème épisode est annoncée pour décembre 2021. Jean-Paul Rouve, Isabelle Nanty, Claire Nadeau, Sarah Stern, Pierre Lotton et Théo Fernandez ont été rejoints cette fois par François Berléand et Michel Blanc.

Pour la télévision, il a réalisé un épisode de la série Léo Matteï, brigade des mineurs en 2016 et Les chamois en 2018

.........................................................................................................................................Claudine, CCL

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3 décembre 2021 5 03 /12 /décembre /2021 18:14

 

 

 

 

 Dans le 1er film joue un acteur (ou une actrice) et dans le second son fils (ou sa fille).

1. Scarface (H. Hawks) ; Psychose (A.Hitchcock)

2. Tarzan trouve un fils (R.Thorpe) ; Rosemary’s baby (R.Polanski)

3. Une étoile est néé (G.Cukor) ; New York- New York (M. Scorcese)

4. Le signe de Zorro (muet) ( Fred Niblo) ; Gunga Din ( G. Stevens)

5. 15 jours ailleurs (V.Minelli) ; Le syndrome chinois (J. Bridges)

6. Casque d’or (J. Becker) ; Vincent, François, Paul et les autres (C.Sautet)

7. Pour qui sonne le glas (Sam Wood) ; Le pré (P. et V. Taviani)

8. Il était une fois dans l’Ouest (S.Leone) ; On achève bien les chevaux (S.Pollack)

9. Certains l’aiment chaud (B. Wilder) ; Un fauteuil pour 2 (J. Landis)

10. Aguirre, la colère de Dieu (W.Herzog) ; La lune dans le caniveau (J.J. Beneix)

11. Le mariage de Chiffon (Cl. Autant-Lara) ; La crime (Ph. Labro)

12. La loi du Nord (J. Feyder) ; La grande vadrouille (G. Oury) 

13. Les lumières de la ville (C.Chaplin) ; La vie est un roman (A.Resnais)

14. Liebelei (M.Ophüls) ; Les choses de la vie (Cl. Sautet)

15. Rue de l’Estrapade (Cl.Sautet) ; Le dernier tango à Paris (B.Bertolucci)

16. Nous sommes tous des assassins (A.Cayatte) ; Baisers volés (F.Truffaut)

17. Le secret derrière la porte (F.Lang) ; Les diables (K.Russell)

18. Gigi (J.Audry) ; La maison de campagne (J.Girault)

19. Aventures en Birmanie (R.Walsh) ; 5 gars pour Singapour (B. Toublanc-Michel)

20. Arènes sanglantes (R. Mamoulian) ; Justine ou les infortunes de la vertu (J. Franco) 

21. Hôtel du Nord (M.Carné) ; Casanova (F.Fellini)

22. Razzia sur la chnouff (H. Decoin) ; Les aveux les plus doux (E. Molinaro)

23. Boudu sauvé des eaux (J.Renoir) ; Charles mort ou vif (A. Tanner)

 

 

Réponses :

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1. Osgood et Antony Perkins ;

2. Mauren O’ Sullivan et Mia Farrow ;

3. Judy Garland et Liza Minnelli ;

4. Douglas Fairbanks et D. F. junior ;

5. Kirk et Michael Douglas ;

6. Simone Signoret et Catherine Allégret ;

7. Ingrid Bergman et Isabella Rossellini ;

8. Henri et Jane Fonda ;

9. Tony et Jamie-Lee Curtis ;

10. Klaus et Nastassja Kinski ;

11. Odette Joyeux et Claude Brasseur ;

12. Michèle Morgan et Mike Marshall ;

13. Charlie et Géraldine Chaplin ;

14. Magda et Romy Schneider ;

15. Daniel Gélin et Maria Schneider ;

16. Jacqueline Pierreux et Jean-Pierre Léaud ;

17. Michael et Vanessa Redgrave ;

18. Danièle Delorme et Xavier Gélin ;

19. Errol et Sean Flynn ;

20. Tyrone et Romina Power ;

21. Jean-Pierre et Tina Aumont ;

22. Jacqueline et Marc Porel ;

23. Michel et François Simon.

........................................................................................................CLAUDINE

 

 

 

 

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29 novembre 2021 1 29 /11 /novembre /2021 21:40

CHANSONS ET CINEMA AUTOUR DE GEORGES BRASSENS : Le but est double puisqu’il s’agit d’identifier le long-métrage puis de trouver à quelle composition du chanteur il correspond grâce à un mot.

1. 1988. Michael Apted tourne avec Sigourney Weaver et Bryan Brown (voix de Vania Vilers) , d’après une histoire vraie, celle de Diane Fossey, le séjour d’une étudiante du Kentucky venue à la frontière du Rwanda et du Congo étudier et recenser des animaux. L’actrice reçoit un Golden Globe (ex aequo avec Jodie Foster et Shirley Mac Laine). La musique de Maurice Jarre reçoit la même récompense. Des costumes d’animaux ont été utilisés pour certaines scènes impossibles à tourner avec l’actrice ; celle-ci est revenue sur les lieux en 2006 à l’occasion d’un documentaire.

2. 1993. Patrice Chéreau, sur un scénario coécrit avec Danièle Thompson, réalise un film historique adapté d’Alexandre Dumas, prix du jury à Cannes, se déroulant en avril 1572 et ayant pour toile de fond le mariage du roi Henri IV et le massacre de la Saint-Barthélémy. Le tournage, plus de 6 mois réunit des comédiens tels qu’Isabelle Adjani (César du meilleur rôle féminin), Jean-Hugues Anglade (César pour le second rôle masculin), Daniel Auteuil, Jean-Claude Brialy dans le rôle de Gaspard de Coligny, Dominique Blanc et Virna Lisi, prix d’interprétation à Cannes. D’autres comme Vincent Perez et Jean-Philippe Ecoffey sont des anciens élèves du théâtre des Amandiers. Le film, nominé pour les Oscars, reçoit encore pour les costumes et la photo 2 autres Césars. Le réalisateur reçoit avec le succès du film des propositions pour travailler à Hollywood ; il les décline, préférant travailler dans l’Hexagone.

3. 1978. Dans une œuvre majeure du cinéma italien voire mondial, palme d’or à Cannes, Ermanno Olmi brosse l’histoire de 4 familles pauvres dans une grande ferme près de Bergame à la fin du XIXème siècle. L’accent est mis sur l’une d’elles, les Batisti, dont le fils âgé de 7 ans est remarqué par le prêtre qui voudrait lui faire continuer l’école. Les acteurs jouent dans leur dialecte et le film dont le tournage a duré un an est sous-titré en italien. Souvent rapproché à tort de La terre tremble de Luchino Visconti, il fait dire au réalisateur qui l’a porté en lui durant 20 ans : «  Je suis simplement retourné au milieu des gens de ma race, et je leur ai fait un récit aussi bien qu’à moi-même, racontant la culture paysanne qui est ma culture »

. 4. 1980. Gérard Oury, sur des dialogues écrits en collaboration avec sa fille Danièle Thompson, réunit Pierre Richard, Valérie Mairesse, Gérard Jugnot, Maurice Risch, Dominique Lavanant, Roger Carel, Mike Marshall et Robert Dalban. A la suite d’un quiproquo, un comédien sans envergure, venu à un rendez-vous pour jouer le rôle d’un tueur dans un film comique est engagé par de véritables mafiosi pour éliminer un trafiquant d’armes «  la Baleine » avec une « arme » dont la pointe contient du cyanure. Quelques clins d’œil : la musique du répondeur est celle du Retour du grand blond. Le nom de l’homme de main de « la Baleine » est Stanislas Lefort, celui de Louis de Funès dans La grande vadrouille ». La musique du film sera reprise en 1987 pour Le moustachu de Dominique Chaussois avec Jean Rochefort.

