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19 octobre 2021 2 19 /10 /octobre /2021 21:09

 

 

 

 

Ce grand monsieur de la chanson française est né le 22 octobre 1921 à Sète le 22 octobre 1921 à Sète (Hérault) et mort le 29 octobre 1981 à Saint-Gély-du-Fesc (Hérault). Les lignes qui suivent rappellent qu'il apporta aussi son écot au 7ème Art.

En 1957, il fait sa seule apparition dans un long métrage en tant qu’acteur pour René Clair d’après un roman de René Fallet : c’est Porte des Lilas, dont il est aussi auteur de la musique. Le titre a été trouvé par un ami du réalisateur en voyant passer un bus car celui-ci voulait un titre évoquant Paris mais sans comporter le nom de la capitale. Pierre Barbier (Henri Vidal), repris de justice, est recueilli par un brave garçon « L’Artiste » (G.B). Son arrivée entraîne un grand bouleversement dans la vie de quelques habitants du quartier parmi lesquels se touvent Juju (Pierre Brasseur- Etoile de cristal du meilleur acteur), Maria (Dany Carel) et d’autres joués par Annette Poivre et Raymond Bussières. Le chanteur se remémore une expérience plutôt négative et refuse donc un autre tournage. Il dit : « On m’a d’abord prêté une psychologie qui n’est pas la mienne. En me voyant à l’écran, je ne me suis pas tellement reconnu. Et puis dans un studio il y a beaucoup de monde et on crie toujours(…) J’ai tant travaillé chez Renault : ça ressemble un peu à ça ! Bref, je n’ai rien à faire dans cette galerie(…) ; moi, je suis fait pour faire des chansons ».

En 1965, Yves Robert, grand ami du chanteur, adapte un livre de Jules Romains et en conserve le titre : Les copains. C’est l’histoire de 7 copains, rois du canular, qui décident, pour leurs vacances, de semer la pagaille dans 2 petites villes d’Auvergne. Pierre Mondy, Philippe Noiret, Claude Rich, Michel Lonsdale, Guy Bedos, Christian Marin et Jacques Balutin forment cette équipe. Georges Brassens écrit avec J. Berghmans la musique et la chanson très connue Les copains d’abord qui fait l’ouverture de l’album sorti en novembre 1964.

En 1969, il compose avec Lars Fämlöf la musique d’un thriller de Torbjörn Axelman Kameleonterna (The Chameleon).

Dans le film « Le chagrin et la pitié » de Marcel Ophüls 1969, des images d'actualité montrent des femmes tondues sur la place publique, en fond sonore, la chanson « La tondue » de Brassens sur ce sujet.

En 1971, Michel Audiard adapte avec Jean-Marie Poiré et René Fallet, ami intime du chanteur (qui compose la musique), un roman Il était un petit navire qui devient Le drapeau noir flotte sur la marmite. Le réalisateur y interprète un cheminot (comme l’était le père de l’écrivain) et est entouré de Jean Gabin, Ginette Leclerc, Eric Damain, Claude Piéplu, Jacques Marin, André Pousse, Jean Carmet et Micheline Luccioni. Alexandre Volabruque, chef d’Antoine Simonet à la S.N.C.F, félicite son adjoint pour le prix remporté grâce à une maquette de frégate réalisée en allumettes. Il le persuade de lui construire un véritable bateau. Le subordonné, inquiet pour son avancement, travaille dans son jardin avec ses collègues et un oncle, un loup de mer. Ce film fut un des rares échecs commerciaux dans la carrière de Jean Gabin en France.

En 1972 Alain Frey compose un hommage Dans le jardin de Franc-Nohain sur cet avocat, sous-préfet, écrivain, poète et librettiste dont le nom est Maurice Etienne Legrand (1872-1934). Son pseudonyme venait de Nohain, petit cours d’eau traversant Douzy, lieu de ses vacances enfantines. Marié avec Marie-Madeleine Dauphin, il aura deux fils : Jean Nohain et l’acteur Claude Dauphin. Aux côtés du chanteur figurent également Maria Pacôme, Charles Trenet, Pierre Tornade, Jean Richard, Michel Roux, Philippe Noiret et Michel Galabru.

La télévision diffuse en 1973 un film de 55 minutes conçu par Jean-Marie Périer (disponible en DVD) sur un scénario de René Fallet, Pourquoi tu as les cheveux blancs ? Georges Brassens, qui se repose à la campagne (tournage à Saint-Ouen-en-Brie) est dérangé par un enfant qui insulte un épouvantail puis se met à le bombarder de questions. Le chanteur interprète quelques unes de ses chansons.

Le chanteur apporte sa participation à des documentaires ou des longs métrages qui sont des hommages. Il participe en 1961 à la réalisation de François Chatelet On vous écrira avec Claire Maurier, Jack Ary et Claude Bessy. C’est le cas aussi pour Bourvil l’homme…artiste, où des images d’archives et des témoignages reviennent sur l’acteur, homme drôle, généreux et très populaire, « le meilleur des hommes » selon Gérard Oury.

En 2008, lorsqu’Agnès Varda remonte le temps et le parcours de ses « 80 balais et balayettes » et répertorie les faits marquants de sa vie comme des images dispersées sur la plage de Sète, Georges Brassens a sa place dans Les plages d’Agnès ».

En 2011 sort un long métrage d’animation qui emploie la technique du dessin animé en 2 dimensions et reprend les chansons du spectacle originel. Philippe Châtel et Francis Nielsen font donc revivre autour de la chanson du hérisson le conte musical Emilie Jolie. Le chanteur est entouré par Françoise Hardy, Sylvie Vartan, Robert Charlebois, Julien Clerc, Alain Souchon et Laurent Voulzy.

Dans le film italien de Valeria Golino, "Miele" , 2013, on entend la musique de Brassens « Les sabots d’Hélène ».

En 2015, on le voit dans Cavanna : jusqu’à l’ultime seconde j’écrirai de Denis et Nina Robert, documentaire sur la vie du journaliste écrivain.

............................................................................................................................................................Claudine, CCL

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17 octobre 2021 7 17 /10 /octobre /2021 11:42
Après l'Ecume des jours : BORIS VIAN, URSULA, LE CINEMA  etc...

BORIS VIAN : C’est une histoire manquée entre l’écrivain, le scénariste et le réalisateur fou de western qui ne fut jamais réalisateur.
Dans sa chanson intitulée Cinématographe, il déclare son amour pour le cinéma américain en
général : «  Gare, gare, gare, gare, Gary Cooper/ S’approche du ravin d’enfer/ Fais attention pauvre
crétin/ Car Alan Ladd n’est pas loin/ A cinq mètres il loge une balle/ Dans un croûton de pain ».
Il n’a jamais eu le temps ou l’envie de passer derrière la caméra. Il jugeait le cinéma « pas encore au
point » et notait dans son journal : « Quand ce sera aussi simple de filmer que de regarder, je m’y
mettrai ».
Acteur: Il est le lotophage dans un court métrage d’Alexandre Astruc en 1948 Mauvaises rencontres.
Dans celui de Jacques Baratier en 1949 Désordre il tient son propre rôle, de même qu’en 1952 dans
Saint-Tropez, devoir de vacances de Paul Péviot dont il est le scénariste et dans lequel tourne sa
femme Ursula (voir article ci-après). La même année, nouveau court métrage de Pierre Kast cette fois La chasse à l’homme. Il incarnera un cardinal dans le film de Jean Delannoy Notre-Dame de Paris en 1956 avec Antony Quinn et Gina Lollobrigida. Il retrouve la caméra de Pierre Kast en 1957 pour être le gérant des bains dans Amour de poche. Il tourne dans un autre court métrage La Joconde : histoire d’une obsession d’Henri Gruel dont il écrit le scénario et devient le professeur des sourires. Pour oublier ses déboires liés au film J’irai cracher sur vos tombes, il joue Prévan dans 2 courtes scènes des Liaisons dangereuses de Roger Vadim, qui est le dernier film de Gérard Philippe décédé le 25 novembre 1959. Pierre Kast lui donne le rôle de Boris l’année suivante dans Le bel âge aux côtés
d’Ursula.


Scénariste : outre les 2 travaux précédemment mentionnés, on lui doit, entre autres une trentaine de scénarios parmi lesquels : Rue des ravissantes (recueil) publié chez Christian Bourgeois en 1977 puis en livre de poche en 1984 (les textes ayant été écrits entre 1941 et 1957).

 Au début de l’année 1959, la société SIPRO qui a acheté les droits d’adaptation du roman J’irai cracher sur vos tombes, l’a pendant plusieurs mois mis en demeure de présenter le scénario qu’il était chargé d’écrire et qu’il tarde à donner. Il leur remet un script de 115 pages d’ironie et de bouffonneries ; la SIPRO n’accepte pas et se met en rapport avec un autre adaptateur. Le texte est remanié de façon à s’éloigner le plus possible du roman d’origine. Le réalisateur Michel Gast a transposé dans l’arrière-pays niçois l’action qui se déroulait dans le sud raciste des Etats Unis. Boris Vian dénonce publiquement le film en annonçant vouloir faire enlever son nom au début du générique. Jusqu’à la fin, il ignore ce qu’est devenu son roman. Invité à la projection au cinéma Le Marbeuf près des Champs-Elysées, il se lève de son fauteuil quand apparaissent sur l’écran ces mots :«  D’après le roman de Vernon Sullivan, traduit de l’américain par Boris Vian » et crie : «  Ah, non » avant de s’écrouler, terrassé par une crise cardiaque. Il meurt avant d’arriver à l’hôpital Laennec.
En 1968, Charles Belmont réalise L’écume des jours avec Francis Perrin, Marie-France Pisier, Samy
Frey, Annie Buron. Une autre version de ce roman est tournée en 2013 par Michel Gondry avec
Romain Duris (Colin), Audrey Tautou (Chloé), Gad Elmaleh (Chick) et Omar Sy (Nicolas).
En 1985, Pierre Kast est l’auteur d’un téléfilm L’herbe rouge.
Dans un documentaire inédit, Le cinéma de Boris Vian, présenté sur la chaîne ciné classic, Yacine
Badday et Alexandre Hilaire retracent le rendez-vous manqué de l’auteur avec le cinéma et évoquent l’adaptation du roman J’irai…, sa collaboration avec Pierre Kast sur des scripts non tournés et les apparitions du romancier en tant qu’acteur.

