CINE QUIZ N+ 97 Après le Festival...........LINO VENTURA
LINO VENTURA : Un petit rappel de quelques dates sera suivi d’un quiz permettant de retrouver les
titres de films les plus connus de sa carrière. Dans le cadre de la projection de 125 rue Montmartre
de Gilles Grangier, dialogué par Michel Audiard, comme 15 autres films, rappelons qu’il a tourné
également Le rouge est mis en 1957 et 3 jours à vivre en 1958.
Courte biographie : Né le 14 juillet 1919, cet acteur italien, un des plus populaires du cinéma de notre
pays, fidèle à ses origines n’a jamais pris la nationalité française. Champion d’Europe des poids
moyens en lutte, il devient catcheur, surnommé « la fusée italienne » ; mais, à la suite d’une
blessure, il est contraint d’arrêter et devient organisateur de combats.
En 1942, il épouse Odette, rencontrée en 1935. Ils ont 4 enfants dont Linda, handicapée (1958-
2025). Le couple fonde en 1966 l’association Perce- neige.
Après de petits rôles dans Touchez pas au grisbi de Jacques Becker en 1953 avec jean Gabin (ils
tourneront ensemble 5 films en 4 ans) et Razzia sur la schnouf d’Henri Decoin l’année suivante, c’est
le personnage de Géo Paquet dans Le gorille vous salue bien de Bernard Borderie qui fait de lui une
tête d’affiche en 1958, film précédé de Ces dames préfèrent la rumba. Il refuse de tourner la suite, La
valse du gorille pour ne pas être enfermé dans le rôle. Sa carrure et son naturel font de lui
l’interprète (gangster ou policier) des films qui ont le vent en poupe à cette époque. Mais selon un
metteur en scène « il n’aurait jamais accepté de jouer un personnage fourbe ou pervers ». C’est ainsi
que, plus tard, il a refusé d’incarner l’inspecteur dans Un condé d’Yves Boisset en 1970, jugé trop
antipathique (Michel Bouquet a accepté). C’est parce que le héros du Vieux fusil de Robert Enrico en
1975 est un homme pacifique qu’il décline la proposition ne le trouvant pas en adéquation avec son
image.
La reconnaissance internationale lui vient en 1972 avec Cosa nostra de Terence Young en 1972. Il
joue un proxénète dans un des sketches du Diable et les 10 commandements de Julien Duvivier en
1962 ; Vittorio de Sica, Francesco Rosi (Cadavres exquis en 1976) Pierre Granier- Deferre (La
métamorphose des cloportes en 1965, Adieu Poulet et La cage en 1975. Il est le général Dalla Chiesa
dans Cent jours à Palerme en 1984. Il fait, par amitié, une dernière apparition non créditée en 1987
dans La rumba de Roger Hanin. Il repose depuis le 22 octobre 1987 dans le cimetière du Val Saint-
Germain dans l’Essonne.
En 1970, il apparaît sous les traits du centurion Aerobus dans La zizanie, aventure d’Astérix. En 1977,
il préside la 2 ème cérémonie des Césars, succédant à jean Gabin. Depuis 1999, une place créée au
croisement de la rue des Martyrs et de l’avenue Trudaine à Paris IX porte son nom.
QUIZ :
1. 1958 : Louis Malle adapte un roman de Noël Calef (1956). Ce film, prix Louis-Delluc, est un
des 1ers longs métrages de la nouvelle vague. La bande son de Miles Davies à la trompette,
réalisée en improvisation durant le défilé des images a reçu le grand prix du disque de
l’Académie Charles Cros. Florence (Jeanne Moreau) et son amant Julien (Maurice Ronet),
voulant se débarrasser du mari gênant, voient leurs plans modifiés par une coupure de
courant et l’attitude d’un couple qui modifie la donne. L’acteur est l’inspecteur chargé de
l’enquête. Son assistant est joué par Charles Denner.