5. 1981. Serge Pénard, d’après un roman d’Alphonse Boudard réalise dans une commune près d’Yvetot dans le pays de Caux ce film dont l’autre titre est Ils sont fous ces Normands. Jean Lefebvre, Bernard Menez, Henri Guybet, Pierre Tornade, Philippe Nicaud et Jean-Pierre Darras sont les protagonistes de l’histoire. Un village abrite un des plus vieux arbres de France mais un projet d’élargissement le menace. Tout le bourg manifeste.
 

6. 1970. La caméra d’Henri Colpi suit en Provence depuis Arles le chemin d’un ouvrier de ferme âgé joué par Fernandel dont c’estle dernier film, en compagnie d’un vieux cheval que son propriétaire veut faire utiliser dans les corridas. L’employé décide de lui rendre sa liberté. Réalisé d’après le roman The homecoming de Marlena Frick (1964), le tournage est entièrement tourné en décors naturels. Dans Télérama, Jacques Siulier écrit : «  L’air de Provence ferait plutôt penser à un conte cinématographique de Marcel Pagnol (…). Henri Colpi a filmé cela avec délicatesse, tendresse et humour. On est touché par la vérité des personnages et des paysages, par l’amitié d’Antonin avec l’animal ».

7. 1982. Daniel Vigne met en scène une version romancée d’une affaire datant de 1561 sur le retour dans son village natal d’un paysan porté disparu depuis une dizaine d’années et évoquée par Alexandre Dumas dans Les 2 Dianes en 1846. Nathalie Baye et Gérard Depardieu donnent la réplique à Roger Planchon, Maurice Barrier et Bernard-Pierre Donnadieu sur une musique de Michel Portal. César du meilleur scénario original. Le réalisateur revient en 2014 dans le village de Balague en Ariège pour y tourner un documentaire. Une adaptation américaine est réalisée par Jon Amiel Sommersby avec Jodie Foster.

8. 2018. Bruno Podalydès, qui joue dans ce film avec son frère Denis, adapte une bande dessinée de Joseph Pinchon (1905) sur les aventures d’une jeune campagnarde un peu naïve engagée pour devenir la nourrice de Loulotte et réunit Emelyne Bayant, Karine Viard, Josiane Balasko et Michel Vuillermoz. Le tournage a lieu dans l’Orne à Préaux du Perche et au château de Villiers-Le-Bâcle. Face à un mouvement indépendantiste qui réclame le boycott du film, le réalisateur déclare : «  Ce n’est pas la jeune fille un peu niaise et stupide qu’on croit. Elle est naïve certes, et candide mais aussi curieuse et inventive. Elle a une âme d’enfant dans un corps d’adulte ».

9. 1973. Roger Vadim, sur un scénario écrit avec Jean Cau, réunit Brigitte Bardot, Maurice Ronet, Jane Birkin, Mathieu Carrière et Robert Hossein. Jeanne, séductrice, amoureuse de son cousin prêtre, corut de proie en proie et périra dans les flammes comme son modèle masculin.

10. 2015. André Marcon brosse la vie d’une aristocrate passionnée de musique et convaincue de son talent (Catherine Frot, César et prix des Lumières) qui décide de chanter à l’opéra devant un vrai public. Michel Fair qui lui donne la réplique est doublé par le ténor Mario Del Monaco. Le tournage a lieu en république tchèque à Brno et au château de Slapy. 3 autres Césars récompensent le film : décors, costumes et son. Meryl Streep joue le même rôle en 2016 dans une mise en scène de Stephen Frears.

11. 1954. Jean-Paul Le Chanois, assisté de Pierre Granier-Deferre, sur un scénario en collaboration avec Pierre Very et Marcel Aymé, tourne un long sketch de Robert Lamoureux sur une famille de Français moyens à Montmartre entourée de ses voisins. Gaby Morlay, Fernand Ledoux, Nicole Courcel, Madeleine Barbulée, Louis de Funès, Judith Magre et Jean Tissier figurent dans la distribution de même que le réalisateur et Hubert Deschamps qui ne font que des apparitions. Une suite est tournée en 1956.

----------------------------------------------------------------------------------------------------Claudine
 

 

Réponses :

1. Gorilles dans la brume (le gorille) ; 2. La reine Margot (brave Margot) ; 3. L’arbre aux sabots (les sabots d’Hélène) ; 4. Le chêne d’Allouville-Bellefosse (le grand chêne) ; 6. Heureux qui comme Ulysse ; 7. Le retour de Martin Guerre (pauvre Martin) ; 8. Bécassine ; 9. Don Juan 73 (Don Juan) ; 10. Marguerite (la marguerite) ; 11. Papa, maman, la bonne et moi (maman, papa).

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19 novembre 2021 5 19 /11 /novembre /2021 16:37

Claudine propose cette semaine  : dans le cadre de la projection du long métrage de Luchino Visconti : Les nuits blanches.le thème LA NUIT (ou les nuits) DANS LES TITRES DE FILMS

1. 1973. François Truffaut, qui joue également, dédie sa réalisation aux acteurs du muet, Lilian et Dorothy Gish. Son directeur de production, Claude Miller, n’est pas crédité pour son apparition en client de l’hôtel. Ferrand (F.T) tourne un mélodrame aux studios de la Victorine à Nice. Ses interprètes sont un acteur immature et capricieux (Jean-Pierre Léaud), une star anglaise de retour sur les plateaux après une dépression (Jacqueline Bisset), une vedette italienne en fin de carrière (Valentina Cortese), portée sur la boisson, ex amante d’un comédien ayant fréquenté le Hollywood de la grande époque (Jean-Pierre Aumont). Autour d’eux, un cascadeur anglais (Bernard Menez), une scripte dévouée (Nathalie Baye) et un assistant réalisateur (Jean-François Stevenin). Traité de menteur par Jean-Luc Godard dans une lettre, François Truffaut dit de lui qu’il est prétentieux : ils ne se sont jamais revus. Ce long métrage, exemple de film dans le film obtient comme récompenses le Prix Mélies , l’ Oscar et le Bafta du meilleur film étranger.

2. 1981. Titre en italien pour cette réalisation de Michelangelo Antonioni avec Marcello Mastroianni, Jeanne Moreau (qui indique, dans une interview en 2011, qu’elle n’a pas reçu de cachet pour le film) et Monica Vitti. «  Les personnages, cette fois-ci, se sont trouvés, mais ils ont du mal à communiquer, parcequ’ils ont découvert que la vérité est difficile, elle demande beaucoup de courage et des résolutions irréalisables dans leur milieu ». Milan sert de cadre aux extérieurs. Le titre vient d’une toile de Roberto Sironi qu’on aperçoit un instant. Le film a inspiré au peintre Axel Sanson son tableau au titre éponyme.

3. 1982. Les frères Taviani, Paolo et Vittorio, s’inspirent d’un événement qui a eu lieu dans leur commune de naissance et les a traumatisés. La trame suit à peu près celle du court documentaire San Miniato Iuglio. «  Dans le film, nous n’avons pas raconté les choses telles qu’elles se sont déroulées mais au contraire telles qu’elles se sont métamorphosées dans la conscience des survivants, dans l’imaginaire collectif ». Une nuit du 10 août, une femme se remémore une autre nuit durant les derniers jours de la 2ème guerre mondiale quand les Allemands qui battent en retraite veulent détruire le village. Un groupe d’habitants part à la rencontre des Américains, certains sont massacrés par les nazis, d’autres combattent aux côtés de la résistance contre les fascistes. Avec Onero Antonutti, Margarita Lozano et Claudio Bigagli.

4. 1982. Ettore Scola relate un fait historique. A Paris, en juin 1791, l’écrivain Restif de la Bretonne (Jean-Louis Barrault) est témoin du départ d’un mystérieux carrosse. Il se lance à sa poursuite avec Giacomo Casanova (Marcello Mastroianni). Figurent également au générique : Michel Piccoli, Hanna Schygulla, Jean-Claude Brialy, Andréa Ferréol, Daniel Gélin et Michel Vitold.