 

URSULA VIAN KÜBLER : Chorégraphe, danseuse, actrice, dessinatrice et éditeur scientifique
originaire de Suisse.
Née le 6 septembre 1928 à Zurich, elle est danseuse à l’opéra de cette ville puis entre dans la troupe
de Maurice Béjart avant d’intégrer les ballets de Roland Petit. Elle rencontre Boris Vian en 1950 alors
qu’il est encore marié à Michèle qui est malade. Ils n’osent s’installer dans une nouvelle histoire puis
s’installent dans une chambre de bonne boulevard de Clichy. Elle l’aide à se remettre de ses échecs
et lui permet de se lancer dans un nouvel univers, celui de la chanson et de la scène. Ils se marient en
1954 et s’installent 6 bis, cité Véron au pied du moulin de la Galette. Elle est Régent du colège de
Pataphysique, occupant une chaire à vie. Elle abandonne son métier de danseuse en 1958 pour
rester constamment auprès de son époux après sa nouvelle crise d’oedème qui l’oblige à un repos
total. En 1963 (Vian est décédé en 1959, elle fonde l’association Boris Vian qui devient une fondation
en 1981 avant de prendre en 1992 le nom de Fond’action Boris Vian. En 1971, elle signe le manifeste des 343. Jusqu’à son décès, le 18 janvier 2010 à Eus, dans les Pyrénées orientales, un des plus beaux villages de France, elle organise un festival de musique chaque année.


Filmographie : Outre les 2 rôles précédemment mentionnés aux côtés de Boris, on la retrouve devant la caméra de Jean Renoir en 1955 avec French Cancan puis celle de Roger Vadim, en 1962 avec Le repos du guerrier puis en 1963 pour Le vice et la vertu. Avec Louis Malle elle tourne en 1962 Vie
privée
et l’année suivante Le feu follet. Pour Agnès Varda, ce sont Les créatures en 1966 et Boulevard
du rhum
de Robert Enrico en 1971. Sous la direction de Pierre Kast ce sont : Merci Natercia et La morte saison des amours en 1960, puis Drôle de jeu en 1968, coréalisé avec J.D. Pollet et enfin en
1972 Les soleils de l’île de Pâques.


Télévision : La reine verte de Robert Mazoyer en 1964 ; Mi figue-mi-raisin (série) de Jacques Rozier en 1965 ; A la belle étoile de Pierre Prévert en 1966 et un épisode de L’homme de l’ombre de Guy Jorré
en 1968.


Théâtre : 1957 : L’apprenti fakir de Jean Marais (Charles Aznavour est l’auteur des lyrics) ; 1968 : Le
songe d’une nuit d’été
de William Shakespeare dont elle assure la chorégraphie et Ariane Mnouchkine la mise en scène et en 1973 : L’église de Louis Ferdinand Céline dans une mise en scène de
François Joxe.

...........................................................................................................................Claudine

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16 octobre 2021 6 16 /10 /octobre /2021 12:21
JACQUES BREL  ET LE 7EME ART 

Voici un aperçu de la carrière du chanteur à l’écran, devant et derrière la caméra qui vient compléter la présentation faite lundi 4 octobre à La Tenure

Les risques du métier : En 1967, André Cayatte, auteur également du scénario avec Armand Jammot qui en crée les dialogues, traite de l’accusation injuste de pédophilie. Il met en scène un instituteur, Jean Doucet, (JB)en butte aux calomnies de 3 élèves dont l’accusation de tentative de viol de l’une d’entre elles  conduit à son arrestation et aux risques d’une condamnation aux travaux forcés. Emmanuelle Rivat (Suzanne Doucet), Delphine Desyeux (Catherine), René Dary et Nadine Alari font partie de la distribution de ce film inspiré de l’œuvre de Simone et Jean Cornec et tourné à Ecquevilly. Jacques Brel et François Rauber ont, comme dans la plupart des titres suivants, composé la musique.

La bande à Bonnot : en 1968, Philippe Fourastié porte à l’écran les activités criminelles de Jules Bonnot (Bruno Cremer) et sa bande dont Raymond la Science (J.B) dans les années 1910. Leur ultime et incroyable hold-up eut lieu à Chantilly, place Omer Wallon, où, révolver au poing, ils envahissent la succursale de la Société Générale, tuent 2 employés et en blessent un autre ; ils emportent un butin de près de 50 000 francs. C’est le 1er hold-up de l’histoire où l’automobile est utilisée à des fins criminelles. Le 1er coup du groupe à bord d’un engin motorisé date du 21 décembre 1911. Les acteurs sont entourés par Annie Girardot, Jean-Pierre Kalfon, François Dyrek, Michel Vitold et Armand Mestral. L’assistant réalisateur est Claude Miller.

Mon oncle Benjamin (le titre complet est Mon oncle Benjamin- L’homme à l’habit rouge). Edouard Molinaro, en 1969, s’inspire du roman de Claude Tiller datant de 1843. Peu avant la révolution française, un médecin de campagne, bon vivant et coureur de jupons (JB) est follement amoureux de Manette (Claude Jade), qui a du caractère et est la seule à lui résister. Bernard Alane, Robert Dalban, Paul Frankeur, Rosy Varte , Paul Préboist et Armand Mestral complètent le casting de ce film dont une adaptation avait été réalisée en 1924 au temps du muet. Le tournage eut lieu en Lozère, en Bourgogne et dans l’abbaye de Royaumont.

Mont-Dragon : Jean Valère adapte en 1970 le roman de Robert Margerit (1944) et la musique est cette fois signée par Jack Arel. Le lieutenant Georges Dormond (JB) est chassé de l’armée pour avoir entretenu une liaison avec Germaine de Boismesnil (Françoise Prévost), l’épouse de son colonel. A la mort de celui-ci, la veuve revient au domaine de Mont-Dragon où le soldat se rend, bien décidé à obtenir sa vengeance. Avec Catherine Rouvel et Paul Le Person.

Les assassins de l’ordre : Marcel Carné filme, en 1971, le roman de Jean Laborde, paru l’année précédente et lui-même inspiré d’une affaire réelle. L’écrivain a été durant de longues années chroniqueur judiciaire pour les journaux France-Soir et l’Aurore. Un juge d’instruction (J.B) est chargé d’une affaire où un ancien repris de justice qui a retrouvé du travail dans un garage est placé en garde à vue pour un « casse ». Il meurt de coups et blessures. Le procureur de la République, les chefs de la police et les avocats des 2 policiers incriminés font pression sur le magistrat pour qu’il conclue à un malheureux accident mais celui-ci ne baisse pas les bras. Avec Didier Haudepin, Catherine Rouvel, Michel Lonsdale, Pierre Maguelon, Charles Denner, Harry Maw, Jean-Roger Caussimon et Bobby Lapointe. Musique de Michel henry et Pierre Colombier. Le film a reçu le prix des spectateurs au festival de Moscou.

Franz : en 1971, Jacques Brel réalise ce long métrage qu’il co écrit avec Paul Andréota en ayant Edouard Molinaro comme conseiller technique. Il retrouve son acolyte pour la musique. Dans une station balnéaire de Belgique, 6 résidents d’une pension se remettent d’une opération ou d’une maladie. L’arrivée de 2 femmes totalement différentes, Catherine (Danièle Evenou) et Léonie (Barbara) change la vie de ces hommes. Léon, victime de traumatismes de la guerre au Katanga, est attiré par cette dernière. Le film n’a pas connu le succès.

L’aventure c’est l’aventure : Claude Lelouch, assisté de Claude Pinoteau, imagine en 1972 les tribulations de 3 truands, Lino Massaro (Lino Ventura), Jacques (J.B),  Simon Duroc (Charles Denner), et de 2 sous-fifres Aldo (Maccione) et Charlot (Charles Gérard). Ils changent leurs habitudes pour la politique qui leur servira à faire rentrer l’argent : enlèvement (avec son consentement) de Johnny Halliday, mercenaires pour des révolutionnaires, détournement d’avion… Jean-Louis Trintignant, qui a travaillé avec le réalisateur pour Le voyou, refuse le rôle de Jacques car il ne pense pas pouvoir entrer dans le personnage. Jacques Brel accepte pour parfaire son apprentissage de la mise en scène ; c’est durant ce tournage qu’il fait la connaissance de sa dernière compagne : Maddly Bamy. Nicole Courcel, Xavier Géin, André Falcon, Yves Robert et Alexandre Mnouchkine complètent la distribution de ce film qui a ouvert le festival de Cannes.

Le bar de la Fourche : Alain Levent, dont c’est le seul long métrage mais qui a une prestigieuse carrière de directeur de la photo, adapte en 1972 le roman d’Auguste Gilbert de Voisins. Au Canada en 1916, un aventurier, Van Horst (Jb) et Olivier (Pierre-François Pistorio) rencontrent Annie (Isabelle Huppert à ses débuts) dans ce lieu perdu au milieu des bois. Elle les séduit, les oppose, bien décidée à épouser l’un des 2. Ils réussissent à échapper au piège. Jouent également dans ce décor naturel de la forêt de Paimpont, Rosy Varte et Bernard Lajarrige.

Le far West : Jacques Brel réalise, en 1973, son dernier film, qui a réprésenté la Belgique au festival de Cannes. Découragé par le manque de succès à sa sortie, il renoncera à la réalisation pour se consacrer aux voyages. Il en écrit le scénario avec Paul Andréota, la musique avec son fidèle ami mais est seul l’auteur des paroles et de la musique de la chanson L’enfance. Jacques (J.B) et Gabriel (Gabriel Jabbour) partent pour le Far West après leur rencontre avec une ravissante infirme noire. Leur troupe grossit. Ils atteignent leur but et, un jour, trouvent de l’or que Jacques ne veut restituer aux autorités. Il en perd la vie. Danièle Evenou, Charles Gérard, Juliette Gréco, Michel Piccoli et Lino Ventura font partie du groupe. Le tournage a pour cadre le terril de la petite Bacnure près de Liège.

