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à Annabelle, Annick, Brigitte,Danielle(s), Elisabeth, Françoise, Lucienne, Marie-Thérèse, Michèle, Monique(s), Nicole, Pierrette, Bernard, Gérard, Gilbert, Jean, Jean-François, Louis, Pierre, Vincent, et  les autres.

 

1983-1995  

            Le projet fut évoqué devant l'absence notoire de manifestations culturelles durant l’année dans la ville alors que nous avions découvert un équipement cinématographique complet au foyer culturel (salle, écran et projecteurs 35 mm dotés de cheminées d'évacuation des fumées) legs de l'ancien maire Mr Mitton. Le maire actuel auquel nous avons présenté le projet, Mr Rimbert, nous déclara qu’il ne s’y opposerait pas, mais que pour sa part il ne mettrait jamais les pieds au ciné-club ! Heureusement que tout le monde ne pensait pas comme lui !

            L'association fut  portée sur ses fonds baptismaux par des amis du lotissement Plein Soleil Sud et du quartier du Lys. Nous fûmes aussi encouragés par la grande surface naissante Leclerc qui nous alloua notre première subvention.

            La première projection en Octobre 83 fut "la passante du Sans Souci" en 35mm avec Romy Schneider  et Michel Piccoli L'assistance technique fut assurée par le fils de l'ancien maire Monsieur Mitton et par Vincent Paolella, également président fondateur du CCL. Les Morlacuméens assistèrent massivement à cette séance avec plus d'une centaine de spectateurs à cette Première présentée par Jean Mouty.

            Les séances se succédèrent au rythme d'une par mois. Les premiers films, Les Liaisons Dangereuses, Le petit Monde de Don Camillo furent en 35 mm avec d'énormes bobines livrées dans de grands sacs de jute par la Fédération Jean Vigo. Mais cette location s’avérait trop onéreuse : près de 1500 francs la séance pour un budget de 5000 francs au total.

            La recherche d'un équilibre financier imposa le format 16mm (Un Flic de Melville, Vivre en Paix, Mama Roma, Les visiteurs du soir) moins coûteux – 200 francs en moyenne - et plus facile à transporter. Cependant nous n'avions pas de projecteur 16 mm et il fallait à chaque fois en louer à Paris- 250 francs -, au magasin Clichy Photo mat, place Clichy. Les membres du CCL dont Gilbert Ferreira, époux de notre vice Président, Brigitte, ou Annick Jeannes et son époux ou moi-même allions à tour de rôle chercher ce projecteur qui pesait assez lourd et  qui fonctionnait plus ou moins. Les films se cassaient, ou se déchiraient ou ne se rembobinaient pas ou l’image sautait. L’information de notre activité -circula par le bulletin municipal et des invitations dans les boites aux lettres car nous n’avions pas le droit à la pub étant cinéma non-commercial. La taille des affiches étaient réglementée. Les spectateurs devaient être adhérents.

            Peu à  peu nous avons découvert que s’occuper d’un ciné club, c’ était plus que d’assister à des séances de projection : il fallait retenir les salles, choisir et retenir choisir  les films, en faire la promotion – un Billet du Ciné-club avait fait son apparition depuis quelques mois, il annonçait les séances, donnait des renseignements sur le réalisateur. Il fallait aussi assurer la projection, la présentation, la discussion de la séance et surtout tout remballer et rapporter le film à la fédération. Au début nous étions à la fédé Jean Vigo, rue Lamarck, au-dessous du Sacré-Cœur, nous allions chercher le film en voiture…Nous étions enthousiastes et faisions face aux incidents techniques qui émoussaient les bonnes volontés. Par ailleurs, les thèmes des films que nous voulions culturels déplurent : sujets militants, bandes VO, parfois .mauvaises qualités sonores des documents. Pourtant l'association reçut un bon accueil dans le mouvement associatif de la ville et peu à peu participa aux manifestations officielles. La municipalité nous encouragea et vota une subvention reconductible.