5. 1946. Marcel Carné réalise ce film sur un scénario de Jacques Prévert d’après l’argument de son ballet Le rendez-vous dans une mise en scène de Roland Petit. Jean Gabin et Marlène Dietrich qui assistent à la 1ère de ce spectacle sont pressentis pour être le couple vedette mais elle se désiste. Edith Piaf conseille au réalisateur d’engager un jeune chanteur en plein succès : Yves Montand qui joue donc Diego. La musique est signée Joseph Kosma. La chanson Les enfants qui s’aiment est interprétée par Fabien Loris et Les feuilles mortes fredonnée par Montand et Irène Joachim (voix chantée de Nathalie Nattier (Malou). Alexandre Trauner reconstitue le canal et la station de métro Barbès Rochechouart. En février 45, le « Destin », personnifié par un homme énigmatique (Jean Vilar) orchestre l’aventure amoureuse d’un jeune résistant Diego et de Malou, l’épouse de Georges (Pierre Brasseur) et dont le frère Guy est un ancien collabo. Autour des principaux interprètes jouent également Saturnin Fabre, Raymond Bussières, Julien Carette et Dany Robin.

6. 2006. Shawn Levy réunit dans une comédie adaptée du roman de Milan Trena avec des suites en (2009 et 2015) Ben Stiller, Dick Van Dyke, Robin Williams, Mickey Rooney et Owen Wilson. Un nouveau gardien découvre que squelettes, animaux empaillés et statues de cire s’animent. Ils ont souvent un passé de violence et l’homme devra leur permettre de fonctionner harmonieusement.

7. 1953. Ingmar Bergman raconte les déboires d’une troupe de cirque minable, déchirée par des drames personnels et en grand manque d’argent. Un arrêt est effectué dans un village où le directeur, 3 ns plus tôt, a abandonné femme et enfants. Avec Ake Grönberg, Hasse Erkman et Harriet Andersson. Jean Tulard, un des meilleurs spécialistes de Napoléon et qui s’est intéressé également au cinéma écrit : «  Jamais, sauf dans certains Sternberg, on n’avait aussi parfaitement utilisé le noir et blanc ».

8. 1964. John Huston réalise ce film qu’il coproduit et coécrit d’après une pièce de Tennessee Williams et remporte l’Oscar des meilleurs costumes. Richard Burton est entouré par Ava Gardner (meilleure actrice au festival de San Sebastian) et Deborah Kerr. Un prêtre épiscopalien est suspendu pour avoir eu une relation avec une jeune professeure. 2 ans plus tard, devenu guide, il prend en charge plusieurs enseignantes au Mexique. La nièce de 17 ans de la cheffe de groupe tente de le séduire. Il les conduit dans un hôtel où arrivent ensuite un jeune artiste et son grand-père. L’intrigue du 1er roman policier de Francisco Haghenbeck, paru en 2006, a pour cadre le tournage du film.

9. 1984. Avec ce film, Eric Rohmer signe le 4ème volet de Comédies et proverbes. Il illustre un proverbe inventé par allusion à Chrétien de Troyes : «  Qui a 2 femmes perd son âme, qui a 2 maisons perd sa raison ». Avec Fabrice Luchini, Tchéky Karyo, Christian Vadim et Pascale Ogier dont Télérama écrit en 2000 : «  Hélas disparue juste après la sortie du film, P.O tranche avec les héroïnes habituelles d’Eric Rohmer, romantiques et désuètes ».

10. 1950. Jules Dassin réunit Richard Widmark et Gene Tierney dans cette adaptation du roman éponyme de Gérard Kersk. Un escroc monte des combines qui l’amènent à sa perte.

11. 1999. Michael Hoffman, sur des musiques de Félix Mendelssohn, G.Verdi, G. Donizetti, V. Bellini et G. Rossini raconte un chassé croisé amoureux avec la complicité du roi et de la reine des fées, d’après la pièce de William Shakespeare. Avec Rupert Everett, Michelle Pfeiffer et Sophie Marceau.

12. 1958. Gilles Grangier, avec la complicité de Michel Audiard pour les dialogues, adapte le roman de Jacques Robert. Valois (Jean Gabin), inspecteur chargé de l’enquête après le meurtre d’un patron de boîte (Roger Hanin) tombe amoureux de Lucky (Nadja Tiller) une droguée qui avait une liaison avec lui. Il est amené à rencontrer Thérèse,(Danielle Darrieux) propriétaire d’une pharmacie et épouse d’un chimiste. Il découvre qu’elle est la coupable et a kidnappé Lucky, témoin du meurtre. Il démissionne car son supérieur (François Chaumette) lui reproche la mauvaise gestion de l’enquête. Il conduit celle qu’il aime en cure de désintoxication. Avec également : Paul Frankeur, Jean-Pierre Cassel, Robert Manuel et Lucien Raimbourg.

I

I

REPONSES :

1. La nuit américaine

(qui permet de tourner en plein jour des scènes d’extérieur censées se dérouler la nuit).

2. La notte.

3. La nuit de San Lorenzo.

4. La nuit de Varennes.

5. Les portes de la nuit.

6. La nuit au musée.

7. La nuit des forains.

8. La nuit de l’iguane.

9. Les nuits de la pleine lune.

10. Les forbans de la nuit.

11. Le songe d’une nuit d’été.

12. Le désordre et la nuit.


 

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8 novembre 2021 1 08 /11 /novembre /2021 15:33
LUCHINO VISCONTI di Modrone, comte de Lonate Pozzolo: Réalisateur

 

 

 

 

 

 «  un cinéaste du temps », directeur de théâtre, metteur en scène, écrivain italien.

Né le 2 novembre 1906 à Milan, où sa famille régna jusqu’au 15ème siècle, il est le 4ème d’une fratrie de 7. Une de ses sœurs épousa un compositeur et chef d’orchestre Franco Mannino qui fut fréquemment son collaborateur. La famille possède une loge à la Scala et chez sa mère il rencontre Puccini et D’Annunzio.D’elle il dit : «  Elle aimait beaucoup la vie mondaine, les grands bals, les fêtes fastueuses mais elle aimait aussi ses enfants, la musique, le théâtre. C’est elle qui s’occupait chaque jour de notre éducation, qui m’a fait apprendre le violoncelle ». Instable, hypersensible, tourmenté, il fait des fugues et connaît une brève crise mystique. Très tôt il aime monter des pièces de théâtre en amateur. Une fois son service militaire accompli, il s’intéresse à l’amélioration de la race chevaline. Après un projet de mariage avorté à cause du père de la jeune fille, il se tourne, à 29 ans, vers les amours masculines avec le photographe de Vogue, Horst.

Un an plus tard, venu à Paris, il commence sa carrière avec Jean Renoir, rencontré au moment du Front populaire grâce à Coco Chanel (de même que son 1er amant). Le souci du réalisme du metteur en scène le marque beaucoup. Il est assistant à la réalisation avec Jacques Becker, Henri Cartier-Bresson et Yves Allégret en 1936 (le film ne sort qu’en mai 1946) d’Une partie de campagne et dessine les costumes. Il revient déçu d’un séjour aux USA. A cause de la guerre, il ne peut terminer à adapter avec ce même réalisateur La Tosca qui sera terminé par Carl Koch. Il collabore avec des intellectuels communistes à la revue Cinéma fondée par Vittorio Mussolini qui expose en filigrane la pensée de gauche de la jeune génération. Chez Visconti, naît l’idée d’un cinéma proche de la vie et des drames quotidiens du peuple.

2 de ses projets sont avortés : l’adaptation du roman d’Alain-Fournier Le grand Meaulnes et celui de Giovanni Verga (1840-1922, romancier italien le plus important du XIXème siècle et représentant du vérisme) Les Malavoglia. Il se rabat alors sur James Cain dont Pierre Chenal a déjà adapté Le facteur sonne toujours 2 fois. Ce sera Ossessione( ( Les amants diaboliques) en 1942 avec Clara Calamai ( qui participe plus tard à Nuits blanches) et Massimo Girotti. Le film est considéré comme le 1er du courant néo-réaliste. Son auteur écrit en 1943 dans la revue Cinéma : «  Le cinéma qui m’intéresse est un cinéma anthropomorphique ». Le film est censuré par les autorités fascistes qui exigent la destruction des négatifs mais le réalisateur put en sauvegarder un exemplaire. IL reçoit un David di Donatello et un ruban d’argent pour la réalisation. A la fin du conflit, avec Mario Serandrei, il conçoit un documentaire sur la guerre des partisans : Giorni di Gloria (Jours de gloire).