L’emmerdeur : En 1973, Edouard Molinaro, sur des dialogues de Francis Veber d’après sa pièce Le contrat raconte la malchance d’un tueur à gages, Ralf Milan (Lino Venture) qui doit abattre depuis sa chambre d’hôtel  Louis Randoni (Xavier Depraz) avant qu’il ne fasse des révélations au tribunal. C’est sans compter la présence de son voisin François Pignon (J.B) qui, essayant de se suicider, provoque une inondation. Ralf se retrouve englué dans les problèmes du  pauvre déprimé au détriment de sa mission. Sont présents également dans la distribution : Caroline Cellier, Jean-Pierre Darras, Nino Castelnuovo et André Valardy. C’est la 1ère fois qu’apparaît François Pignon, personnage fétiche de FrancisVeber. Le  réalisateur se montre en caméo quand, devenu barman il range un disque de…Jacques Brel dont le rôle devait être tenu par Bourvil qui décède en septembre 1970. D’autres adaptations ont été réalisées : Billy Wilder met en scène Jack Lemmon et Walter Matthau dans Victor la gaffe en 1981 et Francis Veber réunit Patrick Timsit et Richard Berry en 2008 dans …L’emmerdeur.

.................................................................................................................Claudine

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12 octobre 2021 2 12 /10 /octobre /2021 12:35
 

 

 

Le Film "L'écume des jours"  sorti le 20.03.1968 est assez vite tombé dans l’oubli à cause des événements de mai 68. 

Charles Belmont le tourne avec : Jacques Perrin (Colin) ; Marie-France Pisier (Alise) ; Claude Piéplu (qui prêta sa voix aux Shadocks) ; la voix de Delphine Seyrig et Ursula Kübler (la seconde épouse de Vian) dans le rôle de la religieuse (carrière dans l’article consacré à B. Vian et le cinéma).

Charles Belmont : Réalisateur, scénariste et acteur.

Né le 24 janvier 1936 à Courbevoie, il joue en 1961 dans la pièce de Tennessee Williams La ménagerie de verre au théâtre des Célestins et commence une carrière d’acteur pour le cinéma : Les godelureaux de Claude Chabrol avec lequel il avait déjà travaillé l’année précédente pour Les bonnes femmes. 1961 ce sont également Les démons de minuit de Marc Allégret et Charles Gérard et Les nouveaux aristocrates de Francis Giraud. Pour Jean-Pierre Mocky ce sont Les vierges en 1963 et pour Henri Decoin Nick Carter va tout casser en 1964. Il joue pour la télévision et Jacques Antoine dans Mouche en 1968.

Il devient réalisateur en tournant un court-métrage en 1967 Le fratricide d’après une nouvelle de Kafka. L’écume des jours est son 1er long métrage. Le producteur André Michelin avait acquis les droits du livre ; il voulait confier la réalisation à Bertrand Blier et donner un rôle à Belmont qui veut passer derrière la caméra. Celui-ci réalise ensuite des films sur des sujets de société : Rak, en 1972, porte sur la médecine. Il est l’auteur du scénario. 2 ans plus tard, Histoires d’A, sur l’avortement est interdit et projeté clandestinement  mais contribuera à l’adoption de la loi Simone Veil. En 1977, il imagine également le scénario de Pour Clémence qui traite du chômage, » film prémonitoire et dérangeant ». Même si on a l’impression en regardant l’écart des dates d’une apparente traversée du désert, une multitude de projets sont à l’étude. En 1997, il écrit le scénario du court-métrage Les médiateurs du Pacifique qui montre les relations entre la France et la Nouvelle-Calédonie. Puis c’est Océanie en 2001 et Qui de nous 2, en 2006, adaptation du journal intime fictionnel de sa fille.

Atteint de troubles neurologiques irréversibles, il se suicide à l’âge de 75 ans le 15 mai 2011 et est inhumé au cimetière du Montparnasse à Paris.

Sa compagne Marielle Issartel, (née en 1944), assistante au montage rencontrée lors du tournage du film L’écume des jours qui l’a épaulé pour certains de ses documentaires, est très engagée politiquement et surtout pour la cause féministe. Devenue chef monteuse (Shoah de Claude Lanzman), elle se consacre à faire vivre l’œuvre audacieuse et hors des moules du réalisateur depuis 2014 avec une association « Les amis de Charles Belmont » pour diffuser et restaurer les films du cinéaste dont elle dit qu’il a gardé toute sa vie «  son enthousiasme, sa fantaisie, sa vision originale qui rendaient le quotidien coloré ».

 

A titre informatif, présentation du réalisateur de l’autre film tourné d’après le même roman et dont la diffusion était initialement prévue en mars 2020 pour coïncider avec le centenaire de la naissance de Boris Vian, la version de Charles Belmont étant, jusqu’à cet événement, indisponible.

 

Le remake : Film de 2013 de Michel Gondry : histoire surréelle et poétique d’un jeune homme idéaliste et inventif. Avec Romain Duris (Colin) Gad Elmaleh (Chick) ; Audrey Tautou (Chloé) Omar Sy (Nicolas) Aissa Maïga (Alise) ;

Michel Gondry : né à Versailles en 1963 ; en 1947 son grand-père est l’inventeur du clavioline( un des 1ers synthétiseurs). Il a passé toute son enfance dans le monde de la musique. Etudes à l’école nationale supérieure des arts appliqués et des métiers d’arts.

Il participe à la formation du groupe Oui Oui (batteur) et réalise des clips pour le groupe qui fait la 1ère partie d’Etienne Daho.

Décor et dessins de séries Tv d’animation(les Triplés- 86 et Rahan- 87)

Dirige les clips de la chanteuse islandaise Björk et devient un réalisateur très demandé (Rolling Stones ; Kylie Minogue)

Crèe le morphing : technique permettant de créer une animation assez fluide à partir de 2 images différentes (ex : simuler le mouvement à partir de photos fixes)

1998 : la lettre (court métrage)

2001 : 1er long métrage : Human nature avec Patricia Arquette( fable philosophique sur les genres et la condition humaine face à la sexualité) : échec

2004 : Eternel sunshine of the spotless mind avec Jim Carrey et Kate Winslet : Prix du public à Deauville et oscar du meilleur scénarion original

2005 : essai en art contemporain : dans une galerie d’art, une caméra balaie la pièce en boucle mais les objets disparaissent un par un jusqu’au vide.

2006 : la scène des rêves (dont il écrit le scénario) avec Charlotte Gainsbourg, Alain Chabat et Miou-Miou.

2008 : soyez sympas, rembobinez (comédie) : il utilise des cènes cultes de sos fantômes, robocop, Carie au bal du diable, men in black)

2011 : il s’essaie au blockbuster (film à gros budget publicitaire destiné à produire des profits record) avec the green hornet (mais il n’a la possibilité d’exprimer ni son style ni ses idées ;

Il conçoit le projet d’une usine dans laquelle tout serait mis à disposition( costumes, décors, matériel) pour réaliser des courts métrages ; exposition qui tourne dans plusieurs pays : échec( argent).

2012 : The we and the I : comédie dramatique avec de jeunes acteurs non professionnels.

L’écume des jours : sa plus grosse production.

2014 : documentaire : conversation animée avec le philosophe linguiste Noam Chomsky( mise en images d’un entretien).

2015 : voulait adapter le roman Ubik mais Audrey Tautou lui suggère un film plus personnel : Microbe et gasoil (comédie).

2017 : Détour (court métrage filmé avec un Iphone 7 : histoire du tricycle qu’une petite fille a perdu lors d’un départ en vacances

2018-2019 : nouvelle usine de films amateurs

Clips pour : Laurent Voulzy, Paul Mac Cartney, Dick Annegarn, Julien Clerc, Lenny Kravitz

Publicités : Air- France, Nespresso, Levi’s( lion d’or au festival du film publicitaire à Cannes en 1994 et mention dans le guiness des records) Adidas et Gap.

 

 

 

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11 octobre 2021 1 11 /10 /octobre /2021 13:09
JACQUES PERRIN : acteur

 Colin dans L’écume des jours, il est réalisateur de documentaires et producteur.

Né le 13 juillet 1941 à Paris XIVème, Jacques-André Simonet (le nom de Perrin est celui de sa mère, comédienne). Son père est régisseur à la comédie française puis souffleur au TNP. Il entre au conservatoire d’art dramatique mais le quitte rapidement. Il débute sa carrière cinématographique avec Marcel Carné en 1946 dans Les portes de la nuit. Il retrouve le réalisateur en 1958 pour Les tricheurs. En 1957 c’est La peau de l’ours de Claude Boissol.

Son 1er grand rôle lui est confié en 1960 par Valerio Zurlini dans La fille à la valise. Il retrouve le metteur en scène en 1962 pour Journal intime avec Marcello Mastroianni et coproduit en 1976 Le désert des Tartares où il joue Drogo. Il est Jérôme dans La vérité d’Henri-Georges Clouzot en 1960. Mauro Bolognini réalise La corruption en 1963 et Vittorio de Seta Un homme à moitié en 1966 qui lui vaut la coupe Volpi du meilleur acteur ; il sera de nouveau devant cette caméra en 1969 pour L’invitata.

En 1965, il est le sous-lieutenant Torrens dans La 317ème section de Pierre Schoendoerffer qu’il retrouve ensuite dans Le crabe-tambour où il joue le rôle éponyme, celui du lieutenant Willsdorf en 1977. Il devient le capitaine Marcel Caron en 1982 dans L’honneur d’un capitaine. Il incarne Henri Lanvern dans Là-haut, un roi au-dessus des nuages en 2004 et joue son propre rôle en 2011 dans Pierre Schoendoerffer, la sentinelle de la mémoire de Raphaël Millet.

En 1966, il est Michel le radio dans La ligne de démarcation de Claude Chabrol et tourne dans un court-métrage de Bertrand Blier La grimace. L’année suivante, celle de L’écume des jours de Charles Belmont, il est, pour Jacques Demy, Maxence dans Les demoiselles de Rochefort aux côtés de Catherine Deneuve qu’il retrouve en jouant le prince dans Peau d’âne en 1970. (Il joue en 1993 dans le film d’Agnès Varda : Les demoiselles ont eu 25 ans). Pierre Granier-Deferre tourne Le grand dadais en 1967 et l’année suivante, Serge Korber La petite vertu de même que Marcel Camus avec Vivre la nuit. Marcel Bozzufi réalise L’ami américain en 1969. Ce sont ensuite : La légion saute sur Kolwezi de Raoul Coutard en 1978 ; Une robe noire pour un tueur de José Giovanni en 1980 ; Les 40èmes rugissants de Christian de Chalonge (film qu’il produit) en 1982 ; Paroles et musique d’Elie Chouraqui et L’année des méduses de Christopher Frank en 1984 ; Parole de flic de José Pinheiro en 1985 ; en 1989 : Vanille fraise de Gérard Oury et Cinéma Paradiso de Giuseppe Tornatore (qu’il retrouve en 1990 dans Ils vont tous bien) ; en 1991 : La contre-allée d’Isabel sebastian ; 1992 : L’ombre de Claude Goretta ; 1994 : Montparnasse Pondichéry d’Yves Robert ; 2000 : Scènes de crimes de Frédéric Schoendoerffer (né en 1962, le fils de Pierre) ; 2001 : Le pacte des loups de Christophe Gans ; il est le juge dans Le petit lieutenant de Xavier Beauvois et joue Rémi âgé dans Rémi sans famille d’Antoine Blossier en 2018.