            A partir de 1988 et pendant trois ans, le Ciné Club présenta 4 grands spectacles musicaux : une soirée cabaret avec intervenants professionnels, trois comédies musicales: "Bienvenue à la nouvelle Orléans" qui fut joué 2 fois avec succès, C’était un spectacle complet avec danse, théâtre, mime, strip-tease, chansons, repas et cinéma dont Brigitte, Annick, Nicole et Marie-Thérèse furent la cheville ouvrière , "Les commémorations du Bicentenaire", et "celle de la Libération". Ceci nous permit grâce à plus d'une centaine de bénévoles de constituer un petit trésor de guerre pour voir venir. Mais des personnes s’opposèrent à ces manifestations qui devaient « gêner »( ?) et un responsable scolaire ruina la dernière séance par une contre publicité ! Ces spectacles qui demandaient beaucoup d’énergie cessèrent.

            Le Ciné club participa aussi au Premier Festival des Arts initié par madame Ladurelle, adjointe à la culture. Nous sommes alors revenus pour cette occasion au 35mm avec « Laurence d’Arabie », « Un drôle de paroissien », ou encore « Amadeus ». Le format 35 mm était celui de prédilection pour Vincent Paolella qui bientôt ne vint plus aux séances puisque désormais nous ne fonctionnerons plus qu’en 16mm. Ce furent notre amie Annick Jeannes et Marie-Thérèse qui assurèrent la projection pendant que je faisais l’accueil et la présentation des films.

            Nous n’étions plus assez nombreux pour la grande salle et nous demandâmes  pour les séances mensuelles la petite salle du RDC. La grande salle était souvent demandée pour les expositions ou la foire aux vêtements, c’était en fait une salle polyvalente. La petite salle était plus confidentielle, donc conviviale.

           Nous avons aussi organisé des après midis pour les enfants des écoles à Noël ou pour les personnes du 3éme âge en collaboration avec l'adjoint en charge (1990). Lors d’une des séances de scolaires auxquelles assistaient 700 enfants, l’ampoule cassa, l’ampoule de secours aussi, il me fallut aller chercher une ampoule à Paris et reprendre la séance ensuite (70 kms pour une ampoule).

           La Ville satisfaite par nos prestations insonorisa la salle du RDC du foyer culturel et acheta un projecteur EIKI tout neuf. Les anciens appareils qui fonctionnaient par entrainement denté déchiraient les films ! Ici l’entrainement était à galets : le rêve pour un projectionniste anxieux.

1995-1999

        Au fil des ans les bonnes volontés s’évanouissaient ainsi que la fréquentation. Nous n’étions plus qu’une dizaine de spectateurs et parfois moins. Notre premier président Vincent jeta l’éponge, Il préférait le format 35mm au 16mm.

            Ce fut un professeur de Chantilly qui lui succéda, Michèle Robinet, une dame pleine d’enthousiasme. Elle recruta les enseignants du lycée de Chantilly et obtint des cotisations de commerçants cinéphiles. Nous avons ainsi participé à une journée « portes ouvertes du lycée » (1993). Notre nouvelle présidente était très courageuse et très active, Elle permit de nouvelles inscriptions. Les adhérents à tour de rôle présentaient un film. Cela dura plus de quatre années. Mais là encore les résultats ne furent pas encourageants et la découragèrent. Elle déclara l’association dissoute sans prévenir personne. Notre subvention fut aussitôt supprimée.

            L’année suivante, je réussis à annuler cette décision et  à récupérer cette précieuse subvention…. Le sort s’acharnait sur le CCL car deux courageuses adhérentes, Claire et Myriam furent terrassées par la Maladie. Les adhérents ne se comptèrent que sur les doigts d’une main. Les autres activités culturelles associatives attiraient de nombreux spectateurs surtout à partir de Mai

            Quelques années plus tard Jean Vigo pliait bagages. Nous devions changer de fédération et options pour la FLEC sur les Grands Boulevards. Cela posa problème pour retirer les films car cette structure était plus éloignée de notre bureau. Notre nouvelle présidente Michèle Robinet proposa de faire livrer les films par la poste. Oui mais où et quand. Le destinataire fut moi-même à Paris. Nous n’aurions plus de temps de transport aller puis retour ( environ une bonne heure) pour prendre et rapporter les films. Ce serait quand même Marie-Thérèse qui s’en chargerait le samedi matin…Retour du film par la poste de Lamorlaye en colissimo recommandé ! Nous n’avions pas d’autres volontaires pour réceptionner ou apporter REGULIEREMENT et en RESPONSABILITE le colis « film » postal..