Il s’intéresse à la mise en scène théâtrale et travaille dès 1945 avec Jean Cocteau : Les parents terribles avec Gino Cervi et La machine à écrire avec Vittorio Gassman qui a rejoint la compagnie et qui joue également dans Adam de Marcel Achard puis en 1948 dans la pièce de William Shakespeare Comme il vous plaira avec des costumes de Salvador Dali. En 1946 c’est Le mariage de Figaro de Beaumarchais avec Vittorio de Sica et Crime et châtiment de Gaston Baty avec Franco Zeffirelli. Visconti n’abandonnera jamais le spectacle scénique en général opéra compris.

En 1948, il adapte un livre de Verga La terra trema (La terre tremble), sur les conditions de vie des classes les plus défavorisée et est assisté de Francesco Rosi et Franco Zeffirelli (1923-2019 qui sera son amant) ; tourné en dialecte sicilien, le film ne connaît pas le succès, même si en 1950 il est doublé en italien. Il n’est pas de nature à faciliter la carrière de son auteur qui ne peut mener à bien l’adaptation du Carrosse du Saint-Sacrement d’après Prosper Mérimée. Visconti abandonne provisoirement le cinéma.

En 1949, il met en scène Un tramway nommé Désir d’après Tennessee Williams avec Gassman qui joue la même année avec Marcello Mastroianni Oreste puis Troïlus et Cressida de Shakespeare. Mastroianni est sur scène en 1951 pour Mort d’un commis voyageur d’Arthur Miller, l’année suivante avec La Locandiera de Goldoni puis en 1955 Les 3 sœurs et Oncle Vania de Tchekhov.

Avec les mêmes assistants que pour La terre tremble il revient au 7ème art en 1951 avec un film sur le monde du cinéma Bellissima avec Anna Magnani et Walter Chiari ; c’est un demi succès. Avec cette actrice il tourne en 1952 Siamo donne (Nous les femmes) pour montrer la vie privée de 4 actrices : Ingrid Bergman, Alida Valli et Isa Miranda.

Senso, d’après un récit de Camillo Boito (1883), tourné en 1954 à Vérone est son 1er film en couleurs et révèle un nouveau Visconti qui met le cap sur ce qu’il définit lui-même comme « un réalisme romantique ». Il apporte beaucoup de soin au décor, à la mise en scène et au cadrage. Le thème en est la décadence humine, morale et physique présente dans tous ses autres films, mêlant violence et tensions. L’accueil fut mitigé car il abandonne le néo-réalisme de ses précédentes œuvres. Pendant le Risorgimento (l’Autriche occupe la Vénétie), une aristocrate vénitienne (Alida Valli) tombe amoureuse d’un officier autrichien (Farley Granger), trahit les siens et trompée dénonce son amant. Le réalisateur aurait préféré tourner avec Ingrid Bergman et Marlon Brando. La symphonie n°7 de Bruckner et Le trouvère de Verdi participent à l’action.

Après 3 ans d’interruption, le metteur en scène, qui voulait faire quelque chose de nouveau ( une fusion des genres théâtre et cinéma) avec des moyens limités et en noir et blanc réalise Le notti bianche (Les nuits blanches) d’après une nouvelle de Fiodor Dostoievski et obtient un Lion d’argent à la 18ème Mostra de Venise. Marcello Mastroianni, auquel le réalisateur voulait offrir un rôle valorisant, est entouré de Maria Schell et reçoit le ruban d’argent du festival de Taormine de même que Nino Rota pour la musique. Jean Marais n’osait demander la participation de Jean Marais car le rôle lui donne peu d’apparitions à l’écran mais le comédien accepte immédiatement en disant : «  Aucun rôle n’est mineur dans un film du grand Visconti ». La facture s’éleva malgré tout car Maria Schell « Les yeux les plus chers de l’époque » que Visconti voulait compter dans sa distribution pour être Natalia exigea un cachet très élevé. Pour la 1ère fois, le film est réalisé entièrement en studios à Cinecitta où une sorte de Venise hivernale est reconstituée. Les habits des acteurs sont achetés sur les marchés et teintés pour rester neutres. Le texte a inspiré 3 autres adaptations : Robert Bresson en 1971 avec 4 nuits d’un rêveur ; en Inde en 2007 ; Paul Vecchiali en 2015 : Nuits blanches sur la jetée. En 2008, James Gray s’en est inspiré pour Two lovers.

Il revient au réalisme à la Verga en 1960 avec Rocco e i sui fratelli (Rocco et ses frères) inspiré des frères Karamazov de Dostoievski. Les déboires d’une famille émigrée à Milan sont interprétés par Alain Delon, Annie Girardot (que Visconti avait dirigée au théâtre l’année précédente à Paris avec Jean Marais dans 2 sur la balançoire), Renato Salvatori (qui épouse la comédienne 2 ans plus tard), Claudia Cardinale, Roger Hanin et Suzy Delair. Le film est censuré à causes de scènes violentes et crues. En 1961, il s’attaque à la censure dans Il lavoro (le travail) dans Boccace 70 avec Vittorio de Sica, Federico Fellini et Mario Monicelli.

Son plus grand succès est, en 1962, l’adaptation du roman de Giuseppe Tomasi Di Lampedusa sur une musique de Nio Rota Il Gattopardo (Le guépard), tournant dans lequel l’engagement politico-social s’atténue en un repli nostalgique de l’aristocrate sur la recherche d’un monde perdu et qui caractérisera les films historiques tournés ensuite. Le réalisateur indique lui-même qu’il aspirait à réussir la synthèse entre Mastro - Don Gesualdrode de Verga et A la recherche du temps perdu de Marcel Proust. Alberto Moravia écrit : «  C’est le film de Visconti le plus pur, le plus équilibré et le plus exact ». Palme d’or à Cannes en 1963, sélectionné parmi les 100 films italiens à conserver, il réunit Burt Lancaster (mais Visconti aurait préféré Laurence Olivier), Alain Delon et Claudia Cardinale. La villa Boscogrande aux environs de Palerme fut restaurée en 24 jours. Pour le palais du prince, une façade fut élevée en 45 jours devant les édifices à côté de l’église de Ciminna qui séduisit le réalisateur. Le pavage de la place fut refait. Le ruban d’argent fut attribué au meilleur décor ainsi que pour les décors et la photographie. La scène de bal d’une durée de 44 minutes est devenue célèbre par sa durée et son opulence et eut lieu au Palazzo Gangi de Palerme où des meubles, bibelots et tapisseries furent prêtés pour meubler les amples espaces intérieurs. Des milliers de cierges devaient être rallumés au début de chaque session de tournage car le réalisateur désirait réduire au maximum les lumières électriques. Alain Delon dit : «  Visconti s’est surtout fondé sur le prince Salina que jouait Burt Lancaster. Lui-même avait failli le jouer et nous l’avions tous encouragé à le faire. Finalement il n’avait pas osé et sans doute est-ce mieux comme cela. Le Prince c’était lui. Le film est son autobiographie. Chaque geste que fait Lancaster, c’est lui, Visconti ». Le tournage dure 15 mois et les pertes subies par le long métrage ainsi que celles de Sodome et Gomorrhe ont mis fin à l’activité cinématographique de la Titanus.