Il fonde en 1968 sa société de production Reggane Films qui devient Galatée Films et produit des films engagés, comme ceux de Costa Gavras avec lequel il avait tourné en 1965 Compartiments tueurs ; il joue également dans Un homme de trop en 1967, Z en 1969, Etat de siège en 1973 ; Section spéciale en 1974. Il produit en 1973 le 1er film de Benoît Lassy Home sweet home dans lequel il est Jacques, l’assistant social. De même il est le soutien financier de Jean-Jacques Annaud en 1976 pour La victoire en chantant. En 1996, Microcosmos : le peuple de l’herbe de Claude Nuridsany et Mrie Pérennou reçoit le César de la meilleure production. 1999 : Himalaya : enfance d’un chef dEric Valli. 2008 : Tabarly , documentaire de Pierre Marcel et 2019 L’Odyssée du loup de Vincent Steiger.

Tout en continuant à être présent dans des films, il produit et réalise des documentaires : Les enfants de Lumière en 1995 ; Le peuple migrateur en 2001 qui reçoit le prix spécial de l’aide à la création de la Fondation Gan pour le cinéma ; Les ailes de la nature l’année suivante ; Voyageurs du ciel et de la mer, présenté au Futuroscope en 2004 ; Océans (César du meilleur documentaire) avec Jacques Cluzaud (avec lequel il réalise en 2011 Le peuple des océans et Les saisons en 2016) et en 2010 L’empire du milieu du Sud avec Eric Deroo .

Il est le narrateur dans des documentaires comme Raoni de Jean-Pierre Dutilleux en 1977 (chef qu’il soutient dans sa lutte contre le barrage de Belo Monte), Le peuple migrateur en 2001, La planète bleue d’Alastair Fothergill en 2003, L’odyssée de la vie de Nils Tavernier en 2005 et La vie secrète du jardin de Samuel Guiton en 2018.

La télévision le montre également qu’il s’agisse de séries comme Médecins des hommes, Le château des oliviers ou encore Frank Riva ou de films ; 1983 : Pablo est mort ; 1989 : Manon Roland ;1998 : rôle éponyme dans Victor Schoelcher, l’abolition de Paul Vecchiali ; 1999 : Nana et Chasseurs d’écume ; 2007 : Le piano oublié ; 2011 : Louis XI, le pouvoir fracassé ; 2014 : Richelieu, la pourpre et le sang ; 2015 : Borderline d’Olivier Marchal. Il produit une émission La 25ème heure de 1991 à 2000 et reçoit un 7 d’or en 1997.

Le théâtre : 1957 : César et Cléo de Georges-Bernard Shaw dans une mise en scène de Jean Le Poulain et La ville dont le prince est un enfant d’Henri de Montherlant. 1958 : L’année du bac que met en scène Yves Robert. 1960 : Les ambassades de Roger Peyrefitte et en 1961 Eve et Line de Luigi Pirandello.

 

Vie privée : Mathieu Simonet, un de ses fils, né en 1975, le rejoint en tant que photographe sur le tournage du Peuple migrateur et celui d’Océans. Jacques vit depuis 1995 avec Valentine. Maxence naît la même année et joue Pépinot dans Les Choristes en 2004 et figure également dans Faubourg 36 en 2008, 2 films de Christophe Baratier, le neveu du producteur, fils de sa sœur Eva Simonet (1938-2020), actrice et attachée de presse. Un 3ème garçon naît en 1999, Lancelot, que l’on voit aux côtés de son père dans Océans.

Récompenses et distinctions : Il est officier dans la réserve citoyenne de la Marine Nationale avec le grade de capitaine de frégate. En 2002, l’association des journalistes professionnels de l’aéronautique et de l’espace lui décernent un Icare. La presse du cinéma français lui donne une Etoile d’or en 2005 et le Prix Henri Langlois lui est attribué 2 ans plus tard. En 2015, il est le 1er homme d’images animées à faire son entrée dans le corps des peintres officiels de la marine (qui signent leur travail avec une ancre). Il est élevé au grade de Commandeur de l’Ordre National de la Légion d’honneur en 2016 et occupe depuis 2019 le fauteuil 5, celui de Francis Girod, longtemps resté vacant, à l’académie des Beaux-Arts.

.....................................................................................Claudine

 

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8 octobre 2021 5 08 /10 /octobre /2021 18:12

 

 

 

 

Il s’agit d’un film sur 5. Déjà Georges Méliès s’inspira de Jules Verne pour son Voyage dans la lune. Jean-Luc Godard disait : «  A quoi sert le cinéma, s’il vient après la littérature ».

1. 1991. Claude Chabrol tourne à Choisel, Lyons-la-Forêt, Ry, Rouen et Versailles cette adaptation du roman de Gustave Flaubert (1857) avec Isabelle Huppert (prix d’interprétation féminine au festival de Moscou), Jean Yanne, Christophe Malavoy, Jean-François Balmer et Sabeline Campo ; la voix off est celle de François Périer. Un médecin de campagne s’éprend de la fille d’un fermier. Celle-ci découvre la vie morne des épouses de notables et pour tromper son ennui prend un amant et accumule les dettes.

2. 1954. Sur un scénario coécrit avec Jean Aurenche et Pierre Bost, ChristianJaque adapte ce roman de Stendhal (1830) avec Gérard Philippe, Danielle Darrieux et Jean Martinelli et reçoit le Grand Prix de l’Académie du cinéma. Un jeune précepteur, fils de charpentier, se remémore lors de son audition au tribunal pour tentative de meurtre sur la femme mariée qui a trompé son mari avec lui, comment il en est arrivé là.

3. 1967. Jean-Gabriel Albiccoco, dont Isabelle Rivière a apprécié le travail sur La fille aux yeux d’or, accepte l’adaptation du roman de son frère Alain-Fournier (1913). Elle avait auparavant décliné plusieurs propositions dont celle de Julien Duvivier en 1951. Brigitte Fossey, Jean Blaise et Alain Libolt sont au générique. La vie de François, fils d’un couple d’enseignants, est perturbée par l’arrivée d’un pensionnaire, Augustin qui l’entraîne dans sa recherche d’une mystérieuse jeune fille Yvonne rencontrée lors d’une fête étrange avec son frère Frantz. Le directeur de la photographie est le père du réalisateur.

En 2006, Daniel Verhaeghe prend des libertés avec le roman et fait tourner Nicolas Duvauchelle et Jean-Baptiste Maunier (vu dans Les choristes).

4. 1953. André Hunebelle adapte un roman d’Alexandre Dumas (1844) sur un scénario de Michel Audiard. Sous le règne de Louis XIII, un homme quitte sa Gascogne natale pour s’engager au sevice du roi. Avec 3 amis, il défend l’honneur de la reine en contrecarrant le piège tendu par le cardinal. Avec Georges Marchal, Gino Cervi, Jean Martinelli et Bourvil qui jouera encore 3 films avec ce metteur en scène : Cadet Rousselle (1954), Le Bossu (1959) et Le Capitan (1960).

5. 1993. Claude Berri réunit autour de Renaud, Gérard Depardieu, Miou-Miou, Jean Carmet et Laurent Terzieff pour cette adaptation d’un livre d’Emile Zola (1885).Etienne arrive dans le Nord et devient ami avec Toussaint Maheu chez lequel il est hébergé. Il s’éprend de sa fille Catherine et se plonge dans la politique. Considéré plus tard comme meneur il doit se cacher et quitter finalement « Le Voreux ». Le film a reçu le César de la meilleure photo et celui des meilleurs costumes. La plupart des figurants étaient d’anciens mineurs, des fils ou petits-fils de minuers. A l’époque, ce long métrage a été le plus cher de l’histoire du cinéma français avant d’être détrôné par le n°8.

6. 1988. Stephen Frears adapte le roman épistolaire de Pierre Choderlos de Laclos (1782) avec Glenn Close, John Malkovich , Michèle Pfeiffer (qui reçoit un British Academy Award) et Uma Thurman. Il est récompensé du César du meilleur film étranger. Christopher Hampton obtient l’Oscar du meilleur scénario adapté. Costumes et décors connaissent la même distinction. Une marquise se venge par l’intermédiaire d’un ancien amant qui séduit sur son ordre deux femmes . Tournages dans les châteaux de Maisons-Lafitte, Champs-sur-Marne, Neuville, Saussel, Vincennes et Guermantes, à l’hôtel de Sully et dans l’abbaye royale du Moncel dans l’Oise.

7.1982. Jacques Ruffio, à l’initiative de Romy Schneider dont c’est le dernier film, adapte le livre de Joseph Kessel (1939). Max Baustein abat lors d’une audition l’ambassadeur du Paraguay Federici Lego. Il explique son geste à son épouse Lina : son père ayant été abattu sous ses yeux, il est recueilli par Michel et Elsa Wiener ; l’homme est arrêté et pour hâter sa libération Elsa doit se donner à Ruppert von Legaert, qui se dissimule sous l’identité de… Lego. Michel Piccoli, Gérard Klein et Jacques Martin figurent au générique de même que Jean Reno qui n’apparaît qu’à la toute fin et avec une seule réplique.

8. 1995. Jean-Paul Rappeneau porte à l’écran l’ouvrage de Jean Giono (1951). Avec Juliette Binoche, Olivier Martinez et Isabelle Carré. En 1832, pendant une épidémie de choléra, le voyage d’une jeune noble qui regagne le château de son époux et d’un jeune colonel italien.