 

1999-2003

            Mais chaque automne apportait son lot de cinéphiles et nous avions coutume en début d’année de proposer une réunion préparatoire de choix des films et des programmes à nos inscrits. Le CCL fut à l’origine d’un Forum des Associations avec le club Expression Corporelle et l’Association des langues .L’idée reprise par la mairie était une pleine réussite. Toutes les associations de la ville se réunissaient un même jour pour faire les inscriptions de l’année. C’était un jour de fête, plus de 80 stands se retrouvent depuis chaque année. Lors d’une réunion préparatoire, je recrutai un charmant couple qui venait de s’installer et qui accepta pour l’épouse la présidence et pour le mari le secrétariat : ce fut en effet madame Annabelle Vandekerchove  qui succéda à Michèle Robinet. Mais très pris par leur travail et plus tard par leur bébé Valentin qui était arrivé, ils eurent des difficultés à assumer, en plus du quotidien, la marche de notre association qui demandait de la disponibilité. Ils ne pouvaient même pas assister ensemble aux projections. Ils venaient chacun à leur tour et peu à peu se lassèrent.

2003-2004

            Les séances se suivaient avec de belles œuvres. Pendant cette année nous eûmes une belle fréquentation et des intervenants prestigieux tels Mr Besse, historien pour le film l’Espoir de Malraux, Mr Lavergne, notre ancien maire pour « l’affiche rouge » ou une représentante des Tréteaux de France pour un film sur le thème du théâtre,. A la reprise d’automne Louis et Danielle Corvaia s’étaient inscrits au ciné club. Au bout de quelques séances Louis qui était très féru de cinéma et grand amateur, accepta de reprendre la présidence.

            Mais après les vaches grasses les vaches maigres : une ampoule qui casse, des films français livrés en version anglaise, des pellicules de très mauvaise qualité ayant viré au rouge ou bien de mauvais format, ou encore des bobines non montées livrées sur bobinot, et pour comble de malchance notre vaillant projecteur qui casse son moteur ! Plus de projecteur ! J’avais hérité d’un amateur de deux vieux projecteurs Eiki que j’essayais en vain d’utiliser. J’empruntai le projecteur de la ville voisine et cela ne se passa pas bien car il manquait l’objectif (système optique indispensable à la projection). J’utilisait le zoom de l’autre appareil qui flouait et que je soutenais manuellement…Tout cela désola l’assistance et surtout Louis Corvaia démissionna…Il ne pouvait pas être président d’un Ciné club qui avait tant d’avatars malgré un beau programme. Sans compter l’inconfort relatif de la salle, tantôt glaciale, tantôt étouffante. Le chauffage était ingérable et mal réglé. Mais Louis n’abandonnait pas l’association,

            Il assistait de temps à autre aux séances avec Danielle son épouse et tenait régulièrement la permanence lors des expositions d’affiches. Elle était assurée – la permanence- par Monique Flamant, Françoise Bonnafoux, Lucienne Jean, Pierrette Camus et Monique Rabelle. La FLEC ferma boutique à son tour et nous nous sommes inscrits à une 3ème Fédé, Interfilms, dans le 13ème. Celle-ci nous proposa des places pour le festival de Cannes. Lucienne et Gérard Jean y allèrent en représentants du ciné-club de Lamorlaye

2004-2011

            Heureusement la saison se terminait et municipalité accepta de faire réparer le matériel. Certains adhérents tenaient pourtant bon, ils trouvaient cocasses toutes nos mésaventures et l’expression revenait souvent « c’est comme ça le ciné club » . Ils s’étonnaient lorsque tout allait bien….moi aussi d’ailleurs.