Il retrouve Claudia Cardinale en 1965 dans Vaghe stelle dell’ Orsa (Sandra). Le film, Lion d’or à la Mostra de Venise, est l’histoire d’un inceste avec Michael Craig, Jean Sorel et Marie Bell. « J’ai choisi le thème de l’inceste parce que l’inceste est le dernier tabou de la société contemporaine ». « « Ce qui m’a toujours intéressé, ce sont les situations extrêmes, les moments où une tension anormale révèle la vérité des êtres humains ». Celle qui interprète Sandra Dawdson dit : «  C’est l’homme le plus élégant et le plus cultivé que j’aie jamais rencontré (…) Il a voulu que je joue avec la vraie robe de mariée de sa maman. Il m’invitait souvent à dîner dans sa maison de la via Salaria et, dans ma serviette, il cachait toujours un petit cadeau ». En 1966 il participe à un collectif Le streghe (Les sorcières) avec La strega bruciata (la sorcière brûlée vive) dans lequel jouent Silvana Mangano et dans un petit rôle Helmut Berger qui sera le dernier amant du réalisateur. En 1967 il adapte le roman d’Albert Camus L’étranger (Lo Straniero) avec Marcello Mastroianni, Anna Karina, Bernard Blier, Georges Géret, Georges Wilson et Bruno Cremer. Les dialogues sont écrits avec Georges Conchon. La veuve qui rappelait le souhait de l’écrivain que son livre ne soit pas adapté obligea Visconti à respecter ce vœu et à rester fidèle au livre, ce qui aurait été différent si le tournage n’avait pas dû attendre 3 ans.

En 1969, après avoir été président du jury du festival de Cannes, il conçoit un projet de tétralogie mais ne tournera que 3 films sur 4. La caduta degli dei (La chute des dieux : Les damnés) , titre qui fait préface à l’opéra de Wagner raconte l’ascension et la chute d’une riche famille (peut-être les Krupp) pendant la montée du nazisme. Helmut Berger, considéré comme le plus bel homme du monde en son temps et dont c’est le 1er grand rôle est travesti en Marlène Dietrich. Visconti, pour lequel l’acteur est celui qui incarne mieux que quiconque la perversion, lui apprend le métier d’acteur : «  Berger est un jeune poulainplein d’inspiration et de qualité mais il doit encore se faire des os ». Charlotte Rampling et Ingrid Thulin complètent la distribution avec Dirk Bogarde qui joue également en 1971 dans Morte a Venezia (Mort à Venise) d’après le roman de Thomas Mann (1912). Sur fond d’épidémie de choléra, le thème de la vieillesse et de la quête de la beauté idéale avec en fond sonore la 5ème symphonie de Gustav Malher. Silvana Mangano est la mère de Tadzio (Björn Andrésen). En 1970 est tourné un documentaire : Alla ricerca di Tadzio. Cette année-là, à Cannes, il reçoit le prix du 25ème festival international pour ce film et l’ensemble de son œuvre. En 1972 est réalisé un des films les plus longs de l’histoire du cinéma, près de 5 heures : Ludwig (Ludwig, le crépuscule des dieux) sur la lente déchéance du roi Louis II de Bavière, réunit Romy Schneider qui incarne Sissi pour la 4ème fois, Trevor Howard, Silvana Mangano et Marc Porel. De son favori, dont la voix française est celle de Jean-François Poron, Visconti dit : «  Il est parfait. Et il a depuis l’adolescence ces mêmes doux hystérismes, une mélancolie identique, plus désespérée à mesure qu’il prend de l’âge ». Dominique Paturel, Louis Arbessier et Patrick Dewaere (un page) assurent des doublages.

Victime d’un AVC qui le laisse à demi paralysé, il ne peut concrétiser son projet d’adaptation du livre de Thomas Mann La montagne magique (La montagna incantata) mais tourne cependant 2 films : en 1974, Gruppo di famiglia in un interno (Violence et passion), David di Donatello du meilleur film, tourné en anglais, autobiographique avec Burt Lancaster et Helmut Berger qui joue le gigolo de Silvana Mangano. Claudia Cardinale n’est pas créditée. Les 2 hommes ne vivaient plus ensemble et Berger eut une éphémère passion pour Marisa Berenson. Ce huis clos sombre et raffiné est considéré comme une œuvre testamentaire. En 1976, il réalise L’innocente (L’innocent) d’après L’intrus de Gabriele D’Annunzio, analyse du sentiment amoureux avec Laura Antonelli (alors qu’il souhaitait Charlotte Rampling), Jennifer O’Neill, Marc Porel et Marie Dubois. Un homme, qui plaide la liberté de pensée et de mœurs, trompe sa femme. Quand celle-ci attend un enfant d’un autre il devient fou amoureux d’elle qui le quitte. Il se suicide.

Passionné d’opéra, il a dirigé dès 1954 et à plusieurs reprises Maria Callas à la Scala de Milan. La vestale de Spontini, Anna Bolena de Donizetti, La sonnambula de Bellini, La traviata de Verdi. Il y eut également : Iphigénie en Tauride de Glück, Macbeth de Verdi au festival des 2 mondes à Spolète en 1958, Don Carlos sous la direction de Georg Sloti à Covent Garden ainsi que Der Rosenkavalier ou encore Falstaff.

Au théâtre, ce sont des mises en scène de textes de Sartre, Anouilh, Euripide, Strindberg ou encore Gide. En 1961 : Dommage qu’elle soit une putain de John Ford avec Alain Delon et Romy Schneider et en 1973 C’était hier de Pinter.

Victime d’une thrombose, le metteur en scène meurt, le 17 mars 1976 peu après avoir visionné son dernier film au montage. Celui-ci fut présenté dans cette version. Ses obsèques ont eu lieu en présence du président italien Giovanni Leone et d’acteurs comme Claudia Cardinale, Laura Antonelli, Burt Lancaster, Vittorio Gasman et Helmut Berger. Ses cendres sont depuis 2003 sous un rocher de sa villa La Colombaia à Ischia devenue un musée.

...........................................................................................................................................................Claudine


 


 


 


 

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7 novembre 2021 7 07 /11 /novembre /2021 15:26

 

 

 

 

En cette période, Claudine propose de rechercher des titres de films comportant les mots : fantôme (s), sorcière (s) et diable.

A vous de chercher et de trouver les films dont les indices sont donnés ci-dessous :

1. 1946. Claude Autant –Lara, sur un scénario de Jean Aurenche raconte l’histoire d’une jeune fille habitant le château de son père ruiné et qui est fascinée par le portrait d’un jeune chasseur tué à l’âge de 20 ans par amour par sa grand-mère. François Périer, Pierre Larquey, Jean Desailly et Paul demange donnent la réplique à Odette Joyeux ( 1914-2000, actrice et romancière, elle fut l’épouse de Pierre Brasseur de 1935 à 1945 et est la mère de Claude Brasseur avant de refaire sa vie avec Philippe Agostini , directeur de photographie et présent sur ce générique).

2. 1984. Ivan Reitman sur un scénario de Dan Aykroyd et Harold Ramis, qui jouent également aux côtés de Bill Murray et Sigourney Weaver, conçoit ce film, Saturn award du meilleur film fantastique et entré en 2015 dans la bibliothèque du Congrès en raison de « son importance sur le plan culturel, historique ou esthétique ». Des chercheurs universitaires, accusés de mener des recherches farfelues, sont radiés de leur poste et rachètent une ancienne caserne de pompiers (véritablement filmée dans le quartier de Tribeca) et mènent leurs investigations à bord de leur Ectomobile. La chanson de Ray Parker Junior a obtenu le Bafta de la meilleure chanson originale. Une suite est donnée en 1989 ainsi que 2 séries TV.

3. 1962. Film à sketches réalisé par Julien Duvivier. Le fil rouge en est l’incarnation du mal par un serpent dont la voix off est celle de Claude Rich. Les dialogues sont selon les histoires de René Barjavel ou Henri Janson. La distribution rassemble de nombreuses personnalités du cinéma parmi lesquelles : Michel Simon, Micheline Presle, Fernandel, Lino Ventura, Alain Delon ou bien encore Jean-Claude Brialy.

4. 1944. Jules Dassin et Norman Z. Mc Leod s’inspirent d’Oscar Wilde pour conter l’errance d’un homme convaincu de lâcheté après avoir fui lors d’un duel et sa condamnation à hanter son château jusqu’à ce qu’un de ses héritiers, plus courageux, conjure la malédiction. Charles Laughton et Robert Young entourent Margaret O’Brien.