9. 1958. Jean-Paul Le Chanois adapte, à son tour, un roman de Victor Hugo (1862) et cosigne le scénario avec René Barjavel. Histoire d’un bagnard qui fait le bien autour de lui après l’intervention d’un homme d’église en sa faveur. Jean Gabin est entouré de Bernard Blier, Bourvil, Sylvia Montfort, Danièle Delorme et Giani Esposito. Ce long métrage est une des 4 coproductions avec l’Allemagne de l’est dans la fin des années 50. Les figurants pour les scènes épiques sont des soldats de l’armée de la RDA. Le décorateur Serge Piménoff a reconstitué en studio les quartiers du Faubourg Saint-Antoine et du Marais. Parmi les autres versions de la même œuvre citons : Henri Frescourt en 1925 ; Raymond Bernard en 1934 avec Harry Baur et Charles Vanel ; Robert Hossein en 1982 avec Lino Ventura et Michel Bouquet ; Claude Lelouch en 1995 avec Jean-Paul Belmondo et Annie Girardot ; Tom Hooper en 2012 avec Hugh Jackman et Russell Crowe.

10. 1943. André Cayatte réunit Renée Saint-Cyr, Noël Roquevert et Jacques Dumesnil pour une adaptation de Guy de Maupassant (1886). Alice, malheureuse en ménage, tombe amoureuse du jeune médecin venu soigner son fils et envisage de partir avec lui. Des scrupules l’en empêchent. Des années plus tard, le garçon suspecte son cadet de n’être que son demi-frère. Il s’agit d’une production de Continental Films mais le nom d’Alfred Greven n’est pas crédité.

11. 1954. Richard Fleischer réalise en prise de vue réelle (ce qui lui vaut un Oscar pour les effets visuels) cette 1ère grosse production des studios Disney tirée de Jules Verne (1869-1870). Il est surpris d’avoir été engagé car son père et son oncle ont créé les studios rivaux (Betty Boop et Popeye). Comme Kirk Douglas a été engagé pour son charme et qu’il n’y a pas de présence féminine à bord du sous-marin où il est recueilli avec 2 autres hommes après leur naufrage, on a ajouté au début la scène du bar et une autre en fin de film. Peter Lorre et James Mason complète la distribution avec une otarie. La plupart des scènes sous-marines ont été réalisées à Burbank. Le stage3 (1765m2 comprend un réservoir central de 335m3 et profond de 2,6m). Le sous-marin a été conçu comme un mélange de requin et d’alligator, reconstruit à l’échelle (61m). 28 personnes contrôlent des verrins à air comprimé pour l’animation des tentacules de 12 m de long du calamar. Oscar également pour la meilleure direction artistique.

12. 1946. Henri Colef réunit autour de Jean Marais, Pierre Dux, Madelaine Robinson, Pierre Dux, Jacques Charon et Louis Seigner pour cette adaptation d’un roman d’Honoré de Balzac (1829). En 1799, sous le Directoire, un jeune marquis débarque en Vendée pour prendre la tête d’une armée voulant le retour du roi et dont les 2 premières révoltes ont été maîtrisées. Philippe de Broca s’inspire de cette histoire en 1988 avec Sophie Marceau, Philippe Noiret, Stéphane Freiss .

13. 1978. Eric Rohmer s’inspire de Chrétien de Troyes (XIIème siècle) et obtient le prix Méliès en 1979 pour l’histoire de ce jeune homme, élevé loin du monde par sa mère et qui décide après avoir été ébloui par de magnifiques chevaliers de rejoindre la cour du roi Arthur pour y être adoubé. Avec Fabrice Lichini, André Dussolier, Marie-Christine Barrault et Marc Eyraud.

14. 2010. Bertrand Tavernier, dont c’est la 4ème collaboration avec Jean Cosmos, filme ce roman de Mme de Lafayette (1662). C’est sa 1ère adaptation classique. Pendant les guerres de religion, c’est l’histoire d’amour romancée entre le jeune Henri de Guise et mlle de Mézière contrainte d’épouser l’homme que son père lui a choisi. Avec Mélanie Thierry, Gaspard Ulliel, Raphael Personnaz et Lambert Wilson (Fabrice Luchini ne sachant monter à cheval a décliné la proposition de rôle).

15. 1946. Jean Cocteau s’inspire de 2 sources pour cette réalisation : Jeanne-Marie Leprince de Beaumont et Marie-Catherine d’Aulnoye (La chatte blanche) ; c’est de cette dernière qu’il conserve les domestiques transformés ne conservant que bras et mains. Il devait cosigner avec Marcel Pagnol mais celui-ci venant de se séparer de Josette Day (l’actrice principale)a rompu le contrat et la Gaumont s’est désengagée. Tournage cahotique à cause des problèmes de santé du réalisateur, des soucis de Jean Marais à cause des allergies causées par son lourd maquillage. Tournage au château de Raray, à l’abbaye de Royaumont, au moulin de Touvoie à Rochecorbon en Indre et Loire et à Eze. Le film, récompensé par le prix Louis Delluc, fait partie de la liste du British Film Institute des 50 films à voir avant d’avoir 14 ans.


 

A venir, une autre série de romans français et aussi des livres étrangers portés à l’écran.


 

REPONSES : 1. Madame Bovary ; 2. Le rouge et le noir ; 3. Le grand Meaulnes ; 4. Les 3 mousquetaires ; 5. Germinal ; 6. Les liaisons dangereuses ;.7. La passante du sans-souci ; 8. Le hussard sur le toit ; 9. Les Misérables ; 10. Pierre et Jean ; 11. 20 000 lieues sous les mers ; 12. Les Chouans ; 13. Perceval le Gallois ; 14. La princesse de Montpensier ; 15. La Belle et la Bête.

----------------------------------------------------Claudine

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20 septembre 2021 1 20 /09 /septembre /2021 23:08

Première partie d’un Quiz qui, grâce au respect de la chronologie, donnera un large aperçu de la carrière cinématographique de l’acteur (réalisateur) dans le cadre de la projection au ciné-club de son film Fanny

 

 

 

1. 1974. Son 1er grand rôle lui est donné par Gérard Pirès aux côtés de Catherine Deneuve et Jean-Louis Trintignant. Quel est le titre du film dans lequel il joue le fiancé de Natacha (Valérie Mairesse). L’année suivante le réalisateur tourne Attention les yeux.

2. 1977. Titre du film adapté d’un roman de Patrick Cauvin avec Claude Brasseur et Nathalie Baye, réalisé par Philippe Monnier (en 1996 : Passage à l’acte).

3. 1980. Qui interprète la directrice du cours Louis XIV dans Les sous-doués ? Et son adjoint, professeur des matières scientifiques ? Claude Berri tourne une suite en 1982 et a précédemment réalisé A nous 2 en 1979.

4. La même année, qui a joué le rôle d’Emma, inspiré de Marthe Hanau dans le film de Francis Girod ? Celui-ci tourne en 1990 Lacenaire.

5. Qui est cette actrice qui coécrit avec Jean-Marie Poiré l’histoire de Lydie, cette femme au physique peu avantageux qui trouve l’amour ? Cette personne réalise en 1991 un film dans lequel notre acteur est un démon Abargadon qu’elle, Léah, a involontairement invoqué. Ma vie….Titre à compléter.

6. 1982. Edouard Molinaro réunit D.Auteuil et Gérard Jugnot pour une attaque de banque où la rançon est partagée avec les otages. Quel est le titre ? Il réalise en 1984 L’amour en douce avec Daniel Ceccaldi et Palace.

7. 1986. Michel Deville réalise Le Paltoquet, homme à tout faire dans un bar où se réunissent 4 amis (DA, Richard Bohringer, Philippe Léotard et Claude Piéplu). Un soir, un policier (Jean Yanne) arrive pour enquêter sur un meurtre. Qui est cet employé aux côtés également de Fanny Ardant et Jeanne Moreau ?

8. 1988. Claude Sautet lui donne le rôle d’un fils de bonne famille dépressif, PDG d’une chaîne de magasins et qui se rend à Limoges pour prendre du recul. Il propose à Francine (Sandrine Bonnaire) de lui tenir compagnie. Quel est le titre du film ? Qui est joue Maxime, son ami dans une autre réalisation en 1991 : Un cœur en hiver.

9. 1992. Pour Ma saison préférée d’André Téchiné, il retrouve une actrice de ses débuts. Celle-ci joue avec sa fille. Qui sont-elles ? Les 3 acteurs se retrouvent pour Les voleurs en 1996 avec Benoît Magimel.

10. 1994. Dans ce film historique de Patrick Chéreau, il est Henri de Navarre et Jean-Hugues Anglade Charles IX. Quelle actrice a le rôle titre ? Pour quel film ?

11. 1995. Régis Wargnier tourne cette histoire basée sur celle de sa propre mère. Nancy 1939. Jeanne (Emmanuelle Béart) épouse Louis. Elle le trompe durant son absence et il lui accorde son pardon. A Berlin, elle tombe amoureuse de Mathias, un Allemand, alors que son époux doit partir pour l’Indochine. Quel est le titre ?

12. 1996. Pour quel film obtient-il ex aequo avec Pascal Duquenne le prix d’interprétation masculine au festival de Cannes ? Jaco van Dormael en est le réalisateur.

13. 1997. Claude Berri, qui a réalisé 10 ans plus tôt Jean de Florette et Manon des sources, films pour lesquels l’acteur a reçu le César du meilleur acteur, ( il est Ugolin), se penche sur la vie d’une femme durant la résistance à l’occupation nazie et le coup d’éclat réalisé pour sauver son mari. Quel est le titre ? Qui interprète cette héroïne ? En 2005, le metteur en scène réunit Charlotte Gainsbourg, Nathalie Baye et Pierre Arditi dans L’un reste, l’autre part.

14. 1997. Quel roman de Paul Féval, Philippe de Broca adapte-t-il avec Fabrice Luchini, Marie Gillain, Philippe Noiret, Vincent Perez et Jean-François Stevenin ? André Hunebelle avait déjà porté à l’écran ce livre avec Jean Marais et Bourvil en 1959.

15. 1998. Quel métier exerce-t-il dans La fille sur le pont de Patrice Lecomte et qui est Adèle, sa partenaire ? (Elle est aussi connue comme chanteuse). En 2000 le réalisateur tourne La veuve de Saint-Pierre qui repose sur une histoire vraie et dont le titre repose sur un jeu de mots. Avec Juliette Binoche, Emir Kusturica et Michel Duchaussoy. En 2006, notre acteur est un marchand d’art dont la vie personnelle est un échec. A la suite d’un pari avec Catherine (Julie Gayet), son associée, il doit au plus vite lui présenter un camarade.Ce sera Dany Boon. Quel est le titre ?