2. 1959 : Michel Boisrond s’inspire du livre de Marcel Aymé en le transposant durant la guerre.
Antoine Michaud, 17 ans (Alain Delon) se livre au marché noir pour entretenir Yvette
(Françoise Arnoul). Charles, son père, (Bourvil) d’une honnêteté scrupuleuse se renseigne
auprès de Mr Tiercelin (L.V), propriétaire d’un restaurant alimenté par ce marché et
fréquenté par des Allemands et des collabos. Il est le père de Paul (Jean-Claude Brialy), ami
du jeune homme. Avec Pierre Mondy, Paulette Dubost, Sandra Milo (présente dans le film
suivant).
3. 1960 : Claude Sautet adapte un roman de José Giovanni, le dialoguiste, et raconte les
dernières années de cavale d’Abel Danos, dit le Mammouth, père aimant et attentionné,
recherché par la justice car il était le tortionnaire le plus brutal de la Gestapo française. Lâché
par ses anciens amis truands, il reçoit l’aide sans contrepartie d’Eric Stark (Jean-Paul
Belmondo). Avec Marcel Dalio, Jacques Dacqmine et Bernard Dhéran. Ce film est né de la
rencontre sur le plateau de Jacques Becker (Les fauves sont lâchés) entre Lino et Claude
Sautet, alors coscénariste et assistant réalisateur. C’est Becker qui leur conseille de
poursuivre cette collaboration en adaptant le livre. Lino impose Jean-Paul Belmondo encore
inconnu aux producteurs. L’amitié entre Lino et José Giovanni sera une des plus solides du
cinéma français par le partage de mêmes valeurs comme le sens de l’honneur, la pudeur et la
discrétion.
4. 1961 : Denys de La Patellière, ayant pour assistant à la réalisation Pierre Granier-Deferre,
adapte le roman de René Havard. Durant le réveillon de Noël 1941, 4 protagonistes sont
présentés : le capitaine von Stegel (Hardy Krüger) en Poméranie, le brigadier Théo (L.V) à
Londres, François Genac (Maurice Biraud) à Albi, Samuel Goldmann (Charles Aznavour) à
bord d’un bateau quittant la France et Paolo Ramirez (German Cobos) préparant son évasion.
En octobre 1942, en Libye, 4 survivants d’une attaque, livrés à eux-mêmes dans le désert,
essaient de gagner El Alamein. Leur errance les fait croiser l’officier allemand. La musique est
signée de Georges Garvarentz et Charles Aznavour son beau-frère. Les camions allemands
ont été reconstitués à partir de transporteurs de légumes et les tracteurs recouverts de
décors sont devenus des chars. Les dialogues sont signés de Michel Audiard qui fait dire à
Maurice Biraud : « 2 intellectuels assis vont moins loin qu’une brute qui marche ».
5. 1965 : Robert Enrico adapte Le haut fer, roman de José Giovanni, coscénariste et dialoguiste.
Hector Valentin décide de faire revivre la scierie familiale en ruines. Son concurrent Therraz
n’a de cesse de lui mettre des bâtons dans les roues pour la racheter. 2 anciens détenus,
Mick et laurent (LV), ayant comme but une vengeance, persuadent Valentin d’embaucher des
prisonniers en liberté conditionnelle mais leur cible n’est pas dans les arrivants. Avec Marie
Dubois, Michel Constantin (présent dans la réalisation suivante) et Jess Hahn, jouant
également dans Boulevard du rhum (1971). François de Roubaix compose la musique de ces
2 films ainsi que celle des Aventuriers en 1967, d’après un roman de José Giovanni avec Alain
Delon.