En 2016, Yann Samuell présente « hors compétition » au festival international du film fantastique de Géradmer un film éponyme dans lequel jouent Audrey Fleurot, Michaël Youn, Michèle Laroque et Lionel Astier. L’action est transposée en Bretagne et c’est une femme qui hante le lieu, désolée de ne pouvoir, par ses nombreux agissements, effrayer la famille américaine qui a acheté le château.

5. 1969. Philippe de Broca, dont l’assistant est Claude Miller, et qui joue un touriste suédois (non crédité) réunit dans un château délabré (tournage dans l’Ain à Fléchères) des nobles désargentés qui attirent les touristes. Arrivent un jour un gangster et ses 2 complices avec le butin de leur dernier méfait. Avec Yves Montand, Madeleine Renaud, Jean-Pierre Marielle, Jean Rochefort, Maria Schell et Marthe Keller (qui rencontre le metteur en scène sur ce tournage. En 1970 : Les caprices de Marie. Leur fils Alexandre naît en 1971).

6. 1957. Raymond Rouleau (qui joue le député gouverneur) s’inspire de la pièce d’Arthur Miller qui utilisait des faits historiques pour dépeindre une allégorie du maccarthisme. Sur un scénario et des dialogues de Jean-Paul Sartre, le film relate un procès en Nouvelle-Angleterre en 1692. Il s’agit de la 2ème des 4 coproductions en France et Allemagne de l’Est à la fin des années 60. Simone Signoret (Bafta de la meilleure actrice), Mylène Demongeot, Yves Montand et Alfred Adam en sont les protagonistes.

7. 2003. Rob Minkoff imagine 2 vendeurs de biens immobiliers Sarah et Jim qui ne pensent qu’à leur travail et négligent leur vie de famille. Pour une nouvelle affaire, ils arrivent dans un château délaissé dont les occupants sont pour le moins très spéciaux. Avec Eddy Murphy, Terence Stamp et Nathaniel Parker.

8. 1995. Gérard Oury, dont c’est l’avant-dernier long métrage, sur un scénario de Francis Veber, réunit pour sa 2ème collaboration avec eux, Philippe Noiret et Gérard Jugnot, auxquels s’ajoutent Sophie Desmarets et Jean-Luc Bideau. De nouvelles relations se tissent après leur mort dans un accident de voiture entre un grand patron de la finance et son employé.

9. 2004. Joël Schumacher s’inspire du roman éponyme de Gaston Leroux et de la comédie musicale pour évoquer l’amour d’un génie musical, Erik, qui vit reclus dans le lieu où il insuffle son art à la soprano vedette qu’il aime. Avec Gerard Butler, Emmy Rossum et Patrick Wilson.

10. 1998. Sur des chansons de Youssou N’Dour, Michel Lancelot réalise ce long métrage d’animation où un minuscule enfant africain, très rapide et nu, apporte toutes sortes de bienfaits aux habitants de son village. 2 suites sont données en 2005 et 2012. Le réalisateur a permis le partenariat de son personnage avec une maison de quartier dans le XVIIème, des puits à Madagascar, des chirurgiens opérant au Niger…

11. 1968. Robert Stevenson adapte le livre de Ben Stahl paru la même année et qui raconte l’histoire d’Edward Teach. Walt Disney, bien que décédé l’année précédente, est mentionné comme producteur. Un entraîneur d’athléthisme achète aux enchères une vieille bassinoire et découvre un parchemin marqué d’une formule magique. Il invoque un célèbre pirate. Avec Peter Ustinov, Dean Jones et Suzanne Pleshette.

12. 1948. Sacha Guitry adapte sa pièce, elle-même venue du script original refusé par la censure. Ce film historique rassemble l’auteur, Lana Marconi (sa 5ème et dernière épouse), Jeanne Fusier-Gir, Pauline Carton et Maurice Escande. Robert Hossein est un invité en blanc. Le metteur en scène explique : «  Il m’a semblé qu’il était pour le moins piquant d’évoquer aujourd’hui le souvenir d’un ministre français qui sut se rendre utile « puis devint nécessaire » avant que de passer pour être indispensable aux yeux de 4 souverains qui se sont succédé sur le trône de France durant les 50 années de son règne. Car c’étaient les monarques et les régimes aussi qui passaient, mais lui, pas ».

13. 2006. David Frankel installe sa caméra dans le monde de la mode avec une rédactrice en chef caractérielle, Miranda qui humilie son assistante Andy (Anne Hathaway). Celle-ci, aidée par le directeur artistique du magazine,Nigel ( Stanley Tucci) ne tarde pas à faire ses preuves. Meryl Streep dit s’être inspirée de 3 femmes : Carmen Dell’Orefice, mannequin et actrice, Helen Mirren et Christine Lagarde. Le film est l’un des plus chers en costume dans l’histoire du cinéma. Gisele Bündchen, Simon Baker, Emily Blunt complètent la distribution. Le bureau de Miranda présente de fortes similitudes avec celui d’Anna Wintour, rédactrice en chef de Vogue.

14. 1987. Sur une musique de John Williams, George Miller adapte un roman de John Updike (1984). Cela donnera plus tard un film pour la télévision et une comédie musicale. 3 amies (Cher, Susan Sarandon et Michelle Pfeifer) vivent dans un tranquille village du Rhode Island. Elles se réunissent tous les jeudis soirs. Darryl Van Horne (Jack Nicholson) emménage dans la plus ancienne et somptueuse résidence. Il se rapproche d’elles. L’acteur est récompensé par les Award : Los Angeles film critics association, New York film critics circle et Saturn. Les meilleurs effets visuels ont obtenu un british award. Le tournage s’set déroulé dans le Massachussets à Cohasset, Marblehead. Le manoir Castle Hill a servi pour l’extérieur, les pièces intérieures ayant été reconstituées dans les studios de la Warner.

 

 

 

REPONSES :

1. Sylvie et le fantôme ;

2. S.O.S Fantômes ;

3. Le diable et les 10 commandements ;

4. Le fantôme de Canterville ;

5. Le diable par la queue ;

6. Les sorcières de Salem ;

7. La maison hantée et le 999 fantômes ;

8. Fantôme avec chauffeur ;

9. Le fantôme de l’Opéra ;

10. Kirikou et la sorcière ;

11. Le fantôme de Barbe-Noire ;

12. Le diable boîteux ;

13. Le diable s’habille en Prada ;

14. Les sorcières d’Eastwick.

..........................................................................................................................................Merci Claudine !

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2 novembre 2021 2 02 /11 /novembre /2021 23:57

 

 

 

 

 

I 1957 N&B 97mn

avec

Maria Schell, Marcello Mastroianni, Jean Marais

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Thème :Un jeune homme, arrive à Livourne pour un nouveau travail. Inspiré du roman de Dostoïevski

 

Le Réalisateur : Luchino Visconti de  Modrone , (1906-1976) fut un réalisateur de cinéma, directeur de théâtre, metteur en scène et écrivain. Il débute en 1936, en France, comme assistant de Jean Renoir. En 1942, il réalise Ossessione , œuvre majeure du néo-réalisme  Opposant, pendant la seconde guerre mondiale, Visconti échappe au peloton d’exécution grâce à l’intervention de l’actrice María Denis. À la fin du conflit, Visconti participe au documentaire Jours de gloire, consacré à la Résistance et à la Libération. Ensuite il tourne en 1948, La Terre tremble, film social, en 1951, Bellissima, une analyse du monde clinquant du cinéma, avec Anna Magnani, en 1954, Senso  interprété comme une trahison du néo-réalisme. Puis en 1955, il montera des mises en scène théâtrales ou lyriques avec Maria Callas dans La Sonnambula et La Traviata. Il sera primé en 1957, avec Le Notti bianche, en1960 avec Rocco et ses frères, en 1962, Le Guépard, Palme d’Or au Festival de Cannes. Citons encore en 1965, Sandra, avec Claudia Cardinale, La Strega bruciata viva, du collectif Le Streghe (1966), l’Étranger (1967), Les Damnés (1969) puis Mort à Venise (1971), Violence et passion en 1974 et son dernier film, l’Innocent (1976).