 

REPONSES :

1. L’agression ;

2. Mr Papa ;

3. Maria Pacôme ;

Hubert Deschamps ;

4. Romy Schneider ;

5. Josiane Balasko ; ma vie est un enfer ;

6. Pour 100 briques t’as plus rien ;

7. Michel Piccoli ;

8. Quelques jours avec moi ; André Dussolier ;

9. Catherine Deneuve ; Chiara Mastroianni ;

10. Isabelle Adjani ; La reine Margot ;

11. Une femme française ;

12. Le 8ème jour ;

13. Lucie Aubrac ; Carole Bouquet ;

14. Le Bossu ;

15. Lanceur de couteaux ; Vanessa Paradis ; Mon meilleur

suite du quiz  Daniel AUTEUIL

1. 2000. Benoît Jacquot évoque les quelques mois qu’un célèbre marquis passa dans une clinique de Picpus, sous la Terreur, de mars 1874 à la chute de Robespierre. Il reçoit fréquemment la visite de Sensible, une ancienne maîtresse. Celle qui joue ce rôle a un temps partagé la vie de D.A., qui a reçu

2. 2001. Francis Weber filme ce comptable timide qui, sur les conseils de son voisin (Michel Aumont) se fait passer pour un homosexuel pour éviter un licenciement, s’attirant les foudres du chef du personnel Santini, macho, raciste et homophobe. Qui joue ce rôle et quel est le titre ? Le personnage récurrent de François Pignon revient dans une autre réalisation en 2006 quand, cette fois, modeste voiturier (Gad Elmaleh), il doit faire passer la maîtresse (Alice Taglioni) d’un homme d’affaires pour sa fiancée afin d’épargner à celui-ci un divorce coûteux (l’épouse est Kirstin Scott Thomas). Titre ?

3. 2002. Qui a réalisé L’adversaire d’après le roman éponyme d’Emmanuel Carrère basé sur l’histoire d’un homme qui tue tous les siens quand on découvre que depuis 18 ans il n’a jamais été le médecin qu’il prétendait être et qu’il est acculé.

4. 2004. Quel est le titre de ce film d’Olivier Marchal portant sur la rivalité entre 2 patrons de police : Léo Vrinks pour la BRI et Denis Klein (Gérard Depardieu) pour la BRB ? En 2008, le réalisateur tourne MR 73. Le titre vient du nom d’un revolver, Mahurin 73, donné en dotation dans la police puis remplacé par le Sig-Sauer SP 2022.

En 2005, sous la direction de Michael Haneke il tourne Caché.

5. 2006. Quel personnage historique, exilé sur une île joue notre acteur dans un film de Paolo Virzi avec Monica Bellucci ? Le titre sera donné dans les réponses.

6. 2007. Jean Becker adapte le roman éponyme d’Henri Cuerco (2004). Un peintre réputé retourne vivre dans la maison d’enfance et embauche un retraité qui est un ancien ami de l’école primaire. Qui joue ce rôle et quel est le titre ?

7. 2007. Quel est le titre du film d’Alain Corneau adapté de José Giovanni avec Michel Blanc, Jacques Dutronc et Monica Bellucci ? Jean-Pierre Melville avait déjà réalisé une version en 1966 avec Lino Ventura, Paul Meurisse et Raymond Pellegrin.

Il tourne La personne aux 2 personnes de Nicolas et Bruno en 2008 et l’année suivante Je l’aimais de Zabou Breitman.

8. 2011. Il tourne son 1er film, déjà réalisé en 1940 par Marcel Pagnol avec Raimu et Fernandel. Il réunit sabine Azéma, Kad Merad, Jean-Pierre Darroussin et Nicolas Duvauchelle. Quel est le titre ?

9. 2013. Quel est le nom du cheval (qui est le titre du film) et celui de son cavalier dans le film de Christian Duguay ?

Cette même année il réalise Marius et Fanny.

10. 2015. Qui est le réalisateur (il est son partenaire dans Avant l’hiver de Philippe Claudel en 2013) de nos femmes ?

11. 2017. Yvan Attal met en scène un professeur d’université accusé de racisme et contraint pour s’amender à préparer l’étudiante qu’il a malmenée à un prestigieux concours d’éloquence. Camélia Jordana a reçu le César du meilleur espoir féminin. Quel est ce film ?

12. 2018. Il réalise Amoureux de ma femme, adaptation de la pièce de Florian Zeller L’envers du décor avec Gérard Depardieu. Quelle actrice joue ce rôle ?

13. 2018. Comment s’appelle l’artiste de rue qui «  recueille » Rémi dans Rémi sans famille, adapté du roman d’Hector Malot (1878) par Antoine Blossier avec Jacques Perrin, Virginie Ledoyen et Ludivine Sagnier.

14. 2019. Qui réalise La belle époque, comédie dramatique sur un sexagénaire qui souhaite revivre la semaine la plus marquante de sa vie : sa rencontre avec son grand amour 40 ans plus tôt. Le film avec Pierre Arditi, Denis Podalysès et Fanny Ardant (César de la meilleure actrice dans un second rôle) remporte le César des meilleurs décors et celui du meilleur scénario original.


 

REPONSES :

1. Marianne Denicourt ; Sade ;

2. Gérard Depardieu ; Le placard ;

La doublure ; 3. Nicole Garcia ;

4. Quai des Orfèvres ;

5. Napoléon dans Napoléon (et moi) ;

6. Jean-Paul Darroussin ; Dialogue avec mon jardinier ; 7. Le 2ème souffle ;

8. La fille du puisatier ;

9. Jappeloup ; Guillaume Canet ;

10. Richard Berry ;

11. Le brio ;

12. Sandrine Kiberlain ; 1. Vitalis ;

14. Nicolas Bedos.

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20 septembre 2021 1 20 /09 /septembre /2021 23:02

 

 

 

 

 

 

Marcel Pagnol rappelait toujours que sa date de naissance à Aubagne, le 28 février 1895, coïncidait avec celle du cinéma inventé par les frères Lumière. En 1928, sa pièce Topaze est un succès au théâtre des Variétés avec plus de 800 représentations. L’année suivante, en mars, Marius, 4 actes et 6 tableaux, est joué au théâtre de Paris avec Raimu, Pierre Fresnay, Orane Demazis, Charpin, Robert Vattier, Paul Dullac et Maupi.

En 1929, Pagnol assiste à Londres à la projection d’un des 1ers films parlants Broadway Melody et décide de se consacrer à cet art, disant : « Le cinéma est un moyen d’expression dramatique, plus commode, beaucoup plus riche que le théâtre ». Robert T (Bob) Kane, directeur de la succursale française de la Paramount lui propose d’acheter les droits de Marius. L’écrivain refuse mais accepte un simple pourcentage sur les recettes si les acteurs sont ceux qui ont créé la pièce. L’accord se fait mais Kane impose un réalisateur américain : Alexander Korba ; l’entente entre les 2 hommes est très cordiale et Pagnol dira de lui : «  Il m’a tout appris ». Le film, un des 1ers succès du cinéma parlant français, sort le 10 octobre 1931. La suite est écrite en 3 actes et 4 tableaux, jouée sur scène en décembre 1931 et la version filmée, sur laquelle débute Françoise Giroud, jeune scripte de 16 ans, par Marc Allégret sort le 2 novembre de l’année suivante. Marcel Pagnol ne se sent pas encore vraiment cinéaste. La Paramount acquiert, sans son accord, les droits d’adaptation de Topaze (travail de Léopold Marchand, ami personnel de l’auteur) que met en scène Louis Gasnier avec Louis Jouvet.

Cette affaire le conduit à la fondation de sa propre société de production, Les films Marcel Pagnol. IL installe ses studios à Boulogne-Billancourt et dans le quartier du Prado à Marseille. En 1934, il achète dans les collines au-dessus du petite village de la Treille, qu’il évoque dans les souvenirs d’enfance, qu’il commence à écrire en 1951, un domaine de 24 hectares (qui en compte plus tard 40) pour en faire son « Hollywood provençal ». Il tourne Le gendre de monsieur Poirier d’après Emile Augier et fait ses adieux au théâtre filmé. André Bazin, célèbre critique de l’après-guerre écrit : « Pagnol n’est pas un auteur dramatique converti au cinéma mais un des plus grands auteurs de films parlants ». Avec 10 ans d’avance, il filme en extérieur et favorise le naturel des situations et du jeu des acteurs. Ce qui fera dire à Roberto Rossellini et Vittorio De Sica qu’il est le père du néo-réalisme.

En 1934, il confie à Vincent Scotto le rôle principal de Joffroi, d’après une nouvelle de Jean Giono, rencontré en 1932. Le film est élu meilleur film étranger par le New York Critic’s Circle awards en 1939. Un de Baumugnes du même auteur sera adapté sous le titre Angèle avec Orane Demazis . L’actrice, rencontrée en 1925 et pour laquelle il crée le rôle de Fanny, est sa compagne jusqu’en 1938. Elle lui donne, en 1933, un fils qu’il ne reconnaît pas. Fernandel trouve là son premier emploi dramatique. En 1935, il tourne Merlusse et Cigalon avec ses souvenirs de jeune enseignant (après avoir été répétiteur d’anglais, il enseigne au lycée Saint-Charles de Marseille puis au lycée Condorcet à Paris où il occupe un poste de professeur d’anglais jusqu’en 1927 où il décide de « prendre congé de l’éducation nationale pour cause de littérature ». L’année suivante est réalisé César écrit directement pour le cinéma et qui sera adapté au théâtre plus tard. En 1937, pour Regain, le maître maçon Marius Braquier, son fidèle décorateur, reconstitue tout un village. Le clocher mesure 20 m et un téléphérique hisse les 40 tonnes de matériel. Il fonde cette même année La revue des cahiers du cinéma qui ne comptera que 3 numéros. En 1938 sort La femme du boulanger, adaptation de Jean le Bleu, e Ginette avec Raimu qui accepte après pas mal de bouderies et de réconciliations et Ginette Leclerc que propose l’acteur et qui devient vedette grâce à ce rôle (pour lequel Pagnol avait contacté l’agent de Joan Crawford). Orson Welles, plus tard, salue cette réalisation comme un des grands films du cinéma mondial. Son 11ème film, La fille du puisatier, sorti en 1940 en zone libre et le 1er à être diffusé en zone occupée en 1941, réunit ses acteurs fétiches, Raimu, Fernandel, Charpin, Charles Blavette ou bien encore Milly Mathis auxquels se joint Josette Day, sa compagne de 1939 à 1944.