6. 1966 : Georges Lautner a mis en scène précédemment Les tontons flingueurs en 1963, Les
barbouzes et Le monocle rit jaune en 1964 (L.V. y fait un caméo, clin d’œil à celui de Paul
Meurisse dans Les tontons. Tonio, ancien gangster reconverti dans le commerce nautique à
Collioure, reçoit la visite d’anciens complices qui veulent lui emprunter de l’argent et lui
demandent de les faire passer en Italie par la mer. Pour qu’il puisse récupérer son investissement
ils lui donnent le nom de Michalon (Jean Lefèvre), bookmaker véreux, lâche, déloyal et
insolvable. Avec Mireille Darc, André Pousse et Robert Dalban.
7. 1969 : Jean-Pierre Melville adapte le livre de Joseph Kessel (1943). Juin 1942. Philippe Gerbier
(L.V.) s’échappe lors de son transfert vers la gestapo. Le film montre comment fonctionne un
réseau avec les dénonciations, les arrestations, les tentatives de libération. Une voix off
commente le récit et les pensées des protagonistes. Simone Signoret est Mathilde, pièce
maîtresse du réseau. Jean-Pierre Cassel est Jean-François, frère de Luc (Paul Meurisse), dont il
ignore qu’il est le chef du réseau. Christian Barbier est Le bison et Paul Crauchet ( au générique
du film 5) est Félix. Melville dit de Lino : « Il m’a fallu 9 ans pour le persuader d’accepter le rôle ».
Cependant un certain froid s’est installé entre les 2 depuis Le 2 ème souffle (1966) et seul un
contrat a obligé ce tournage.
8. 1969 : Henri Verneuil a déjà réalisé Les lions sont lâchés (1961) et 100 000 dollars au soleil
(1964). Roger Sartet (Alain Delon), jeune truand qu’une famille mafieuse sicilienne dont le chef
est Vittorio (jean Gabin) a aidé à s’évader, met en place avec elle un vol de bijoux à Rome. Ils sont
poursuivis par un inspecteur de police (L.V). Avec Marc Porel, Sydney Chaplin et Edward Meeks.
Le rôle de jeanne a été développé car Irina Demick était la compagne de Darryl F. Zanuck,
président de la Century Fox. Musique : Ennio Morricone. Comme le tournage se déroulait durant
l’affaire Markovic, Maurice Ronet avait été pressenti pour remplacer Alain Delon. Ce film est le
seul où les 3 grandes vedettes sont réunies.
9. 1972 : Ce film de Claude Lelouch, où Claude Pinoteau est assistant réalisateur et joue un ministre
dans sa voiture, fait l’ouverture du festival de Cannes. 3 truands, Lino (Ventura), Jacques (Brel) et
Simon (Charles Gérard) ainsi que 2 sous-fifres Aldo (Maccione) et Charlot (Charles Denner)
changent leurs méthodes pour s’orienter vers la politique en enlevant des personnalités : Johnny
Halliday, le pape et deviennent mercenaires pour des révolutionnaires. On les compare aux Pieds
nickelés. Musique de Francis Lai. C’est au cours de ce tournage que jacques Brel rencontre
Maddly Bamy, sa dernière compagne. En 1973, le réalisateur tourne La bonne année avec
Françoise Fabian.
10. 1973. Edouard Molinaro, en caméo de barman, réalise ce film d’après la pièce de Francis Weber,
Le contrat (1970) ; ce dernier en fera un long métrage en 2008 avec Patrick Timsit et Richard
Berry. Ralf Milan (L.V.) est un tueur à gages qui doit abattre Louis Randoni (Xavier Depraz),
témoin dans un procès. Il est constamment gêné dans son entreprise par son voisin de chambre
François Pignon (Jacques Brel) qui, délaissé par sa femme, veut se suicider. Il ne parviendra
jamais à se débarrasser de lui. Avec caroline Cellier et Jean-Pierre Darras. C’est la 1 ère fois que le
nom de Pignon » est évoqué. Bourvil devait avoir ce rôle. On doit au metteur en scène : Un
témoin dans la ville (1959) et Les séducteurs (film à sketches : La méthode française) en 1980.