------------------------------------------------------------------------------------------------  Roland

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1 novembre 2021 1 01 /11 /novembre /2021 11:52
MARIA SCHELL : actrice helvetico- autrichienne, grande star du cinéma en langue allemande des années 50 à 60.

 

                                               

 

 

 

 

                                              Née le 15 janvier 1926 à Vienne d’un père poète suisse et d’une mère actrice autrichienne, Marie Margarete Anna Schell a 2 frères, Maximilian (1930), Karl et une sœur Edith. Elle grandit en Autriche puis en Suisse (Anschluss 1938) et est scolarisée en France. Elle débute en Suisse aux côtés de s mère et joue en 1942 dans Steibruch de Sigfrit Steiner avec Heinrich Gretler. Elle suit des cours d’art dramatique et obtient quelques rôles au théâtre. Elle revient au cinéma en 1948 avec Maresi de Hans Thimig et Nach dem Sturm (Après la tempête) de Gustav Veicky avec lequel elle travaille en 1952 dans Bis wir uns wiedersehn (Jusqu’à ce que nous nous revoyions) ( ?). En 1949 elle tient le rôle principal dans L’ange à la trompette d’Anthony Bushill et tourne l’année suivante dans C’est arrivé un jour de Rudolf Jugert. 1951 : La boîte magique de John Boulting ; 1953 : Der traümende Mund et Journal d’une amoureuse de Josef von Bäbky puis Le fond du problème de George More O’ Ferrall.

                                             Sa notoriété commence en 1954 avec Le dernier pont d’Helmut Käutner avec lequel elle tournera en 1958 dans Le bandit au grand cœur. En 1955, elle est Marie-Louise dans le Napoléon de Sacha Guitry qui est le 1er à la faire tourner en France et Robert Sidmark réalise Les rats. Puis ce sont successivement 4 films dans 4 pays différents : en 1956, Gervaise de René Clément d’après le roman éponyme d’Emile Zola lui permet d’obtenir la coupe Volpi pour le rôle titre, François Périer reçoit le Bafta du meilleur acteur. L’année suivante, pour l’Allemagne c’est Rose Bernd de W.Staudte. Luchino Visconti réalise, en Italie, en 1957 Le notti bianchi (les nuits blanches). Remarquée par Yul Brynner durant son séjour à Hollywood, elle joue Grouchenka dans l’adaptation de Richard Brooks du roman de Fiodor Dostoïevski.

                                                 Elle contracte un 1er mariage en 1957 avec le metteur en scène Horst Hächler dont elle aura un fils Oliver ; Elle a tourné l’année précédente sous sa direction Liebe. Le couple divorce en 1965. Son plus grand rôle reste celui de Jeanne Dandieu dans Une vie que réalise Alexandre Astruc en 1958 d’après Guy de Maupassant où elle est entourée de Christian Marquand, Louis Arbessier, Antonella Lualdi et Pascale Petit. Elle incarne dès ce moment la jeune fille blonde avec une pointe d’accent et Jean-Luc Godard, dans les Cahiers du cinéma, évoque « les yeux de Maria Schell bleu Ramuz ».

                                        En 1959, elle joue avec Gary Cooper dans La colline des potences de Delmer Daves et les 2 parties de From whom the bells tolls de John Frankenheimer. Puis, l’année suivante c’est La ruée vers l’ouest d’Anthony Mann avec Glenn Ford. Puis, en 1960, sous la direction de Pierre Chenal c’est L’assassin connaît la musique avec Paul Meurisse, Jacques Dufilho et Noël Roquevert. En 1966, elle épouse en secondes noces le metteur en scène Veit Relin. Ils ont une fille Maie-Theres. Il fait tourner son épouse dans Chamsin et Die Pfarrhaus komödie en 1972. Le mariage prend fin en 1986.

                                                En 1969, André Charpak réalise La provocation, Philippe de Broca Le diable par la queue et Jesus Franco Les brûlantes (puis en 1970, Le trône de feu). Richard Balducci filme en 1971 Dans la poussière du soleil. Dossier Odessa de Ronald Neame sort en 1974 et Claude Chabrol lui donne le rôle de Gretel aux côtés de Bruce Dern, Stéphane Audran, Sydne Rome et Jean-Pierre Cassel dans Folies bourgeoises en 1976. Elle fait une simple apparition (un caméo) dans Superman de Richard Donner en 1978. Jacques Ruffio réalise en 1996 La passante de Sans-Souci avec Romy Schneider, Michel Piccoli, Helmut Griem et Gérard Klein ; elle y est Anna Helwig. Puis ce sont 1919 d’ Hugh Brody en 1985 et Heilig Blut d’Harmut Griesmayr en 1996.

                                              Pour la télévision, ses apparitions se font dans des séries telles que : Playhouse en 1959, Occupation en 1973 ; Le commissaire en 1975 ou encore Derrick en 1978. Sa dernière apparition dans Tatort date de 1996. Citons également : Krimistunde en 1982 ; Die glückliche Familie en 1991 ; Maria des Eaux-Vives en 1993. Ce sont également plusieurs téléfilms dont Le dernier mot de Gilles Bréhat en 1991.

                                  Elle reçoit en 1974 la Croix de l’ordre du mérite de la République fédérale d’Allemagne et devient Grand Croix en 1991 avant que la Croix d’honneur pour les sciences et les arts en Autriche ne lui soit attribuée. Son frère Maximilian lui consacre en 2002 un documentaire Ma sœur Maria et ils reçoivent tous 2 un Bambi. (Récompenses artistiques allemandes crées en 1948 et décernées par le groupe de médias Burda ; Jean Marais l’a obtenu l’année de sa création puis à plusieurs reprises.)

Sa tentative de suicide en 1991 fait les gros titres de la presse. Après 2 AVC, elle est hospitalisée à Pâques 2005 pour des troubles respiratoires. Celle à laquelle un de ses partenaires donna le surnom (qu’elle n’aima jamais) de Seelchen (petite âme) s’éteint le 26 avril 2005 à Preitenegg en Autriche où elle vivait dans un alpage de Carinthie, lieu hérité de ses parents.

 

                                Quelques mots sur Maximilian Schell : acteur, producteur, réalisateur et scénariste, naturalisé suisse, né le 8 décembre 1930, il est à l’affiche de nombreux films parmi lesquels : Le bal des Maudits d’Edward Dmytryk en 1958 ; Les séquestrés d’Altona de Vittorio de Sica en 1962 ;Topkapi de Jules Dassin en 1964 ; Un pont trop loin de Richard Attenborough. Il meurt le 1er décembre 2014 des suites d’une pneumonie contractée lors d’un tournage.

 

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29 octobre 2021 5 29 /10 /octobre /2021 20:20

 

 

 

 

 

Après un 1er questionnaire sur les romans français,  Claudine nous propose  de retrouver 11 titres de films adaptés d’e romans étrangers.

1. En 1982, Claude Chabrol réalise un film tiré d'une nouvelle de Georges Simenon, auteur francophone le plus adapté au cinéma, écrite en décembre 1948 en Arizona et parue l’année suivante. L’action qui se situait à l’origine à La Rochelle est déplacée à Concarneau. Un tailleur arménien Kachoudas suit les pérégrinations du commerçant installé en face de chez lui et, renonçant à le dénoncer, en tombe malade. Michel Serrault (qui a endossé semblable rôle dans La tête du client), Charles Aznavour (qui participe à la composition de la musique) sont entourés de Monique Chaumette et François Cluzet.