En 1941, il achète sans l’avoir vu le château de la Buzine et découvre plus tard qu’il s’agit de celui qui a tant effrayé sa mère, aventure qu’il mentionne dans ses souvenirs. Il vend ses studios à la Gaumont mais reste directeur de production en évitant ainsi les pressions d’Alfred Greven de la Continentale. Il réalise un film commandé par le régime de Vichy : Français, vous avez la mémoire courte. L’année suivante, il acquiert le domaine de l’Etoile où il réemploie le personnel de ses studios comme cueilleurs d’œillets pour lui éviter le STO. Il commence le tournage de La prière aux étoiles avec Pierre Blanchar, Josette Day et Pauline Carton. Le film est inachevé et la pellicule détruite sous la pression nazie pour éviter de collaborer. En 1945 sort Naïs, adaptation de Naïs Micoulind’Emile Zola avec Raymond Pellegrin que le réalisateur considère comme son fils adoptif bien qu’aucune démarche en ce sens n’ait été entamée. Le rôle titre revient à Jacqueline Bouvier rencontrée en 1938 lors d’une recherche d’acteurs. Leur mariage donne naissance à 2 enfants et elle tourne sous sa direction 6 films. Il disait qu’elle était « son brin de poésie et de tendresse ».

En 1946 son élection à l’Académie française au fauteuil 25 fait de lui le 1er cinéaste à être admis sous la coupole. En 1948, il réalise une biographie de Schubert, La belle meunière, avec Tino Rossi, premier film français en couleurs réalisé en France avec un procédé français, le Rouxcolor. C’est un échec. Le décèsbrutal de Raimu est une douloureuse épreuve. Il écrit 2 ans plus tard le scénario d’une nouvelle adaptée de Guy de Maupassant et tournée par Jean Boyer, Le rosier de madame Husson, avec Bourvil qui débute. Après une 1ère réalisation de Topaze en 1936 avec Alexandre Arnady, il connaît un grand succès avec celle de 1951 qui réunit Fernandel, Pierre Larquey et son épouse Jacqueline Pagnol. Cette dernière sera Manon dans le film en 2 parties, Manon des sources et Ugolin, avec Rellys et Raymond Pellegrin qui sort en 1953 ; il publie en 1962 les 2 tomes de L’eau des collines, inspirés par ce film. Toujours en 1953, il conçoit les dialogues et l’adaptation de Carnaval d’Henri Verneuil. Il tourne également certaines des Lettres de mon moulin d’Alphonse Daudet : Le secret de Maître Cornille, L’élixir du révérend père gaucher et les 3 messes basses. Georges Brassens a été pressenti pour Les étoiles, projet non concrétisé.

Il préside en 1955 le jury du 8ème festival de Cannes. En 1967, il réalise pour la télévision un conte dont certaines scènes avaient été commencées en 1954 : Le curé de Cucugnan avec Fernand Sardou.Jean-Charles Tacchella définit ainsi son cinéma : «  C’est cela la leçon de Pagnol : en sortant d’un de ses films on était heureux. Parfois même on se croyait meilleur ».

Outre son activité de réalisateur, il est également auteur de scénarios, de dialogues et conçoit des adaptations. Ce fut le cas pour : L’agonie des aigles de Roger Richebé d’après le roman de G. d’Esparbès en 1933 ; Tartarin de Tarascon de Raymond Bernard en 1934 ; Mr Brotonneau d’Alexandre Esway d’après Flers et Caillavet en 1939 et un téléfilm de François Gir en 1962 La dame aux camélias d’être une source d’après Alexandre Dumas.

Son œuvre continue d’inspiration et de créations : En 1931, une reprise de Fanny est proposée en Allemagne. En 1938, la trilogie Port of seven seas est réalisée par James Whale avec Maureen O’Sullivan. Marius est repris au Japon en 1942. Cette même œuvre est jouée sous forme de comédie musicale à Broadway 888 fois de 1954 à 1956. Un film américain, inspiré de cette pièce mais sans les numéros musicaux est réalisé en 1961 avec Leslie Caron, Maurice Chevalier (Panisse), Charles Boyer (César) et Horst Buchholz (Marius) en 1961. Claude Berri, en 1986, écrit et réalise Jean de Florette et Manon des sources avec Gérard Depardieu, Yves Montand, Daniel Auteuil et Emmanuelle Béart. En 1990, Yves Robert donne vie aux souvenirs d’enfance avec La gloire de mon père et Le château de ma mère avec Philippe Caubère et Nathalie Roussel. Gérard Oury tourne Le Schpountz avec Smaïn, Sabine Azéma et Ticky Holgado en 1999. La trilogie, avec Roger Hanin, est adaptée pour le petit écran en 2000 tout comme La femme du boulanger en 2010 avec Philippe Caubère, Michel Galabru et Bernadette Lafon. Avec l’accord de jacqueline Pagnol, un opéra est commandé à Marseille en 2007, Marius et Fanny, avec Roberto Alagna sur une musique de Vladimir Cosma.

Marcel Pagnol meurt le 18 avril 1974 à l’âge de 79 ans. Il repose au cimetière de la Treille, près de sa mère, non loin du caveau de la famille Pagnol où ont été inhumés son père, sa seconde épouse, ses frères et sœurs et plus loin son ami Lili. Son épitaphe est une citation de Virgile : Fontes amicos uxorem dilexit( il a aimé les fontaines, ses amis, sa femme). Celle-ci décède le 22 août 2016.

................................................................................................................Claudine

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20 septembre 2021 1 20 /09 /septembre /2021 09:36
MARTHE MERCADIER s'en est allée.

Comédienne de théâtre et de cabaret, actrice de cinéma et femme engagée.

Marthe Mercadié-Meyrat est née le 23 octobre 1928 à Saint-Ouen. Par relations, elle est amenée à danser à l’âge de 5 ans près de Joséphine Baker. Devenue soudainement bègue puis muette, elle se rétablit un an plus tard. Suite à une chute, en 1936, elle est atteinte durant 18 mois de paralysie. Lors de la 2ème guerre mondiale, elle entre dans la résistance durant sa scolarité à Saint-Maur-des-fossés, ce qu’elle raconte dans son livre de souvenirs paru en 2005 : Le rire est mon refuge.

En 1945, elle est inscrite au cours Simon où se trouvent également Michel Bouquet, Robert Hirsch et Michel Piccoli. Elle est souffleuse au théâtre Saint-Georges et joue A l’approche du soir du monde dans une mise en scène de Maurice Escande. C’est le début d’une grande carrière au théâtre qui sera évoquée plus loin.

En 1952, elle épouse Gérard Néry, (1922-2010), acteur (sous la direction d’André Berthomieu : J’ai 17 ansen 1945 ; Amour, délices et orgues en 1946 ; L’ombre en 1948), scénariste (Paris music hall de Stany Cordier) et écrivain (18 livres de Julie crèvecoeur en 1970 à Scorpions en 1990). Le couple se sépare 20 ans plus tard. Leur fille unique Véronique naît en 1961 et devient l’attachée de presse de sa mère. Après leur séparation, elle vit une année de passion amoureuse avec le coureur automobile J.Manuel Fangio qui était assez « planplan » dans le quotidien. Elle se souvient : « Je n’ai jamais autant ri(…). Il roulait à 90km/h sur l’autoroute Il ne voulait pas accélérer. Il disait que les autres conducteurs étaient fous ».

De décembre 1970 à octobre 1971, elle dirige le théâtre du Vieux-Colombier. Elle produit en 1979 le film de Patrick Schulman Et la tendresse ? Bordel ! et au théâtre en 1981 Bent avec Bruno Cremer. Elle apporte son soutien à François Mitterrand durant la campagne présidentielle de 1981 et est, en septembre, chargée de mission pour les problèmes d’audiovisuel près d’Yvette Roudy. Le livre blanc qu’elle rédige est classé sans suite et elle démissionne.

En 1974 elle devient Chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres (elle est officier en 1989). En 1993, Simone Veil lui décerne le grade de Chevalier de l’ordre national du Mérite dont les insignes lui sont remis par l’abbé Pierre. La même année, elle reçoit le Prix de la solidarité décerné par les nations unies pour son engagement humanitaire depuis 20 ans. Elle est membre de l’académie Alphonse Allais, créée en 1954 à l’initiative d’Henri Jeanson qui décerne chaque année un prix littéraire (le 1er le fut à Eugène Ionesco).

Elle préside en 2008 le festival d’humour et de café de Roquencourt. En 2009, elle se produit au théâtre de la Renaissance dans un one woman show : Les femmes, le spectacle et la politique. En 2010, elle part en tournée avec Madame Marguerite de Roberto Althayde. Elle est, à 82 ans, la candidate la plus âgée de l’émission Danse avec les stars en mars 2011, dont elle termine 6ème avec son partenaire Grégoire Lyonnet (Un hommage doit lui être rendu dans ce cadre). La même année, elle participe au 75ème anniversaire du Balajo, rue de Lappe et écrit en collaboration Je jubilerai jusqu’à 100 ans. En 2012, elle est sur la scène du théâtre de la Renaissance pour Mercadier et de Funès en vadrouille avec Laurent, duo avec le petit-fils de l’acteur.

Sa carrière théâtrale fait référence à environ 44 pièces dans des cadres comme Saint-Georges, Daunou, Montparnasse, Les Bouffes parisiens, les Variétés, Edouard VII, L’Athénée, Sarah Bernhardt, Fontaine, Nouveautés, Porte Saint-Martin et Nouveautés ou bien en tournées. Les auteurs interprétés sont multiples et mêlent tous les genres et les époques : Armand Salacrou en 1957 avec Une femme trop honnête et L’archipel noir en 1962. Georges Feydeau avec La puce à l’oreille, jouée en 1952 et en 1956 (ainsi que pour la télévision pour Stellio Lorenzi avec Pierre Mondy, Louis de Funès et Robert Manuel) tout comme l’hôtel du libre échange ( joué pour le petit écran en 1979 avec Jean Poiret, Pierre Mondy et Jean-Pierre Darras). Molière et Tartuffe en 1960. Citons aussi : Sacré Léonard de M. Serraut et J. Poiret en 1963, Thierry Maulnier, Raymond Castan, Marcel Aymé avec Les 4 vérités en 1973 et entre 2008 et 2009, Robert Lamoureux et son Diable d’homme en 1980, André Roussin, Marc- Gilbert Sauvajon avec Treize à table et Les enfants d’Edouard en 1992. Ce sont également Barillet et Grédy, Françoise Dorin avec La facture et Les bonshommes en 1988, Francis Joffo, Jean Marsan, Marc Camoletti et La bonne Anna en 1991, Le squat de Jean-Marie Chevret est joué en 2000 Olivier Lejeune et Trop c’set trop puis tout bascule de 2005 à 2007. Les mises en scène sont assurées par : Jacques Charon, Marcelle Tassencourt, Jean Le Poulain, Charles Dullin, René Clermont, Daniel Ceccaldi, Pierre Mondy ou bien encore Jean-Luc Moreau.