11. 1974. Claude Pinoteau, qui a réalisé l’année précédente Le silencieux a ici pour assistant Elie
Chouraqui, jouant un étudiant. Jean, (L.V.) professeur divorcé élève seul sa fille Isabelle (Adjani),
étudiante en 1 ère année de médecine. Elle veut s’installer avec son ami Marc (Francis Perrin).
Après son échec au concours et une violente dispute elle part rejoindre Hélène, sa mère (Annie
Girardot) en Angleterre. Avec Jacques Spisser, Georges Wilson, Nicole Courcel et Nathalie Baye.
Suite de la carrière du metteur en scène : 1979 : L’homme en colère et 1984 : La 7 ème cible.
12. 1981 : Claude Miller voit sa carrière relancée grâce à ce film après l’échec de Dites-lui que je
l’aime. La réalisation est récompensée par le grand prix Louis Lumière, le prix Méliès et 4 Césars
dont celui du dialogue dû à Michel Audiard avec cette adaptation du roman de John Wainwright
A table ! Après le viol et le meurtre d’une fillette, l’inspecteur Antoine Gallin (L.V.) auditionne le
notaire Jérôme Martinaud (Michel Serrault, César meilleur rôle). L’attitude hautaine, les réponses
évasives de l’homme le retiennent au commissariat. Chantal Martinaud (Romy Schneider)
apporte 2 éléments accablants pour son époux mais un nouveau meurtre permet de trouver le
vrai coupable. Avec Elsa Lynghini et Guy Marchand (César du second rôle pour l’inspecteur
Belmont).
13. 1982. Après Harry Baur (1934), Jean Gabin (1958) Jean-Paul Belmondo (1995), Hugh Jackman
(2012) et avant Vincent Lindon (décembre 2026) Lino Ventura se glisse dans la peau de jean
Valjan dans ce film de Robert Hossein, inspiré de Victor Hugo, dont Alain Decaux est coscénariste
et dialoguiste. A ses côtés : Michel Bouquet est Javert, Jean Carmet (César du second rôle pour
celui de Thénardier), Françoise Seigner, Candice Patou (Eponine).
14. 1982 : Yves Boisset, qui joue l’adjoint de Richard (Bruno Cremer), adapte un roman dialogué par
Michel Audiard. Sébastien Grenier, agent secret en sommeil, apprend qu’il a été « réveillé » à la
suite du décès d’Alfred Zimmer. Contacté par Jean-Pierre Chance (Michel Piccoli) il est chargé de
remonter la filière. Mais Henri Marchand (Bernard Bresson), un ami qu’il a chargé de découvrir
qui est Chance est assassiné de même qu’un autre contact. Une voix off annonce les date, lieu et
heure. Musique Ennio Morricone.
15. 1983 : José Giovanni, qui a réalisé en 1968 Le rapace et en 1970 dernier domicile connu, est
également le scénariste de ce récit. Aldo (L.V.), un aventurier, est le seul à échapper à des bandits
qui attaquent la mine où il travaille dans les Rocheuses. Dans sa fuite, son précieux chargement
de pépites roule dans les rapides. A Montréal il retrouve son ami Gérard (Bernard Giraudeau),
handicapé, la Baronne (Claudia Cardinale) et son employé John. Ils montent une expédition pour
retrouver le trésor.
REPONSES : 1. Ascenseur pour l’échafaud ; 2. Le chemin des écoliers ; 3. Classe tous risques ; 4.
Un taxi pour Tobrouk ; 5. Les grandes gueules ; 6. Ne nous fâchons pas ; 7. L’armée des ombres ;
8. Le clan des Siciliens ; 9. L’aventure c’est l’aventure ; 10. L’emmerdeur ; 11. La gifle ; 12. Garde à
vue ; 13. Les misérables ; 14. Espion, lève-toi ; 15. Le ruffian.

/image%2F1479877%2F20261013%2Fob_8f8335_affiche-festival-v2-2026.png)
/image%2F1479877%2F20261013%2Fob_7db7d8_affiche-festival-v2-2026.png)