2. 1968. François Truffaut, en pleine écriture de ses entretiens avec Alfred Hitchcock, tourne l’adaptation du roman de William paru en 1940. Jeanne Moreau, Michel Bouquet, Jean-Claude Brialy, Charles Denner, Claude Rich et Michel Lonsdale sont les protagonistes de cette lente vengeance d’une femme qui, pour arriver à ses fins, utilise la personnalité de chacun. Le tournage a pour cadre l’église Saint-Lambert de Vaugirard dans le XVème arrondissement ainsi que la vallée du Grésivaudan que le réalisateur appréciait.

3. 1978. John Guillermin adapte un roman d’Agatha Christie, le 1er tourné après le décès de la romancière en 1976. Hercule Poirot, qui participe à une croisière, mène l’enquête sur un bateau dont tous les passagers font figure de suspects. Peter Ustinov, doublé par Roger Carel (choisi car Albert Finney a refusé le rôle), Jane Birkin, Bette Davis, Mia Farrow, David Niven et Maggie Smith (voix de Nadine Alari) évoluent dans des décors naturels.

4. 1986. Jean-Jacques Annaud porte à l’écran le roman d’Umberto Eco paru en 1980 et reçoit le César du meilleur film étranger. En 1327, un Franciscain et un jeune novice Adso enquêtent sur des morts mystérieuses dans une abbaye bénédictine du nord de l’Italie, reconstruite pour l’occasion dans les Abruzes par le décorateur Dante Ferretti, les scènes d’intérieures ayant été tournées au Kloster Eberbach dans la Hesse. Sean Connery, dont l’écrivain ne voulait pas car il le trouvait trop associé au personnage de James Bond, doublé par Claude Giraud, est récompensé par le Deutscher Filmpreis et un Bafta award.

5. 2003. Alain Corneau réalise un long métrage d’après le roman d’Amélie Nothomb paru en 1999. Amélie, jeune Belge ayant vécu au Japon, décide d’y retourner pour être interprète. Elle multiplie les erreurs par ignorance et oubli des codes. Sylvie Testud, César de la meilleure actrice et Prix Lumière, a appris le japonais en 3 mois par une méthode de mémorisation phonétique.

6. 1956. King Vidor réunit autour d’Audrey Hepburn, Mel Ferrer, Henri Fonda, Vittorio Gassman et Anita Ekberg pour cette adaptation du roman de Léon Tolstoï datant de 1865. L’action se passe à Moscou en 1805 quand l’armée  napoléonienne se rapproche de la ville et fait vivre les amours contrariés de la comtesse Natacha Rostov et du comte Pierre Bezoukhov sur fond de politique de la terre brûlée et de champs de bataille. Les 8 000 chevaux rassemblés constituent un record.

7. 1955. Charles Laughton tourne cet unique film aux Etats Unis (l’échec commercial explique qu’il n’a pu poursuivre) en s’inspirant  du cinéma expressionniste allemand des années 20. En 1992, cette réalisation, où l’auteur Davis Grubb s’inspire en 1953 d’un tueur en série ayant sévi dans sa région, est sélectionnée par le National Film Registry pour être conservé à la bibliothèque du Congrès des Etats Unis. Dans les années 30, Harry Powell, un prédicateur épouse des veuves et les tue. Arrêté pour un vol de voiture, il découvre que son codétenu qui va mourir a caché un magot dont ses enfants connaissent la cachette. Sorti de prison, il va tout mettre en œuvre pour le retrouver. Robert Mitchum tient le rôle principal refusé par Gary Cooper qui craignait pour sa carrière ; Shelley Winters est doublée par Jacqueline Porel. Lilian Gish (voix de Denise Grey), star du muet, tient un de ses rôles les plus marquants du parlant.

8. 1940. Alfred Hitchcock réunit Joan Fontaine,  Laurence Olivier et Georges Sanders dans cette adaptation du roman de Daphné du Maurier paru en 1938. Une jeune femme, accompagnant une  dame âgée et difficile à vivre,  à Monte Carlo rencontre un riche veuf qui l’épouse et l’emmène dans sa demeure en Cornouailles. Là, elle se heurte à l’aversion de la gouvernante madame Danvers, restée très attachée à feue la 1ère épouse de Maxime. La silhouette de ce personnage a été utilisée dans le dessin animé Cendrillon pour la marâtre. L’Oscar du meilleur film et celui de la photo récompensent  le réalisateur qui  apparaît vers la fin en sortant d’une cabine téléphonique. Orson Welles s’est inspiré de Manderley pour le château Xanadu de Citizen Kane.

9. 1965. David Lean obtient 5 Oscars (meilleur scénario adapté, costumes, direction artistique, photos) et le Bafta de la meilleure production étrangère pour cette adaptation du livre de Boris Pasternak publié en 1957, 9ème plus gros succès de l’histoire du cinéma qui raconte l’amour de Youri pour Lara sur fond de guerre civile entre Rouges et Blanc de Lénine à Staline. Omar Sharif, dont le fils joue le personnage enfant, est doublé par André Oumanski. Ses yeux sont étirés avec du sparadrap pour lui donner un physique plus « russe ». Julie Christie, à laquelle Nadine Alari prête sa voix, est Lara. Le producteur Carlo Ponti qui avait acheté les droits du roman voulait que le rôle soit confié à sa femme Sophia Loren mais le réalisateur s’y opposa. Le film a été entièrement tourné en Espagne, en Finlande et dans l’Alberta au Canada car l’Union Soviétique avait refusé que cela se passe sur son sol. Les Pyrénées figurent l’Oural. La réplique de Moscou (4 ha) a été construite en banlieue de Madrid. La musique de Maurice Jarre également primée par une statuette est jouée par 110 musiciens dont 22 joueurs de balalaïka. 

10. 1955. Elia Kazan porte à l’écran ce roman de John Steinbeck (1952) dont le titre vient du verset de la Bible relatant la fuite de Caïn après le meurtre de son frère. Le long métrage, présenté en sélection officielle en compétition au festival de Cannes, qui obtient un golden globe du meilleur film dramatique, réunit James Dean, Julie Harris et Jo Van Fleet qui reçoit l’Oscar du meilleur acteur dans un second rôle. Marlon Brando et Montgomery Clift avaient dans un premier temps été pressentis pour le rôle principal. Cal, persuadé que son père ne l’aime pas, décide quand celui-ci est ruiné de faire fortune pour le renflouer et gagner son affection. La fiancée de son frère tombe peu à peu sous son charme.

11. 1939. Victor Fleming reprend le roman de Margaret Mitchell paru en 1936 est évoque une histoire d’amour sur fond de guerre de Sécession. En 1998, ce film a été considéré par l’American Film Institute comme le 4ème meilleur film américain de l’histoire du cinéma catégorie «  films épiques ». 8 Oscars le récompensent : film, réalisation, scénario, actrice dans un second rôle (pour la 1ère fois, une actrice noire est récompensée : Hattie Mc Daniel), photo, montage et direction artistique. Le tournage commence alors que l’interprète principale n’est toujours pas choisie. Les noms se succèdent : Katharine Hepburn, Susan Hayward, Bette Davis ou encore Lana Turner. C’est la femme de Laurence Olivier, Anglaise relativement peu connue, qui est choisie. Elle est entourée de Clark Gable, Leslie Howard et Olivia de Havilland. La scène de l’incendie utilise les décors de Intolerance  de D W Griffith qui figuraient les remparts de Babylone. 

12. 1974. Jack Clayton situe l’action de Scott Fitzgerald (1925) dans les années 20 où un élégant millionnaire essaie de reconquérir Daisy, un amour de jeunesse. Le couple est incarné par Robert Redford (doublé par Claude Giraud et Michel Le Royer) et Mia Farrow, à laquelle Brigitte Fossey prête sa voix.




REPONSES :

1. Les fantômes du chapelier ;

2. La mariée était en noir ;

3. Mort sur le Nil ;

4. Le nom de la rose ;

5. Stupeurs et tremblements ;

6. Guerre et paix ;

7. La nuit du chasseur ;

8. Rebecca ;

9. Le docteur Jivago ;

10. A l’Est d’Eden ;

11. Autant en emporte le vent ;

12. Gatsby le Magnifique.

...............................................................................................................................................Claudine

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