            En Septembre nous avons repris après le Forum de la rentrée. Nous avions récupéré le projecteur réparé mais l’objectif avait encore était retiré...Bon, j’en avais un de secours. Un nouvel apport d’adhérents s’était fait à partir d’un groupe d’amis Monique Rabelle, Lucienne Jean, Pierrette Camus, Claude Delamare, Erica Lais, Monique Flamant, Elisabeth Fournier, les époux Bonnafoux, furent les nouveaux moteurs de nos séances. Nous avons organisé des sorties « ciné » : Ciné plein-air –sous la pluie- dans un charmant village du Vexin avec un film de Gérard Philippe, Cinédory, très convivial dans une grange aménagée avec de beaux fauteuils rouges un peu défoncés. Il y avait également Ciné-Dimanche à Chantilly, pour une séance du Dimanche matin de 11h à 13h et aussi Ciné Faïencerie à Creil le mardi soir, mais  les séances étaient programmées à 20h. Pour nous qui quittions Paris à 19h cela faisait trop juste pour une quarantaine de kms. Nous avons assisté à plusieurs séances, jusqu’à ce qu’un accident arrive : Marie-Thérèse creva 2 pneus d’un coup contre une bordure  de trottoir en allant  à l’une de ces séances !

            Monique Rabelle devint la 5ème présidente du CCL. Les séances avaient lieu depuis toujours le Vendredi soir de 20 – 23h. La Municipalité nouvellement élue imposa la fermeture à 22h. Nous n’avions plus le temps de présenter, de voir le film et de débattre. Nous nous retrouvions à la porte juste après le film.

            Les séances du vendredi étaient de réalisation malaisée. Je partais du bureau à 18h30, prenant le métro, puis le train vers 19h, j’arrivai par le car à 20h15 à la maison, pour prendre le film et la doc et je repartais en voiture vers le Foyer culturel où les adhérents attendaient. J’installai alors le projecteur et présentai le film. La projection pouvait commencer. Tout cela à condition qu’il n’y ait pas de retard de train, de métro, de bus et pas de mouvements sociaux, ce qui fut assez fréquent pendant une période.

            Pour ces raisons, il fut décidé de projeter le Samedi après-midi de 17h -20h. Cela nous fit perdre qq spectateurs qui ne pouvaient venir à ce moment, mais intéressait les résidents du Foyer de retraités proche qui ne souhaitaient pas sortir le soir…et en plus ils s’avéraient bons cinéphiles. Une autre ouverture se fit par un projet d’exposition d’affiches. L’idée était de promouvoir le CCL à travers un évènement qui durait plus longtemps qu’une projection. J’avais depuis qq années collecté des affiches de films. L’exposition durerait DEUX JOURS dans la salle du foyer culturel et pouvait attirer d’autres adhérents. Sitôt dit, sitôt fait, nous en sommes maintenant à notre 5 éme expo (Toutes époques- toutes époques bis- Sport et cinéma- Le cinéma au féminin- Rire au cinéma) . Le CCL se mit aussi grâce à Lucienne Jean à l’internet, les séances sont maintenant annoncées aux adhérents sur ce mode qui permet également de communiquer avec la Mairie. Nous avons un « blog » qui complète ces annonces, les panneaux lumineux de la ville, le journal Municipal mensuel, des affiches trimestrielles.

Au total notre ciné-club est une activité passionnante, de nouveaux amis nous rejoignent régulièrement, nous donnent des affiches pour les expos, Marianne et Pierre Legrand qui nous ont rejoint récemment font des films amateurs très réussis. J’ai moi-même acheté une caméra Vidéo et réalisé en toute modestie deux reportages : l’un sur un concert, l’autre sur une expo. Je souhaite apprendre maintenant le montage auprès des Legrand.

            Par ailleurs, renouant avec nos coutumes, nous avons participé l’An dernier au Festival du 14 Juillet avec un film de Fred Astaire.

             Bref, pour que quelque chose intéresse, il faut s’y intéresser, donner de soi et laisser aller son imagination. Je voudrai à travers ce texte remercier toutes celles et ceux qui ontcontribué à faire perdurer le ciné club de Lamorlaye. Nous évoluons doucement vers le DVD. La municipalité nous a annoncé l’achat d’un projecteur vidéo….

  

…à suivre  

                                                                                                                                              Hervé M.

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