La télévision et l’émission Au théâtre ce soir a fait la part belle au théâtre à partir de 1966 et jusqu’en 1980 dans des réalisations effectuées le plus souvent par Pierre Sabbagh dans le cadre du théâtre Marigny. Chérie noire de François Compaux avec Jean-Jacques est la 1ère participation de la comédienne qui aura pour la suite des partenaires comme Madeleine Barbulée, Maria Pacôme, Mony Dalmès et Jean Le Poulain. Jacques Charon, Michel Roux et René Dupuy assurent la mise en scène. Quelques titres : Interdit au public, Boléro, Le vison à 5 pattes, Ah !la police de papa, La libellule, les petits oiseaux et en 1980, La chambre mandarine de Robert Thomas.

Au cinéma, elle joue dans environ 38 films et débute sa carrière en 1950 dans Le tampon du capiston de Maurice Labro et Souvenirs perdus de Christian-Jaque.1951 : Le plus joli péché du monde de Gilles Grangier , La nuit est mon royaume de Georges Lacombe où elle est la fiancée de Jean Gabin et Chacun son tour d’André Berthomieux (qui tourne en 1954 : Scènes de ménage)et Ouvert contre X de Richard Pottier qui signe l’année suivante Rendez-vous à Grenade. 1953 : Anatole Litvak Un acte d’amour. Elle donne la réplique à Michèle Morgan l’année suivante dans Obsession de Jean Delannoy puis ce sont Les salauds vont en enfer de Robert Hossein en 1955. André Hunnebelle réalise Les femmes sont marrantes en 1958 et un an après Alberto Cavalcanti Les noces vénitiennes (La prima notte). 1961 : De l’eau qui fait des bulles de Maurice Delbez, 1963 : Le bon roi Dagobert de Pierre Chevalier, 1970 : La coqueluche de Christian-Paul Arrighi, 1977 : Blue Jeans d’Hugues Burin des Roziers, 1981 : Les folies d’Elodie d’André Génovès. Jean-Paul Darras réalise en 1982 Le braconnier de Dieu où il joue avec Jean Lefèvre et Michel Galabru qu’elle retrouve dans Te marre pas…c’est pour rire de Jacques Besnard. Elle tourne en 1988 Camp de Thiranoye d’Ousmane Lambene, Soutien de famille de Christophe Jacrot en 1994, puis La surprise du chef d’André-Guy Flédérick en 1996 et Les aliénés, 1er long métrage d’Yvan Gauthier, prix Ciné Cinéma jeune jury au festival de Sarlat en 2001.

Télévision : outre les apparitions précédemment mentionnées dans Au théâtre ce soir, elle tourne dès 1959 pour Marcel Bluwal dans Une nuit orageuse. Mais c’est son rôle de Fanny dans Les Saintes chéries de 1965 à 1970 aux côtés de Micheline Presle et Daniel Gélin qui lui donne la célébrité sur le petit écran. Pour Marion Sarraut, elle joue dans Marianne, une étoile pour Napoléon en 1983 et Catherine, il suffit d’un amour en 1986. Elle incarne la mère de Bill dans Le Bigdil de 1998 à 2004 et Drôle de jeu durant un an en 1998. Elle est la mère de crésus dans la série éponyme de 2005 à 2006 et est vue dans un épisode de RIS Police scientifique en 2012.

En 2014, sa fille annonce qu’elle est atteinte de la maladie d’Alzheimer. Un appel à l’aide est également lancé car, surendettée, elle est menacée d’expulsion. Elle est décédée le 15 septembre 2021 à Puteaux.

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20 septembre 2021 1 20 /09 /septembre /2021 09:26

Eclipsées par l’été et le temps qui passe, 3 personnalités ont discrètement quitté la scène.

 

 

 

 

DENNIS BERRY: Réalisateur, scénariste et acteur américain.

Fils de John Berry et de sa 1ère épouse, il naît le 11 août 1944 à Hollywood. Il arrive en France à l’âge de 7 ans, son père ayant été dénoncé à l’époque du maccarthysme. Il joue en 1967 dans 5 gars pour Singapour de Bernard Toublanc-Michel et commence sa carrière au cinéma, l’année suivante, dans La collectionneuse d’Eric Rohmer, 3ème volet des Contes moraux et A tout casser de John Berry. 1969 est l’année de L’amour fou de Jacques Rivette avec Jean-Pierre Kalfon et Bulle Ogier puis Borsalino de Jacques Deray avec Jean-Paul Belmondo et Alain Delon. Robert Benayoun tourne également avec Serge Gainsbourg qui compose la musique. Il est aux côtés de Melina Mercouri dans La promesse de l’aube de Jules Dassin en 1970.

Il épouse en 1972 l’actrice Jean Seberg qui joue dans le 1er film qu’il réalise en 1975 et dont il est le scénariste : Le grand délire avec Isabelle Huppert. Cette année-là il joue dans Pauline s’en va d’André Téchiné. Le couple se sépare et reste marié jusqu’au décès de l’interprète d’A bout de souffle en 1979.

Jacques Richard tourne en 1984 Ave Maria avec Pascale Ogier, Dora Doll et Dominique Besnehard. Il rencontre Anna Karina, déjà au générique de ce film et ils se marient en 1982. Ils le resteront jusqu’au décès de l’actrice en 2019. Elle est au générique du 1er film qu’il réalise et dont il écrit le scénario Last song avec Gabrielle Lazure. Il est également l’auteur de Vendetta en 2001 avec Emmanuelle Seigner et Charles Aznavour et dans lequel Henry Cavill, acteur anglais, fait ses débuts. En 2018 il signe Sauvages.

A la télévision, il tourne en 1988 La mort mystérieuse de Nina Chéreau avec Alexandra Stewart. Il fait débuter Marion Cotillard dans la série Highlander, 6 saisons de 1992 à 1997 et offre à l’actrice son 1er grand rôle sur le petit écran dans Chloé avec Anna Karina ; il écrit le scénario. Ce sont ensuite : Sabine j’imagine en 1992 avec Gérad Klein, puis 5 épisodes de la saison 1 de La crim en 1999, Poison avec Rosanna Arquette en 2000, La dernière rivale avec Alyssa Milano en 2001, Léa Parker en 2005 ; il tourne 5 épisodes de la saison 1 de Duval et Moretti en 2008, la même année que La main blanche avec Ingrid Chauvin. Il co- réalise avec J.Berg Mata Hari avec Gérard Depardieu et Christophe Lambert en 2015.

Il est mort à Paris dans le XIVème arrondissement le 12 juin 2021.

 

PATRICIA HITCHCOCK : Actrice britannique, elle est la fille unique d’Alfred et de son épouse Alma Reville.

Née le 7 juillet 1928 à Londres, elle fait ses débuts à Broadway à l’âge de 13 ans dans une pièce qui ne sera jouée que 23 fois. Elle commence sa carrière d’actrice dans un film de son père Le grand alibi en 1950. La même année, Jean Negulesco tourne Le moineau de la Tamise. L’année suivante elle retrouve la caméra d’ »Hitch » en incarnant Barbara Morton dans L’inconnu du Nord Express.

Elle épouse en 1952 Joseph E.O’Connell Jr. En 1960, elle joue Caroline, la secrétaire, dans Psychose. Elle met sa carrière entre parenthèses durant 15 ans et on la revoit dans Skateboard de Georges Gage en 1978.

Elle paraît à la télévision dans les séries de son père : Suspense en 1952 , Alfred Hitchcock présente de 1955 à 1960 puis dans Ladies of the corridor en 1975 et l’année suivante dans 6 characters in search of an author. Elle intervient dans des documentaires de Laurent Bouzereau sur les DVD des films d’Alfred H. et coécrit avec cet auteur un livre (non traduit) consacré à sa mère. Elle s’éteint le 9 août 2021 à Thousand Oaks en Californie.

 

NINO CASTELNUOVO: acteur italien né le 28 octobre 1936 en Lombardie, il suit à Milan les cours du Piccolo Teatro après avoir pratiqué la gymnastique artistique et la danse. Il fait ses débuts au cinéma dans Meurtre à l’Italienne de Pietro Germi en 1959. On le voit également dans Le bossu de Rome de Carlo Lizzari en 1960, même année de tournage que Rocco et ses frères de Luchino Visconti et La grande pagaille de Luigi Comencini. Sergio Corbucci le fait tourner dans Le jour le plus court en 1963.

Son rôle de Guy, le garagiste, aux côtés de Catherine Deneuve dans le film de Jacques Demy Les parapluies de Cherbourg (Palme d’or à Cannes) lui confère un très grand succès bien que passé presqu’inaperçu en Italie.

Il poursuit sa carrière, en 1966, avec Les créatures d’Agnès Varda et Un monde nouveau de Vittorio de Sica.

Il devient très populaire dans son pays en1967 grâce à son rôle de Renzo dans les 8 épisodes de I promesi sposi (Les fiancés) de Sandro Bolchi d’après le roman d’Alessandro Mazoni diffusés par la RAI.

En 1969, il figure au générique de La contestation, film en 5 séquences dont Jean-Luc Godard réalise Amore. Puis c’est L’emmerdeur d’Edouard Molinaro en 1973, Un amour de pluie de Jean-Claude Brialy en 1974. Il apporte son témoignage dans L’univers de Jacques Demy d’Agnès Varda en 1995. Il incarne un archéologue dans Le patient anglais d’Anthony Minghella en 1996 et joue dans The legacy run de Massimiliano Mazza en 2016.

On le voit durant une longue période (1977-1982) pour la publicité de l’huile Cuore. La télévision réalise Les destins du cœur de 2002 à 2003.

Son épouse, l’actrice Maria Cristina Di Nicola annonce le 6 septembre 2021 son décès à Rome des suites d’une longue maladie.

...................................................................................Claudine

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